Rupt-aux-Nonains

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Rupt-aux-Nonains
Rupt-aux-Nonains
La Saulx à Rupt-aux-Nonains.
Blason de Rupt-aux-Nonains
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Meuse
Arrondissement Bar-le-Duc
Intercommunalité Communauté de communes des Portes de Meuse
Maire
Mandat
Yannick Intins
2020-2026
Code postal 55170
Code commune 55447
Démographie
Population
municipale
371 hab. (2018 en augmentation de 4,21 % par rapport à 2013)
Densité 18 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 40′ 18″ nord, 5° 06′ 53″ est
Altitude Min. 173 m
Max. 271 m
Superficie 20,4 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Saint-Dizier
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Ancerville
Législatives Première circonscription
Localisation
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Rupt-aux-Nonains
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Rupt-aux-Nonains
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Rupt-aux-Nonains

Rupt-aux-Nonains est une commune française située dans le département de la Meuse, en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Rupt-aux-Nonains est un petit village meusien situé dans la vallée de la Saulx entre Bar-le-Duc et Saint-Dizier.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Rupt-aux-Nonains est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Dizier, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 72 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (64,1 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (65,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (57 %), forêts (33,7 %), zones agricoles hétérogènes (3,7 %), prairies (3,4 %), zones urbanisées (2,2 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

Toponymie[modifier | modifier le code]

La localité est attestée sous les formes monasterium Rivi ad Nonas en 1136, Rus les Dames en 1371[8].

Les formes anciennes montrent qu'il s'agit du mot ru « ruisseau », graphiée tardivement rupt dans les textes, par fausse étymologie[9],[10].

Le terme a dû désigner le cours supérieur du Saulx écrit E. Nègre.

Le déterminant complémentaire aux-Nonains procède du dérivé Nonnanes[11] du latin médiéval nonna « religieuse »[12] et semble indiquer que les terres appartenaient à un couvent de femmes, des Bénédictines, comme l'évoque la première mention de la localité monasterium Rivi ad Nonas[13].

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
avril 1945 décembre 1951 Louis Best    
mars 2001 mars 2008 Jean-Claude Bastien    
mars 2008 En cours Yannik Intins [14]
Réélu pour le mandat 2020-2026
   

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[16].

En 2018, la commune comptait 371 habitants[Note 3], en augmentation de 4,21 % par rapport à 2013 (Meuse : −3,51 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
755789783879939909837832802
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
667709690655633662624610560
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
543533472452441423422370423
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
424411384359359353360361359
2017 2018 - - - - - - -
371371-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2006[18].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Louis Best (1879-1951), « l'As des As de l’infanterie française », cultivateur et maire.
  • René Morel, sous-lieutenant pilote du groupe de bombardement II/12 décédé le (dix-sept jours après avoir été abattu lors de l'attaque d'une colonne à proximité de la frontière belge[21]), aviateur dont le souvenir est conservé par un vitrail visible en l'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul, représentant son agonie (en haut le Jésuite qui veilla sur lui et en bas une des religieuses qui lui prodiguèrent des soins)[22].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Rupt-aux-Nonains Blason
De gueules à la bande ondée d'argent chargé de trois anilles de sinople mis en bande, accompagné en chef d'un fer de lance d'or posé en bande et en pointe d'un vanneau du même huppé et becqué de sable.
Détails
Armoiries composées et dessinées par R.A. Louis et adoptées par la commune en mars 2015.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 30 mars 2021).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 30 mars 2021).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 30 mars 2021).
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 30 mars 2021).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 30 mars 2021).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 19 mai 2021)
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 19 mai 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Librairie Guénégaud, Paris, 1989 (ISBN 2-85023-076-6), article Rieux, p. 567b.
  9. Auguste Longnon, Les noms de lieu de la France: leur origine, leur signification
  10. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Op. cité.
  11. Du Cange, « De Monasteriis minutis, ubi Nonnanes sine regula sedent »
  12. Glossaire de la langue romane d'après les manuscrits,Jean-Baptiste de Roquefort, 1808
  13. Abrégé chronologique de l'histoire de Lorraine, Jean Henriquez, 1775
  14. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le 10 septembre 2020).
  15. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  16. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  19. « Église Saints-Pierre-et-Paul », notice no PA00106610, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  20. « Pont sur la Saulx », notice no PA00106611, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  21. De retour d'une mission, le Lioré-et-Olivier 451 no 46 fut touché. Il réussit à se poser à Oreye en Belgique. Ses camarades furent sains et saufs, mais lui fut grièvement brûlé.
  22. Vitrail réalisé en 1950 par les frères Benoit, maîtres-verriers.