Laniakea

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Laniakea
Découverte
Découvreur(s) R. Brent Tully
Date
Observation
(Époque )
Dimensions app. 160 Mpc
Caractéristiques
Type Ensemble de superamas de galaxies
Masse 1017 masses solaires

Laniakea (« paradis incommensurable » ou « horizon céleste immense »[1] en hawaïen) est le superamas de galaxies englobant le Superamas de la Vierge dont fait partie la Voie lactée, et donc par suite le Système solaire et en particulier la Terre.

Sa découverte par une équipe internationale d'astronomes composée de R. Brent Tully, de l'université d'Hawaï à Mānoa, d'Hélène Courtois, de l'université de Lyon I, de Yehuda Hoffman, de l'université hébraïque de Jérusalem, et de Daniel Pomarède, du Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives, résultant d'une nouvelle façon de définir les superamas selon les vitesses radiales des galaxies[2], a été annoncée en [1].

Définition[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Grand attracteur.

Laniakea peut être défini, en première approximation, comme un ensemble de trois superamas qui convergent, à une vitesse d'environ 6,30×105 m·s-1, vers le Grand attracteur. C'est l'un des six millions de superamas qui existent dans notre univers détectable. Laniakea a une taille approximative de 160 Mpc ou 520 millions d'années-lumière, ce qui en fait près de 4% du diamètre de l'univers total observable.

Composition[modifier | modifier le code]

Laniakea contient les superamas suivants :

Critique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Superamas de galaxies.

D'après Gayoung Chon, de l'Institut Max-Planck de physique extraterrestre, Laniakea ne serait pas un superamas. Elle considère, en effet, que la qualité de superamas devrait être réservée aux structures devant s'effondrer en un objet simple, ce qui, estime-t-elle, ne sera pas le cas de Laniakea.

Méthode de découverte[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Filtre de Wiener.

La méthode utilisée pour analyser les mouvements des galaxies afin de distinguer le mouvement particulier de l'expansion cosmique est le filtrage de Wiener, qui fonctionne pour des informations positionnelles bien définies, permettant une analyse à environ 300 × 106 ly (92 Mpc). Avec cette limitation, Laniakea se dirige vers le superamas de Shapley, donc il se peut que Shapley et Laniakea puissent faire partie d'un plus grand complexe.

L'astronome sud-africain Anthony Fairall a déclaré en 1988 que les redshifts suggéraient que les superamas de la Vierge et de l'Hydra-Centaurus pouvaient être connectés.

Emplacement[modifier | modifier le code]

Les superamas voisins de Laniakea sont le superamas de Shapley, le superamas d'Hercule, le superamas de la Chevelure de Bérénice et le superamas de Persée-Poissons. Les bords des superamas et de Laniakea n'étaient pas clairement connus au moment de la définition de Laniakea[3].

Adresse[modifier | modifier le code]

À la suite de l'analyse des programmes d'observations[4] :

  • Cosmicflow-1 (2008) : dynamique de 1.800 galaxies à moins de 130 millions d'années lumière de la Voie Lactée,
  • Cosmicflow-2 (2013) : dynamique de 8.000 galaxies dans un volume de 650 millions d'années lumière de diamètre.

Notre adresse postale n'est pas complète pour recevoir des courriers galactiques, voire cosmiques. Idem pour le mèl sur la Toile cosmique.Il faut ajouter : Terre / Système Solaire / Bras d'Orion / Voie Lactée / Groupe Local / Superamas Local à laquelle il faut ajouter depuis peu Laniakea[5].

Vitesses[modifier | modifier le code]

  • La Terre autour du Soleil : 30 km/s,
  • Le Soleil autour du centre de la Voie Lactée : 200 km/s,
  • Le Groupe Local se précipite vers une concentration de masse dans la direction de la Constellation du Centaure : 600 km/s.

Andromède qui se trouve à 2,5 millions d'années lumière vient à la rencontre de la Voie Lactée à une vitesse propre de 110 km/s. Rencontre prévue dans 4 milliard d'années environ pour former une galaxie elliptique[6].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Article de référence
Publications associées
La mise en ligne de l'article a été accompagnée des suivantes :
  • (en) « Heavenly homes: The discovery of our Galaxy’s place in the Universe adds detail to our address », Nature, vol. 513, no 7516,‎ (DOI 10.1038/513006a, lire en ligne [PDF])
  • (en) Elmo Tempel, « Cosmology: Meet the Laniakea supercluster », Nature, vol. 513, no 7516,‎ , p. 41-42 (DOI 10.1038/513041a, résumé)
  • (en) Elizabeth Gibney, « Earth's new address: 'Solar System, Milky Way, Laniakea' (Analysis of galaxies shows local supercluster to be 100 times larger than previously thought) », Nature, vol. 513, no 7516,‎ (DOI 10.1038/nature.2014.15819, lire en ligne [html])
Articles de vulgarisation

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b [1]
  2. (en) « The Laniakea supercluster of galaxies »
  3. Noam Libeskind et Brent Tully, « Où sommes nous dans l'univers ? », Pour la Science, no 472,‎ , p. 60 à 69
  4. Libeskind, Tully 2017, p. 66
  5. Libeskind, Tully 2017, p. 61 et 62
  6. Libeskind, Tully 2017, p. 67

Liens externes[modifier | modifier le code]