(229762) Gǃkúnǁ'hòmdímà

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(229762) Gǃkúnǁ’hòmdímà
Description de cette image, également commentée ci-après
(229762) Gǃkúnǁ’hòmdímà et son satellite Gǃò'é ǃHú photographiés par Hubble en 2018.
Caractéristiques orbitales
Époque (JJ 2457800,5)
Établi sur 171 observations couvrant 12629 jours, U = 2
Demi-grand axe (a) 11,0719×109 km
(73,19 ua)
Périhélie (q) 5,6130×109 km
(37,46 ua)
Aphélie (Q) 16,5308×109 km
(108,93 ua)
Excentricité (e) 0,488
Période de révolution (Prév) 228 744 ± 30 j
(626 a)
Inclinaison (i) 23,352°
Longitude du nœud ascendant (Ω) 131,254°
Argument du périhélie (ω) 342,28°
Anomalie moyenne (M0) 341,65°
Catégorie Objet épars
Satellites connus Gǃò'é ǃHú
Caractéristiques physiques
Dimensions 600 ± 76 km
Période de rotation (Prot) 0,460 j
(11.05)
Magnitude absolue (H) 3,3
Albédo (A) 0,167
Découverte
Plus ancienne observation de pré-découverte
Date
Découvert par M. E. Schwamb
D. L. Rabinowitz
Mike Brown
Lieu Palomar
Désignation 2007 UK126

(229762) Gǃkúnǁ’hòmdímà est un objet épars (SDO) de magnitude absolue 3,3, ce qui le qualifie comme un candidat au statut de planète naine. Son excentricité de 0,48 suggère qu'il fut gravitationnellement perturbé. Il viendra à son périhélie autour de 2046[1].

Il a été observé 58 fois au cours de 9 oppositions depuis 1982.

Ce corps a été découvert par M. E. Schwamb, D. L. Rabinowitz et Mike Brown en 2007. Son diamètre est estimé à 600 km et celui de son satellite Gǃò'é ǃHú (désignation provisoire S/2008 (229762) 1) à 103 km. Celui-ci orbite avec un demi-grand axe d'environ 6 000 kilomètres[2].

Nom[modifier | modifier le code]

Le nom de ce corps, « Gǃkúnǁ'hòmdímà », et celui de son satellite, « Gǃò'é ǃHú »[3],[4], prononcés respectivement [ᶢᵏǃ͡χʼᵑ̊ǁʰòmdímà] et [ᶢǃòˀé ǃʰú] en juǀʼhoan — une langue de Namibie[5] —, ont été proposés à l'Union astronomique internationale et officiellement approuvés le [3],[4].

Gǃkúnǁ'hòmdímà est la jolie fille-oryctérope de la mythologie juǀʼhoan[3], qui apparaît parfois, dans les histoires d'autres peuples san, sous la forme d'une fille-python ou d'une fille-éléphant. Elle défend son peuple et punit les malfaisants au moyen d'épines de gǁámígǁàmì, d'un nuage de grêle et de sa corne d'oryx magique, Gǃò'é ǃHú[3]. Le nom « Gǃkúnǁ’hòmdímà » vient de gǃkún, « oryctérope », ǁ’hòm (mà), « (jeune) femme », et du suffixe féminin [6].

Ces deux noms sont les premiers provenant d'une langue qui utilise des clics[5] à avoir été approuvés par le groupe de travail sur la nomenclature des petits corps de l'Union astronomique internationale.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Database 2007UK126
  2. (en) « (229762) 2007 UK126 », sur www.johnstonsarchive.net (consulté le 10 avril 2019).
  3. a b c et d Minor Planet Center, Smithsonian Astrophysical Observatory, Cambridge, MA 02138, U.S.A., « New names of minor planets », MPC Circular,‎ , p. 112434 (lire en ligne).
  4. a et b Grundy et al. 2019, note 1.
  5. a et b NBO Observatories, « Gǃkúnǁ'hòmdímà officially named », .
  6. Patrick Dickens, English–Juǀʼhoan Juǀʼhoan–English dictionary, Köppe Verlag, 1994.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]