Saint-Malo-en-Donziois

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Saint-Malo-en-Donziois
Saint-Malo-en-Donziois
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Nièvre
Arrondissement Cosne-Cours-sur-Loire
Intercommunalité Communauté de communes Loire, Vignobles et Nohain
Maire
Mandat
Pascal Fassier
2020-2026
Code postal 58350
Code commune 58252
Démographie
Population
municipale
127 hab. (2018 en diminution de 3,05 % par rapport à 2013)
Densité 8,6 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 18′ 50″ nord, 3° 16′ 06″ est
Altitude Min. 248 m
Max. 360 m
Superficie 14,81 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Pouilly-sur-Loire
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Saint-Malo-en-Donziois

Saint-Malo-en-Donziois est une commune française située dans le département de la Nièvre, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Vue générale.

Saint-Malo-en-Donziois est un petit village de 128 habitants (recensement de 2017), situé à l'écart de la route nationale 151 à égale distance de La Charité-sur-Loire et de Clamecy (Nièvre). Outre le bourg, Saint-Malo regroupe plusieurs hameaux et habitations isolés : le Beauchot, la Bergerie, les Carrés, le Domaine-Neuf, les Gardes, les Métairies, les Ponteaux, les Potiers et les Satiats.

Géologie[modifier | modifier le code]

Le sous-sol est essentiellement composé de roches calcaires, marnes et gypses.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Colméry Oudan Rose des vents
Cessy-les-Bois N Champlemy
O    Saint-Malo_en-Donziois    E
S
Châteauneuf-Val-de-Bargis

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Saint-Malo-en-Donziois est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3]. La commune est en outre hors attraction des villes[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (65,2 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (65,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (37,7 %), forêts (32,3 %), terres arables (25,1 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (2,5 %), zones agricoles hétérogènes (2,4 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Église de Saint-Malo-en-Donziois.

On relève les formes suivantes du nom de la commune : Sanctus-Macutus (1535), Sainct-Mallo-les-Boys (1538)[8] et Fonds libre (période révolutionnaire).

Le nom du village viendrait de sa première église, dont l'existence est attestée en 1152 et qui dépendait alors du prieuré de Cessy-les-Bois[9].

L’hypothèse selon laquelle le village résulterait d’un défrichement récent (XVIe siècle), effectué par des colons bretons ou normands[10], semble donc devoir être abandonnée.

Deux hypothèses sont avancées pour expliquer le nom de Saint-Malo :

  • de sant Maloù, saint breton (VIIe siècle) ;
  • de Malo, martyr (IVe siècle).

Histoire[modifier | modifier le code]

  • La première mention connue du nom de la commune remonte à 1535.
  • En 1737, dans la nuit du 27 au , un grave incendie se déclare au village. Plusieurs habitants, ayant tout perdu, sont en tres mauvais etat de misere[11].
  • En 1906[12], le nombre d'habitants de Saint-Malo, qui compte 147 maisons, s'élève à 450 individus. La commune compte un curé, un instituteur et une institutrice publics, quatre cantonniers, un garde champêtre et un garde forestier. Il y a très peu de commerçants : 1 épicier et 1 épicière, 1 aubergiste, 2 marchands de porcs. Les artisans sont plus nombreux : 6 couturières, 4 charrons, 4 tisserands, 4 sabotiers, 3 bûcherons, 2 charbonniers, 2 maréchaux-ferrants, 1 maçon, 1 charpentier, 1 roulier[13], 1 bourrelier et 1 cerclier[14]. La profession la plus représentée est celle de cultivateur (75), suivie par les ouvriers agricoles (20) - qualifiés de domestiques -, les journaliers (9), les fermiers (7) et les manœuvres (2). On recense également dans la commune 10 rentiers et rentières. Au total, on relève à Saint-Malo 25 professions différentes. Il n’y a, selon le recensement de 1906, ni médecin ni notaire ni cabaretier ni sage-femme dans la commune. Enfin, 38 « enfants assistés » et autres nourrissons sont placés dans des familles du village.
  • Le , la commune prend le nom de Saint-Malo-en-Donziois.

Seigneurs[modifier | modifier le code]

  • Fr. de Fontenay (1545) ;
  • Roger de Bussy-Rabutin (1652) ;
  • François de Guibert (XVIIe siècle) ;
  • 1692 : Edme-Ravaud de Vieilbourg, seigneur du prieuré de Cessy, Coche et Vielmanay [15] ;
  • Abbé de Bourras (XVIIIe siècle).

Armorial[modifier | modifier le code]

Blason d'un des seigneurs de Saint-Malo :

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Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2014 Jules Pérot SE Retraité
mars 2014 en cours Pascal Fassier SE Agriculteur
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[17].

En 2018, la commune comptait 127 habitants[Note 2], en diminution de 3,05 % par rapport à 2013 (Nièvre : −4,36 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
364304404412431497499498587
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
600605631655673637616567565
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
526457432358287265247250235
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
220199154127121115129131131
2017 2018 - - - - - - -
128127-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2006[19].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Vestiges archéologiques[modifier | modifier le code]

  • Une plate-forme rectangulaire située au sud-ouest du Beauchot apparaît sur des photos aériennes, constituant peut-être une enceinte protohistorique[22].
  • Des tuiles romaines ont été trouvées au lieu-dit les Tailles[23].

Galerie[modifier | modifier le code]

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. Georges de Soultrait, Dictionnaire topographique du département de la Nièvre, 1865.
  9. Noëlle Deflou-Leca, Saint-Germain d’Auxerre et ses dépendances (Ve-XIIIe siècle), PSE, 2010.
  10. Gérard Taverdet, Les noms de lieux de la Nièvre, Centre de Documentation Pédagogique de Dijon, Dijon, 1987.
  11. « 1737 : un grave incendie au village », Cahiers du val de Bargis.
  12. Recensement de 1906, Archives départementales de la Nièvre, 6 M 252/1.
  13. C’est-à-dire un voiturier.
  14. Artisan fabriquant des anneaux métalliques servant à maintenir les douelles des tonneaux.
  15. Henri de Flamare, Inventaire sommaire des archives départementales antérieures à 1790, Nevers, 1891.
  16. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  17. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  18. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  20. « Clergé régulier - série H » [PDF], série H 1661-1661 bis, sur yonne-archives.fr (consulté le ), p. 13.
  21. Georges de Soultrait, Répertoire archéologique du département de la Nièvre, 1875.
  22. Patrimoine des communes de la Nièvre
  23. Alain Bouthier.
  24. Abbé Imbert, Relation purement historique du voyage par eau de 61 prêtres du Département de la Nièvre de Nevers à Brest.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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