Bachi

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Quartier maîtres et matelot d'une garde d'honneur au « repos »

Le bachi dans l'argot maritime français (ou bonnet de marin — parfois appelé à tort « béret de marin » —), est le couvre-chef des matelots et quartiers-maîtres de la Marine nationale.

Les bachis sont une catégorie de béret en drap de laine bleu foncé porté par les matelots des marines de guerres de plusieurs pays.

Dans la marine nationale française, le bachi est surmonté d'un pompon rouge. Il est traversé de droite à gauche par un lacet de coton blanc appelé jugulaire qui permet à la fois d'éviter qu'il ne s'envole quand le vent souffle et de reconnaître le personnel de service ou en arme, car celui-ci porte son bonnet « jugulaire au menton ». La ceinture du bachi est bleue, bordée de deux liserets rouges entre lesquelles se place le ruban légendé qui indique soit le nom du bateau, soit celui de l'unité dans laquelle le matelot sert.

Jusqu'à l'année 1988, dans la marine nationale, le bachi se portait avec la coiffe blanche l'été et sans coiffe blanche l'hiver ; depuis, il se porte toute l'année avec la coiffe blanche[1].

Dans le scoutisme marin le bachi est fréquemment porté mais le pompon est bleu.

Ruban de bachi

Éléments d’histoire[modifier | modifier le code]

Le bachi est à l'origine un béret écossais qui était porté couramment par les matelots.

La croyance populaire veut que le pompon avait l'utilité d'amortir les chocs lorsque les marins se cognaient la tête en circulant dans les batteries et les coursives de faible hauteur sous barrot. Il ne s'agit en fait que d'une des nombreuses légendes relatives à cette houppette. En réalité, cette houppette apparaît dans les années 1840 à une époque où les conditions d'habitabilité des navires se sont améliorées. Pour un besoin technique de finir le fond du bonnet tricoté par le marin lui-même, ce dernier terminait le fond par "diminution" par un fil de laine bleu et rouge qu'il faisait ressortir[2]. Ce pompom bicolore devient rouge en 1870. La tradition du « pompom porte-bonheur » pour les jeunes femmes qui le touchent est issue de l'esprit inventif du marin qui a trouvé là un moyen de séduire celles qui l'embrassent[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]