Chandelier de Paracas

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Chandelier de Paracas
Chandelier des Andes
Chandelier de Paracas
Vue générale du géoglyphe depuis la mer
Localisation
Pays Drapeau du Pérou Pérou
Région Ica
Province Pisco
Protection Inclus dans la réserve nationale de Paracas
Coordonnées 13° 47′ 40″ sud, 76° 18′ 31″ ouest

Géolocalisation sur la carte : Pérou

(Voir situation sur carte : Pérou)
Chandelier de Paracas
Chandelier de Paracas

Le Chandelier de Paracas (en espagnol : el Candelabro de Paracas) est un géoglyphe gravé à flanc de désert sur la péninsule de Paracas au Pérou.

Description[modifier | modifier le code]

Le géoglyphe est situé à flanc de colline, à 150 m de la côte nord de la péninsule de Paracas, une péninsule désertique de la région d'Ica, dans le sud du Pérou à près de 200 km de la capitale Lima. Du fait de sa position, il est inclus dans la réserve nationale de Paracas.

Le monument prend la forme d'une sorte de candélabre bourgeonnant, d'environ 180 m de long pour une largeur de 70 m, quasiment orienté nord-sud. Il est constitué d'une tige centrale et de deux tiges latérales, plus petites ; de chacune de ces tiges partent d'autres branches. Il a été réalisé en creusant des tranchées dans le sol sur 50 cm de profondeur et en plaçant des pierres sur son pourtour. La colline sur laquelle il est situé est sableuse, mais sa proximité de la mer dans une région venteuse a permis de constituer une couche cristalline qui en a conservé les formes.

Aucune route ne conduit au Chandelier et le site le plus proche, le terminal portuaire General San Martín (es), est distant de près de 2 km à l'est. Paracas (en) est située de l'autre côté de la baie, à plus de 7 km ; Pisco, la capitale de la province, est distante d'une dizaine de km.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'époque de construction du Chandelier n'est pas connue. Des poteries ont été trouvés à proximité et datés d'environ -200 av. J.-C. On présume que ces poteries ont appartenues aux Paracas, une civilisation précolombienne ayant occupé la péninsule au Ier millénaire av. J.-C., mais on ignore s'ils furent impliqués dans la création du géoglyphe. Bien que l'on soit tenté de rapprocher ce géoglyphe de ceux de Nazca, ceux-ci sont distants de 200 km et rien ne permet de les lier.

Le site a été étudié pendant 6 mois dans les années 1950 par l'archéologue allemande Maria Reiche.

Interprétations[modifier | modifier le code]

Les auteurs du géoglyphe, leur époque et leurs motifs sont inconnus. Plusieurs hypothèses, au sérieux divers, ont toutefois été avancées.

Selon l'une de ces hypothèses, le géoglyphe serait la représentation d'un trident ou du bâton de Viracocha, dieu de la mythologie inca et pré-inca. D'autres y voient une stramoine, une plante hallucinogène. Pour d'autres encore, il s'agirait du motif de l'arbre-monde mésoaméricain (en).

Étant dessiné en haut de la pente, le navigateur venant du nord ou du nord-ouest peut apercevoir le monument par temps clair à une vingtaine de kilomètres (on peut le voir lors des balades en bateaux organisées aux îles Ballestas). Une hypothèse populaire en fait donc un amer creusé à l'époque des pirates, voire par le général José de San Martín lui-même.

D'autres hypothèses suggèrent qu'il s'agit d'un symbole franc-maçon, d'un symbole archéoastronomique orienté vers la Croix du Sud ou même d'un signe destiné à d'hypothétiques extra-terrestres.

Voir aussi[modifier | modifier le code]