Caïque (bateau)

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Caïque portugais Bom Sucesso

Un (ou une) caïque (Grec : Kaiki, Turc : kayık) est une famille ancestrale de petits bateaux rustiques, à rames ou à voiles, dont le nom est remis au goût du jour avec des versions modernes motorisées nettement plus imposantes (caïque ketch ou goélette) disposant de tout le confort pour des croisières côtières et appréciées pour leur construction en bois.

Description[modifier | modifier le code]

Initialement c'est une embarcation légère et étroite de pêche ou de liaison, en bois et à rames à faible tirant d'eau, ayant une quille courbe pour le halage sur la grève. Le caïque est spécifique du Proche-Orient. Certains types sont à voiles et de plus grand gabarit.

Autre type de bateau[modifier | modifier le code]

Haute-Normandie[modifier | modifier le code]

« Caïque » est un nom donné de manière récente[1] à un bateaux de pêche à voiles que l'on pouvait voir jusque dans les années 60 en Haute-Normandie à Yport, à Étretat et à Fécamp.
Ce sont des voiliers traditionnels de travail, gréement au tiers, construits à Fécamp, ayant la particularité d'être mis à l'eau depuis les plages de galets et remontés à l'aide d'un cabestan. La carène est faite en clins d'orme et la quille en chêne. Ils disposent d'un gréement ancien à deux mâts : un grand mât portant une grand voile pouvant être surmonté d'un hunier et une misaine amurée en foc à l'extrémité du bout dehors pointé vers le bas, et le tapecul portant une voile aurique.

Étrave d'une "caïque" d'Étretat

Ce type d'embarcation possède comme son homonyme turc une quille courbe, dans ce cas légèrement concave qui facilite les échouages et les manœuvres de hissage. Cependant, selon François Renault, les « caïques » d'Yport et d'Étretat pourraient bien être les dernières et les plus authentiques représentantes de la tradition scandinave en France, car, outre le clin, ce type de quille est également celui des bateaux vikings. Ce sont aussi les seules embarcations qui présentent un profil d'étrave aussi arrondi sur nos côtes, ressemblant à celui des knarr. Cependant, la forme de ces coques ne permet pas d'établir une filiation directe avec les coques scandinaves[2].

Il subsiste quelques exemplaires traditionnels relativement récents :

  • La caïque exposée en arrière de la plage d'Étretat
  • La Vierge de Lourdes de Fécamp construite en 1949. Depuis sa restauration en 1992, elle participe à des regroupements de vieux gréements, par exemple, lors de la commémoration du centenaire du trois-mâts Duchesse Anne en 2001.
  • La Notre-Dame de Bonsecours, exposée au Musée des Terre-Neuvas à Fécamp.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. L'abbé Cochet qui écrit en 1850 à propos de la pêche à Étretat n'emploie pas ce mot, mais celui de clinque, voir Abbé Cochet, Petite histoire d'Étretat, Éditions PyréMonde (réédition), 2006, p. 88 - 101.
  2. « Le navire viking et les traditions navales d'Europe : l'héritage nordique dans la construction navale aux XIXe et XXe siècle en Normandie » François Renault in L'Héritage maritime des vikings en Europe de l'Ouest, sous la direction d'Elisabeth Ridel, Presses universitaires de Caen, 2002 (ISBN 2-84133-142-3), p. 336.

Liens externes[modifier | modifier le code]