Sommet du G20 2009 (États-Unis)

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Logo du sommet de G20 de Pittsburgh.

Le G20 de Pittsburgh de septembre 2009 est un forum du G20 programmé avec l'objectif de renforcer la coordination internationale[1],[2].

Contexte[modifier | modifier le code]

Barack Obama et Cristina Kirchner (présidente de l'Argentine) au G20 de Pittsburgh.

Sur proposition des États-Unis, soutenus par les participants au G20 lors de sa dernière réunion à Londres[3], le G20 se réunit de nouveau, à Pittsburgh, en Pennsylvanie, le 24 et 25 septembre 2009, afin de réformer les régulations bancaires et financières, de faire face aux séquelles de la crise des subprimes[4], et de se préparer à la reprise modérée ou à la faible croissance indiquée par les différentes organisations compétentes.

Il devait s'agir notamment d'élargir les dernières réformes sur les paradis fiscaux du dernier G20, exceptionnellement le système de gouvernance du G20, favoriser la transparence, intégrer le dispositifs de bonus-malus, et légiférer sur des règles de provisionnement en fonds propres pour les banques. D'autre part, il s'agissait de réguler des hedge funds puis des instruments dérivés, sur la surveillance des agences de notation.

Ces divers objectifs avaient été ré-affirmés peu de temps auparavant par le Forum mondial sur la transparence et l’échange de renseignements, réuni à Mexico le 1er et 2 septembre 2009, et qui avait notamment élaboré le projet de Modèle de convention de l'OCDE sur l'échange de renseignements en matière fiscale[5].

Suite à cette réunion du Forum, Angel Gurría, le secrétaire général de l'OCDE, déclarait:

«  nous assistons à rien de moins qu’une révolution. En s’attaquant aux défis posés par le côté obscur des systèmes fiscaux, la campagne en faveur d’une transparence fiscale mondiale est en plein essor. Nous nous sommes dotés des moyens institutionnels de poursuivre cette campagne. Face à la crise, l’opinion publique internationale attend beaucoup et ne tolérera aucun écart ; nous devons nous montrer à la hauteur de ces attentes [6]. »

Cependant, ce G20 éviterait l'essentiel, c'est-à-dire le sujet de la monnaie[7], car se profilerait derrière une guerre des changes[8].

Positions des différents États[modifier | modifier le code]

Les États-Unis et le Royaume-Uni restent hésitants et partagés sur les initiatives du couple franco-allemand, afin de sauvegarder la compétitivité des grandes places financières respectives. Néanmoins, en raison de la crise des subprimes depuis 2007, de l'affaiblissement des banques, et de la mobilisation de l’opinion publique, les gouvernement des États-Unis et de la Grande-Bretagne tendent à rejoindre les initiatives du couple franco-allemand[9] sous coalition européenne ou de l'UE[9]. Néanmoins, les États-Unis proposent d'accroître les fonds propres des banques, présentés comme des garanties, parce qu'ils ont plus aisément accès aux fonds propres que l'Europe, afin d'éviter la régulation des risques, notamment les primes des intermédiaires financiers.

Sur proposition de Cristina Kirchner, présidente de l'Argentine, ce G20 accueille en tant que participant l'Organisation internationale du travail (OIT)[10].

Conclusions, décisions[modifier | modifier le code]

  • Dans le domaine de l'environnement, avant le lancement des débats, suivant l'appel de grandes ONG qui ont dénoncé les subventions de la banque mondiale continuant à encourager les énergies fossiles, les États-Unis par la voix de Mike Froman (conseiller national adjoint à la sécurité nationale) ont invité les pays du G20 à supprimer les subventions publiques allouées au secteur des énergies fossiles, afin de lutter plus vite et plus efficacement contre les dérèglements climatiques, pour une meilleure sécurité énergétique, efficience énergétique, pour la santé publique et de l'environnement, mais aussi pour relancer l’économie par le développement des énergies propres et sûres et des économies d'énergie, très productrices d'emploi[11].
  • Dans le domaine de la sécurité nucléaire et de la lutte contre la prolifération, trois chefs d'État (américain, français et britannique) ont conjointement dénoncé la construction secrète par l'IRAN dans une base militaire souterraine située près de la ville de Qom d'une seconde usine d'enrichissement de l'uranium (d'une capacité d'environ 3 000 centrifugeuses selon les informations disponibles en septembre 2009), et dont la taille et la configuration ne sont pas selon le président américain compatible avec un usage civil (L'Iran aurait reconnu par courrier à l'AIEA l'existence de cette usine le 21 sept 2009[12].

Participants[modifier | modifier le code]

Liste des participants officiels[13]:

États

N.B. Les pays marqués d'un * ne sont pas de membres reconnus du G20[14]

Organisations Régionales

Organisations Internationales

Notes et références[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

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