Klaus Michael Grüber
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Klaus Michael Grüber , né le 4 juin 1941 à Neckarelz, près du fleuve du Neckar, dans le pays souabe allemand (Wurtemberg, et mort le 22 juin 2008 dans sa maison de Belle-Île-en-Mer, est l'un des artistes de théâtre et metteur en scène allemand les plus importants de ces quarante dernières années.
[modifier] Biographie
Travaillant sur les plus grandes scènes dramatiques et lyriques d'Europe, il s'est évertué à élargir les frontières du théâtre, du rapport à la parole, ainsi que la notion d'expérience théâtrale élevée dans ses spectacles au rang d'expérience existentielle et poétique. Il aura influencé bon nombre de ses contemporains parmi lesquels Patrice Chéreau, Luc Bondy, et Robert Wilson.
D'abord assistant du metteur en scène et co-fondateur du Piccolo Teatro de Milan, Giorgio Strehler (de 1969 à 1972), il a pu apprendre au cours de ces années d'exil en Italie, l'artisanat du théâtre, la direction d'acteur et l'exigence absolue du métier et de la mise en scène, qui en font une vocation, une profession de foi. Après avoir mis en scène son premier spectacle, Penthésilée de Kleist, dans ce même théâtre, il sera limogé face aux contestations déclenchées par sa vision de l'œuvre auprès du public et des professionnels. À partir de là il retournera dans sa patrie, où il commencera à travailler au Schauspielhaus de Francfort, en mettant en scène Dans la jungle des villes de Brecht (1974). Plus tard à la Schaubühne de Berlin, dirigée par Peter Stein et son équipe, il réalisera l'un de ses spectacles les plus mythiques, Les Bacchantes d'après Euripide (1976), avec les comédiens phares de cette époque Bruno Ganz, Jutta Lampe, Otto Sander et Michael König.
Parmi ses plus grands spectacles demeurent son Faust Salpétrière d'après Goethe, donné en 1976 dans l'ancienne chapelle de cet hôpital parisien lors du Festival d'automne, qui le révèle au public français, ainsi que Winterreise, d'après le poète Hölderlin, donné au Olympia Stadion de Berlin. Il travaille par la suite aux Wiener Festwochen ainsi qu'au Burgtheater de Vienne en Autriche, et au Festival de Salzbourg dirigé par Gerard Mortier, où il signe un Tristan et Iseult de Wagner absolument poignant et empreint de fragilité (2000).
Après ses années d'exil en Italie, puis son retour en Allemagne, Klaus Michael Grüber s'établit finalement à Paris, où il a vécu ses dernières années, se consacrant essentiellement à la scène lyrique pour progressivement délaisser le théâtre. Il décède dans la nuit du 22 au 23 juin 2008, des suites d'un cancer dans sa maison de Belle-Île en Mer où il s'était retiré se sachant condamné.
De nombreux textes et études lui ont été consacré en France, notamment par Guy Scarpetta, Georges Banu et Mark Blezinger, à travers un ouvrage collectif paru en 1995 aux éditions du Regard : Il faut que le théâtre passe par les larmes....
[modifier] Mises en scène
- 1986 : Le Récit de la servante Zerline d'Hermann Broch, avec Jeanne Moreau, Théâtre des Bouffes du Nord
[modifier] Lien externe
- Klaus-Michael Grüber, par Guy Scarpetta - Festival d'Automne [1]
- Article Rue 89 - Hommage à Klaus Michael Grüber par Selim Rauer [2]

