Civilization VI

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Sid Meier's
Civilization VI
Civilization VI.svg

Développeur
Firaxis Games
Aspyr (Mac, Linux)
Éditeur
Distributeur
Directeur
Ed Beach[1]
Compositeur

Date de sortie
Microsoft Windows
INT : 21 octobre 2016
MacOS
INT : 24 octobre 2016
Linux
INT : 9 février 2017
iOS
INT : 21 décembre 2017
Nintendo Switch
INT : 16 novembre 2018
PlayStation 4, Xbox One
INT : 22 novembre 2019
Android
INT : 13 août 2020
Genre
Mode de jeu
Plate-forme

Langue
Version
1.0.6.9 (24 octobre 2020)

Évaluation
PEGI 12 (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Site web

Civilization

Sid Meier's Civilization VI est un jeu vidéo de stratégie au tour par tour de type 4X et le sixième opus de la série Civilization, développé par Firaxis Games et édité par 2K Games. Le jeu est sorti le 21 octobre 2016 sur Windows[4], le 24 octobre 2016 sur MacOS et le 9 février 2017 sur Linux[5]. Des versions iOS suivirent en décembre 2017 (pour iPad[6]) et en octobre 2018 (pour iPhone[7]). Firaxis et Aspyr Media ont ensuite adapté le jeu pour une première console, la Nintendo Switch, version offerte sur le marché depuis le 16 novembre 2018[8].

La première extension du jeu, nommée Civilization VI: Rise and Fall, est sortie le 8 février 2018[9]. La seconde, nommée Civilization VI: Gathering Storm, est sortie le 14 février 2019[10].

Système de jeu[modifier | modifier le code]

Comme pour les précédents jeux de la série Civilization, le joueur est convié à diriger une « civilisation » (en réalité une nation ou un empire) de ses humbles débuts de chasseurs-cueilleurs jusqu'à un avenir technologique caractérisé notamment par une course à l'exploration spatiale. Chaque civilisation rivalise avec ses voisines pour le contrôle de ressources limitées inégalement réparties sur une planète dont les continents sont générés aléatoirement avant le début de chaque partie. Le joueur est amené à explorer le monde, fonder de nouvelles villes et construire des aménagements. Il définit les politiques de recherches technologiques et culturelles de son peuple et doit également consacrer une partie des ressources à la mise sur pieds d'une armée afin de défendre son territoire, voire attaquer les civilisations concurrentes. Enfin, le joueur peut commercer et négocier avec les autres dirigeants, via une interface animée.

Les différents scénarios de victoire possibles[modifier | modifier le code]

Il existe plusieurs moyens de remporter une partie[11] :

  • la victoire militaire est remportée lorsqu'une civilisation se rend maîtresse de toutes les capitales étrangères (soit la première ville fondée par chaque civilisation concurrente);
  • la victoire culturelle est remportée lorsqu'une civilisation accueille plus de touristes étrangers qu'il y a de touristes internes dans chacune des autres civilisations en jeu ;
  • la victoire scientifique est décrochée par la première civilisation qui établit une colonie sur Mars, ou qui fait arriver une expédition spatiale vers une exoplanète dans l'extension Gathering Storm ;
  • la victoire religieuse, obtenue lorsque la religion de la nation contrôlée par le joueur est devenue la religion dominante de toutes les autres civilisations de la partie ;
  • la victoire diplomatique, pourtant présente dans le précédent opus, n'est réapparue qu'avec l'extension Gathering Storm. Cette victoire est décrochée après obtention d'un certain nombre de points diplomatiques (dépendant de la vitesse de jeu, 20 pour la vitesse Normale), points eux-mêmes gagnés lors de votes de congrès mondiaux.

Contrairement aux autres opus de la série Civilization, la victoire au score dépend d'une limite de tours, définie par le joueur au lancement de la partie.

De l'étalement urbain[modifier | modifier le code]

Civilization VI reprend la plupart des mécaniques instaurées par Civilization V, notamment la carte composée de tuiles hexagonales ou le système de batailles tactiques. Comme dans les autres opus de la série, les villes tiennent le rôle principal du jeu. Cependant, le concept de « quartiers spécialisés » décloisonne l'exploitation du territoire autour de la ville puisque les infrastructures (aqueduc, université, banque, etc) ne sont plus bâties au centre-ville (comme dans les itérations précédentes), mais plutôt sur les tuiles périphériques. Certaines tuiles sont donc désignées par le joueur comme étant des quartiers spécialisés où les bâtiments visant la production d'un même bien sera produit. Par exemple, les campus génèrent de la science alors que les places commerciales produisent de l'argent. Un bonus de production s'ajoute à la production de base du quartier spécialisé selon l'emplacement choisi par le joueur pour l'ériger. Ainsi, la proximité directe de cases de jungles ou des tuiles montagneuses favorisera la génération de science par un campus. Le campement militaire, un autre quartier spécialisé, ne peut être bâti sur une tuile adjacente au centre-ville, mais accélère la production d'unité militaires plus expérimentées. Ainsi, lorsqu'il s'agit de planifier l'attaque d'une civilisation adverse, la position des quartiers présente une grande valeur stratégique. Ainsi, les camps militaires disposent de leurs propres défenses, compliquant du fait même la stratégie de l'attaquant. Par ailleurs, un attaquant peut opter pour le pillages des quartiers adverses afin d'entamer l'économie ou la recherche d'une civilisation ennemie tout en évitant d'exposer ses unités au bombardement de ses villes.

Les villes pourront être reliées entre elles par des routes dès l'apparition des marchands. Les ouvriers ne sont donc plus affectés à la réalisation de routes. Contrairement aux versions précédentes du jeu, les ouvriers disparaissent après avoir réalisé un certain nombre d'aménagements (entre deux et six selon l'accumulation possible de bonus divers). Cependant, la réalisation de ces aménagements ne nécessite plus plusieurs tours pour être complétée[12].

Pour qu'une ville puisse continuer à croître, celle-ci doit disposer d'un nombre d'habitations nécessaire qui sont fournies par les aménagements et bâtiments de la ville.

Civilisations et dirigeants[modifier | modifier le code]

Dans la version standard du jeu, il y a 19 civilisations et 20 dirigeants[13], chaque civilisation proposant un dirigeant unique ayant son caractère propre et des caractéristiques spécifiques, à l'exception de la Grèce qui possède 2 dirigeants[14].

18 civilisations étaient disponibles au moment de la sortie du jeu : les Allemands (dirigés par Frédéric Barberousse), les Américains (Theodore Roosevelt), les Anglais (Victoria), les Arabes (Saladin), les Brésiliens (Pierre II), les Chinois (Qin Shi Huang), les Congolais (Alphonse Ier du Kongo), les Égyptiens (Cléopâtre), les Espagnols (Philippe II), les Français (Catherine de Médicis), les Grecs (Périclès ou Gorgô), les Indiens (Gandhi), les Japonais (Hōjō Tokimune), les Norvégiens (Harald Hardrada), les Romains (Trajan), les Russes (Pierre Ier le Grand), les Scythes (Tomyris) et les Sumériens (Gilgamesh). La civilisation des Aztèques (Moctezuma Ier) fut réservée aux joueurs ayant précommandé le jeu, puis elle a été ajoutée gratuitement au bout de trois mois[15].

Contenus téléchargeables[modifier | modifier le code]

Sept autres civilisations furent graduellement offertes par Firaxis pour achat à la pièce : la Pologne (Hedwige Ire)[16], l'Australie (John Curtin)[17], la Perse (Cyrus le Grand), la Macédoine (Alexandre le Grand)[18], la Nubie (Amanitore)[19] ainsi que les Khmers (Jayavarman VII) et l'Indonésie (Tribhuwana Wijayatunggadewi)[20] accompagnés de scénarios particuliers en lien avec les civilisations ainsi ajoutées.

Rise and Fall[modifier | modifier le code]

Dans la première extension du jeu, 8 civilisations et 9 dirigeants sont apparus: Les Zoulous (Chaka Zoulou), la Mongolie (Gengis Khan), les Mapuches (Lautaro), les Cris des plaines (Pitikwahanapiwiyin), l'Écosse (Robert Ier d'Écosse), la Corée (Seondeok), la Géorgie (Tamar Ire), les Pays-Bas (Wilhelmine des Pays-Bas) et Chandragupta Ier, qui partage l'Inde avec Gandhi.

Gathering Storm[modifier | modifier le code]

Cette extension a, quant à elle, ajouté 8 nouvelles civilisations et 9 nouveaux dirigeants : La Suède (Christine De Suède), la Phénicie (Didon), les Maoris (Kupe), le Mali (Mansa Moussa), la Hongrie (Matthias Corvin), les Incas (Pachacutec), l'Empire Ottoman (Soliman Ier), le Canada (Wilfrid Laurier) et enfin Aliénor d'Aquitaine qui peut jouer avec la France ou l'Angleterre.

Pass Nouvelle Frontière[modifier | modifier le code]

En mai 2020, les développeurs ont révélé qu'il y allait avoir 6 nouvelles extensions, entre mai 2020 et mars 2021. La première extension inclut les Mayas, dirigés par Lady Six Sky, la Grande Colombie, dirigée par Simón Bolívar et un nouveau mode de jeu, le mode Apocalypse. La deuxième inclut l'Ethiopie, dirigée par Menelik II. La troisième inclut Byzance, dirigée par Basile II et la Gaule, dirigée par Ambiorix. La quatrième réintroduit Babylone, dirigé par Hammurabi.

Développement[modifier | modifier le code]

Les développeurs ont utilisé un nouveau moteur de jeu fondé sur une amélioration du précédent utilisé pour Civilization V mais orienté afin de grandement faciliter la création de mods pour le jeu.

Le système d'intelligence artificielle est également revu et amélioré en raison de l’introduction de plusieurs nouveautés, tout en conservant les avancées de Civilization V. Chaque dirigeant possède également un « agenda » comprenant une liste d'objectifs, notamment des objectifs secrets et possède ses propres traits de caractère évoluant au cours de la partie.

Accueil[modifier | modifier le code]

Aperçu des notes reçues
Presse papier
Média Note
Canard PC (FR) 7/10[21]
PC Gamer (UK) 93 %[22]
Presse numérique
Média Note
Gamekult (FR) 8/10[23]
GameSpot (US) 9/10[24]
IGN (US) 9,4/10[25]
Jeuxvideo.com (FR) 17/20[26]
Agrégateurs de notes
Média Note
Metacritic 88 % (fondé sur 84 critiques)[27]

Critique[modifier | modifier le code]

Sid Meier's Civilization VI a en général reçu de très bonnes critiques, l'agrégateur de notes Metacritic donnant à la version PC la note de 88/100[27].

Le site SensCritique lui donne quant à lui la note de 7,7/10[28].

Ventes[modifier | modifier le code]

Le jeu s'est vendu à plus d'un million d'exemplaires les deux premières semaines après sa sortie, ce qui en fait le jeu le plus rapidement vendu de la série Civilization[29]. En mai 2017, soit sept mois après la sortie du jeu, le distributeur Take-Two Interactive avait atteint les deux millions de ventes et déclarait qu'il était sur la bonne voie pour dépasser les ventes de Civilization V s'élevant à 8 millions d'exemplaires[30].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Civilization 6 : Les développeurs - Civilization 6 », Millenium,‎ (lire en ligne, consulté le 27 octobre 2017)
  2. Gianni Molinaro, « Civilization 6 : Le compositeur du thème de Civilization IV de retour », sur gameblog.fr, .
  3. a et b « Sid Meier’s Civilization® VI sur Steam », sur store.steampowered.com (consulté le 20 décembre 2016).
  4. (en) Andrew Webster, « Civilization VI is launching in October », sur The Verge, .
  5. (en) « Civilization VI is on #Linux Feb 9! », sur https://twitter.com/AspyrMedia/, (consulté le 8 février 2017)
  6. (en) Luke Plunkett, « Civilization VI Is Out On iPad, And It's $60 », sur Kotaku, (consulté le 16 novembre 2018)
  7. (en) Andrew Webster, « Civilization VI has been squeezed onto the iPhone, and it’s out today », sur The Verge, (consulté le 16 novembre 2018)
  8. (en) « Civilization VI comes to Nintendo Switch on November 16 », sur Civilization.com, (consulté le 16 novembre 2018)
  9. « Annonce de Civilization VI: Rise and Fall » (consulté le 6 février 2018).
  10. « Civilization® VI – The Official Site | News | Civilization VI: Gathering Storm se dévoile et sortira sur PC le 14 février », sur civilization.com (consulté le 21 décembre 2018)
  11. « Civilization 6 : Conditions de Victoire - Civilization 6 », sur www.millenium.org, (consulté le 27 octobre 2016).
  12. « Civpax.com - Civilization - Accueil », sur www.civpax.com (consulté le 21 octobre 2016).
  13. « Sid Meier’s Civilization® VI sur Steam », sur store.steampowered.com (consulté le 27 octobre 2017)
  14. Raiden Robin, « Civ 6 : Civilisations présentes », sur Millenium, (consulté le 22 décembre 2018)
  15. XOOPS, « info utiles - Sid Meier's Civilization VI : Moctezuma Ier, pour les Aztèques - Jeux Vidéo - Articles », sur www.info-utiles.fr (consulté le 27 octobre 2017)
  16. « Civilization VI - Poland Civilization & Scenario Pack sur Steam », sur store.steampowered.com (consulté le 27 octobre 2017)
  17. « Civilization VI - Australia Civilization & Scenario Pack sur Steam », sur store.steampowered.com (consulté le 27 octobre 2017)
  18. « Civilization VI - Persia and Macedon Civilization & Scenario Pack sur Steam », sur store.steampowered.com (consulté le 27 octobre 2017)
  19. « Civilization VI - Nubia Civilization & Scenario Pack sur Steam », sur store.steampowered.com (consulté le 27 octobre 2017)
  20. « Civilization VI - Khmer and Indonesia Civilization & Scenario Pack sur Steam », sur store.steampowered.com (consulté le 27 octobre 2017)
  21. Guy Moquette, Civilization VI : Il réveille le Gandhi qui sommeille en nous, 15 novembre 2015, Canard PC n°328, p.26-28.
  22. (en) T.J. Hafer, « Civilization 6 review », sur PC Gamer, .
  23. ALS, « Test de Civilization VI », sur Gamekult,
  24. (en) Scott Butterworth, « We are the world. », sur GameSpot, .
  25. (en) Dan Stapleton, « Sid Meier's Civilization VI », sur IGN, .
  26. [87], « Test : Civilization 6 : retour en grande forme de la référence du 4X », sur Jeuxvideo.com, .
  27. a et b (en) « Sid Meier's Civilization VI PC », sur Metacritic (consulté le 23 juillet 2018).
  28. « Civilization VI (2016) - Jeu vidéo - SensCritique », sur www.senscritique.com (consulté le 1er septembre 2020)
  29. (en-US) « Civilization VI becomes the fastest-selling entry in franchise's 25-year history | VentureBeat », sur venturebeat.com (consulté le 27 octobre 2017)
  30. (en-US) « Civ VI was a large contributor to Take-Two's net revenue growth | VentureBeat », sur venturebeat.com (consulté le 27 octobre 2017)

Liens externes[modifier | modifier le code]