Savigny (Haute-Savoie)

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Savigny
L'église.
L'église.
Blason de Savigny
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Haute-Savoie
Arrondissement Arrondissement de Saint-Julien-en-Genevois
Canton Canton de Saint-Julien-en-Genevois
Intercommunalité Communauté de communes du Genevois
Maire
Mandat
Béatrice Fol
2014-2020
Code postal 74520
Code commune 74260
Démographie
Population
municipale
788 hab. (2011)
Densité 75 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 04′ 36″ N 5° 57′ 28″ E / 46.0766666667, 5.95777777778 ()46° 04′ 36″ Nord 5° 57′ 28″ Est / 46.0766666667, 5.95777777778 ()  
Altitude Min. 489 m – Max. 1 112 m
Superficie 10,52 km2
Localisation

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Savigny

Savigny est une commune française, située dans le département de la Haute-Savoie en région Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'Avant-Pays savoyard, entre les Alpes et le Jura, sur le flanc nord du Mont Vuache. Elle est à peu près à mi-chemin entre Genève et Annecy.

La montagne du Vuache est très calcaire et karstique. Ici ou là, des blocs erratiques granitiques ont été abandonnés par les glaciers.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat y est plus ou moins de type montagnard.

Environ 1 200 mm de précipitations annuelles. Durant l'hiver la température peut descendre à - 5 ou - 10 degrés (- 15° en février 2012). Mais il ne neige pas tous les hivers. Il peut parfois y avoir des gelées jusqu'en mai-juin. Certaines années le mois de septembre est assez frais.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Savigny se trouve sur la route de Vulbens à Frangy au pied du Vuache. Une autre route la relie à Épagny et Jonzier. Une troisième va en direction de Minzier.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

La commune est composée d'un bourg principal et de plusieurs hameaux (Olliet, Cessens, Murcier, Cortagy, Le Château, Chez Borgeat, Nyoux).

Logement[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Savigny

Les armes de Savigny se blasonnent ainsi : Tranché ; au premier bandé d'or et d'azur à quatre pièces, a un lion rampant de sable brochant ; au second de gueules à la croix d'argent, à un ours rampant de sable brochant .

Ce blason de création moderne (entre 1980 et 1990) est l'œuvre d'un artiste et photographe savignerand, Rudy Walti, d'origine suisse, qui en a cédé gracieusement les droits d'utilisation à la commune. il s'agit avant tout d'une création originale de l'artiste qui s'inspire toutefois d'un blason réel retrouvé sur la clé de l'une des voûtes de la maison forte de Savigny. Ce blason, sculpté à même la pierre, dont seule la partie basse est encore visible, montre des hachures en biais ainsi que les pattes postérieures d'un lion. Courant sur les héraldiques d'époque, le lion a donc été repris dans le travail de l'artiste. L'usage du lion semble assez répandu en héraldique locale puisqu'on en trouve quelques autres références sur des armoiries historiques de communes non loin de Savigny, notamment en Suisse Romande voisine. Savigny étant également connu localement sous le nom de « Pays des Ours », L'artiste a intégré à sa création l'ours sur fond de croix de Savoie rappelant l'appartenance de la commune à la Savoie et cette légende locale qui veut que le surnom donné à la localité viendrait du fait que le Vuache, montagne dominant la commune, abritait de nombreux plantigrades dont vraisemblablement les habitants s'inspiraient du caractère. Les couleurs du Genevois en hachures de biais rappellent l'appartenance géographique de la commune au bassin genevois, et l'influence du Canton suisse de Genève, situé à moins d'une dizaine de kilomètres de la commune.

Faits historiques[modifier | modifier le code]

Des grottes, proches du hameau de Cortagy, furent habitées.

Il y a deux pierres à cupule, datant du Néolithique. L'une se trouve vers les grottes et l'autre sous Cessens.

Des vestiges romains (tuiles) ont été trouvés.

Savigny fut siège de seigneurie au Moyen Âge ; en son centre se dressait la maison forte de Savigny. Au début du XVIe siècle, il est fait mention d'un « gélinier », destiné au logement des volailles et autres volatiles[1]. En 1582, Henri de Livron fait couper: « des perches à poser tous les bornels[2] requis et nécessaires pour prendre l'eau par soubterre dempuis la fontaine jusques au bachex consistant en la curtine »[3].

Seigneurs ayant des droits à Savigny : l’abbaye territoriale de Saint-Maurice d'Agaune (Suisse), les familles Vidomne de Chaumont, Ternier, Montchenu, Menthon, Livron, Deschamps, Du Coudray de Blancheville, les seigneurs de Noveiry, les Hospitaliers.

En 1742-1748 des soldats espagnols furent présents à Savigny.

En 1748-1751 les registres paroissiaux signalent la présence de loups.

L'électricité fut installée en 1908[4].

Dès juin 1940 le gouvernement de Pétain envoie à Olliet, hameau de Savigny, des républicains espagnols vaincus par l’armée de Franco et réfugiés en France. Ils constituent le 514e Groupement de travailleurs étrangers. Ils bâtissent un camp où ils seront assignés à résidence. Ils seront également chargés de construire la route forestière de Plamont destinée à des travaux de bûcherons. Leur nombre varia entre 200 à 300.

En septembre 1941, le camp est vidé des Espagnols pour laisser place à des prisonniers juifs. En juin 1942 ils étaient 192. Certains travaillent comme bûcherons. Les 23 et 24 août 1942, 123 Juifs d’Olliet sont raflés sur l’ordre de Vichy. Ils sont emmenés à la gare de Valleiry, et de là vers Culoz et enfin au camp de Drancy tenu par la police française. Là-bas, ils sont livrés aux nazis et déportés vers le camp d’extermination d’Auschwitz. Seuls quatre semblent avoir survécu[5].

Le 1er juillet 1944 les Allemands arrivent au hameau de Murcier, persuadés d’y trouver des résistants. Ils regroupent la population sur la place et menacent de fusiller plusieurs habitants dont Louis Vuichard qui faisait office de maire, le curé Neyroud et le boulanger Bosson. Puis les Allemands reçoivent l’ordre de ne pas faire de représailles. Ils partent après avoir incendié les baraques des Juifs à Olliet et pillé plusieurs fermes ainsi que la fruitière[6].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Voici ci-dessous le partage des sièges au sein du Conseil municipal de Savigny :[réf. nécessaire]

Groupe Président Effectif Statut
... Christian Burnier ... majorité
... ... ... opposition


Voici ci-dessous, l'ensemble des résultats aux dernières élèctions municipales ayant eu lieu en mars 2008 :

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
... 1977 Albert Fol ... ...
1977 1995 Bernard Morgan ... ...
1995 en cours Christian Burnier Vivre à Savigny ...
Les données manquantes sont à compléter.

Jacques ROSAY est maire de Savigny de 1798 à 1801 et de 1813 à 1815

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

La commune est jumelée avec :

  • ...

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 788 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
303 403 413 593 682 770 641 595 566
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
594 594 601 579 624 599 514 522 523
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
480 472 457 442 403 385 343 322 307
1982 1990 1999 2004 2006 2009 2011 - -
338 458 500 633 652 723 788 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

L’altitude moyenne est de 600-650 m. Les parties agricoles sont constituées de terrains de bonne qualité. Surface totale : 1052 hectares. SAU : 527 ha (en 2000). L’activité agricole est orientée vers le lait et l’exploitation de l’herbe. Répartition des surfaces exploitées : - 77 % en prairies, - 16 % en céréales, - 7 % en maïs. Cheptel : - 240 vaches laitières. - 205 génisses. Six exploitations. La SAU moyenne des exploitations est de 71,50 ha, dont en moyenne 67 ha de prairies et 23 ha de céréales et de maïs[9].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Louis Vuichard (1912-2006), militant JAC, président de la Fédération des Coopératives laitières de Haute-Savoie, historien local qui a écrit sur l'histoire de Savigny et l'histoire des fruitières de Haute-Savoie.
  • Henri Descombes (1867-1935), prêtre, professeur au Grand Séminaire, curé de Menthonnex-en-Bornes (74), historien local et auteur d'une monographie sur sainte Victoire du Vuache.
  • Jean Descombes (1917-2000), neveu du précédent, originaire du hameau de Chez Borgeat, ordonné prêtre en 1943, aumônier à l'hôpital de Saint-Julien-en-Genevois (74) de 1975 à 1995. Source : “Du Salève au Vuache”, décembre 2000, page 35.
  • Alphonse Jean-Marie ROSAY (1809- ?) , fils de Louis (maire), il étudia la médecine à Turin. Sa thèse de docteur date de 1832 et a pour titre "des fractures en général". Il exerca à Turin (source : monographie de Félix FENOUILLET).

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

• Grottes sur la montagne du Vuache.

• Pierres à cupules.

• Église paroissiale. L'entrée se trouve à l'est et le chœur à l'ouest, orientation rare indiquant une grande ancienneté.

Interieur de l'église de Savigny


• Ancien château, au-dessus de l'église, à Cortagy. Il ne reste plus grand-chose du château du XVIe s., sauf quelques fenêtres côté ouest. À partir de la seconde moitié du XVIe s. il appartient à la famille de Livron. Les Genevois le pillent en 1589. Au début du XVIIIe s., les Livron, ruinés, vendent une partie de leurs terres[10].

• Ancienne fruitière d'Olliet. Au début le lait était travaillé dans une maison particulière. Puis un nouveau bâtiment, très onéreux, fut édifié en 1888 (la fruitière proprement dite avec sa porcherie)[11].

• Ancienne fruitière de Murcier, sur la gauche à la sortie du village en direction de l'église. C'est l'une des plus anciennes de la région car sa construction daterait de 1853[12].

• Au rond-point de Murcier, la statue d'un ours évoque la légende des ours de Savigny racontée par Félix Fenouillet vers 1900[13].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Élisabeth Sirot 2007, p. 92
  2. Bourneaux ; conduites creusées dans des sapins.
  3. Archives départementales de Haute-Savoie, série 7 J.
  4. Félix Fenouillet, monographie de Savigny, Mémoires de la Société Savoisienne d’histoire et d’Archéologie, tome 54-1913.
  5. Robert Amoudruz et Ruth Fivaz-Silbermann, Espagnols et Juifs du camp de Savigny, Echos saléviens n°11, 2002
  6. Robert Amoudruz, Brûlement de villages au pays du Vuache, La Salévienne 2004
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  9. Source : Chambre d’agriculture de Haute-Savoie et commune de Savigny.
  10. R. Devos, Un grand domaine aux XVIème et XVIIème siècles : Savigny, Revue des Amis du Val de Thônes, numéro Hors Série - Campagnes forêts alpages de Savoie (13e-20e s.). Actes du 33e congrès des Sociétés Savantes de Savoie, Thônes 1990, supplément aux numéros 15 et 17, p. 101.
  11. Louis Vuichard, Nos fruitières, 1989, page 47.
  12. Louis Vuichard, Nos fruitières, 1989, page 226.
  13. Bibliothèque de l'Académie Florimontane

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Élisabeth Sirot, Noble et forte maison - L'habitat seigneurial dans les campagnes médiévales du milieu du XIIe au début du XVIe, Editions Picard,‎ 2007 (ISBN 9782708407701)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

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