Roger Picard

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Roger Picard
Description de l'image defaut.svg.
Naissance
Besançon
Décès (à 65 ans)
Versailles
Nationalité Française
Profession
Professeur de droit
Autres activités
Directeur de la Revue d'histoire économique et sociale, directeur de cabinet de deux ministres (1932 et 1936), vice-président de la Ligue des droits de l'homme (1933-1936)
Distinctions
Officier de la Légion d'honneur (1932)
Prix Fabien (1934)
Ascendants
Fils de Jules Picard et de Fanny Fraincaud

Roger Picard, né le à Besançon et mort le à Versailles, est un universitaire français, professeur de droit, actif dans plusieurs associations et directeur de cabinet de deux ministres de la IIIe République.

Biographie[modifier | modifier le code]

Carrière universitaire[modifier | modifier le code]

Issu d'une famille juive du Doubs, fils aîné de Louis Picard, président de la Chambre syndicale des marchands tailleurs et confections de l'Est de la France, et de Stéphanie (ou Fanny) Fraincaud[1], Roger Picard suit des études de droit à la Faculté de droit de Paris, où il devient l'ami de Bernard Lavergne, Gaëtan Pirou et William Oualid, futurs universitaires comme lui.

Il s'intéresse au droit mais aussi à l'histoire, notamment à la Révolution française, et à la condition ouvrière. L'une de ses deux thèses de doctorat porte en 1910 sur Les cahiers de 1789 et les classes ouvrières[2] et il est admis en 1911 à la Société d'histoire moderne[3]. Licencié ès-lettres, docteur en droit et en sciences économiques, il est reçu au concours d'agrégation des facultés de droit en 1919. Il est professeur de droit à la Faculté de droit de l'université de Lille de 1923 à 1927, date à laquelle il est appelé à l'université de Paris en qualité de chargé de cours. Professeur sans chaire en , il est nommé à la chaire d'économie politique en , puis en à celle de statistique de la faculté de droit de Paris[4].

Il a publié, traduit et préfacé de nombreux ouvrages, écrit beaucoup d'articles et de rapports. Il a collaboré à plusieurs revues et journaux, tels la Revue d'économie politique (il s'y occupe avant 1914 des comptes-rendus de livres publiés en anglais[5]), La Victoire économique, L'Europe nouvelle, La France judiciaire, Le Capital, Le Journal du commerce, L'Orientation économique, les quotidiens L'Intransigeant et Le Journal (1938-1939), etc. Il est l'un des deux secrétaires de la rédaction à partir de 1920 de la Revue d'histoire économique et sociale, puis son rédacteur en chef en 1931 et enfin l'un de ses directeurs avec François Albert-Buisson, de 1935 à 1939[6].

Il est en 1929 président du conseil d'administration des éditions Kra (Éditions du Sagittaire), qui viennent de se constituer en société anonyme[7].

Par deux fois, en 1938 et 1940, il échoue à se faire élire à l'Académie des sciences morales et politiques[8].

Les débuts socialistes et l'engagement coopératif[modifier | modifier le code]

Comme ses amis Bernard Lavergne (économiste), Gaëtan Pirou et William Oualid, il est influencé avant la Première Guerre mondiale par le socialiste réformiste Albert Thomas et participe sous son magistère à un groupe d'études socialistes. Il collabore à La Revue socialiste animée par Thomas, son rédacteur en chef puis directeur - il y publie des comptes-rendus d'ouvrages à partir de 1909 - et devient son secrétaire de rédaction en [9]. Il publie en 1913 une brochure Le minimum légal de salaire, dans la collection Les Cahiers du socialiste. Il est aussi influencé par le protestanisme social de Charles Gide. En 1910, il est élu au comité central de l'Union coopérative, présidé par Gide, et en 1912 au conseil central de la nouvelle Fédération nationale des coopératives de consommation.

Il s'intéresse aux conditions de travail et aux faibles salaires des ouvriers, et surtout des ouvrières, à domicile. Il est l'un des rares Français à participer aux congrès international du travail à domicile (Bruxelles en 1910, Zurich en 1912). Il est désigné correspondant de l'Office international du travail à domicile, et chargé de constituer son antenne française, qu'il préside, secondé notamment par le député socialiste Édouard Vaillant[10].

Mobilisé en 1914, il est appelé au cours de la guerre par Albert Thomas au ministère de l'armement. Il critique les grèves de l'après-guerre, appelant les ouvriers à prendre conscience « de leurs responsabilités présentes dans la gestion économique des intérêts de la nation » alors que la grève « cause un préjudice à la nation entière », et appelant aussi les patrons à accepter les lois sociales, notamment la loi sur la journée de 8 heures[11]. Il publie une étude sur la possibilité du contrôle ouvrier sur la gestion des entreprises[12].

Il dirige alors le bulletin de l'Association française pour la lutte contre le chômage et pour l'organisation du marché du travail, dont sont membres Albert Thomas et Charles Gide. Il est aussi en 1919 secrétaire général adjoint de cette association [13]. Cette dernière fusionne en 1926 avec deux autres pour donner l'Association française pour le progrès social (AFPS), à l'instigation d'Albert Thomas, son premier président. En sont membres Charles Gide, Léon Jouhaux, le leader de la CGT non-communiste ainsi que des leaders du monde patronal comme Ernest Mercier - comme d'autres membres de l'AFPS, Roger Picard a participé aux travaux du Redressement français de Mercier[14] - ou Henri de Peyerimhoff de Fontenelle. L'AFPS met en valeur les vertus de la modernisation économique et de la collaboration des classes sociales. Roger Picard en est le secrétaire général adjoint en 1926 et anime avec Max Lazard le bulletin de l'Association, Les Documents du travail, qui donne la parole ausi bien à des industriels qu'à des syndicalistes ouvriers ou à des universitaires[15].

Il a collaboré à la Revue des études copératives de Gide et Lavergne[16], à l'Action coopérative et au Coopérateur de France. Au titre du mouvement copératif, il est membre suppléant du Comité national économique, où il côtoie Charles Gide[17].

Ligue des droits de l'homme[modifier | modifier le code]

Membre de la SFIO au début des années 1920, de l'association La paix par le droit et de l'Association française pour la Société des nations[18], il a été élu membre du comité central de la Ligue française pour la défense des droits de l'homme et du citoyen de 1923 à 1947, trésorier général (1928-1932) et vice-président (1933-36)[19].

Il se montre très critique, en 1923, sur les fautes commises par les gouvernements allemands, américains, anglais et français concernant la question des Réparations de la Première Guerre mondiale, sur les erreurs des chambres de commerce et des groupements économiques français et sur l'Occupation de la Ruhr[20]. Rapporteur en 1924 d'un texte sur la justice fiscale, il affirme ses convictions réformistes: « On nous dit: Il ne faut pas avoir peur des solutions révolutionaires. Eh bien, je m'en excuse, mais j'en ai un peu peur. Nous sortons d'en prendre - nous venons de subir la guerre pendant des années, je ne me sens pas du tout le courage de supporter et par surcroît une révolution ! C'est une question de tempérament. Et, à tout prendre, je m'y résoudrais encore si j'était certain que la révolution produisit ce qu'on attend d'elle, mais j'ai comme un pressentiment que la révolution ne nous apporterait pas ce que nous pouvons légitimement en attendre et j'ai la conviction que c'est seulement dans le calme et le sang-froid qu'on peut réformer et améliorer un système social »[21]. Il a cosigné en 1933 un manifeste du Comité d'accueil et d'aide aux victimes de l'antisémitisme allemand[22].

Directeur de cabinet de ministres[modifier | modifier le code]

Désigné secrétaire général d'un comité technique de l'alimentation, une commission consultative du ministère du commerce, et directeur de son bureau de documentation[23], il est nommé en 1932 directeur du cabinet du ministre du commerce et de l'industrie Julien Durand[24]. Ce qui lui vaut d'être promu officier de la Légion d'honneur[25]. Mais aussi d'être interrogé en 1934 par la commission d'enquête parlementaire constituée à la suite de l'affaire Stavisky[26]. Fin , il est nommé directeur de cabinet du ministre de l'éducation nationale Henri Guernut, l'un des vice-présidents de la Ligue des droits de l'homme[27].

Membre du CAED et défenseur du libéralisme[modifier | modifier le code]

Il est admis en 1921 membre de la Société d'économie politique[28], un bastion du libéralisme orthodoxe. Le très libéral Jacques Lacour-Gayet, membre aussi de cette association, le fait entrer dans les années 1930 au Comité d'action économique et douanière (CAED), lié au monde du grand commerce parisien[29]. Il devient son conseiller juridique. Il anime aussi un autre organisme lié au CAED et au grand commerce: il est directeur du bureau français pour l'étude de la distribution[30].

Au cours des années 1930, alors que les idées libérales sont remises en cause par la crise, il prend la défense du libéralisme économique[31]. Il apporte son concours au Groupement de défense des libertés économiques de Pierre Lhoste-Lachaume[32].

Après la Seconde Guerre mondiale, il collabore à la Nouvelle revue de l'économie contemporaine d'Achille Dauphin-Meunier[33]. Il continue aussi d'apporter son soutien au CAED, en publiant trois livres ou brochures publiés par les éditions Spid, fondées par Lacour-Gayet avant la guerre, et dirigées par le fils de ce-dernier, Michel[34].

L'exil new-yorkais durant la Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Juif, il est menacé par les lois antisémites du régime de Vichy et des autorités d'occupation allemandes. A la rentrée de 1940, le premier statut des juifs s'applique à la faculté de droit. Il est suspendu de ses fonctions pour deux ans le [35]. Mais il s'est déjà exilé aux États-Unis, obtenant l'aide de la Fondation Rockefeller[36]. A New York, il enseigne à la New School for Social Research et participe à la formation de l'École libre des hautes études. Mais il en est exclu dès 1941 en raison de ses prises de position jugées antigaullistes[37]. Il donne de nombreuses conférences pour le compte de l'Alliance française dans des universités new-yorkaises et canadiennes, pour glorifier la pensée française. L'éditeur américain et francophile Brentano's lui permet de publier plusieurs livres ou brochures, consacrés à la littérature mais aussi à la question de la démocratie à rebâtir en France. Il note par exemple dans La Démocratie française, hier, aujourd'hui, demain: « Tout libéral que je sois, j'ai toujours été choqué de la liberté qu'on laissait, en France, à la propagande, violente en actes aussi bien qu'en paroles, à quoi se livraient les royalistes et les communistes » [38].

Il est réintégré dans ses fonctions à la Libération, en [39] mais il préfère demeurer aux États-Unis et revient tardivement en France, quelques semaines avant son décès.

Publications[modifier | modifier le code]

  • Les Idées sociales de Renouvier, Thèse pour le doctorat, M. Rivière, 1908, 336 p.
  • Les Cahiers de 1789, au point de vue industriel et commercial, Thèse pour le doctorat ès-sciences juridiques, M. Rivière, 1910, 276 p.
  • Pages choisies, Auguste Comte. Notice sur la vie et la doctrine de Comte et commentaires reliant les divers morceaux, G. Crès, 1912, 387 p.
  • La Crise économique et la baisse des salaires, M. Rivière, 1921, 64 p.
  • Le contrôle ouvrier sur la gestion des entreprises, M. Rivière, 1922, 287 p.
  • Les Assurances sociales. Commentaires de la loi du , Godde, 1928, 156 p.
  • Le Mouvement syndical durant la guerre, P.U.F., 1928, 307 p.
  • Avec Paul Hugon, Le Problème des dettes interalliées. Nécessité d'une revision, Plon, 1934, 288 p. Prix Fabien de l'Académie française
  • Questions actuelles d'économie rurale, Sirey, 1939, 269 p.
  • Avec André Choquet, Manuel de législation ouvrière, Delagrave, 1939, 342 p.
  • Les Salons littéraires et la société française, 1610-1789, New York, Brentano's, 1943, 363 p.
  • La Démocratie française, hier, aujourd'hui, demain, Brentano's, New York, 1944, 79 p.
  • Le Romantisme social, Brentano's, New York, 1944, 439 p.
  • Le Conflit des doctrines économiques en France à la veille de la guerre, Brentano's, New York, 1944, 46 p.
  • Artifices et mystifications littéraires, Dussault et Péladeau, Montréal, 1945, 232 p.
  • La reconversion économique aux États-Unis: de l'économie de guerre à l'économie de paix, Spid, 1945, 90 p.
  • La leçon des grèves américaines: 1945-1946, Spid, 1946, 179 p.[40]
  • L'unité européenne par l'intercitoyenneté, Spid, 1948, 121 p.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Mireille Nathan-Murat, Poursuivi par la chance: de Marseille à Buchenwald : mémoires partagées 1906/1996 : dialogue avec Roger & Lily Nathan-Murat, L'Harmattan, 1996, p. 36, Second Congrès international du travail à domicile, Zurich 8 & 9 septembre 1912, p. xiv, Le Temps, 12 janvier 1936 (décès de sa mère)
  2. La Révolution française : revue historique, janvier 1911
  3. Bulletin de la Société d'histoire moderne, 3 décembre 1911
  4. J.O., 15 juin 1930, J.O., 26 février 1937, J.O., 2 décembre 1938
  5. Revue d'économie politique, 1911
  6. Collection dans BNF/gallica
  7. La Gazette de Paris, 2 février 1929
  8. Journal des débats, 8 mai 1938, Journal des débats, 22 avril 1940
  9. La Revue socialiste, 15 janvier 1914, Madeleine Rebérioux, La Revue socialiste, Cahiers Georges Sorel, 1987, vol. 5, n° 1
  10. Rapports et comptes rendus des séances du second Congrès international du travail à domicile. Zurich, 8-9 septembre 1912 , G. Duchêne ( autre membre du comité français de l'Office ), "La loi sur le salaire des ouvrières à domicile", dans L'Action féminine : bulletin officiel du Conseil national des femmes françaises, février 1913, Journal des débats, 30 avril 1917, Conseil national des femmes françaises, 1er janvier 1922: propositions de modification de la loi du 10 juillet 1915, mises au point par Roger Picard
  11. L'Europe nouvelle, 7 juin 1919, R. Picard, "les grèves, la vie chère et l'économie nationale"
  12. Revue des études coopératives, 1923, compte-rendu
  13. Circulaires du Secrétariat général / Association française pour la lutte contre le chômage , 31 mars 1918, Bulletin de l'Association, n° 25, mai 1919, Bulletin n° 34, février 1920, Journal des débats, 26 février 1922
  14. Il a publié une étude sur l'application de la journée de huit heures dans le n° 10 Les Cahiers du Redressement français
  15. Circulaire mensuelle de la CFTC, n° 59, août-septembre 1926, Michel Fine, Un instrument pour la réforme: l'Association française pour le progrès social ( 1927-1929 ), Le Mouvement social, janvier 1976
  16. Revue des études coopératives, n° 1, octobre-décembre 1921, "Le manifeste copératif des intellectuels et universitaires français". Collection de la revue dans BNF/gallica
  17. Alain Chatriot, La démocratie sociale à la française: L'expérience du Conseil national économique, 1924-1940, La Découverte, 2013, J.O., 20 juin 1925, Le Ciment, 1927
  18. La France mutilée, janvier 1926
  19. Emmanuel Naquet, op. cit.
  20. Congrès national de 1923 de la Ligue des droits de l'homme : compte-rendu sténographique, discours de R. Picard, p. 292-307
  21. Congrès national de 1924 : compte-rendu sténographique, p. 148
  22. Paix et droit, avril 1933
  23. J.O., 6 juillet 1928, Le Populaire, 10 juillet 1927
  24. J.O., 13 juin 1932
  25. Journal des débats, 6 novembre 1932
  26. Le Temps, 2 mars 1934, Ibid., 30 avril 1934, déposition de R. Picard
  27. J.O., 6 février 1936
  28. Annuaire de la Société d'économie politique, mars 1924
  29. En tant que directeur de cabinet du ministre du commerce, il a présidé en juin 1932 la séance de clôture d'un congrès du commerce des produits contingentés organisé par le CAED: Les Annales coloniales, 1932
  30. Laurence Badel, op. cit., Le Temps, 27 mai 1933, "Au ministère du commerce", Ibid., 15 mai 1935, Le Journal, 23 mai 1933
  31. Ainsi son étude sur l'Office du blé mis en place par le gouvernement du Front populaire: Le Populaire, 19 février 1938. Un autre article de ce quotidien de la SFIO se moque des idées de Picard: Le Populaire, 16 décembre 1937. Cf. aussi son article suivant: Le Journal, 3 novembre 1938, R. Picard, "Economie orientée ? Un nouveau slogan: que contient-il". Ou encore son intervention à l'assemblée générale des propriétaires parisiens en 1939: Le Journal, 16 mars 1939
  32. François Denord, op. cit., Le Journal, 15 avril 1937, L'Homme libre, 15 avril 1937, Le progrès de Sidi Bel-Abbès, R. Picard, "pour les libertés économiques", 22 février 1938
  33. François Denord, op. cit.
  34. « Biographie de Michel Lacour-Gayet »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?)
  35. Marc-Olivier Baruch, Vincent Duclert ( dir. ), Serviteurs de l'État: Une histoire politique de l'administration française (1875-1945), La Découverte, 2010, p. 34., Annales de l'Université de Paris, vol. 20, 1950, p. 208. Silvia Falconieri, Le « droit de la race ». Apprendre l’antisémitisme à la faculté de droit de Paris (1940-1944), cliothemis.com. Raymond Monier, professeur sans chaire, est nommé à sa place à la chaire de statistique, déclarée vacante, en 1943: J.O., 17 janvier 1943, J.O., 3 mai 1943
  36. Emmanuelle Loyer, La débâcle, les universitaires et la Fondation Rockefeller : France/États-unis, 1940-1941, Revue d'histoire moderne et contemporaine, 2001/1, n° 48-1)
  37. Annales de l'Université de Paris, 1950, vol. 20, p. 209, Revue d'histoire économique et sociale, vol. 1931, 1953, p. 8, The New School history project: University in exile ( liste des intellectuels exilés enseignant à la New School, 1933-1945 ), Jean-François Muracciole, Les Enfants de la défaite: la Résistance, l'éducation et la culture, Les Presses de Sciences Po, 1998, p. 31, Claude Singer, Vichy, l'université et les juifs: les silences et la mémoire, Belles Lettres, 1992 ( Picard est le seul intellectuel juif installé aux Etats-Unis qui manifeste ouvertement sa défiance à l'égard du général de Gaulle selon cet auteur: p. 304 ), Emmanuelle Loyer, op. cit.: cette historienne fait référence à une lettre de Jacques Maritain adressée à Picard en novembre 1941, pour lui demander de quitter l'ELHE à la suite de la publication d'articles de Picard dans des journaux.
  38. ( p. 67 ).
  39. J.O., 6 novembre 1944
  40. Compte-rendu favorable: Revue des études coopératives, 1947. Un compte-rendu très critique: La Pensée, n° 12, mai-juin 1947

Liens externes[modifier | modifier le code]