François Bloch-Lainé

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François Bloch-Lainé (né le 25 mars 1912 à Paris et mort le 25 février 2002 à Paris) est un haut fonctionnaire et militant associatif (scoutisme, logement, tourisme social, etc.).

Biographie[modifier | modifier le code]

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François Bloch-Lainé, fils de Jean Bloch, haut fonctionnaire et de Suzanne Lainé, petit-neveu, par alliance, de Léon Blum et arrière-arrière petit neveu de David Lévi Alvarès, il suit des études à l'école Gerson, puis au Lycée Janson-de-Sailly dans le 16e arrondissement de Paris. Il est commissaire Route aux Scouts de France.

Docteur en droit et diplômé de l'École libre des sciences politiques, il commence sa carrière comme inspecteur des finances en 1936. En 1942, Il a tout juste trente ans et c’est lui va diriger les finances de la Résistance sous le pseudonyme collectif de Bossuet. Début 1944, à l’approche du débarquement, il est chargé de coordonner le financement de l’appareil clandestin. Il travaille avec d’autres résistants de la Banque de France et du Trésor ainsi qu’avec le N.A.P. (Noyautage des administrations publiques) puis œuvre au sein du Comité de financement (COFI), créé par le C.N.R. Cet organisme est le lieu de convergence des collecteurs de fonds, qu’il coordonne. Dès la Libération de Paris, il est chargé de liquider les comptes de la Résistance.

Directeur de cabinet de Robert Schuman, puis Directeur du Trésor au ministère des Finances en 1947, il devient un familier de l'univers de la finance[interprétation personnelle]. De 1952 à 1967, il prend la direction de la Caisse des dépôts et consignations et de la Banque européenne d'investissement et de 1967 à 1974 la présidence du Crédit lyonnais. Il en est brutalement écarté par Valéry Giscard d'Estaing, qui ne lui a jamais pardonné son appartenance gaulliste, ni non plus que le Général l'ait par deux fois sollicité pour le poste ministériel des Finances avant de se résigner à nommer Giscard[interprétation personnelle]. Il a participé à la création du réseau des SEM (Sociétés d'Économie Mixte, dont l'actionnariat est à la fois public et privé), et de la SCET (Société centrale pour l'équipement du territoire, chargée du développement et du partenariat avec les SEM), au lendemain de la guerre pour rééquiper le territoire (voiries…) et construire logements et équipements publics qui faisaient cruellement défaut[interprétation personnelle].

En 1981, Pierre Mauroy lui confie la présidence de la commission chargée d'établir un bilan de l'état de la France au moment de l'élection de M. François Mitterrand et de l'arrivée des socialistes à la direction du pays. En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/archives/article/1981/06/12/m-francois-bloch-laine-preside-la-commission-chargee-d-etablir-le-bilan-de-la-situation-en-france_2730232_1819218.html#F1er6EkqDuRi3XGx.99

Il préside l'Etablissement public chargé de la préparation puis de la construction de l'Opéra Bastille (EPOB), de 1983 à 1985.

En 1991 il se voit confier par Jack Lang, ministre de la culture, et Christian Dupavillon, directeur du Patrimoine, une mission totalement novatrice : faire du patrimoine mondial une cause à dimension humaniste voire humanitaire. Il demande alors à Frédéric Edelmann, l’un des membres fondateurs de Aides et Arcat-Sida, de s’associer à ses efforts pour monter l’association Patrimoine sans frontières, dont il prend la présidence.[réf. nécessaire]

François Bloch-Lainé apporte son savoir-faire et ses compétences[non neutre] dans divers secteurs comme l'aménagement du territoire, l'audiovisuel ou l'industrie des matières premières. À partir des années 1970, il s'engage en faveur de la recherche médicale et notamment à l'Institut Pasteur. Il est membre du comité de direction de la Croix-Rouge française. Il a également été Président du Conseil d'administration de l'Opéra Bastille.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pour une réforme de l'entreprise, Le Seuil, 1963, 157 p.
  • L'entreprise et l'économie au XXe siècle. Étude internationale. Tome 1 : L'entreprise et son environnement. Tome 2 : La formation des décisions de l'entreprise, avec François Perroux, PUF, 2 volumes, 1966-1967, 679 p.
  • Profession fonctionnaire, avec Françoise Carrière, Le Seuil, 1976, 253 p.
  • Quatre voix pour un opéra, avec Urfalino, Audon, Charlet et Dittmann, 1990, Métailié, 310 p.
  • La France restaurée : 1944-1954. Dialogue sur les choix d'une modernisation, avec Jean Bouvier, Fayard, 1986, 338 p.
  • Ce que je crois, Grasset, 1995, 277 p.
  • Hauts fonctionnaires sous l'Occupation, avec Claude Gruson, Éditions Odile Jacob, 1996, 283 p, (ISBN 2-7381-0419-3)
  • François Bloch-Lainé, fonctionnaire, financier, citoyen, ouvrage sous la direction de Michel Margairaz, Comité pour l'histoire économique et financière de la France, 2005, 270 p (ISBN 2-11-094797-7)

Références[modifier | modifier le code]


Liens externes[modifier | modifier le code]