Chazeuil (Nièvre)

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Chazeuil
Chazeuil (Nièvre)
L'église Saint-Denis de Chazeuil.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Nièvre
Arrondissement Clamecy
Intercommunalité Communauté de communes Tannay-Brinon-Corbigny
Maire
Mandat
Armelle Hameau
2020-2026
Code postal 58700
Code commune 58070
Démographie
Gentilé Chazuilois, Chazuiloises
Population
municipale
58 hab. (2018 en augmentation de 18,37 % par rapport à 2013)
Densité 13 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 16′ 38″ nord, 3° 24′ 09″ est
Altitude Min. 227 m
Max. 382 m
Superficie 4,61 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Corbigny
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Chazeuil
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Chazeuil

Chazeuil est une commune française située dans le département de la Nièvre, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Ses habitants sont les Chazuilois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Sa superficie est de 461 ha, la commune est propriétaire de 8 ha de bois et de 20 ha de terres dans le Canard, lequel se jette dans le Beuvron. À l’écart des routes principales, la commune s’étire le long de la vallée verdoyante du Porteau, à partir de sa source, et sur lequel sont situés deux lavoirs.

Géologie[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Villages, hameaux, lieux-dits, écarts[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Chazeuil est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3]. La commune est en outre hors attraction des villes[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (89,9 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (89,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (62,6 %), prairies (27,3 %), forêts (10,1 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune peut s'expliquer de plusieurs façons :

  • casottum, petite maison, dérivé du latin casa, maison ;
  • cassus oculus (cas-ottum, petite maison) puis Chazeuil-Lavault (la vallée) ;
  • chazel ou chazeau, métairie[8].

On relève les occurrences suivantes : Chazuil (1231), Chassum (1287), Cura de Casso Oculo (1478), Chaseul (1484) et Chazeuille (1778)[9].

Histoire[modifier | modifier le code]

  • La première mention du nom de la commune date de 1231 : Chazuil.
  • Le 23 avril 1740, Étienne Despatys, conseiller au bailliage et siège présidial d’Auxerre, fait l’acquisition pardevant notaire du fief de Chazeuil[10].
  • En 1901[11], le nombre d'habitants de Chazeuil, qui compte 83 maisons, s'élève à 202 individus. La commune compte un instituteur public, deux cantonniers (communal et départemental), deux gardes champêtres (dont un privé), une garde-barrière et un poseur[12] au PLM (ancienne compagnie des chemins de fer). Il n’y a que deux commerçants : un aubergiste et un marchand de moutons. Les artisans sont plus nombreux : 5 ouvriers maçons, 2 sabotiers, 1 couvreur, 2 couturières, 2 lingères (employées par les sœurs de Chevannes). La profession la plus représentée est celle de propriétaire-cultivateur (22), suivie par les ouvriers et journaliers agricoles (20), les agriculteurs ou domestiques à gages (13), les fermiers (2). On recense également dans la commune 1 charbonnier, 1 vigneron, 1 propriétaire- carrier, 1 propriétaire-berger et... 2 rentiers. Au total, on relève à Chazeuil 21 professions différentes. On n’y trouve, selon le recensement de 1901, ni médecin ni notaire ni sage-femme. Comme dans bon nombre de communes nivernaises, les familles du village accueillent des enfants assistés de la Seine : ils sont 7.

Curé[modifier | modifier le code]

  • Pierre Molin (1687)[13].

Seigneurs[modifier | modifier le code]

  • 1641 : le seigneur de Chazeuil s'appelle Jehan Jarreau et vit aux Duprés à Colméry[14].
  • Armand des Bordes, écuyer, gendarme du roi, sieur de Chazeuil en partie (1664) ; Jean Jarreau, sieur de Chazeuil (1664) ; prieur de Saint-Révérien (1687) ; Michel Fremin (1714) [13].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2007 2014 Daniel Barbier   Retraité
2014 En cours Armelle Poras-Hameau    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[16].

En 2018, la commune comptait 58 habitants[Note 2], en augmentation de 18,37 % par rapport à 2013 (Nièvre : −4,36 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
239271253268293270270312338
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
307303272279291307278224223
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
20019116614412010811011087
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
736673543951685461
2018 - - - - - - - -
58--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2006[18]. |recens-prem=20.)
Histogramme de l'évolution démographique

L'habitat[modifier | modifier le code]

Les noms donnés à d’importants domaines château d’en bas, château d’en haut, ne font que conforter l’importance prise au XIXe siècle par la bourgeoisie rurale, en l’absence de véritable demeure seigneuriale.

La paroisse[modifier | modifier le code]

La paroisse fut fondée au IXe siècle par l’évêque Eumène de Nevers, qui était propriétaire du château de la commune voisine : Arthel.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux

Jusqu’à la Révolution, l’église Saint-denis du XVe siècle est placée sous la nomination du prieuré de Saint-Révérien. Elle conserve quelques caractéristiques du gothique tardif comme son portail ouvrant dans un clocher-porche, il est surmonté d’un tympan ogival vitré qui repose sur deux doubles colonnettes. Le plan est simple, sans travée. Chœur à deux travées droites voûtées d'ogives, précédée par une nef charpentée. Dans l’ancien cimetière, proche de l’église, quatre tombes en pierre sont étrangement dressées. Elle a été restaurée en 1994 (ravalement et toiture).

Dans l’église :

  • Vitrail du chœur du XIXe siècle. Ce vitrail, comme les deux autres qui l’entourent, est en partie orné de feuilles d’acanthe.
  • Statue de saint Denis du XVIe siècle. En pierre polychrome (H 90 cm).
  • Statue de la Vierge à l’Enfant de la fin du XVIe siècle. En pierre polychrome (H 90 cm).
  • Plaque commémorative des morts pour la patrie (1919-1920). En tôle émaillée (78x40 cm)-l’émailleur : atelier Françoise.

Messe célébrée environ deux fois par an. Le , messe de la Saint-Denis, avec une procession.

Ouverte le premier samedi et le troisième dimanche de juin à septembre de 13 h à 18 h[19].

Agriculture et élevage[modifier | modifier le code]

L’habitat est dispersé, les exploitations agricoles actuelles et les bâtiments anciens montrent l’origine d’un fief à revenus agricoles.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Henri Carré, instituteur, auteur d'une monographie consacrée à Chazeuil[20].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Henri Carré, « Chazeuil », Mémoires de la Société académique du Nivernais, 1911, 40 pages.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Librairie Guénégaud, 1989.
  9. Georges de Soultrait, Dictionnaire topographique du département de la Nièvre, 1865.
  10. Mémoires de la Société académique du Nivernais (T17), Nevers, 1911, sur gallica.bnf.fr.
  11. Recensement de 1901, Archives départementales de la Nièvre, 6 M 070/1.
  12. Le poseur est chargé de poser et réparer les rails sur la ligne de chemin de fer.
  13. a et b Henri de Flamare, Inventaire sommaire des archives départementales antérieures à 1790, Nevers, 1891.
  14. Archives du notaire Edme Gaudinot (Champlemy), Archives départementales de la Nièvre, 3 E 8 / 4.
  15. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  16. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  19. Dépliant touristique du Diocèse de Nevers, 2013, Visitez les églises de la Nièvre, Pastorale Tourisme & Loisirs
  20. Mémoires de la Société académique du Nivernais, 1976.