Dammarie-sur-Saulx

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Dammarie-sur-Saulx
Mairie
Mairie
Blason de Dammarie-sur-Saulx
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Meuse
Arrondissement Bar-le-Duc
Canton Ligny-en-Barrois
Intercommunalité Communauté de communes de la Haute Saulx
Maire
Mandat
Christian Léchaudel
2014-2020
Code postal 55500
Code commune 55144
Démographie
Gentilé Dammariotes
Population
municipale
450 hab. (2014)
Densité 40 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 35′ 39″ nord, 5° 14′ 24″ est
Altitude Min. 237 m
Max. 316 m
Superficie 11,34 km2
Localisation

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Dammarie-sur-Saulx est une commune française située dans le département de la Meuse en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune est limitrophe de 7 communes.

Communes limitrophes de Dammarie-sur-Saulx
Ménil-sur-Saulx Le Bouchon-sur-Saulx Ligny-en-Barrois

Villers-le-Sec

Juvigny-en-Perthois Dammarie-sur-Saulx
Morley Hévilliers

Hydrographie[modifier | modifier le code]

C'est à Dammarie-sur-Saulx – au lieu-dit Chinel – que l'Orge se jette dans la Saulx.

Toponymie[modifier | modifier le code]

On le trouve cité, dès 96, sous le nom de " Domna Maria" , " Dame Marie ", au sens de dame souveraine, désignant la Vierge, dans une donation de l’évêque de Toul dont dépendait le village[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Ce village s’étend entre la Saulx (où s’est construite la forge) et l’église perchée à quelques centaines de mètres de la rivière, sur la hauteur qui domine le bourg. Des substructures antiques au lieu dit ''Possesse ''témoignent de l’ancienneté de l’occupation du site.

Un prieuré bénédictin, Notre-Dame-de-Dammarie, y fut fondé au XIe siècle par Geoffroy de Joinville. Il dépendait de la grande abbaye de Cluny et se développa pendant tout l’ancien régime. Il en reste quelques vestiges proches de l'église. On y remarque deux élégantes fenêtres géminées aux linteaux armoriés. Dans la tourmente révolutionnaire de 1792, le prieuré disparut. Ses biens furent vendus au nom de la nation et M.J.B. Vivaux fut acquéreur du monastère dont il reste encore quelques habitations des XIVe et XVe siècles et la grange dîmeresse. L’église du prieuré est devenue l’église paroissiale.

Depuis 1590 un fourneau à fondre le minerai existait à Dammarie, qui utilisait le minerai du village et des villages environnants. En 1751 fut construit un haut fourneau produisant de la fonte utilisée pour des moulages dans la fonderie.

Cette industrie métallurgique se développa au XIXe siècle sous l’impulsion des frères Vivaux puis de la famille Salin. Elle subsiste encore de nos jours, spécialisée dans la production de grosses pièces de fonte.

À proximité des bâtiments de l’usine, les propriétaires firent construire en 1861 le château du fourneau. À partir d’un corps de logis rectangulaire se détachent deux courtes ailes en retour d’équerre, sous un toit d’ardoise à croupes. La façade à fenêtres rectangulaires surmontées de frontons est couronnée par une rangée de lucarnes.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1976 1986 X. Gaillardin    
1986 1996 M. Gaucher    
1996 2001 Jean-François Warin    
mars 2001 en cours Christian Léchaudel    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[3],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 450 habitants, en augmentation de 2,27 % par rapport à 2009 (Meuse : -1,29 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
390 385 414 404 514 554 556 575 666
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
720 734 718 692 696 649 623 591 550
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
559 525 528 507 489 467 500 445 470
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
513 481 471 502 512 403 401 440 450
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le Château du Fourneau - XIX et XXe siècles.
  • L'Église de la Nativité-de-la-Sainte-Vierge de Dammarie-sur-Saulx. Sa construction remonte à 1478, ainsi que l’atteste l’inscription gothique figurant sur un des piliers. Elle fut entreprise par le prieur Jean Lefèvre qui fit édifier le chœur, l’abside et le transept. La nef et ses deux bas-côtés furent achevés au XVIe siècle. Les deux chapelles jouxtant le chœur datent aussi de la fin du XVe siècle. On se trouve ainsi devant un édifice d’une grande homogénéité architecturale, dans un style gothique flamboyant pour l’abside, les chapelles et le transept. Les voûtes ogivales et la nef aux savantes nervures ramifiées, les piliers cylindriques, la pierre ocrée et claire offrent un bel exemple de l’exubérance de l’art flamboyant, inscrite dans la pierre par les maîtres maçons de Dammarie. Un décret du 15 juillet 1901 l’a classée comme monument historique. Les trois cloches sonnent respectivement, par ordre de grosseur, ré, mi, et fa dièse. À la fin du XIXe siècle, la tour du clocher fut surélevée et surmontée d’une haute flèche octogonale.
  • Le Monument aux morts.
  • Quelques croix de chemin sculptées, un oratoire de Sainte Thérèse de Lisieux, une statue de la Vierge et l'Enfant.
  • Les Berges de la Saulx


  • L'usine sidérurgique de Dammarie-sur-Saulx :

Le haut fourneau a été établi au cours de la 1re moitié du XVIe siècle, adjonction d'une grosse forge et d'un martinet au XVIIIe siècle. Reconstruction partielle en 1847 à la suite d'une transformation en fonderie de fonte par la famille Vivaux. Acquisition peu avant 1860 par la famille Salin qui fait reconstruire le logement patronal en 1861 sur les plans de l'architecte Demoget (né en 1827). Dite "la grande maison" ou "le château", cette construction est inscrite à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques en 1993. Un second logement patronal est construit en 1911, de style vaguement Louis XIII, il est dû à l'architecte parisien Georges Gerdolle (né en 1863). L'atelier de fabrication principal est reconstruit en 1912 sur les plans de l'architecte parisien Paul Friesé (1851-1917) ; une orangerie est construite entre 1884 et 1910 par Charles Royer (né en 1847) de Bar-le-Duc. L'usine reste aux mains de la famille Salin jusqu'en 1986. Actuellement spécialisée dans la fabrication des pièces pour l'industrie et le mobilier urbain (poteaux du tramway de Nancy) , elle est propriété de la société Générale d'Hydraulique et de Mécanique. Les deux logements patronaux, le parc et l'orangerie ne sont plus propriété de la société exploitante actuelle. Propriété privée ; inscrite à l'inventaire des Monuments historiques le 03/03/1993[6].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

L'architecte Paul Friese a réalisé les études de l'atelier de fabrication principal de l'usine sidérurgique en 1912[7].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Dammarie-sur-Saulx Blason Mi tranché retaillé en chef d'azur au bâton de prieur orné d'une fleur de lys de jardin d'argent issant de la partition, et d'or à deux creusets de fonderie de gueules.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]