Vulbens

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Vulbens
Vue de Vulbens
Vue de Vulbens
Image illustrative de l'article Vulbens
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Haute-Savoie
Arrondissement Saint-Julien-en-Genevois
Canton Saint-Julien-en-Genevois
Intercommunalité Communauté de communes du Genevois
Maire
Mandat
Frédéric Budan
2014-2020
Code postal 74520
Code commune 74314
Démographie
Gentilé Vulbanais, Vulbanaises
Population
municipale
997 hab. (2011)
Densité 80 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 06′ 08″ N 5° 55′ 52″ E / 46.102222, 5.93111146° 06′ 08″ Nord 5° 55′ 52″ Est / 46.102222, 5.931111  
Altitude 483 m (min. : 327 m) (max. : 923 m)
Superficie 12,53 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.vulbens.fr

Vulbens est une commune française, située dans le département de la Haute-Savoie en région Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Vulbens se trouve à 20 km au sud-ouest de Genève, Vulbens fait partie du Genevois français. La commune est délimitée à l'ouest par le mont Vuache (1 101 m) et la commune de Chevrier, au Nord par le Rhône et la frontière suisse (commune de Chancy), à l'est par le Nant de la Vosogne (qui fut la frontière entre la Zone libre et la Zone occupée en 1940-1942) et au Sud par la commune de Dingy-en-Vuache.
Vulbens compte plusieurs hameaux : Vulbens chef-lieu, La Fontaine, Moissey, Cologny.

Petite particularité, la frontière avec la Suisse (Chancy) correspond au point le plus occidental de la Confédération suisse. Une partie de la commune est classée en Zone franche. Vulbens fait partie du Genevois français et appartient à la Communauté des Communes du Genevois. Vulbens a pour communes limitrophes Valleiry, Dingy-en-Vuache, Chevrier, Pougny et Chancy.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Vulbens
Collonges Pougny Chancy
Chevrier Vulbens Valleiry
Clarafond-Arcine Dingy-en-Vuache Dingy-en-Vuache

Climat[modifier | modifier le code]

Environ 1100 mm de pluies par an.[réf. nécessaire]

Le froid s'installe parfois dès septembre. Il peut geler jusqu'en avril ou mai.

L'hiver la température peut descendre à - 15 °C. Il ne neige pas tous les hivers.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

La commune de Vulbens est traversée par la Route nationale 206, déclassée en RD 1206 en 2006, par l'Autoroute française A40 (dont le tunnel du Vuache).

Pistes cyclables[modifier | modifier le code]
Transport ferroviaire[modifier | modifier le code]

La commune de Vulbens est traversée par la liaison ferroviaire Evian-Bellegarde.

Transports en commun[modifier | modifier le code]
Transports aériens[modifier | modifier le code]

Aéroport le plus proche; Genève, à 25 min environ.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

La commune de Vulbens comporte plusieurs hameaux, dont Faramaz, situé à l'est, La Fontaine, Les Vernes et Cologny. Le hameau des Vernes a d'ailleurs la particularité d'être collé a la commune de Valleiry.

Logement[modifier | modifier le code]

  • Capacité d'hébergement: 280 lits

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Vulbens (l'origine du nom est villa Wulbeengi au XIe siècle, plus tard Vurbens, Virbens). Selon Perrenot, Wulbeengi serait une cacographie de Wilbedengi, issu d’un plus ancien Wilbadingi, nom d’origine burgonde qui dériverait d’un primitif *Willibadingos, « chez les Willibadingi », dérivé du nom propre Willibad, du burgonde *wilja, « volonté », et *badus, « combat ». Mais les étymologies germaniques de Perrenot sont sujettes à caution et doivent être revérifiées. Ce toponyme pourrait d'ailleurs être franc, la langue burgonde restant mal connue et le royaume burgonde (auquel appartenait Vulbens) passant sous la domination des Mérovingiens en 534.
  • "Faramaz", nom d'un hameau, a davantage de chances d'être d'origine burgonde. La loi burgonde cite en effet le groupe des faramanni. Le toponyme peut également venir de la langue franque.
  • "Cologny", nom d'un autre hameau, a une étymologie latine.
  • Le mot "Vuache" (on disait autrefois "Vulbens au Vuache") pourrait venir d'un toponyme désignant la plaine boueuse et humide entre le Mont Vuache et le Rhône.
  • Source : "Echos Saléviens" n°6, page 87.

Histoire[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Faits historiques[modifier | modifier le code]

On a trouvé des traces de l'époque néolithique sur la commune voisine de Chevrier.
Vulbens a probablement été peuplée par des Gaulois allobroges.
De nombreuses tegulae ou tuiles romaines parsèment le territoire.
Au Ve siècle, les Burgondes semblent s'installer au hameau de Faramaz (toponyme germanique).
Au Moyen Age Vulbens appartient au royaume de Bourgogne transjuranne puis au comté de Genève. La paroisse relève du diocèse de Genève.

En 1401 le Genevois est acheté par le comté de Savoie.
Vulbens fait partie de la province du Genevois du duché de Savoie.

La commune absorbe celle de Bans à la création du département du Mont-Blanc.
Comme le reste de la Savoie, Vulbens devient française en septembre 1792. Au Concordat, les paroisses de Chevrier et Dingy furent unies à Vulbens.
De 1798 à 1815 Vulbens fait partie du département du Léman dont le chef-lieu est Genève. Après la défaite de Napoléon à Waterloo, et le Traité de Paris signé le 20 novembre 1815, le duché de Savoie est rendu aux rois de Piémont-Sardaigne, après treize ans de présence française.

Vulbens fut comme le reste de la Savoie définitivement annexée à la France en 1860. Pourtant, comme une partie de la Savoie du Nord, (Genevois, Faucigny, Chablais), une partie des Vulbanais (ou Vrobinois) étaient plutôt favorables à un rattachement à la Suisse toute proche, comme en témoigne une pétition signé par 128 habitants[1].
À la fin du XIXe siècle le maire Bernard Gay fait construire une nouvelle fruitière et une mairie-école.

Seigneurie du Vuache[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge, siège d'une seigneurie, au centre de laquelle on trouvait la maison forte du Vuache. La maison forte dont il ne reste aucune trace, avait été édifiée sur un site fossoyé plus ancien. Il s'agissait d'une enceinte octogonale flanquée de trois tours et refermant un vaste logis. Au XIIIe siècle elle est entre les mains des comtes de Genève qui l'inféoderont au XIVe siècle. Une branche de la famille de Montchenu[2] le détient pendant tout le XIVe ‑ XVe siècle. Le château brûle au XVIe siècle, et il est ruiné au XVIIIe siècle[3].

Seigneurie de Faramaz[modifier | modifier le code]

Au XVe siècle, le hameau de Faramaz, très proche du chef-lieu de la commune, avait une tour qui administrait une petite seigneurie vassale de celle du Vuache (= de Vulbens). Les bâtiments furent agrandis au XVIIe siècle, puis les seigneurs de Faramaz achetèrent la seigneurie du Vuache dont le château n'existait plus. Dès lors, le château de Faramaz s'appela "château du Vuache".

L'ancienne paroisse de Bans[modifier | modifier le code]

L'ancienne paroisse de Bans, au nord de celle de Vulbens, longeait la rive gauche du Rhône. Elle comprenait plusieurs hameaux : Moissey, Bans et Cologny. Peu peuplée, elle fut rattachée à Vulbens au XVIIIe siècle.
A Moissey se trouvait une tuilière. Une route importante passait par Vulbens, Moissey et Chancy avant d'atteindre Genève.
A Bans se trouvait l'église paroissiale qui s'écroula dans le fleuve vers 1600. Plusieurs légendes pittoresques y sont attachées.

Hameau de Cologny[modifier | modifier le code]

Les Templiers s’installent en 1196 à Cologny, à proximité du lieu-dit «Port des Isles». Ils y tiennent une chapelle et une ferme. Le domaine des Templiers devint au XIVe siècle la propriété des Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem (Ordre de Malte). Aujourd’hui un centre équestre se trouve à son emplacement. On distingue des bas-reliefs sur les portails des anciennes granges. Une croix de Malte a été peinte sur le mur nord.
Un bac, longtemps une simple barque, permettait de traverser le fleuve. Au XIXe siècle, un bac à traille (attaché à un câble) lui succédera jusqu'à la construction du Pont Carnot.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Les maires de Vulbens[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1792 1795 Sautier Francois ... Syndic
1795 1796 Curtet Gaspard ... Syndic
1796 1800 Gay Pierre-Francois ... Syndic
1800 1810 Curtet Gaspard ... Syndic
1810 1815 Chaumont Francois-Marie de ... Syndic
1815 1815 Gay Pierre-Francois ... Syndic
1815 1825 Magnin Joseph ... Syndic
1825 1831 Chaumont Francois-Marie de ... Syndic
1832 1835 Magnin Francois ... Syndic
1836 1841 Delorme Francois ... Syndic
1842 1844 Folliguet Gaspard ... Syndic
1844 1858 Sautier Francois ... Syndic
1858 1860 Gay François Antoine ... Syndic
1860 1862 Gay François Antoine ... ...
1862 1902 Gay Bernard ... ...
1902 1913 Gay Fernand ... ...
1913 1929 Gay François ... ...
1929 1936 Gay Antonin ... ...
1936 1942 Rossiaud Auguste ... ...
1942 1944 Gay Georges ... ...
1944 1953 Deluermoz Aristide ... ...
1953 1970 Gay Georges ... ...
1971 1989 Droubay Pierre ... ...
1989 2008 Chamosset Roger ... ...
mars 2008 en cours Budan Frédéric ... ...
Les données manquantes sont à compléter.

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Voici ci-dessous, l'évolution démographique de la commune de Vulbens classés par date de recensement de 1793 à 2008.

Évolution démographique

1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
456 318 325 606 abs. 752 abs. 818 abs.
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
784 802 756 787 792 802 776 692 701
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
709 697 671 614 619 604 619 589 544
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2012
503 511 552 667 751 784 839 921 952
Nbre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes - Sources : Cassini[4] et INSEE[5]

Les habitants de Vulbens sont appelés les Vulbanaises et Vulbanais

Voici ci-dessous, un tableau démographique sur la commune de Vulbens classé par date de recensement.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Établissements éducatifs[modifier | modifier le code]

La commune possède une Maison Familiale Rurale qui propose des formations tels que CAP, BEP, Bac Pro et BTS.

Établissements spécialisés[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Marin de Montchenu (v. 1490, 1546), seigneur du Vuache et autres lieux, compagnon de jeunesse du futur François Ier, entra au service de ce dernier lorsqu'il devint roi de France.

Vulbens a vu naître en 1803 le fondateur de La Revue des Deux Mondes François Buloz.

Victor Gay (1816-1909), notaire, a écrit une chronique pittoresque de la vie au village[6].

L’abbé Jean Delorme (1920 Vulbens, 2005) ancien professeur de l’Institut catholique de Lyon et fondateur du CADIR (Centre pour l’analyse du discours religieux).

Sarclo (Michel de Senarclens) Paris 1951, Chanteur-auteur-compositeur-interprète suisse romand réside dans la commune de Vulbens.

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises de l'agglomération[modifier | modifier le code]

  • Nbre d’entreprises: 13

Commerce[modifier | modifier le code]

  • L’Intermarché du Vuache (à côté de Valleiry) est situé sur le territoire de la commune de Vulbens.
  • Il y a aussi une poste, deux salons de coiffure, une boulangerie, un café dit "Chez Gouverneur", un hôtel-restaurant dit du Vuache, une épicerie, un garage.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Maurice.
  • Au bord du Rhône, à Cologny, les restes d’une ferme des Templiers puis des Hospitaliers (devenu l'Ordre de Malte) fondée au XIIe siècle.
  • Le château dit du Vuache, disparu depuis le XVIIIe siècle, appartenait à des seigneurs locaux (début XIIIe siècle) puis aux comtes de Genève et passa ensuite à la famille de Vienne, aux Montchenu puis à une branche des Menthon.
  • Le seul château actuellement visible date du XVe siècle et se trouve à Faramaz, hameau de Vulbens.
  • La ferme du château de Faramaz, datant du XVIIe siècle.
  • Église Saint-Maurice dont le chœur actuel date du XIIIe siècle et deux nefs latérales ajoutées en 1820 et en 1830.
  • Une fruitière datant de 1876, située en face de la mairie, n’est plus en activité..
  • Four à pain à Cologny, l.d. Chez Gros.
  • Autre four à pain à Moissey.
  • Moulin-scierie à La Fontaine (un hameau).
  • Vieille maison (ancienne poste).
  • Ancien bénitier de Bans, au hameau de Faramaz.

Lieux divers[modifier | modifier le code]

Espaces verts[modifier | modifier le code]

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Paul Guichonnet,Histoire de l'annexion de la Savoie à la France 1860 et nous. Les véritables dossiers secrets de l'Annexion, éd. La Fontaine de Siloé, 2003
  2. Originaire du Dauphiné.
  3. Frédéric Raynaud, Le château et la seigneurie du Vuache - Haute-Savoie Lyon, service régional de l’archéologie 1992 DARA : Documents d’Archéologie en Rhône-Alpes.
  4. Population avant le recensement de 1962
  5. INSEE : Population depuis le recensement de 1962
  6. Cf Echos Saléviens n°10, 2001


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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