Satellaview

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Satellaview
Satellaview

Fabricant Nintendo
Type Périphérique de console de jeux
Génération Quatrième

Date de sortie Drapeau : Japon 23 avril 1995
Fin de production Drapeau : Japon 30 juin 2000
Média Cartouche, téléchargement
Contrôleurs Manette Super Famicom
Service en ligne St.GIGA
Logo Satellaview

Satellaview

Le Satellaview est une extension de la Super Famicom, commercialisée uniquement au Japon à partir de 1995.

Également connu sous les initiales BS-X, ce système de jeux, livré avec une cartouche de type « BS-X » et une carte mémoire de 8M, apportait quelques capacités techniques supplémentaires à la Super Famicom ainsi qu'un service de téléchargement de jeux, de codes et d'informations. Toutes les données transitaient en effet par une station de radio par satellite nommée St.GIGA.

Historique[modifier | modifier le code]

Le lancement officiel du Satellaview se fit le 23 avril 1995. Le premier jeu à avoir été diffusé fut BS Zelda. Comme son nom l'indique, il s'agissait d'un remake de The Legend of Zelda revu au goût du jour avec de nombreux ajouts et changements. Durant la première année de fonctionnement du Satellaview, il était possible de consulter des informations « en ligne » de même que des reportages audio et vidéo. Le contenu était actualisé régulièrement et les jeux en épisodes voyaient leur nouvelle partie s'adjoindre au bout de 7 jours.
Mais en 1996, l'implantation de la génération de consoles 32 bits était déjà importante (plus d'un million d'exemplaires vendus de PlayStation). Déjà à cette époque, les ventes de Satellaview commençaient à être jugée insuffisantes. Le service fourni par la société St.GIGA en pâtit puisque de nombreuses rediffusions remplacèrent les contenus inédits. En 1997, des coupes franches réduisirent de deux heures la diffusion des programmes. En 1998, un possesseur de Satellaview se retrouvait avec encore une heure de moins.

En avril 1999 et suite à des désaccords financiers entre Nintendo et St.GIGA, notamment autour de la restructuration de l'importante dette accumulée par St.GIGA, Nintendo cessa définitivement d'alimenter le service en nouveautés et se retira du projet. En l'absence de nouveaux programmes, St.GIGA maintint néanmoins le service en activité jusqu'en juin 2000 mais, faute de nouveautés, ne put proposer que des rediffusions. Le service fut définitivement fermé le soir du 30 juin 2000.

Un échec commercial…[modifier | modifier le code]

Le Satellaview connecté à la Super Famicom avec une cartouche BS-X et sa carte mémoire.

Le dernier jeu conçu pour le Satellaview sortit en 1999 à la suite de quoi, seul le service de téléchargement resta actif sans proposer de nouveautés. Ce service prit fin le 30 juin 2000, le service n'étant plus viable faute d'être alimenté par Nintendo. Le Satellaview fut un échec pour Nintendo, commercialement parlant. Il y a plusieurs raisons à cela :

  • la demande en équipement importante pour bénéficier du service (console, périphérique Satellaview, accès satellite et les cartouches vierges/jeux commerciaux) ;
  • le cout de l'équipement satellite en 1995 à une époque où ce type de diffusion télévisuelle n'était pas encore démocratisé et répandu ;
  • le début du déclin de la Super Famicom au Japon, notamment à cause des consoles de cinquième génération comme la PlayStation (mai 1994), la Saturn (novembre 1994) ou la Nintendo 64 (juin 1996). Le Virtual Boy (juillet 1995) fut un cas à part car il n'a pas du tout capté l'attention du public.
  • La mauvaise santé financière de St.GIGA, société dont Nintendo était partenaire et actionnaire, et les désaccords qui s'en suivirent entre les deux société, entraînant l'abandon précipité du service par Nintendo.

… mais une réussite technique[modifier | modifier le code]

D'un point de vue technique, le Satellaview était en avance sur son temps. Le réseau Internet balbutiait à peine aux États-Unis en 1995 tandis que Nintendo tentait déjà d'unifier jeux, salon et contenus audiovisuels. Outre son concurrent Sega avec ses réseaux Sega Channel et Sega Meganet sur Sega Mega Drive/Genesis, il fallut attendre l'arrivée des consoles de sixième génération (Sega avec la Dreamcast et Microsoft avec son Xbox Live) pour revoir de telles initiatives de convergence numérique.

Caractéristiques techniques[modifier | modifier le code]

Fonctionnement du Satellaview.
  • Alimentation externe via un pont avec la Super Famicom
  • 1 024 Ko de ROM
  • 512 Ko de RAM
  • 256 Ko de mémoire Flash interne
  • Multiplexeur vidéo en Y reliant la Super Famicom à la fois au téléviseur et au modem satellite

Jeux[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste de jeux Satellaview.

Malgré le fait que les jeux téléchargés étaient gratuits, d'autres furent commercialisés dans le circuit de distribution classique avec leur boîte et leur notice et d'autres n'étaient jouables qu'à des heures précises de la journée. Au total, près de 100 jeux furent diffusés, en une ou plusieurs parties.

Informations diverses[modifier | modifier le code]

  • Les initiales BS signifient Broadcast Satellite et non pas Bandaï Satellaview.
  • Le service de téléchargement fut actif du 23 avril 1995 jusqu'au 30 juin 2000.
  • Super Mario USA est le nom japonais de Super Mario Bros. 2 en Amérique du Nord et en Europe.
  • Super Mario Bros.: The Lost Levels est le nom occidental du Super Mario Bros. 2 japonais
  • Certains jeux comme F-Zero étaient diffusés en plusieurs parties. À chaque fois, un nouveau donjon/championnat était disponible.