Jef Friboulet

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Jef Friboulet, né Émile Jean Jules Friboulet le 11 novembre 1919 à Fécamp et mort le 13 mai 2003 à Yport, est un peintre et sculpteur français.

Jef Friboulet est l’auteur notamment des tableaux la Japonaise (1974), la Langouste et sculpta, entre autres, le Violoncelliste.

Biographie[modifier | modifier le code]

Émile Jean Friboulet est né le 11 novembre 1919 à Fécamp. Il est le fils d’Albert Friboulet et de Eugénie Monnier. Son père est pêcheur à Terre-Neuve et sa mère factrice. Celle-ci est hospitalisée juste après sa naissance et son père part pour Terre-Neuve sur de longues périodes, il passe près de 3 ans à l’orphelinat des pêcheurs de Fécamp avec ses sœurs. Il développe une passion pour le dessin dès son plus jeune âge. Il obtient son certificat d'études le 16 juin 1931 et commence alors à travailler. Il est alors successivement garçon d’épicerie, employé du port, commis à l’enregistrement, employé dans un garage et employé d’une entreprise de transport tout en continuant à s’exercer au dessin.

Il s’engage dans l’armée en 1939 dans l’armée de l'air. En 1940, il part en Afrique avec le groupe Bourgogne. Il a alors beaucoup de temps libre et il reprend le dessin et la peinture. Il reçoit alors le surnom de Jef par les forces américaines à cause des initiales EJF marquées sur ses bagages, que les Américains transforment en JEF. Il rencontre ensuite Horcholl et Harris à Bamako alors qu’ils sont peintres officiels de l’armée. Ses supérieurs se rendant compte à leur tour du talent de Jef Friboulet, ils le nomment photographe et peintre des armées. Il s’occupe alors de peindre des fresques dans les chambrées et le mess. Sa première exposition a alors lieu à Bamako en 1942. Son nouveau statut lui fait rencontrer Wurtemberg et le Herr Professor Albert Schwarz de qui il tira beaucoup d’enseignement.

La guerre finie, il revient à Fécamp où il exerce le métier d’enlumineur sur parchemin pour un couvent, il devient ensuite chauffeur de bus. Il se marie le 12 juillet 1944 avec Renée Vaudin avec qui il a quatre enfants : Christian, Régis, Patrice et Marie-Catherine.

Son métier de chauffeur lui permet de parcourir les paysages du Pays de Caux à vélo pour les peindre. En 1954, il est récompensé une première fois pour le Jardinier et il expose pour la première fois à Paris. Les propositions d’exposition et le soutien de la presse régionale puis nationale font qu’il quitte son travail de chauffeur pour se lancer dans la peinture en tant que professionnel. Il ouvre alors un grand atelier à Fécamp où il accueille de nombreux peintres amateurs et professionnels.

Son fils Régis meurt en 1964 et Jef Friboulet passe dans une nouvelle période de sa peinture inspirée par le mystique et le religieux. Il commence à exposer beaucoup à l’étranger et parcourt Israël. Il peint aussi pour les églises de Fécamp et d’Yport et monte deux expositions sur la Bible. Il monte aussi une association dans son atelier pour former de jeunes peintres. Après avoir vécu toute sa vie à Fécamp, il part vivre à Yport, un village reculé et isolé où il trouve la tranquillité. Il peint jusqu’à la fin de sa vie, le 13 mai 2003.

Citations[modifier | modifier le code]

Armand Lanoux de l’Académie Goncourt 3 février 1970 :

« Grasse, composée, carrée, avec des audaces paisibles, d’un dessin épais et fuyant toutes les coquetteries du trait, d’une couleur intensément nordique, à la fois éclatante et sourde, avec des verts de gazon lavé de pluie et des rouges pulmonaires de remorqueur ou de bœuf écartelé, la peinture de Friboulet ressemble bien à l’enfant du pêcheur de Fécamp, parce qu’il a compris que les gestes et les rythmes du travail peuvent être transposés par le peintre jusqu’aux franges de l’informel, sans être défigurés… Oui, le monde extérieur existe. Mais le peintre doit exprimer son être en le traduisant.

II est émouvant de voir ainsi un artiste trouver, sans appel à l’idée et moins encore à la littérature, la solution au problème majeur du peintre.

Jef Friboulet crée son propre réalisme sans rivage.

Ne lui reprochez pas de ne pas peindre des barques. II est la barque. »

Georges Braque Galerie Charpentier, 1955:

« Heureux de voir un Normand prendre la relève. »

Georges Rouault:

« J’ai été très sensible au côté humain et mystique de votre peinture. »

Vlaminck:

« Vous êtes né peintre comme d’autres naissent paysan ou marin[1]. »

Références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]