Les Mystérieuses Cités d'or (série télévisée d'animation, 1982)

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Les Mystérieuses Cités d’or
Description de l'image cites-d-or.jpg.
Titre original 太陽の子エステバン
Translittération Taiyō no ko Esuteban
Genre Animation
Aventure historique
Création Jean Chalopin
Mitsuru Kaneko
Mitsuru Majima
Sōji Yoshikawa
Production MK Production (Japon)
DIC (France)
Musique Haim Saban, Shuki Levy, Ryuji Sasai (V.F.)
Nobuyoshi Koshibe (V.J.)
Pays d'origine Drapeau de la France France
Drapeau du Japon Japon
Drapeau du Luxembourg Luxembourg
Chaîne d'origine NHK (Japon)
Antenne 2 (France)
RTL Télévision (Luxemboug)
Nb. d'épisodes 39
Durée 28 minutes
Diff. originale

Les Mystérieuses Cités d’or (太陽の子エステバン, Taiyō no ko Esuteban?, litt. « Esteban, l’enfant du Soleil ») est une série télévisée d’animation franco-japonaise en 39 épisodes de 28 minutes, diffusée initialement sur la chaîne NHK au Japon à partir du , en France à partir du dans Récré A2 sur Antenne 2, et au Québec à partir du à la Télévision de Radio-Canada.

La série est librement adaptée du roman La Route de l'or (The King's Fifth, 1966) de Scott O'Dell, une fiction historique qui met en scène la découverte de l'Amérique.

En 2012, soit trente ans plus tard, une nouvelle série, basée sur celle de 1982 est produite. Bien qu'issue d'une équipe de production totalement différente, elle reprend l'histoire là où la série originale s'arrêtait et est nommée Les Mystérieuses Cités d'or.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Barcelone, 1532. Esteban, un orphelin d'une douzaine d'années qui semble capable d'appeler le Soleil, accepte l'offre de Mendoza, un mystérieux marin, et part vers le Nouveau Monde afin de découvrir les légendaires Cités d'or. Il espère y retrouver son père, disparu lors d'un naufrage dix ans auparavant.

Au cours de ce voyage, le jeune garçon se lie d'amitié avec Zia, une jeune Inca, et Tao, dernier descendant du peuple de Mu, habitant des îles Galápagos. Esteban et Zia découvrent qu'ils possèdent chacun un pendentif, les « médaillons du Soleil », censés être les clés de ces « Mystérieuses Cités d'or ». Ils doivent également retrouver leur père respectif, dont les destins sont liés aux Cités d’or.

Ils découvrent Solaris, puissante nef solaire légendaire de l'empire de Mu, qui leur permet de se rendre à Tumbes, puis le Grand Condor, un gigantesque oiseau volant en orichalque grâce auquel ils parcourent l'Amérique du Sud et l'Amérique centrale. Au cours de leur périple, ils doivent affronter des individus à la recherche des Cités d'or.

Accroche[modifier | modifier le code]

Jean Chalopin rédige le texte lu par Michel Paulin au début du générique de chaque épisode[1] :

« Le XVIe siècle.
Des quatre coins de l'Europe, de gigantesques voiliers partent à la conquête du Nouveau Monde.
À bord de ces navires, des hommes, avides de rêve, d'aventure et d'espace, à la recherche de fortune.
Qui n'a jamais rêvé de ces mondes souterrains, de ces mers lointaines peuplées de légendes, ou d'une richesse soudaine qui se conquerrait au détour d'un chemin de la cordillère des Andes ?
Qui n'a jamais souhaité voir le soleil souverain guider ses pas, au cœur du pays inca, vers la richesse et l'histoire des Mystérieuses Cités d'or[2],[3],[4],[5],[6] ? »

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Logo japonais de la série.
  • Titre français : Les Mystérieuses Cités d’or
  • Titre japonais : 太陽の子エステバン (Taiyō no ko Esuteban)
  • Réalisation : Bernard Deyriès, Édouard David, Kenichi Murakami et Kenichi Maruyama
  • Scénario : Mitsuru Kaneko, Mitsuru Majima et Sôji Yoshikawa (Japon) ; Jean Chalopin et Bernard Deyriès (France) d'après La Route de l'or de Scott O'Dell
  • Direction artistique : Takashi Nakamura
  • Création des personnages : Toshiyasu Okada
  • Animation : Hisayuki Toriumi (supervision), Mitsuki Nakamura, Yoshiteru Kobayashi, Hisatoshi Motoki, Takemi Tanemoto pour le studio Pierrot
  • Photographie : Akio Wakana
  • Effets sonores : Ryuichi Wakui et Masao Tanaka
  • Montage : Tetsuo Matsumoto ; Claudio Ventura (musique, version française)
  • Musique : Nobuyoshi Koshibe (version japonaise) ; Shuki Levy et Haim Saban (version française), Jacques Cardona (paroles du générique)
  • Production : Max Saldinger, Kanae Mayuzumi, Atsumi Yajima assistés de Suzanne Remiot et Laurent Omont
  • Sociétés de production : DIC et MK ; RTL, NHK et Antenne 2 (coproduction)
  • Pays d'origine : Drapeau de la France France / Drapeau du Japon Japon / Drapeau du Luxembourg Luxembourg
  • Nombre d'épisodes : 39 (1 saison)
  • Durée : 28 min.
  • Dates de première diffusion : Drapeau du Japon Japon :  ; Drapeau de la France France :

Note : La série étant une production franco-japonaise, les génériques japonais et français ne font pas apparaître les mêmes informations. La liste ci-dessous reprend les informations du générique français et du site du Studio Pierrot[7]

Distribution[modifier | modifier le code]

Voix françaises[modifier | modifier le code]

Version française réalisée au studio START.

Personnages[modifier | modifier le code]

Personnages principaux[modifier | modifier le code]

Protagonistes[modifier | modifier le code]

  • Esteban : Mendoza le sauve du naufrage du navire de son père alors qu’il est tout jeune enfant. Orphelin ramené à Barcelone, il est recueilli par le père Rodriguez. Mendoza le convainc d’embarquer sur l’Esperanza, le navire de l’Armada espagnole. Pour tous, il est le « fils du Soleil », capable d’« invoquer » l’astre solaire. Il porte une partie d’un médaillon du Soleil, la partie amovible ayant été conservée par Mendoza après qu’il lui eut sauvé la vie.
Un quipu.
  • Zia : jeune Inca envoyée à la cour d'Espagne après sa capture par les hommes de Francisco Pizarro. Quelques années plus tard, Pizarro ordonne de la ramener au Pérou car elle seule est en mesure de déchiffrer le quipu d’or qu'il détient. Zia porte également un médaillon du Soleil.
  • Tao : jeune descendant de la civilisation de Mu, il vit seul aux îles Galápagos depuis la mort de son père. Tao y croise le chemin d’Esteban et Zia, dont la venue était annoncée par une légende, et qu'il découvre le Solaris, un vaisseau bénéficiant de la technologie avancée du peuple de Mu. Toujours accompagné de son perroquet Pichu, Tao conserve précieusement deux legs de ses ancêtres : une encyclopédie et un vase hermétique en or qu'il transporte dans un baluchon. Particulièrement débrouillard et inventif, Tao trouve souvent les astuces et solutions qui permettent à l’équipe de se sortir des mauvais pas.
  • Pichu : perroquet compagnon de Tao. Il sert toujours d'alarme en criant : « Alerte ! Alerte ! » à chaque fois qu'un danger approche.
  • Mendoza : duelliste émérite, marin courageux et navigateur hors pair — formé jadis par l'explorateur portugais Magellan —, Mendoza est un charismatique aventurier espagnol. De prime abord, le personnage paraît ambigu, capable d'un acte héroïque et désintéressé (le sauvetage du nourrisson Esteban) tout en demeurant essentiellement motivé par le désir de découvrir les cités d'or. À Barcelone, il n'hésite pas à enlever Zia afin de la ramener avec lui dans le Nouveau Monde pour le compte du gouverneur Pizarro. En outre, Mendoza se montre fondamentalement indépendant, tirant souvent son épingle du jeu grâce à divers arrangements retors avec l'armée espagnole. Au-delà de ses qualités et de ses défauts, le navigateur s'avère être un allié précieux d’Esteban et son attachement vis-à-vis des enfants ne fera que croître lors de leurs aventures communes.
  • Pedro et Sancho : marins espagnols, les équipiers de Mendoza forment un duo comique. Pedro le grand maigre, et Sancho le gros bègue, sont des acolytes couards, cupides, paresseux et maladroits. Toutefois, ils savent se rendre utiles à l'occasion et demeurent fidèles à Mendoza envers et contre tout.
  • Papacamayo : ce vieil homme est le père de Zia. Après la capture de sa fille par les Espagnols il y a de cela plusieurs années, il a parcouru le continent sud-américain, parvenant même à trouver les cités d'or.
  • Le prophète voyageur : d'après une légende racontée par Mayucca, vieillard résidant au Vieux Pic[8], un énigmatique voyageur serait tombé amoureux d'une vestale du soleil dans le Nouveau Monde. La femme aurait engendré un fils. Afin de lui faire expier ce sacrilège, son peuple l'aurait sacrifiée au dieu Inti avant de condamner l'homme et le nourrisson à l'exil. Séparé de son enfant lors d'un naufrage, le prophète voyageur se dirigea ensuite vers la cité d'or en espérant que son fils l'y rejoindrait. À la mort du grand prêtre de la cité, le mystérieux prophète s'est proposé pour remplacer ce dernier et poursuivre ainsi sa mission sacrée, préserver la paix du monde.

Antagonistes[modifier | modifier le code]

Francisco Pizarro,
représentation du XVIe siècle.
La Malinche,
représentation du XXe siècle.
  • Pizarro : il s'agit de la transposition dans le dessin animé du personnage historique de Francisco Pizarro, conquérant de l'empire inca. Devenu gouverneur des possessions espagnoles au Pérou, le conquistador place l'or au-dessus de toute autre considération telle que la patrie ou l'honneur. Pizarro ordonne donc à ses hommes de kidnapper Zia à Barcelone puis de la reconduire dans le Nouveau Monde. Basé à Tumbes, le gouverneur souhaite que la jeune fille déchiffre un énigmatique quipu censé indiquer la route conduisant aux cités d'or. De la sorte, Pizarro met involontairement en place les éléments qui mèneront à la quête initiatique des trois enfants.
  • Gómez : commandant espagnol sous les ordres du gouverneur Pizarro, il est chargé par ce dernier de lui ramener Zia. Lancé à la poursuite des enfants et soucieux d'échapper à la fureur du gouverneur en cas d'échec, il finit par déserter l'armée des conquistadors après ses revers successifs. Gomez n'en continue pas moins de rechercher les cités d'or pour son propre compte, assisté de Gaspard. Il disparaît lors du cataclysme détruisant la cité d'or dans le dernier épisode.
  • Gaspard : capitaine espagnol initialement au service du gouverneur Pizarro, il devient le fidèle second du commandant Gomez et finit par déserter en compagnie de ce dernier. Bretteur bâti comme une armoire à glace, Gaspard est desservi par sa fougue et sa balourdise, traits de caractère qui contrastent avec la finesse et la gravité affichées par Gomez. Les multiples déconvenues du butor occasionnent fréquemment des scènes comiques.
  • Fernando Laguerra, dit « le Docteur » : Espagnol et ancien compagnon d'armes de Hernán Cortés, conquérant de l'empire aztèque. En tant qu'associé de Marinché, ce médecin est l'un des principaux adversaires des héros durant leurs aventures en pays maya. Il périt conjointement avec sa comparse dans la Montagne du Bouclier fumant, lors d'un éboulement provoqué par la machine volante des Olmèques.
  • Marinché : femme d’origine amérindienne, inspirée de la Malinche, maîtresse de Hernán Cortés. Intrigante avide et sans scrupules, elle trahit son propre peuple pour s’associer au Docteur et faire fortune.
  • Teteola : amérindien gigantesque et doté d’une force herculéenne, c’est le fidèle serviteur de Marinché. Il meurt avec sa maîtresse et Fernando Laguerra dans la base des Olmèques.
  • Ménator : roi centenaire des Olmèques, peuple fictif homonyme de la civilisation précolombienne. Malingre, chauve et doté d'oreilles pointues à l'instar de tous ses sujets, Ménator est un descendant de l'empire de Mu ou de l'Atlantide, selon les versions française ou japonaise[9]. Peuplant exclusivement la Montagne du Bouclier fumant, vieillissants, stériles et en voie d'extinction, les Olmèques cherchent à devenir immortels. Obsédés par leur propre survie, ils transplantent des cellules d'enfants sur des « élus » olmèques conservés selon un procédé de cryogénisation qui empêche tant bien que mal leur sénescence. Confronté à de graves problèmes énergétiques susceptibles de condamner à terme la perpétuation de cette élite, Ménator est prêt à tout pour s'emparer du Grand Héritage, puissante source d'énergie solaire dissimulée dans les cités d'or. Mortellement blessé durant la destruction de sa machine volante par le mécanisme de sécurité de la cité d'or, le roi des Olmèques regagne sa base et y délivre ses dernières instructions à Calmèque afin d'activer le Grand Héritage. Ménator succombe ensuite à ses blessures.
  • Calmèque : général impitoyable de l'armée olmèque, dévoué corps et âme à son maître Ménator. Ses troupes mettent en coupe réglée le pays environnant la Montagne du Bouclier fumant, soumettant les peuples mayas voisins et prélevant parmi eux des esclaves comme la jeune Maïna. Parvenu de force dans la cité d'or, le général repousse violemment l'offre pacifique du grand prêtre en le poignardant puis en s'emparant du Grand Héritage. Calmèque déclenche ensuite le réacteur solaire dans la montagne du Bouclier fumant. Il devient ainsi l'instrument de l'extinction de son peuple en provoquant l'anéantissement de la base olmèque. Les derniers « élus » olmèques meurent dans leur sommeil tandis que Calmèque lui-même finit enseveli aux côtés du cadavre de son maître.

Personnages secondaires[modifier | modifier le code]

  • Rodriguez : supérieur de la cathédrale de Barcelone et père adoptif d'Esteban, il meurt lors du premier épisode de la série, laissant ainsi le jeune héros sans attaches en Espagne et libre de voguer vers le Nouveau Monde.
  • Perez : commandant de l'Esperanza.
  • Alvarez : général bedonnant de Pizarro et commandant du fort de Tumbes.
  • Waïna et Ketcha : ces deux guerriers incas sauvent les enfants des griffes des Espagnols dans le village de Zia, Puna. Ils les mèneront ensuite au Vieux Pic.
  • Yupanqui : chef du fort de l'Aigle Noir, fort chargé de protéger le Vieux Pic.
  • Kraka : cet inca est le chef de la cité du Vieux Pic, cité inspirée par les très célèbres ruines de Machu Picchu. Ses conseils se révèlent précieux pour les enfants.
  • Mayuka : vieux sage de la cité du Vieux Pic qui révèle à Esteban le secret de ses parents. Il a jadis connu le père de Zia.
  • Maïna : maya rencontrée alors qu'elle est prisonnière des Olmèques. Elle s'échappe grâce à Mendoza, Esteban, Tao et Zia. Papacamayo est son père adoptif. Elle est présente lorsque Papacamayo fait ses révélations à Zia sur la Cité d'or et les Olmèques.
  • Wanacocha[10] : chef du village du Nouveau Soleil, tribu maya ayant juré de s'opposer aux Olmèques jusqu'à la mort. D'abord réticent à l'encontre de Mendoza et de ses compagnons, il finit par accepter leur aide dans la guerre livrée contre les Olmèques. Il est le fiancé de Maïna.

Vaisseaux[modifier | modifier le code]

En relation avec l'Empire de Mu[modifier | modifier le code]

  • Le Solaris, gigantesque navire légendaire de l’Empire de Mu. Il possède de nombreux secrets du savoir de ses habitants. Mendoza le découvre en tirant des balles de pistolet sur un iguane géant et en faisant ainsi retentir le tonnerre sous la terre. Il est très mystérieux. Son architecture multicolore et d'or, à l'intérieur comme à l'extérieur, est fascinante. Il est très agréable et très beau pour ses centaines de salles. Sa cabine de pilotage a une forme de temple et à l'avant de sa proue se trouve un visage considéré comme le principal symbole du Solaris. Il parait à première vue peu adapté pour le combat en raison de sa petite voile pour son tonnage le faisant aller trop lentement, mais un seul levier déclenche un mécanisme faisant apparaître une voile solaire et des plaques réfléchissantes et laissant apparaitre deux cent rames faisant croire que deux cent marins se trouvent à bord du bateau et les faisant aller à une très grande vitesse. Les plaques réfléchissantes peuvent produire un rayon qui est une arme redoutable et qui vise ses ennemis automatiquement, mais elles peuvent aussi produire une explosion qui détruit le bateau et les éventuels autres navires qui se trouvent à proximité. Le Solaris possède bien d'autres mystères.
  • Le Grand Condor, gigantesque oiseau entièrement en or massif ou en orichalque, évoquant un avion, probablement construit par ceux qui semblent être les ancêtres des Incas : les habitants de Mu. Il est découvert par Esteban en retirant un emblème d’or qui se détache de la même manière que son médaillon et celui de Zia. Cet emblème est en fait l'objet qui permet le vol du condor. Il est rapide, mais avec certaines limites : il ne peut voler qu'au soleil (et doit éviter les nuages en vol), et ne dispose d'aucun armement, problème souligné lorsque la machine Olmèque apparaîtra. En mouvement, le Condor passe pour un monstre aux yeux de Gomez et Gaspard tandis qu'immobilisé au sol, Marinche, Laguerra et les Olmèques le prennent pour une statue en or. Ce vaisseau est le plus mémorable de la série qu'il symbolise.

Autres[modifier | modifier le code]

  • La Machine Volante des Olmèques, gigantesque machine volante qui dort dans le Bouclier Fumant dont seul Ménator, le roi des Olmèques, connait l'existence jusqu'à sa révélation. Cette machine possède des armes et de nombreuses salles et couloirs comme Solaris, et elle est capable de voler comme le Grand Condor. Pour passer dans un endroit étroit, elle peut se séparer en cinq parties et fusionner après le passage. Elle possède aussi un rayon destructeur très puissant capable de creuser un trou de plusieurs mètres de diamètre et de profondeur.
  • L'Esperanza, galion espagnol dont le commandant Perez est le capitaine. C'est à son bord que les protagonistes quittent Barcelone, traversent l'Atlantique et le détroit de Magellan, puis naviguent dans le Pacifique. Il aura à traverser bien des tempêtes et de plus, il est en très mauvais état ce qui n'arrangera pas les choses. Il ne possède qu'un seul canot de sauvetage. Un motif de décoration symbolique de l'Esperanza est la tête de vache se trouvant sur la proue jouant un rôle similaire à la tête humaine sur la proue de Solaris.
  • La San Miguel, galion espagnol qui a recueilli Gomez et Gaspard auquel ne cessera d'être confronté Solaris. Elle sera sans arrêt ridiculisée par la puissance du majestueux bateau de Tao.
  • Le sous-marin de Tao, inventé par Tao, il est construit à partir de deux canots de roseau superposés. Il est créé pour défendre un village et passera pour le monstre du lac Titicaca chez les adversaires. On ignore ce qu'il devient après être passé à l'action.

Épisodes[modifier | modifier le code]

  1. Esteban, fils du soleil
  2. Vers le diabolique détroit de Magellan
  3. L'Effroyable Tornade
  4. Dérive dans la mer infernale
  5. L'Île au bout du monde
  6. Solaris, le navire géant de l’empire de Mu
  7. Le Secret du Solaris
  8. Le Nouveau Continent
  9. La Fin du Solaris
  10. Le Secret du temple souterrain
  11. Les Messagers de la région des mystères
  12. Le Secret des pendentifs
  13. Le Mystère des parents d'Esteban
  14. Les Deux Pendentifs
  15. La Dernière Évasion
  16. L'Attaque des géants Urubus
  17. Le Grand Condor
  18. Le Premier Vol du Grand Condor
  19. Le Secret du Grand Condor
  20. Le Canon des Espagnols
  21. Les Amazones
  22. Le Miroir de la Lune
  23. La Colère du dieu maya
  24. Le Secret du masque de jade
  25. Le Mystère de la fontaine sacrée
  26. Le Marais du dieu de la pluie
  27. Le Déchiffrage des manuscrits
  28. La Forêt des statues de pierre
  29. La Base des Olmèques
  30. L'Évasion
  31. Le Village du nouveau soleil
  32. Le Retour du Grand Condor
  33. La Révolte des Mayas
  34. La Grande Bataille
  35. Le Secret de la base des Olmèques
  36. La Machine des Olmèques
  37. Aux portes de la cité d'or
  38. Le Grand Héritage
  39. Vers de nouvelles aventures[11]

Production[modifier | modifier le code]

Dessins[modifier | modifier le code]

La production est assurée par DIC Audiovisuel (producteur exécutif) et Pierrot (studio d'animation) est dirigée (réalisateur en chef) par Hisayuki Toriumi[7]. Dans l’équipe française, on retrouve Bernard Deyriès à la réalisation, et Jean Chalopin qui signe les scénarios, tous deux déjà à l’origine de la série Ulysse 31, et qui réaliseront ensuite d’autres séries à succès comme Inspecteur Gadget, Les Minipouss, MASK ou encore Jayce et les Conquérants de la lumière, pour ne citer qu’elles. La musique originale du dessin animé dans sa version occidentale est composée par Haim Saban et Shuki Levy (Nobuyoshi Koshibe dans la version japonaise[7]).

Caractéristiques de la série[modifier | modifier le code]

D’un point de vue narratif, Les Mystérieuses Cités d’or est une œuvre de fiction très classique, qui met en scène une quête initiatique sur un modèle éprouvé par la littérature ou le cinéma. La série fait partie intégrante, depuis sa toute première diffusion, du patrimoine télévisuel et culturel francophone. Son scénario très riche pour un programme grand public, ses musiques de qualité, son animation exemplaire, à la pointe des techniques de l’époque, et la représentation d’un voyage initiatique, servent encore aujourd’hui de référence.

La série est bâtie sur son propre scénario, qui n’a presque rien en commun avec le roman de Scott O'Dell qui, selon le générique, l’a inspirée. On n’y retrouve que les noms de certains personnages, et le thème général de la recherche des Cités d’or et de l’Eldorado. Le réalisme (la plupart des personnages, des lieux et des aventures s’appuient sur des faits concrets et réels par ailleurs précisés dans le documentaire suivant chaque épisode) et la noirceur se retrouvent autant dans le roman que dans le dessin animé, ce dernier misant également sur l’évasion et l’onirisme, n’hésitant pas à introduire une dose de fantastique ou de science-fiction.

Chaque épisode est suivi d’un mini-documentaire (en prises de vue réelles) sur la culture précolombienne, donnant un éclairage historique et géographique sur le contexte de la fiction. Le timbre chaleureux de Jean Topart, qui prête sa voix à la voix off des commentaires, a contribué à la fascination qu’a exercée la série.

Diffusions[modifier | modifier le code]

Pays francophones[modifier | modifier le code]

  • Canada, la série a été diffusée à partir de 1984, puis rediffusée à plusieurs reprises, notamment en 2005, sur Radio-Canada.
  • France
    • Antenne 2 puis France 2 : elle a d’abord été diffusée à partir du mercredi jusqu'au dans l'émission pour la jeunesse Récré A2[12]. Elle était alors la deuxième série animée franco-japonaise à être sur la télévision française, juste après Ulysse 31, deux ans plus tôt[13].
    • Télétoon : en , Antenne 2, qui avait coproduit la série, a autorisé la diffusion de la série sur la chaîne jeunesse de TPS.
    • France 5 : à partir du , la série est diffusée dans Midi les Zouzous et Bonsoir les Zouzous. Elle a également bénéficié de rediffusions sur la chaîne en 2004 et 2005.
    • TV Breizh : en , la chaîne bretonne reprend la diffusion de la série qui bénéficie d’une version multilingue en français et en breton ; la version bretonne ayant été créée pour l’occasion par l’association Dizale (adaptation : Corinne Ar Mero), sous le titre Bugel an Heol.
    • Ma Planète : en , c’est la chaîne de Canalsat qui a repris la diffusion de la série.
    • Gulli : depuis le , la chaîne jeunesse de la TNT diffuse à son tour la série.
    • NT1 : à partir du , précédant ainsi la diffusion de la saison 2 prévue pour Noël 2012 sur Tfou, TF1.
    • TF1 : saison 1 durant l'été 2013, lors de la pause de diffusion de la saison 2.
    • NT1 : saison 1 depuis septembre 2016, précédant ainsi la diffusion de la saison 3 prévue pour fin 2016 sur Tfou, TF1.

Autres pays[modifier | modifier le code]

  • Japon : du au (première diffusion de la série, avant les diffusions française et luxembourgeoise) sur NHK G, la chaîne généraliste de la NHK (coproducteur de la série). Rediffusion du au sur NHK-BS2.
  • Royaume-Uni (sous le titre The Mysterious Cities of Gold) : diffusion milieu des années 1980 sur la BBC. En langue anglaise, la série a aussi été diffusée aux États-Unis sur Nickelodeon, en Australie sur ABC et en Nouvelle-Zélande sur TV2.
  • Italie (sous le titre Esteban e le misteriose città d'oro) : la série a été diffusée en 1984 sur la Rai Due deuxième chaîne nationale.
  • Espagne, en version basque à la fin des années 1980 sur ETB. Une version espagnole a été diffusée sous le titre Las Misteriosas Ciudades De Oro au Chili sur Canal 13 entre 1993 et 1995.
  • Allemagne (sous le titre Die geheimnisvollen Städte des Goldes) en 1988 en RDA sur le réseau d'état Deutscher Fernsehfunk puis en Allemagne réunifiée sur les Dritten Fernsehprogramme MDR et ORB.
  • Pologne (sous le titre Tajemnicze Złote Miasta), sur les chaînes TVP 2 et RTL 7.
  • Suède (sous le titre De gåtfulla guldstäderna), plusieurs diffusions dans les années 1980 et 1990 sur la chaîne TV 3.
  • Bulgarie (sous le titre Тайнствените златни градове) : sur Efir 2 à partir des années 1990 et puis rediffusée sur Diema+ en 2005.
  • Monde arabe (sous le titre الأحلام_الذهبية - Les Rêves Dorés) : doublée par un studio syrien, la série fut diffusée sur plusieurs chaînes arabes dans les années 1990.

Édition DVD[modifier | modifier le code]

Il est sorti plusieurs versions et rééditions en DVD en France.

  • Une première par Sony en 2000 comportait 6 DVD, contenant chacun les épisodes en français et leurs documentaires.
  • Une ré-édition par Sony en 2001 mais cette fois avec un 7e DVD regroupant les bonus aussi contenus dans les 6 autres. Pas de nouveauté par rapport à la première version.
  • Une édition suivante par AK Video sortie pour les 20 ans de la série en 2003 un simple coffret 4 DVD regroupant les 39 épisodes et leurs documentaires respectifs. Aucun bonus.
  • Toujours chez Sony, en 2004. En 6 DVD (reprise de la version 2000 sous une pochette dépliante cette fois)
  • Enfin, une ultime édition sortie en 2008 cette fois par Kaze, faisait la promo de la suite annoncée cette même année par Jean-Chalopin. Cette édition contient 8 DVD contenant les 39 épisodes, et des bonus exclusifs de production, le livre de l'histoire original La Route de l'or par Scott O'Dell. Et un livre style Art-Book de la série et sur les Incas.

Produits dérivés[modifier | modifier le code]

Manga[modifier | modifier le code]

Une adaptation en manga par le dessinateur français Thomas Bouveret[14]a été publiée par Kazé en mars 2013[15]. Le roman La Route de l'or est disponible avec le premier tome du manga[16].

Livre[modifier | modifier le code]

Un livre consacré à cette série culte est paru le 3 juillet 2013, aux éditions Soleil, sous le titre Les Mystérieuses Cités d'or : Les secrets d'une saga mythique[17]. Entre bible et Artbook, il retrace les origines de la production de la série, présente des croquis et illustrations originales, pour beaucoup inédites, et revient sur le succès toujours palpable 30 ans après sa première diffusion en France. Le tout accompagné de fiches techniques et d'illustrations d'artistes actuels, en guise d'hommage.

Jouet[modifier | modifier le code]

En juin 2015, la société Japonaise High Dream Corporation (HL Product)[18], sous le label Metaltech, commence la diffusion sur le territoire français de son modèle articulé de 20 cm du Grand Condor Die-cast (en) (moulage métallique sous pression).

Adaptation cinématographique[modifier | modifier le code]

Film live[modifier | modifier le code]

Un projet d'adaptation cinématographique est actuellement en développement. Le producteur français indépendant Raphaël Benoliel y travaille depuis qu'il a obtenu l'accord et le soutien de Jean Chalopin, l'auteur et producteur français de la série d'origine qui désire depuis longtemps déjà l'adapter au cinéma[19].

Le , une projection privée au cinéma Max Linder Panorama à Paris (dans laquelle seules étaient présents une poignée de professionnels du cinéma et quelques adeptes) levait le voile sur ce projet d'adaptation cinématographique. Le , un sondage est lancé pour demander aux fans si le film devait être un film live (avec de vrais comédiens) ou un film d'animation[19].

Le , lors d'une conférence hommage aux Mystérieuses Cités d'or au festival Cartoonist à Nice, Jean Chalopin invite Raphaël Benoliel à annoncer officiellement l'adaptation cinématographique à l'occasion des 30 ans de la série. Les résultats du sondage Facebook sont également révélés à cette occasion : c'est le film live qui a été choisi à la majorité (62 % contre 38 % pour un film d'animation).

Le , à 16 h 28, soit exactement 30 ans jour pour jour après la diffusion du premier épisode de la série à la télévision française, la première bande-annonce internationale est diffusée sur le site officiel du film[20]. À cette occasion, les fans du monde entier sont invités à participer au financement du film via un site de crowdfunding.

Film d'animation[modifier | modifier le code]

Le , AK Video et Ben-J Productions ont sorti un film d'animation inspiré du roman original The King’s Fifth de Scott O'Dell, intitulé Esteban et Zia : À la recherche des sept cités d'or.

Suites[modifier | modifier le code]

En 2012, soit 30 ans après la première saison, TF1, Télétoon+ et Blue Spirit (détenteur des droits d'adaptation des Mystérieuses Cités d'Or) lancent une nouvelle série homonyme, qui fait directement suite au dessin animé de 1982. Une saison 2 de cette nouvelle série en animation 3D démarre en octobre 2016.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Broche et Pascoal 2013, p. 53.
  2. Broche et Pascoal 2013, p. 153.
  3. Page de présentation des Mystérieuses Cités d'Or, sur le site de la chaine Gulli (consulté le 7 février 2017).
  4. « Traduction Les Mystérieuses Cités D'Or Générique Version Espagnollyrics », paroles-musique.com (consulté le 7 février 2017).
  5. « Les paroles des chansons - Les Mystérieuses Cités d'Or », lescitesdor.com (consulté le 7 février 2017).
  6. « Les Mystérieuses Cités d’Or », citesdor.com (consulté le 7 février 2017).
  7. a, b et c [1]
  8. Épisode no 13 : Le Mystère des Parents.
  9. Dans la version française, l'épisode 30 évoque les Olmèques en tant que descendants de l'empire de Mu tandis que la version japonaise mentionne les Atlantes comme leurs ancêtres (« Épisode 30 et 33 ou comment les Français ont changé les origines des Olmèques », sur Les Mystérieuses Cités d'or, perdu dans l'adaptation, (consulté en 08 mars 2014 mai 2013)).
  10. Appelé Viracocha dans la version française et Wanacocha dans les autres versions.
  11. Les titres édités sur les différentes éditions DVD ne sont pas tous des originaux. Ils sont parfois incomplets ou ne correspondent pas à l'épisode. Les titres présentés ici sont les originaux, traduits directement des titres japonais.
  12. Bien qu’il s’agisse de la première diffusion en France, celle-ci a fait suite à la diffusion sur RTL Télévision. La première diffusion a eu lieu au Japon.
  13. Histoire de l’arrivée en Europe, puis en France de la japanimation.
  14. Les Mystérieuses Cités d'or en manga !!
  15. Le manga des Mystérieuses cités d'or en mars
  16. La Route de l'or
  17. Les Mystérieuses Cités d'or chez Soleil
  18. http://www.hl-pro.com/home/4584924732
  19. a et b Olivier Fallaix, « « Les Cités d'Or au cinéma ? » », Animeland, 6 mai 2012.
  20. Site officiel du film

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • (en) Jason Bainbridge, « New worlds of animation : Ulysses 31, The mysterious cities of gold and the cultural convergence of anime in the West », The Journal of the Oriental Society of Australia, vol. 42,‎ , p. 77-94 (lire en ligne).
  • Gilles Broche et Rui Pascoal, Les Mystérieuses Cités d'or : les secrets d'une saga mythique, Paris, Soleil, coll. « Beaux livres », , 168 p. (ISBN 978-2302028074, présentation en ligne) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Maroin Eluasti et Nordine Zemrak, Les séries de notre enfance : Ulysse 31, Les cités d'or, Inspecteur Gadget, Wambrechies, Pollux, , 208 p. (ISBN 978-2-9543363-0-5, présentation en ligne).
  • Sébastien Carletti, Nos années « Récré A2 », Paris, Flammarion, , 237 p. (ISBN 978-2-08-130155-9).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]