Chapeau claque

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Chapeau déplié en haut et plié en bas.

Un chapeau claque ou gibus est un haut-de-forme qui s'aplatit et se relève à l'aide de ressorts mécaniques.

Le chapeau claque[modifier | modifier le code]

Le chapeau claque ou gibus est un chapeau issu d'une invention française, qui reprend l'idée des « chapeaux-bras » du XVIIIe siècle, que l'on peut porter sous le bras, tel le bicorne. Le chapeau claque est un haut-de-forme qui s'aplatit et se relève à l'aide de ressorts mécaniques. Lorsque le chapeau est plié, un coup de pouce suffit pour qu'il reprenne sa forme.

Les premiers essais de haut-de-forme repliable eurent lieu en 1824 à Londres. C'est Antoine Gibus[1], chapelier place des Victoires à Paris, qui déposa le premier brevet, le , suivi par toute sa famille, frère, fils, neveux. Les Gibus ne revendiqueront pas moins de 30 brevets de chapeaux mécaniques entre 1834 et 1870.

En 1828, la gent masculine estime qu'il « faut toute l'autorité de la mode pour que cette coiffure soit admise : le feutre n'étant point gommé s'amollit et prend les formes les plus bizarres ». Finalement, l'aspect pratique du gibus sera reconnu et très prisé lors des réceptions et des voyages.

Dans la musique[modifier | modifier le code]

  • Le Sceptique de Georges Brassens fait également mention d'un gibus.
  • La pluie fait des claquettes de Claude Nougaro fait mention d'un chapeau claque.
  • La nouvelle valise de Dorothée dans sa version de 1989, où elle range en vrac un chapeau claque parmi son bric-à-brac.
  • Chapeau claque - le dessin animé soviétique (1974) d'après le livre d'Edouard Ouspenski où figure un personnage de vieille dame du même nom portant ledit chapeau.
  • La chanson Elle voulait jouer cabaret de Patricia Kaas fait également mention d'un chapeau claque
  • Le Papa mille-pattes dans la chanson de Chantal Goya sur l'album Snoopy - Pandi Panda porte un chapeau claque
  • Le chapeau claque est également mentionné dans le roman d'Alfred Machard : "Le royaume dans la mansarde"
  • Monnsieur la Neige porte également dans la chanson de Noël du même titre "un beau gibus".
  • Dans Le Chœur des Puces de Claude Léveillée (sous son pseudonyme de Clo-Clo le clown), les puces disent se réfugier "sous les gibus".

Dans la chanson de Patrick Juvet, "au jardin d'Alice" le gibus est mentionné "sur un grand échiquier quelques singes en gibus..."

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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