Donbass

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Le Donbass (en jaune) à l'est de l'Ukraine
Les oblasts de Donetsk et de Loughansk au sein de l'Ukraine orientale, qui selon l'acception contemporaine inclut la région du Donbass

Le Donbass (en ukrainien : Донецький басейн, Donetskyi basein ; en russe : Донецкий каменноугольный бассейн, Donetski kamennoougol’ny basseïn ; littéralement le « bassin houiller du Donets ») est un bassin houiller, partagé entre l'Ukraine et la Russie, situé entre la mer d'Azov et le fleuve Don. C'est une région économique et culturelle importante de l'Ukraine, qui comprend deux oblasts (provinces) de l'est du pays : l'oblast de Donetsk et l'oblast de Louhansk. Elle recouvre approximativement la portion de la steppe pontique dont l'appellation géographique savante était Méotide, à laquelle le nom de Donbass s'est complètement substitué depuis l'époque soviétique. La ville de Donetsk est considérée comme la capitale officieuse du Donbass.

Il y a de nombreuses délimitations géographiques de ce bassin, aucune n'étant d'ailleurs officiellement reconnue. La définition la plus courante aujourd'hui est celle qui la confond avec la réunion des oblasts ukrainiens de Donetsk et de Louhansk, quoique les veines de charbon historiques n'en recouvrent qu'une partie, tout en débordant sur l'Oblast de Dnipropetrovsk et la Russie méridionale[1]. L’Eurorégion de même nom rassemble les oblasts de Donetsk et de Louhansk en Ukraine et l’Oblast de Rostov en Russie[2].

Étymologie[modifier | modifier le code]

Ce toponyme est un mot-valise signifiant bassin (minier) du Donets (ukrainien : Донецький басейн, translittéré Donetskyi basein; russe : Донецкий бассейн, Donetskiy bassein), le Donets étant une rivière[3].

Histoire et témoignages[modifier | modifier le code]

Pauvres récoltant le charbon par Nikolaï Kasatkine (Donbass, 1894).

De l'époque des Tatars à la Révolution industrielle[modifier | modifier le code]

La steppe appelée Donbass au début du XXe siècle, appartenait aux Tatars de Crimée avant l'arrivée des Cosaques du Don, au cours de la seconde moitié du XVIIe siècle[4]. Jusqu'à la conquête russe, dans les années 1770, le contrôle de la région était partagé entre un hetmanat cosaque (majoritairement ukrainien) et le Khanat de Crimée[5] (vassal de l'Empire ottoman). Sous l'Empire russe, la Méotide (Мэотіда en ukrainien, Майетида en russe) formait la frontière historique entre la Zaporoguie et les terres colonisées par les Cosaques du Don.

Sloviansk, la première ville de cette région, émergea en 1676 pour permettre l'exploitation des mines de sel-gemme. Les conquérants nommèrent les territoires conquis « Nouvelle Russie » (Novorossiya). Lors de la Révolution industrielle, dans les années 1870, on commença à exploiter les vastes ressources en houille de la région, découvertes dès 1721[6]. C'est alors que le toponyme de Donbass est apparu, quoique la région dépendît administrativement des ouiezd de Bakhmout, de Slovianserbsk et de Marioupol, au sein du Gouvernement de Iekaterinoslav. La prospérité de l’industrie houillère conduisit à une explosion démographique dans la région, notamment par l'arrivée de colons russes[7].

Donetsk, qui est aujourd'hui la métropole de la région, a été fondée en 1869 par l'industriel gallois John James Hughes. Le Donbass fut dès lors un important bassin houiller et s'imposa comme un des bastions de l'industrie lourde[8],[9] sur le site de la vieille ville zaporogue d’Olexandrivka. Hughes y établit un laminoir et mit en exploitation les premiers charbonnages de la région. La ville prit d'abord le nom de Youzovka. Sa prospérité déchaîna un exode rural massif drainant les gouvernements de l'Empire russe périphériques[3].

Selon le Recensement de l'Empire russe de 1897, les Ukrainiens ethniques représentaient 52,4% de la population de la région, et les Russes[10] 28,7 %. Les Grecs, les Allemands, les Juifs et les Tatars, alors les principales minorités ethniques du Donbass, comptaient pour 36,7 % de la population dans le district cosmopolite de Marioupol[11].

L'ère soviétique[modifier | modifier le code]

Affiche de propagande soviétique (1921) proclamant le Donbass « cœur de la Russie. »

Conséquence de la guerre civile russe (1917–22), le Donbass, comme d’autres territoires habités par des Ukrainiens, fut annexé à la République socialiste soviétique d'Ukraine. Les cosaques de la région furent soumis à une « décosaquisation » entre 1919 et 1921[12]. Une décennie plus tard, le pays fut à nouveau décimé par la famine (Holodomor) de 1932–33 et la politique de russification de Joseph Staline. De nombreux paysans ukrainiens, réticents à se laisser priver de leurs moyens de production par les autorités soviétiques, furent catalogués par le NKVD comme koulaks, et la propagande les accusa d'être des « affameurs du peuple[13],[14] » alors qu'ils faisaient eux-mêmes parties des victimes de la famine[15]. Selon l’Association des Ukrainiens de Grande-Bretagne, la population de ce qui est aujourd'hui l’Oblast de Louhansk se serait alors effondrée de 25%, et celle de l’oblast de Donetsk, de 15 à 20%[16]. Selon d’autres estimations, 81,3% des victimes de la famine en RSS d'Ukraine auraient été Ukrainiens, et 4.5% Russes[17].

Au cours des années précédant la Deuxième Guerre mondiale, ce bassin minier était en proie à la misère et aux pénuries ; la recherche permanente de « saboteurs » par le NKVD désorganisait la production et décourageait toute initiative et prise de risque, tandis que le « stakhanovisme » se traduisait pour les ouvriers par un allongement de la journée de travail, et les récalcitrants étaient arrêtés[18] et déportés en Sibérie ; leurs remplaçants manquaient de formation[19].

Lors de l'Opération Barbarossa, Hitler, considérant que les ressources du Donbass étaient un atout décisif, donna l'ordre de mobiliser un maximum de forces pour s'en emparer, et les Nazis mirent la région en coupe réglée entre 1941 et 1942[20] : en outre des milliers d’ouvriers furent envoyés au travail forcé vers les usines d'Allemagne. Dans ce qu’on appelait alors l’oblast Stalino (qui est aujourd'hui l’oblast du Donetsk), 279 000 personnes trouvèrent la mort au cours de l’occupation, et pour l’oblast de Vorochilovgrad (aujourd’hui l’oblast de Louhansk), 45 649 victimes[21]. La reconquête du Donbass par les armées du général Ieremenko a lieu en août 1943. La guerre avait prélevé son tribut, laissant la région à la fois ravagée et dépeuplée.

Lors de la période de reconstruction du Donbass, après la Deuxième Guerre mondiale, de nombreux ouvriers russes sont venus repeupler la région, bouleversant une fois de plus sa composition culturelle : en 1926 en effet, il n'y avait encore que 639 000 Russes[22] ; mais dès 1959, cette population avait plus que doublé, passant à 2,55 millions. Les réformes scolaires de 1958–59, qui prohibaient la langue ukrainienne au Donbass, ont accéléré cette russification[23],[24]. Lors du Recensement soviétique de 1989, 45% de la population du Donbass se revendiquait d’appartenance russe[25].

L’Ukraine indépendante[modifier | modifier le code]

Monument aux Cosaques du Don à Louhansk : « Aux fils glorieux de la Liberté »

Lors du référendum de 1991 pour l’indépendance de l’Ukraine, 83,9% des électeurs de l’oblast de Donetsk et 83,6% de l’oblast de Louhansk ont voté oui[26] mais cette indépendance s'est soldée par une détérioration sévère de l’économie du Donbass : dès 1993, la production industrielle s'était effondrée, et les salaires s’étaient affaissés en moyenne de 80% par apport à 1990. Le Donbass s'enfonça dans la crise, et le ressentiment se concentra contre le nouveau gouvernement de Kiev. Les mineurs du Donbass se mirent en grève en 1993, amorçant un conflit que l'historien Lewis Siegelbaum a qualifié de « lutte entre le Donbass et le reste du pays. » L'un des meneurs a déclaré que les gens du Donbass avaient voté pour l’indépendance parce qu'ils voulaient « rendre le pouvoir aux structures locales, aux entreprises et aux villes, et non pour un pouvoir centralisé simplement déconcentré de Moscou à Kiev[26]". »

Cette grève a été suivie en 1994 par un référendum consultatif portant sur diverses questions constitutionnelles dans les oblasts du Donetsk et de Louhansk, organisé en même temps que les premières élections législatives de l’Ukraine indépendante[27]. On demandait entre autre si le russe devait devenir une langue officielle en Ukraine ; si le russe devait être la langue administrative dans les oblasts de Donetsk et de Louhansk ; si l'Ukraine devait devenir un état fédéral, et si elle devait être associée plus étroitement à la Communauté des États Indépendants[28]. Près de 90% des électeurs votèrent en faveur de ces propositions[29], mais aucune ne fut adoptée : l’Ukraine demeura un état centralisé, ayant pour seul langue officielle l'ukrainien[25]. Néanmoins, les grévistes du Donbass ont obtenu plusieurs concessions de Kiev, soulageant ainsi la crise économique dans la région[26].

Les grèves se multiplièrent tout au long des années 1990, malgré un recul des aspirations à l'autonomie. Avec la suppression des fonds d'aide à l'industrie lourde du Donbass, plusieurs usines ont cessé leur activité, et sous la pression des réformes exigées par la Banque mondiale, le gouvernement ukrainien s'est vu contraint de fermer plusieurs mines[26]. Le président Leonid Koutchma, vainqueur de l’élection présidentielle de 1994 grâce au soutien du Donbass et des autres régions d'Ukraine orientale, a été réélu[26] en 1999 : il avait en effet rétabli les mesures d'aides financières au Donbass[26] ; quant aux branches encore rentables de l'industrie nationale, elles furent privatisées et, moyennant une corruption rampante, tombèrent au début des années 2000 aux mains d'une petite coterie régionale désignée comme « les oligarques » : il y a parmi ces hommes Viktor Ianoukovytch et Rinat Akhmetov. L'historien de la région, Hiroaki Kuromiya, décrit ces oligarques comme le « clan du Donbass[26]. » Cette pratique clientéliste a fait du Donbass « la région la moins démocratique et la plus sinistre d’Ukraine[26]. »

Au cours de la décennie suivante, pour le reste de l'Ukraine, le Donbass passa pour une région arriérée, à la culture mafieuse, et un vivier de sécessionnistes pro-soviétiques ; c'est ainsi que dans un article de Narodne slovo, l'éditorialiste Viktor Tkachenko écrivait en 2005 que le Donbass était le repaire d'une « cinquième colonne », et que le fait de parler ukrainien dans la région n'était "« bon ni pour la santé ni pour la survie[30]. » En dépit de cette image, les enquêtes menées au cours des années 1990-2010 ont montré qu'une large majorité d'habitants restait favorable au maintien au sein de l'Ukraine[31].

La crise ukrainienne[modifier | modifier le code]

En mars 2014, au terme de la Crise ukrainienne, de vastes zones du Donbass se trouvèrent en proie aux émeutes. Par la suite, la situation évolua vers une véritable guerre entre les séparatistes pro-russes affiliés aux républiques populaires du Donetsk et Lougansk, et le gouvernement ukrainien post-révolutionnaire. Avant cette guerre, le Donbass était la région la plus densément peuplée d’Ukraine hormis sa capitale, Kiev, et la ville de Donetsk (jusque-là la cinquième plus grande ville d’Ukraine) était considérée comme sa capitale officieuse. Elle comptait d'autres métropoles (plus de 100 000 habitants) : Louhansk, Marioupol, Makiivka, Horlivka, Kramatorsk, Sloviansk, Alchevsk, Sievierodonetsk et Lyssytchansk. Depuis, c'est la ville de Kramatorsk qui, par intérim, fait office de chef-lieu de l’Oblast de Donetsk ; quant au chef-lieu de l’Oblast de Louhansk c’est la ville de Severodonetsk. Du côté des séparatistes, Donetsk, Makiivka, et Horlivka sont les plus grosses villes de la République populaire de Donetsk ; Louhansk et Alchevsk sont les plus grosses villes de la République populaire de Lougansk.

Démographie et politique[modifier | modifier le code]

Districts à majorité de locuteurs russes (en rouge ; recensement de 2001)

Actuellement, le Donbass est une région majoritairement russophone, avec une majorité d'Ukrainiens ethniques et une forte minorité de Russes. Jusqu'à la crise ukrainienne de 2013–14, la politique y était dominée par le « Parti des Régions », détenteur de 50% des suffrages au Donbass lors des Élections législatives de 2008 en Ukraine. Les têtes de liste de ce parti, tels l'ex-président ukrainien Viktor Ianoukovytch, sont originaires du Donbass.

Les résidents d'origine russe se concentrent dans les grands centres urbains. Dans les oblasts de Donetsk et de Louhansk, ils utilisent le russe qui est leur langue maternelle, et qui, étant parlé par de nombreux Ukrainiens, y sert de lingua franca. L’importance de la langue russe dans les villes d'Ukraine orientale remonte à l'ère industrielle, qui a provoqué l'exode rural de nombreux Russes des régions voisines (en particulier depuis l’oblast de Koursk). C'est ainsi que lors du recensement de 1897, près de 63,17% de la population de Kharkov était d'origine russe. La question de savoir si ces ruraux ont été forcés de rejoindre la population d'Ukraine après la formation de l'Union Soviétique, ou si les Ukrainiens ont été exterminés par une famine prétendument organisée par le régime de Staline (Holodomor) reste très controversée, et elle est en tout cas irrecevable pour les habitants de ces deux oblasts. Presque tous les juifs qui n'avaient pas fui ont été déportés ou exécutés au cours de l'occupation allemande de 1942-43.

La proportion des russophones dépasse celle des Russes ethniques : 74,9% dans le Donetsk, 68,8% à Louhansk[32] alors que dans ces régions ukrainiennes, en 2001, les minorités de russes ethniques pesaient pour 39 % dans l’oblast de Louhansk et 38,2% dans celui de Donetsk[33].

Le Donbass compte aussi une importante communauté musulmane, représentant jusqu'à 20% de la population dans certaines zones[33].

Le processus de russification dans l’oblast de Donetsk: les trois colonnes du haut donnent les évolutions linguistiques ; celles du bas, la composition nationale.
  •      Russe
  •      Ukrainien
  •      divers
(selon les recensements officiels de 1897, de 1926 et de 2001.

Selon le linguiste George Chevelov, au début des années 1920, la proportion de collèges et lycées enseignant l’ukrainien était inférieure à la proportion des Ukrainiens ethniques dans le Donbass[34] (malgré un décret de l'Union Soviétique relatif aux écoles de la RSS d'Ukraine, dans le cadre de la politique d'Ukrainisation[35] ).

Les sondages portant sur les identités régionales en Ukraine ont montré que près de 40% des résidents du Donbass se réclament d'une « identité soviétique[36]. » Roman Horbyk de l’Université de Södertörn, écrit à ce propos que « leurs institutions inachevées et archaïques » ont privé les résidents du Donbass, « paysans accourus de toutes les régions voisines d'Ukraine et de Russie vers les mines et les usines, d'une identité nouvelle à la fois urbaine et nationale[34]. »

Économie[modifier | modifier le code]

L’économie du Donbass est dominée par l’industrie lourde : charbonnages et sidérurgie ; et si la production annuelle de houille a nettement décru depuis les années 1970, le Donbass demeure un important producteur. L’extraction de charbon dans le Donbass a conduit à creuser des mines très profondes : l’extraction de lignite intervient à une profondeur de 600 m ; celle d’anthracite et de charbon bitumineux, matériaux plus nobles, vers 1 800 m de profondeur[6]. Jusqu'au début de la guerre, au mois d'avril 2014, les oblasts de Donetsk et de Louhansk produisaient à eux seuls près de 30% des exportations de l’Ukraine[37].

Terrils miniers le long du Kalmious dans le Donetsk.

Les mines de charbon du Donbass, compte tenu de leur profondeur, des fréquents coup de grisou et de poussière, des risques d’effondrement, enfin de la vétusté des infrastructures[38] sont parmi les plus dangereuses au monde. Depuis la fin des années 2000, les mines clandestines, encore plus dangereuses, se sont multipliées à travers la région[8],[9].

L’exploitation intensive des mines de charbon et l’activité sidérurgique du Donbass ont gravement porté atteinte à l’environnement. Les principaux problèmes de la région sont la carence en eau potable et la contamination par les eaux d'exhaure ; la pollution de l’air autour des cokeries et des laminoirs ; enfin la pollution de l’air et de l’eau par les terrils et leur instabilité.

À cela s’ajoute que plusieurs décharges de déchets chimiques du Donbass ne sont pas surveillées : elles constituent une menace permanente pour l’environnement. Enfin, il faut aussi mentionner un héritage de l’ère soviétique : le projet de minage nucléaire de 1979 (Ядерний вибух у Донецькій області) à Ienakiieve.

Personnalités liées à la région[modifier | modifier le code]

Le Donbass est la région natale de Viktor Ianoukovytch, qui fut président d'Ukraine.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Hiroaki Kuromiya, Freedom and Terror in the Donbas: A Ukrainian-Russian Borderland, 1870s–1990s, Cambridge University Press,‎ (ISBN 0521526086, lire en ligne), p. 12–13
  2. « Euroregion Donbass », sur Association of European Border Regions (consulté le 12 mars 2015)
  3. a et b D'après O. Klinova,, « If instead of head, there is a gunshell : How the Donbass identity was formed », Ukrayinska Pravda (Istorychna Pravda,‎ (lire en ligne)
  4. D'après Ivan Katchanovski, Zénon E. Kohut, Bogdan Y. Nebesio et Miroslav Yourkevitch, Historical Dictionary of Ukraine,‎ (ISBN 081087847X, lire en ligne), p. 135-136.
  5. D’après Hiroaki Kuromiya, Freedom and Terror in the Donbas: A Ukrainian-Russian Borderland, 1870s–1990s, Cambridge University Press,‎ , 11–13 p. (ISBN 0521526086)
  6. a et b coll., Encyclopædia Britannica,‎ , « Donets Basin »
  7. Andrew Wilson, « The Donbas between Ukraine and Russia: The Use of History in Political Disputes », Journal of Contemporary History, vol. 30, no 2,‎ , p. 274 (lire en ligne)
  8. a et b « The coal-mining racket threatening Ukraine's economy », sur BBC News,‎ (consulté le 18 septembre 2013)
  9. a et b Kateryna Panova, « Illegal mines profitable, but at massive cost to nation », Kyiv Post,‎ (lire en ligne)
  10. Hiroaki Kuromiya, Freedom and Terror in the Donbas: A Ukrainian-Russian Borderland, 1870s–1990s, Cambridge University Press,‎ (ISBN 0521526086), p. 41–42
  11. (en) « Le premier recensement général de l'Empire russe (1897) − décomposition de la population par langue maternelle et districts des 50 gouvernements de la Russie d’Europe », Démoscope Weekly, no 647-648,‎ 15 au 30 juin 2015 (lire en ligne)
  12. « Soviet order to exterminate Cossacks is unearthed », sur Université d’York,‎ (consulté le 11 septembre 2014) : « Dix mille Cosaques ont été systématiquement massacrés en l'espace de quelques semaines au cours du mois de janvier 1919 [...] et s’il est vrai que cet effectif est négligeable au regard des victimes du reste de la Russie, il n'en constitue pas moins l’un des facteurs essentiels de la disparition des Cosaques en tant que nation. »
  13. (pl) Robert Potocki, Polityka państwa polskiego wobec zagadnienia ukraińskiego w latach 1930–1939, Lublin, Instytut Europy Środkowo-Wschodniej,‎ (ISBN 978-8-391-76154-0)
  14. Piotr Eberhardt, Ethnic Groups and Population Changes in Twentieth-Century Central-Eastern Europe, Armonk (New York), M. E. Sharpe,‎ (ISBN 0-7656-0665-8), p. 208–209
  15. Sheila Fitzpatrick, Le Stalinisme au quotidien : la Russie soviétique dans les années 1930, Flammarion, 2002, p. 75-76.
  16. « The Number of Dead », sur Association of Ukrainians in Great Britain (consulté le 21 septembre 2014)
  17. Sergeï Maksoudov, "Losses Suffered by the Population of the USSR 1918–1958", in The Samizdat Register II, ed. R. Medvedev (Londres et New York, 1981)
  18. Hiroaki Kuromiya, Freedom and Terror in the Donbas: A Ukrainian-Russian Borderland, 1870s-1990s, Cambridge University Press,‎ (ISBN 0521526086), p. 253-255
  19. Sheila Fitzpatrick, Le Stalinisme au quotidien : la Russie soviétique dans les années 1930, Flammarion, 2002.
  20. Hiroaki Kuromiya, Freedom and Terror in the Donbas: A Ukrainian-Russian Borderland, 1870s-1990s, Cambridge University Press,‎ (ISBN 0521526086), p. 251
  21. Hiroaki Kuromiya, Freedom and Terror in the Donbas: A Ukrainian-Russian Borderland, 1870s-1990s, Cambridge University Press,‎ (ISBN 0521526086), p. 273
  22. Andrew Wilson, « The Donbas between Ukraine and Russia: The Use of History in Political Disputes », Journal of Contemporary History, vol. 30, no 2,‎ , p. 275 (lire en ligne)
  23. D'après L.A. Grenoble, Language Policy in the Soviet Union, Springer Science & Business Media,‎ (ISBN 1402012985)
  24. Bohdan Krawchenko, Social change and national consciousness in twentieth-century Ukraine, Macmillan,‎ (ISBN 0333361997)
  25. a et b Don Harrison Doyle, Secession as an International Phenomenon: From America's Civil War to Contemporary Separatist Movements, University of Georgia Press,‎ , 286–287 p. (ISBN 0820330086)
  26. a, b, c, d, e, f, g et h Oliver Schmidtke et Hiroaki Kuromiya, Europe's Last Frontier?, New York, Palgrave Macmillan,‎ (ISBN 0-230-60372-6), p. 103-105
  27. Kataryna Wolczuk, The Moulding of Ukraine, Central European University Press,‎ (ISBN 9789639241251, lire en ligne), p. 129–188
  28. Hryhorii Nemyria, Regional Identity and Interests: The Case of East Ukraine, Between Russia and the West: Foreign and Security Policy of Independent Ukraine, Studies in Contemporary History and Security Policy,‎
  29. Bohdan Lupiy, « Ukraine And European Security - International Mechanisms As Non-Military Options For National Security of Ukraine », Individual Democratic Institutions Research Fellowships 1994–1996, North Atlantic Treaty Organization (consulté le 21 septembre 2014)
  30. Hiroaki Kuromiya (trad. Oliver Schmidtke), Europe's Last Frontier?, New York, Palgrave Macmillan,‎ (ISBN 0-230-60372-6, lire en ligne), p. 102-103
  31. Hiroaki Kuromiya, op. cit., pp. 108-111
  32. Recensement de 2001 : les langues.
  33. a et b « About number and composition population of UKRAINE by data All-Ukrainian population census 2001 data », sur Commission Nationale des Statistiques d’Ukraine,‎ 2004
  34. a et b Games from the Past: The continuity and change of the identity dynamic in Donbass from a historical perspective , Université de Södertörn (19 mai 2014)
  35. Cf. Lenore Grenoble, Language Policy in the Soviet Union, Springer Science+Business Media,‎ (ISBN 978-1-4020-1298-3), p. 84.
  36. Cf. Taras Kuzio, « Soviet conspiracy theories and political culture in Ukraine:Understanding Viktor Yanukovych and the Party of Region », Communist and Post-Commnist Studies, no 44,‎ , p. 221-232 (DOI 10.1016/j.postcomstud.2011.07.006, lire en ligne)
  37. Oliver Schmidtke et Hiroaki Kuromiya, Europe's Last Frontier?, New York, Palgrave Macmillan,‎ (ISBN 0-230-60372-6), p. 97
  38. D'après S. Grumau, « Coal mining in Ukraine. », Economic Review, no 44,‎ (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]