Nuage zodiacal

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Nuage zodiacal
du Système solaire
Lumière zodiacale, vue depuis l'observatoire du Cerro Paranal au Chili.
Lumière zodiacale, vue depuis l'observatoire du Cerro Paranal au Chili.
Nom Soleil
Type spectral G2V
Magnitude apparente -26.74
Disque
Type Disque de débris
Caractéristiques orbitales
Demi-grand axe (a) jusqu'à ≈ 4  ua
Caractéristiques physiques
Découverte
Informations supplémentaires

Le nuage zodiacal[1] (en anglais : zodiacal cloud) du Système solaire est un épais disque circumsolaire de petites particules de poussière produites par des collisions d'astéroïdes ou des comètes[2].

On le rencontre dans l'espace interplanétaire. La plupart du temps, elles sont regroupées à proximité du plan de l'écliptique. Le nuage zodiacal a donc une forme presque lenticulaire[3].

Il est également structuré radialement, avec des zones plus ou moins peuplées. Une partie de ces zones se superpose à celles de la ceinture d'astéroïdes et occupent l'espace sur des orbites qui sont aussi associées à celles de diverses familles d'astéroïdes. Il existe aussi une concentration de poussières dont la période orbitale correspond au double de celle de la Terre, ce qui suggère l'influence des perturbations gravitationnelles de notre planète sur les poussières des régions internes du Système solaire. Deux autres zones situées au niveau de l'orbite de Vénus et de celle de la Terre sont aussi connues pour être un peu plus concentrées en poussières que le reste du nuage. Au total, si les poussières n'étaient pas aussi diluées (elles sont séparées en moyenne d'une distance de 10 kilomètres environ), elles constitueraient autour du Soleil une sorte de système d'anneaux, comparables à ceux qui entourent les géantes gazeuses[3].

Ce nuage est responsable de la lumière zodiacale. Il s’étend jusqu’à environ 3 ua et a une masse d’approximativement 10−9 M⊕[4]. La lumière zodiacale est produite par la réflexion de la lumière du Soleil par ces particules de poussière du milieu interplanétaire présentes dans le Système solaire.

La durée de vie d'une poussière dans l'espace interplanétaire est limitée. Une partie d'entre elles heurte une planète, et sur Terre, la combustion de la poussière dans la haute atmosphère donne naissance à une étoile filante. Mais le véritable facteur de dépeuplement du nuage zodiacal est l'interaction de la lumière solaire avec les grains de poussière. Elle conduit à terme, selon leur dimension, à leur expulsion du Système solaire ou à leur chute dans le Soleil. Dans ce dernier cas, on parle de l'effet Poynting-Robertson[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Entrée « nuage zodiacal » [html], sur TERMIUM Plus, la banque de données terminologiques et linguistiques du gouvernement du Canada (consulté le 29 novembre 2014)
  2. (en) David Nesvorný et al., « Cometary origin of the zodiacal cloud and carbonaceous micrometeorites. Implications for hot debris disks », The Astronomical Journal, vol. 713, no 2,‎ , p. 816-836 (DOI 10.1088/0004-637X/713/2/816, Bibcode 2010ApJ...713..816N, arXiv 0909.4322, résumé, lire en ligne [html])
    Les coauteurs de l'article sont, outre David Nesvorný, Peter Jenniskens, Harold F. Levison, William F. Bottke, David Vokrouhlický et Matthieu Gounelle.
    L'article a été reçu par la revue scientifique The Astronomical Journal le 26 octobre 2009, accepté par son comité de lecture le 28 février 2010 et publié le 26 mars suivant.
  3. a, b et c Site Cosmovisions
  4. (en) Sergei I. Ipatov et John C. Mather, « Migration of small bodies and dust to near-Earth space », Advances in Space Research, vol. 37, no 1,‎ , p. 126-137 (DOI 10.1016/j.asr.2005.05.076, Bibcode 2006AdSpR..37..126I, arXiv astro-ph/0411004)
  • (en) David Nesvorný et al., « Dynamical model for the zodiacal cloud and sporadic meteors », The Astronomical Journal, vol. 743, no 2,‎ , p. 129- (DOI 10.1088/0004-637X/743/2/129, Bibcode 2011ApJ...743..129N, arXiv 1109.2983, lire en ligne [html])
    Les coateurs de l'article sont, outre David Nesvorný, Diego Janches, David Vokrouhlický, Petr Pokorný, William F. Bottke et Peter Jenniskens.
    L'article a été reçu par la revue scientifique The Astronomical Journal le 30 mai 2011, accepté par son comité de lecture le 9 septembre suivant et publié le 29 septembre suivant.

Articles connexes[modifier | modifier le code]