Haironville

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Haironville
Haironville
La mairie.
Blason de Haironville
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Meuse
Arrondissement Bar-le-Duc
Intercommunalité Communauté de communes des Portes de Meuse
Maire
Mandat
André Hopfner
2020-2026
Code postal 55000
Code commune 55224
Démographie
Gentilé Haironvillois, Haironvilloises [1]
Population
municipale
595 hab. (2017 en diminution de 5,41 % par rapport à 2012)
Densité 61 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 41′ 12″ nord, 5° 05′ 07″ est
Altitude Min. 172 m
Max. 254 m
Superficie 9,79 km2
Élections
Départementales Canton d'Ancerville
Législatives Première circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Grand Est
Voir sur la carte administrative du Grand Est
City locator 14.svg
Haironville
Géolocalisation sur la carte : Meuse
Voir sur la carte topographique de la Meuse
City locator 14.svg
Haironville
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Haironville
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Haironville
Liens
Site web www.haironville.net

Haironville est une commune française située dans le département de la Meuse, en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Haironville viendrait d'un éponyme germanique HAGERO. Le village changera ensuite de nom au fur et à mesure des époques :

HAIRUNVILLA, HAIRUNVILLE en 1141 (Cartul. De Jean d'Heures) ; HAUTONVILLA en 1180 (-ibid) ; HARONVILLA en 1402 (registr.Tull.) ; HERONVILLE, 1700 (carte des états) ; HAYRONIS-VILLA, HERONIS-VILLA en 1736 (ann.praemonstr.) ; HAIRONIS-VILLA (villa des Hérons ou villa d'un certain Hairon) en 1749 (Pouillé).

Histoire[modifier | modifier le code]

Haironville est située dans un joli vallon, sur la rive droite de la Saulx à 7,5 km au nord d'Ancerville.

Le village était développé principalement sur la rive droite de la Saulx et traversé par le diverticule de Maxey à Sermaize construit à l'époque gallo-romaine. Quatre sarcophages furent découverts en 1825 contenant des ossements et trois autres en 1835 contenant des ossements, des armes et des pièces de monnaies romaines.

Autrefois, le roi en était seigneur. Avant la Révolution, il y avait à Haironville deux fiefs nommés l'un « de la Tour », l'autre fief d'Haironville ; ce dernier avait été érigé le par le duc Leopold. Une famille de la Tour possédait aux XVIe et XVIIe siècles une part de la seigneurie d'Haironville ; elle s'allia aux Fouraut du Clermontois qui prirent ainsi le nom de la Tour. Les deux anciens châteaux existent encore.

Industrie : la Forge (écart) 112 habitants, est un établissement important où l'on produit du fer en barre. Les voituriers et ceux de la commune des environs, dans un rayon assez étendu, s'occupaient du charroi des matières premières qui servaient à alimenter l'usine.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1978 Charles Collet    
1978 1995 Pierre Segard    
1995 2017 Jacky Lemaire    
2017 En cours André Hopfner [2]
Réélu pour le mandat 2020-2026
  Cadre de la fonction publique
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[4].

En 2017, la commune comptait 595 habitants[Note 1], en diminution de 5,41 % par rapport à 2012 (Meuse : -2,91 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
526526543560556580644690691
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
605608592582578559653609566
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
519501470521514503469452516
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
571597587580605571579627595
2017 - - - - - - - -
595--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le château de la Forge.
Les vieilles Forges de Haironville créées au milieu du XVIe siècle, avaient été vendues en 1721 au duc de Lorraine Léopold, par Philippe d'Orléans. Mais dès 1723, les Forges, le fourneau, le pressoir et le moulin étaient en si mauvais état que, Léopold ne pouvant les réparer, Jacques Louis Bourlon de Saint-Dizier, fermier général des domaines de la baronnie d'Ancerville, obtint la rétrocession du fief d'Haironville, anobli par le duc Léopold en 1723, c'est sans doute lui et son épouse Agnès Bouland qu'on peut attribuer la construction du château en 1735 selon la date portée sur l'avant-corps central. Vendu comme bien national à la Révolution, le château changea à plusieurs reprises de propriétaires dans le courant du XIXe siècle, et fut acheté en 1907 par l'historien Pierre Arthur Lefebvre. Par mariage, il passa à l'organiste Félix Raugel, dans la famille duquel il se trouve toujours[7].
Après le décès de la famille Raugel, le château reste à l'abandon, et pratiquement laissé à l'état de ruine. C'est monsieur Georges Dumesnil qui l'a acheté et rénové.
Depuis 2015, le Château de la Forge appartient à M & Mme Laurent Frydlender qui, après une restauration de plus de 6 mois, ont su redonner à la demeure ses lettres de noblesse en respectant les codes du XVIIIe siècle.
L'élévation et la toiture du château dit Maison des Bourbons font l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques depuis 1947[8].
  • Château de la Varenne :
Pierre Merlin, récompensé de son commerce par mer est nommé prévôt de la baronnie d'Ancerville. Il se trouve alors que sa maison d'Haironville n'est plus en accord avec ses nouvelles dignités, et fait faire construire sur son emplacement, en 1506, le corps de logis principal de l'actuel château. Au moment de la Révolution, le château appartient à Didier Charles Lallemant, procureur syndic du district de Bar. Aujourd'hui le château est habité par la famille Pétin.
Pierre Merlin descend de Philippe (originaire de la province de Calabre) qui fut anobli vers 1430 par le roi René, duc de Lorraine, et dont les armoiries étaient « d'Azur à trois voiles de navires éployées d'or ». Il épouse mademoiselle Godet, sœur du grand argentier du roi François Ier. Leur fille Louise, épouse un d'Anglure. Philippe d'Anglure est lieutenant général du roi de France au XVIIIe siècle.
Le château est l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis 1972 et son parc d'une inscription depuis 1993[9].
  • Château de la Tour :
Dans leur aveu et dénombrement de 1596, Jean-Charles Claude, Nicolas de Fourault, dit de la Tour et André Teignard seigneurs en partie de la Tour, déclarèrent tenir en fief du duc de Guise, prince de Joinville, le château de la Tour avec ses dépendances. En 1752, Jacques Louis Bourlon, propriétaire depuis 1723 du fief d'Haironville et du château qu'il s'y était fait construire en 1735 acheté à Cholet de longeaux (C44-L25) le fief de la Tour. C'est sans doute à cette époque que le château fut en partie transformé et remis au goût du jour. Resté dans la famille Bourlon jusqu'au début du XIXe siècle, il fut vendu en 1802 à Antoine Hornus cultivateur à Haironville. Le pont-levis fut alors détruit et remplacé par un portail[7].
Le lavoir.
  • L'église Saint-Remi :
L'ancienne église menaçant de tomber en ruine et devenue dangereuse, jugée trop petite, le conseil municipal décida le la première mise à l'étude du bâtiment actuel. Mise en adjudication le , bénédiction de la première pierre le et bénédiction de l'église le par le curé d'Ancerville.
Après 62 rapports de chantier, la réception définitive eut lieu le avec la bénédiction de la pierre sacrée du maître autel le . Les balustres de la tour du clocher sont achevées le . Bénédiction de deux cloches Marie-Rose et Anne-Marguerite (953 kg) le et le de la troisième Marie. Embellissement de l'orgue et augmentation de ses jeux en 1871.
  • Pont traversant la Saulx:
Construit au XVIIe siècle cet édifice est l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques depuis 1950[10].
  • Le lavoir.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Haironville Blason
D'azur au héron d'argent becqué et membré d'or accosté de deux voiles du même au chef d'argent chargé de deux enclumes de gueules.
Détails
Blason composé par R.A. Louis avec les conseils de la Commission héraldique de l'UCGL et mis à disposition de la commune en 2012.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Louis-Michel Gohel, Histoire des forges d'Haironville depuis 1535, Haironville S.A., 1989, 107 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. https://www.habitants.fr/meuse-55
  2. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le 10 septembre 2020)
  3. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  7. a et b Dictionnaire des châteaux de France "Lorraine", Archives départementales de la Meuse
  8. « Maison dite des Bourbons », sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
  9. « Château de la Varenne et son parc », sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
  10. « Pont sur la Saulx », sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture