Edmond de Woodstock

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Edmond de Woodstock (5 août 130119 mars 1330), comte de Kent, est le sixième fils d'Édouard Ier, roi d'Angleterre, et l'un des demi-frères d'Édouard II. Édouard Ier avait prévu d'accorder des terres à Edmond, mais lorsqu'il mourut en 1307, Édouard II ne suivit pas les intentions de son père, en partie à cause des faveurs qu'il accordait à Pierre Gaveston. Edmond resta fidèle à son frère et fut créé comte de Kent en 1321. Il participa activement à l'administration du roi, tant dans le domaine militaire que dans le domaine diplomatique, et en 1322, il aida son frère à écraser la rébellion des barons.

Le mécontentement vis-à-vis d'Édouard ne cessa pourtant de croître, et Edmond en fut peu à peu affecté. Les divergences entre le roi et son frère étaient principalement dues à la préférence qu'accordait Édouard à ses nouveaux favoris, Hugues le Despenser père et fils. En 1326, Edmond rejoignit la rébellion conduite par la reine Isabelle et Roger Mortimer, qui aboutit à la déposition d'Édouard II. Néanmoins, Edmond ne s'entendit pas avec la nouvelle administration, et en 1330, il fut arrêté alors qu'il projetait une autre rébellion et exécuté.

Une fois que le nouveau roi, Édouard III, atteignit l'âge de gouverner et assuma personnellement le contrôle du gouvernement, il annula les charges de trahison à l'encontre de son oncle. Le titre et les terres du comte de Kent furent rendues au fils aîné d'Edmond, Edmond de Kent. Bien qu'il fût officiellement exonéré des crimes qu'on lui avait jadis reprochés, Edmond de Woodstock ne bénéficia pas d'une bonne réputation de son vivant et après sa mort, à cause de ses tribulations politiques incertaines.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille et premières années[modifier | modifier le code]

Édouard Ier d'Angleterre avait eu un grand nombre d'enfants avec sa première épouse, Éléonore de Castille mais un seul fils survécut jusqu'à l'âge adulte — le futur Édouard II. Après la mort d'Éléonore, le roi épousa Marguerite de France avec laquelle il eut deux fils : Thomas de Brotherton (né en 1300) et Edmond, né à Woodstock le 5 août 1301[1]. Le roi avait 62 ans lorsque Edmond naquit[2]. Fils du roi d'Angleterre, Edmond était aussi, par sa mère, petit-fils du roi de France Philippe III le Hardi[1]. Le 7 juillet 1307, lorsque Edmond avait à peine six ans, le roi Édouard mourut, laissant son fils aîné Édouard accéder au trône sous le nom d'Édouard II[3].

Bien que ne résidant pas avec ses deux derniers fils, Édouard Ier avait pris un grand intérêt dans l'éducation des princes et leur bien-être[4]. Avant de mourir, le roi avait promis de fournir à Edmond des terres de son rang. En août 1306, il signa une charte promettant à Edmond une terre dont le revenu annuel serait de 7000 marcs, et en mai 1307, il éleva cette rente à 8000 marcs[5]. Édouard avait probablement l'intention de donner le comté de Norfolk à Thomas et le comté de Cornouailles — laissé vacant après la mort sans descendant d'Edmond de Cornouailles en 1300 — à Edmond[5]. Lorsque Édouard II monta sur le trône, il alla à l'encontre des vœux de son père en accordant la Cornouailles à son favori Pierre Gaveston [6]. D'après la chronique Vita Edwardi Secundi, cet acte fut une grave insulte aux jeunes frères du roi[7]. Édouard II s'arrangea néanmoins pour que son demi-frère reçoive un revenu. Des dons furent accordés à Edmond en 1315 et 1319, lui assurant un revenu de 2000 marcs par an[1]. En mai 1321, Edmond reçut le château de Gloucester, situé dans une position stratégique, et d'autres dons suivirent lorsqu'il fut créé comte de Kent le 28 juillet 1321[8].

La relation proche d'Édouard II avec Gaveston avait toujours été source de conflits à la cour, et l'exécution de Gaveston par un groupe de barons rebelles en 1312 avait failli conduire le pays au bord de la guerre civile[9]. Lorsque Edmond atteignit l'âge adulte, il devint un membre important du cercle restreint qui bénéficiait de la confiance d'Édouard. En 1318, le traité de Leake fut mis en vigueur afin de réconcilier le roi et ses adversaires ; Edmond — il s'agissait de son premier acte public — fut l'un des témoins pour signer le traité[10]. D'autres nominations au sein de l'administration suivirent pour Edmond. Au printemps 1320, il fit partie d'une ambassade auprès du pape Jean XXII en Avignon, où il avait pour mission d'absoudre le roi de son serment de respecter les ordonnances de 1311, mises en place par les barons pour limiter l'autorité royale[10]. À la fin de l'année, Edmond rejoignit son frère à Amiens pour assister à l'hommage fait par Édouard II au roi de France Philippe V le Long[11]. En octobre 1320, Edmond assista à son premier Parlement[1].

La guerre civile[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Guerre des Despenser.

Le conflit politique ne cessa de s'escalader pour aboutir en 1321 à l'éclatement de la guerre civile entre le roi et les barons rebelles. Edmond joua un rôle important dans la suppression de la rébellion. L'opposition baronniale provenait du ressentiment envers les favoris du roi, Hugues le Despenser père et fils[12]. Lorsque le Lord-intendant Bartholomew de Badlesmere fit défection dans le camp des barons, Édouard II nomma le 16 juin 1321 son jeune frère gouverneur des Cinq-Ports à sa place[8]. Au Parlement de juillet 1321, Edmond fit brièvement front avec l'opposition quand il approuva l'exil des Despenser, mais il affirma par la suite qu'il y avait été forcé et fut présent au mois de novembre suivant au Conseil qui annula la décision d'exil[1].

En octobre, Kent fut une nouvelle fois utilisé contre Badlesmere, en prenant part au siège du château de Leeds dans le Kent, qui était également détenu par Badlesmere[1]. Après que Badlesmere fût forcé de capituler, les hostilités reprirent dans les Marches galloises, où le baron Roger Mortimer et d'autres prirent les armes et entrèrent en rébellion ouverte[13]. Une fois que l'imposante armée royale lui fit face, Mortimer fut obligé de se rendre. L'attention du roi se tourna ensuite vers le leader de l'opposition, Thomas de Lancastre. Edmond, qui avait pris part à la campagne des Marches, reçut désormais l'ordre, avec le comte de Surrey, de s'emparer du château de Pontefract, bastion de Lancastre[14]. Le 17 mars 1322, Lancastre fut capturé après sa défaite à Boroughbridge et fut amené à Pontefract[15]. Kent fit partie du tribunal qui le condamna à mort pour haute trahison.

Même après la défaite de Lancastre, les intrigues des rebelles ne cessèrent pas. Edmond fut chargé en janvier 1323 de reprendre le château de Wallingford, que des rebelles avaient saisi pour en libérer les prisonniers. Il s'acquitta de cette tâche avec succès, en recapturant le rebelle Maurice de Berkeley[1]. Pour sa loyauté, Kent fut récompensé en recevant d'autres terres en Galles, auparavant détenues par Roger Mortimer. La plus grande partie des terres confisquées par le roi revint cependant aux Despenser. En 1326, les Despenser père et fils avaient respectivement des revenus de 3800 £ et 7000 £, tandis que celui d'Edmond s'élevait seulement à 1570 £[16].

En Écosse et en France[modifier | modifier le code]

Une fois les conflits domestiques réglés, Édouard II tourna son attention vers l'Écosse. Une campagne militaire majeure fut organisée en août 1322 mais elle s'acheva de manière catastrophique par la mise en déroute des Anglais à la bataille d'Old Byland le 14 octobre 1322[17]. Édouard dut lui-même s'enfuir du champ de bataille pour éviter la capture et Edmond l'accompagna dans sa retraite à York[18]. L'incapacité du roi à gérer la situation écossaise devint évidente. Andrew Harclay, le tacticien qui avait écrasé Lancastre à Boroughbridge et en récompense avait été créé comte de Carlisle et nommé gardien des Marches écossaises, signa un traité de paix avec les Écossais sans l'autorisation du roi en janvier 1323[19]. Quand le roi apprit cela, il ordonna immédiatement l'arrestation de Harclay. Kent fut l'un des juges qui condamna à mort Harclay pour trahison[1]. Harclay éliminé, ses responsabilités pour défendre la frontière furent transmises à Kent, mais la situation restait intenable[8]. Le 30 mai 1323, Kent fit partie du Conseil royal qui décida de négocier une trêve de treize ans avec l'Écosse[1].

Article détaillé : Guerre de Saint-Sardos.

Entretemps, les possessions du roi en France furent menacées par le roi de France. Charles IV le Bel demanda que Édouard lui rende l'hommage pour le duché d'Aquitaine, tout en le menaçant de confisquer le duché, sous prétexte d'une dispute locale impliquant le prieuré de Saint-Sardos[20]. En avril 1324, Edmond et Alexander de Bicknor, évêque de Dublin, furent missionnés en France pour résoudre le problème aquitain[21]. Lorsque la diplomatie échoua, Kent fut nommé par Édouard II lieutenant du roi en France le 20 juillet 1324[1]. Bien que le roi ait promis des renforts à son demi-frère, ceux-ci n'arrivèrent jamais[22]. Au cours de la brève guerre qui suivit, les territoires anglais furent rapidement conquis par les Français et Kent fut assiégé à La Réole. Il tint la place jusqu'au 22 septembre 1324, date à laquelle il fut obligé de se rendre et d'accepter une trêve de six mois[22].

Déposition d'Édouard II[modifier | modifier le code]

Le refus d'Édouard II de rendre l'hommage au roi de France était basé certes sur sa souveraineté royale mais aussi dû à la crainte de la résurgence potentielle de la résistance des barons en son absence[23]. Pour cette raison, il envoya son épouse Isabelle négocier avec le roi Charles, qui était son frère[24]. La reine partit pour la France le 9 mars 1325 et fut rejointe en septembre par son fils aîné, le prince héritier Édouard[25]. Les négociations d'Isabelle furent couronnées de succès et il fut décidé que le prince rendrait l'hommage à la place du roi. Cette cérémonie eut lieu le 24 septembre 1325[1]. Peu après, Kent rejoignit la reine et le prince à Paris. Un cercle d'opposition se formait alors autour de la reine, auquel vint se joindre Mortimer, fugitif en France depuis son évasion de la tour de Londres en 1323. Edmond, auparavant un soutien infatigable du régime de son demi-frère, rallia le complot contre le roi[26]. Bien qu'il se méfiât de Mortimer, sa haine pour les Despenser semblait être encore plus importante[27]. Ignorant les ordres du roi qui lui demandait de retourner en Angleterre, ses terres furent confisquées par la Couronne en mars 1326[1].

La reine Isabelle avec les captifs Hugues le Despenser fils et le comte d'Arundel. Détail d'un manuscrit du XVe siècle.
Article détaillé : Invasion de l'Angleterre (1326).

En septembre 1326, Isabelle et Mortimer envahirent l'Angleterre avec une armée de mercenaires, dont Kent était l'un des commandants[28]. L'invasion reçut le soutien d'un grand nombre de la noblesse anglaise, dont Thomas de Brotherton — frère d'Edmond — et Henry de Lancastre — frère du comte Thomas exécuté en 1322[29]. Edmond assista aux procès des deux Despenser en octobre et novembre. Il fut membre du Conseil qui assura la transition des pouvoirs d'Édouard II — capturé en Galles et incarcéré à Kenilworth — à son fils aîné. Édouard II abdiqua le 20 janvier 1327 en faveur de son fils, proclamé roi sous le nom d'Édouard III[1]. Ce dernier était, à quatorze ans, encore sous le coupe de sa mère et de Mortimer. Il était assisté d'un conseil de régence présidé par le comte de Lancastre et auquel était également présent Kent. Celui-ci reçut en récompense de son aide à renverser Édouard II les terres auparavant détenues par Despenser père ainsi que par Edmund FitzAlan, comte d'Arundel[1]. À l'été 1327, il fut envoyé avec le comte de Lancastre sécuriser le nord du royaume face aux incursions écossaises[30]. Ils furent incapables d'empêcher l'invasion menée par James Douglas qui mit en déroute l'armée royale à Stanhope Park. Kent, à la suite de cet échec, laissa rapidement la garde du nord à Lancastre[31].

Complots contre les régents et exécution[modifier | modifier le code]

Les tensions commencèrent pourtant à apparaître rapidement entre certains barons — dont Kent et Lancastre — et les régents — la reine-mère et Mortimer. C'est ainsi que Édouard II trépassa dans de mystérieuses circonstances dès septembre 1327 au château de Berkeley, alors qu'il était entre les mains de sbires de Mortimer. En octobre 1328, le pays était de nouveau aux bords de la guerre civile. Lancastre refusa d'assister au Parlement et réunit à Winchester ses troupes contre Isabelle et Mortimer[32]. Il fut rejoint par Kent ainsi que Thomas de Brotherton. En janvier 1329, les forces d'Isabelle, sous le commandement de Mortimer, s'emparèrent des forteresses de Lancaster, de Leicester et de Bedford : Isabelle et Édouard III marchèrent rapidement vers le nord. Lancastre se livra à la merci du roi lorsqu'il apprit que les comtes de Kent et de Norfolk l'avaient abandonné[33].

Après sa participation à la rébellion de Lancastre, Edmond devint moins populaire à la cour. Il n'était pourtant pas en disgrâce, puisqu'il fut chargé en janvier 1330 d'accompagner la reine Philippa de Hainaut, la jeune épouse d'Édouard III, à son couronnement. Ses apparitions à la cour se firent de moins en moins fréquentes[1]. Le comte de Kent fut peu après démasqué dans un complot visant prétendument à restaurer Édouard II sur le trône, que la rumeur disait toujours vivant[34]. Il fut plus tard révélé que Mortimer avait mis en place un piège pour faire croire à Kent que le roi déchu était toujours vivant, afin de se débarrasser de son principal adversaire — Lancastre, désormais atteint de cécité, s'étant retiré dans ses terres. Edmond fut jugé par le Parlement convoqué en mars 1330. Condamné à mort pour haute trahison, il fit appel à la clémence du roi en proposant de marcher de Winchester à Londres avec une corde nouée autour du cou en signe de soumission. Pressé par les régents et craignant sans doute pour sa propre vie, Édouard semble avoir accepté avec une grande réticence l'exécution de son oncle. Il y eut une telle opposition à son exécution — fixée le 19 mars — qu'elle fut reportée de cinq heures, car personne ne voulait l'exécuter — tout d'abord en raison de son rang de membre de la famille royale et par ailleurs, parce que l'accusation, prononcée si vite, semblait fort douteuse. Un meurtrier accepta finalement de le faire en échange de sa grâce. Kent fut inhumé le 31 mars 1330 dans l'église des frères dominicains de Winchester[1].

Postérité[modifier | modifier le code]

L'exécution du comte de Kent résonna comme un avertissement à tous ceux qui voudraient s'élever contre le régime des régents. Désormais, Isabelle et Mortimer s'étaient aliénés les barons qui les avaient regardés comme des libérateurs en 1326. Mécontent de l'exécution de son oncle, dont il n'avait pas été informé, le roi planifia la destitution des régents[35]. Le 19 octobre 1330, le roi et les troupes de Lancastre investirent le château de Nottingham, où s'étaient réfugiés Isabelle et Mortimer. Jugé coupable notamment d'avoir précipité l'assassinat judiciaire de Kent, Mortimer fut pendu au gibet de Tyburn le 29 novembre[36]. La reine-mère fut quant à elle internée au château de Castle Rising. Les charges de trahison contre Edmond furent annulées par le Parlement[37]. Son corps fut déplacé dès 1331 dans la cathédrale de Winchester[38]. La veuve, Marguerite Wake, et les enfants d'Edmond furent traités comme des membres de la famille royale. Ainsi, son fils aîné Edmond de Kent hérita du comté de Kent[1]. Lorsqu'il mourut en 1331, son frère cadet Jean devint comte.

Edmond de Woodstock ne fut populaire ni de son vivant, ni après sa mort, à cause de ses retournements d'alliance politique. Sa suite suivait son comportement, s'emparant ainsi de provisions à la campagne en n'offrant que de très faibles compensations en retour, et ne manquait pas de provoquer l'indignation du peuple[1]. Pourtant, il fut prouvé que Edmond avait fait preuve d'une immense loyauté envers son frère Édouard II, malgré le peu de récompenses et de reconnaissance que celui-ci lui accorda[39].

Descendance[modifier | modifier le code]

Edmond épousa Marguerite Wake à Blisworth, dans le Northamptonshire, entre octobre et décembre 1325. Ils eurent comme enfants :

Ascendance[modifier | modifier le code]

Dans la fiction[modifier | modifier le code]

Edmond est un personnage de la suite historique Les Rois maudits, écrite par Maurice Druon. Il apparait dans les tomes 5 et 6, intitulés La Louve de France et Le Lis et le Lion. Kent est interprété par Eric Kruger dans l'adaptation cinématographique de 1972.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q et r Waugh (2004).
  2. Marshall (2006), p. 190.
  3. Prestwich (1997), pp. 556–7.
  4. Marshall (2006), p. 197.
  5. a et b Lawne (2010), p. 28.
  6. McKisack (1959), p. 3.
  7. Lawne (2010), p. 29.
  8. a, b et c Lawne (2010), p. 31.
  9. Prestwich (2007), pp. 188–9.
  10. a et b Lawne (2010), p. 30.
  11. Phillips (1972), p. 192.
  12. Prestwich (2007), pp. 197–8.
  13. Prestwich (2007), p. 198.
  14. McKisack (1959), p. 66.
  15. Maddicott (1970), pp. 311–2.
  16. Lawne (2010), p. 33.
  17. Barrow (1965), p. 317.
  18. Lawne (2010), p. 32.
  19. Phillips (1972), p. 229.
  20. Prestwich (2007), p. 303.
  21. Phillips (1972), p. 232.
  22. a et b Lawne (2010), p. 34.
  23. McKisack (1959), pp. 108–9.
  24. Tuck (1985), p. 88.
  25. Lawne (2010), p. 35.
  26. Prestwich (2007), p. 215.
  27. McKisack (1959), p. 93.
  28. McKisack (1959), pp. 82–3.
  29. Tuck (1985), p. 90.
  30. Burke, John, A general and heraldic dictionary of the peerages of England, Ireland, and Scotland, (Henry Colburn and Richard Bentley:London, 1831), 424.
  31. Tuck (1985), p. 97.
  32. Weir 2006, p. 322.
  33. Tuck (1985), pp. 99–100.
  34. McKisack (1959), p. 100.
  35. Given-Wilson (1996), p. 33.
  36. Prestwich (2007), pp. 223–4.
  37. Tuck (1985), p. 103.
  38. Lawne (2010), p. 47.
  39. Lawne (2010), pp. 46–7.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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  • Noël Denholm–Young, The Country Gentry in the Fourteenth Century: With Special Reference to the Heraldic Rolls of Arms, Oxford, Clarendon, (ISBN 0198223013)
  • Chris Given-Wilson, The English Nobility in the Late Middle Ages, London, Routledge, (ISBN 0415148839, lire en ligne)
  • Roy Martin Haines, King Edward II: Edward of Caernarfon, His Life, His Reign, and Its Aftermath, 1284–1330, Montréal, Londres, McGill-Queens University Press, (ISBN 9780773524323, lire en ligne)
  • Penny Lawne, Fourteenth Century England VI, Boydell & Brewer, (ISBN 9781843835301, lire en ligne), « Edmund of Woodstock, Earl of Kent (1301–1330): a study of personal loyalty », p. 27–48
  • Alison Marshall, The Reign of Edward II: New Perspectives, Boydell & Brewer, (ISBN 9781903153192), « The childhood and household of Edward II's half-brothers, Thomas of Brotherton and Edmund of Woodstock », p. 190–204
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  • John Maddicott, Thomas of Lancaster, 1307–1322, Oxford, Oxford University Press, (ISBN 0198218370, OCLC 132766)
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  • Scott L. Waugh, Edmund, first earl of Kent (1301–1330), Oxford, Oxford University Press, (DOI 10.1093/ref:odnb/8506)