Thomas de Brotherton

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Thomas de Brotherton (1er juin 1300 - 4 août 1338), comte de Norfolk, est le cinquième fils d'Édouard Ier, roi d'Angleterre et de sa seconde épouse, Marguerite de France. Il occupe le poste de comte-maréchal d'Angleterre.

Enfance[modifier | modifier le code]

Thomas de Brotherton est né le 1er juin 1300 au manoir de Brotherton, dans le Yorkshire, alors que sa mère se rendait à Cawood pour y accoucher[N 1]. Selon l'historienne Lisa Hilton, Marguerite se trouvait au château de Pontefract et était en train de suivre une chasse lorsque les premières douleurs eurent lieu[1]. Le chroniqueur William Rishanger affirme que l'accouchement a été difficile, ce qui a conduit Marguerite à prier Thomas Becket. Le nouveau nourrisson est ainsi baptisé en l'honneur de Thomas Becket[2].

Le roi Édouard Ier se dépêche auprès de son épouse et le présente aux barons avec deux berceaux. Un an plus tard nait un second fils, Edmond de Woodstock. Les deux garçons sont supervisés par des nourrices jusqu'à l'âge de six ans. Comme leurs parents, les deux enfants apprennent à jouer aux échecs et à pratiquer l'équitation. Ils ont souvent droit aux visites, dont celles de leur demi-sœur Marie de Woodstock, qui est nonne. Leur mère accompagne souvent leur père lors de ses campagnes militaires en Écosse mais s'informe de leur bien-être[1].

Édouard Ier meurt en 1307, alors que Thomas a tout juste 7 ans. Le demi-frère des deux garçons devient roi sous le nom d'Édouard II. Thomas est héritier du trône jusqu'à la naissance de son neveu, le futur Édouard III, en 1312. Édouard Ier avait prévu pour Thomas le titre de comte de Cornouailles, mais Édouard II l'accorde à son favori Piers Gaveston. Quand Thomas atteint l'âge de 10 ans, Édouard II assigne à son frère Edmond et à lui les terres de Roger Bigod, comte de Norfolk, mort sans héritier en 1306.

Carrière[modifier | modifier le code]

En 1312, Thomas reçoit le titre de comte de Norfolk. Il est fait comte-maréchal d'Angleterre le 10 février 1316. Quand son frère part se battre en Écosse, il reçoit la garde du royaume. Il est connu pour avoir un tempérament violent. Il est l'une des nombreuses victimes de l'avarice d'Hugues le Despenser, qui s'empare d'une partie des terres du jeune comte. Thomas s'allie à la reine Isabelle de France et à Roger Mortimer quand ils envahissent l'Angleterre en 1326, et est l'un des juges qui condamnent les Despenser. Lorsque le jeune Édouard III atteint sa majorité et prend en main le gouvernement du royaume, Thomas devient un de ses principaux conseillers. En sa capacité de comte-maréchal, Thomas commande l'aile gauche de l'armée anglaise au cours de la bataille de Halidon Hill le 19 juillet 1333.

Il meurt en septembre 1338, et est inhumé dans l'abbaye de Bury St. Edmunds. Sa fille aînée Margaret hérite du comté de Norfolk. Plus tard, en 1397, elle est créée duchesse de Norfolk.

Mariages et descendance[modifier | modifier le code]

Il épouse en premières noces, probablement en 1319, Alice de Hales, fille de Sir Roger de Hales et d'Alice Skogan. Sa première épouse passait pour être d'une grande beauté. Son père est coroner de Norfolk et chargé de percevoir et de protéger les impôts du roi. Thomas et Alice ont trois enfants :

  • Édouard (v.1320 † 1334)
  • Margaret (v. 1320 † 1399), comtesse, puis duchesse de Norfolk, mariée en 1327 à Jean Segrave (1306 † 1353), puis avant 1354 à Gautier de Mauny († 1372)
  • Alice (1324 † 1352)

Alice de Hales meurt en 1330, et une fondation est créée pour le salut de son âme à Bosham, dans le Sussex.

Thomas se remarie avant le 28 mars 1335 à Mary de Brewes, veuve de Ralph de Cobham. Ils n'ont aucun descendant.

Ascendance[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Thomas est né dans le bâtiment principal, plus tard démoli pendant les années 1930, bien que l'aile du XVIIe siècle existe toujours.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Hilton 2008, p. 240.
  2. Waugh 2004.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Rowena E. Archer, Brotherton, Margaret, suo jure duchess of Norfolk (c.1320–1399),
  • George Edward Cokayne, The Complete Peerage, edited by H.A. Doubleday and Lord Howard de Walden, vol. 9, Londres, St. Catherine Press, , p. 596–9
  • Lisa Hilton, Queens Consort, England's Medieval Queens, London, Weidenfeld & Nicholson, (ISBN 978-0-7538-2611-9), p. 240
  • Douglas Richardson, Plantagenet Ancestry: A Study in Colonial and Medieval Families, vol. 2, Salt Lake City, Kimball G. Everingham, (ISBN 1449966349)
  • Douglas Richardson, Magna Carta Ancestry: A Study in Colonial and Medieval Families, vol. 4, Salt Lake City, Kimball G. Everingham, (ISBN 1460992709)
  • Scott L. Waugh, Thomas, first earl of Norfolk (1300–1338),