Saint-Pierre-de-Fursac

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Saint-Pierre-de-Fursac
Le bâtiment des deux mairies
Le bâtiment des deux mairies
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Limousin
Département Creuse
Arrondissement Guéret
Canton Le Grand-Bourg
Intercommunalité C.C. de Bénévent-Grand-Bourg
Maire
Mandat
Thierry Dufour
2014-2020
Code postal 23290
Code commune 23231
Démographie
Gentilé Fursacois
Population
municipale
785 hab. (2011)
Densité 29 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 08′ 56″ N 1° 30′ 47″ E / 46.1488888889, 1.5130555555646° 08′ 56″ Nord 1° 30′ 47″ Est / 46.1488888889, 1.51305555556  
Altitude 340 m (min. : 315 m) (max. : 431 m)
Superficie 27,33 km2
Localisation

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Saint-Pierre-de-Fursac

Saint-Pierre-de-Fursac (Fursac en occitan, prononcé Furça) est une commune française située dans le département de la Creuse et la région Limousin.

Saint-Pierre-de-Fursac et Saint-Étienne-de-Fursac sont des communes jumelles. En effet, leurs chefs-lieux, autrefois nettement séparés par un bras de la Gartempe[réf. nécessaire], sont aujourd'hui réunis pour ne former qu'un bourg après que le bras fut comblé. Pour les habitants des deux communes, il ne s'agit ni de Saint-Pierre, ni de Saint-Étienne, mais de Fursac[1]. Les deux églises ne sont distantes que d'environ 200 mètres et le même bâtiment accueille les deux mairies reliées par la salle des fêtes, l'horloge extérieure marquant la limite entre les deux communes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le territoire communal est arrosé par la rivière Gartempe. La vallée de la Gartempe en amont de Fursac est un site inscrit sur 17 hectares depuis le 24 avril 1987[2].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Durant la Révolution, la commune porte, de nivôse de l'an II à vendémiaire de l'an V, le nom de Le Haut-Fursac[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

  • Au Moyen Âge, les deux paroisses étaient rattachées à des entités politiques différentes ; Saint-Étienne était anglaise et Saint-Pierre était française. Ce n'est qu'en 1527 que les deux communes furent rattachées au royaume de France.
  • À la Révolution française la commune de Chabannes fut démembrée et une partie de son territoire intégré à Saint-Pierre-de-Fursac. Le château féodal appartenant à la seigneurie de Chabannes-Guerguy a été vendu comme Bien National à cette époque, il fut ainsi rapidement détruit[4].
  • XIXe siècle : depuis le Moyen Âge, comme dans toutes les communes du département, beaucoup d'hommes partaient tous les ans dans les grandes villes sur les chantiers du bâtiment pour se faire embaucher comme maçon, charpentier, couvreur... C'est ainsi que les maçons de la Creuse devinrent bâtisseurs de cathédrales, en 1624, ils construisirent la digue de La Rochelle, au XIXe siècle, ils participèrent à la construction du Paris du baron Haussmann. Initialement temporaire de mars à novembre, l'émigration devint définitive : ainsi la Creuse a perdu la moitié de sa population entre 1850 et 1950. On retrouve dans le livre de Martin Nadaud Mémoires de Léonard, la description de cet exode qui marqua si fortement les modes de vie.

Pour Saint-Pierre-de-Fursac en 1847, la commune comptait 1 499 habitants et 157 migrants soit 10,5 % de la population. Parmi ces 157 migrants, 150 étaient maçons et 2 tailleurs de pierre[5].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Circonscription[modifier | modifier le code]

Saint-Pierre-de-Fursac appartenait à la 1re circonscription composée des cantons de Bénévent-l'Abbaye, Bonnat, Bourganeuf, Dun-le-Palestel, Le Grand-Bourg, Guéret-Nord, Guéret-Sud-Est, Guéret-Sud-Ouest, Saint-Vaury et La Souterraine jusqu'aux élections de juin 2012.

Depuis le redécoupage des circonscriptions législatives françaises de 2010, la Creuse ne comporte plus qu'une seule circonscription. Lors des élections législatives françaises de 2012, Michel Vergnier qui était le député (PS) de la 1re circonscription depuis 1997 a été élu député de la Creuse face à Jean Auclair qui était le député (UMP) de la deuxième circonscription.

Le conseiller général du canton de Le Grand-Bourg est Didier Bardet (PS) depuis 2011.

Communauté de communes de Bénévent-Grand-Bourg[modifier | modifier le code]

La communauté de communes de Bénévent-Grand-Bourg est une structure intercommunale. Elle regroupe 17 communes : Arrènes, Augères, Aulon, Azat-Châtenet, Bénévent-l'Abbaye, Ceyroux, Chamborand, Châtelus-le-Marcheix, Fleurat, Le Grand-Bourg, Lizières, Marsac, Mourioux-Vieilleville, Saint-Étienne-de-Fursac, Saint-Goussaud, Saint-Pierre-de-Fursac et Saint-Priest-la-Plaine.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1793 François Ringuet   cultivateur
1793 1795 André Savy    
1795 1799 François Bayle   cultivateur
1799 1814 Jean Renard   tisserand
1814 1815 Joseph Savy    
1815 1831 André Rogues    
1831 1848 Philippe Touraud   entrepreneur
1848 1855 Théodore Busson    
1855 1865 Emile Savy    
1865 1870 Pierre Sallet   commerçant
1870 1871 Jean Grosset   entrepreneur
1871 1878 Fiacre Fedon   cultivateur
1878 1878 Jacques Barret    
1878 1890 Jules Gros   retraité
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1890 1892 Pierre Dumain   cultivateur
1892 1904 Jacques Barret    
1904 1907 Etienne Lacôte   entrepreneur
1907 1919 Elie Leblanc   commerçant
1919 1925 Henri Pimpaud   notaire
1925 1928 Eugène Barret   retraité
1928 1935 Auguste Dumas   cultivateur
1935 1935 Eugène Barret   retraité
1935 1945 Mathurin Passetemps   cultivateur
1945 mars 1959 Gustave Roby   menuisier
mars 1959 mars 1983 Marc Geoffre   menuisier
mars 1983 mars 2001 Gaston Peyretout Apparenté PCF Facteur
mars 2001 en cours Thierry Dufour Apparenté PCF  

Elections municipales 2008[modifier | modifier le code]

Lors des élections municipales du 9 mars 2008 une seule liste s'est présentée au suffrage des électeurs. Les 15 sièges de conseillers municipaux ont été pourvus dès le 1er tour avec les résultats et statistiques suivants[6] :

Élu(e)s Voix Élu(e)s Voix
METTOUX Robert 455 DUBOIS Catherine 425
RENAUD Lynette 448 LE CALOCH François 424
TESSIER Nadine 447 CLAVERIE André 412
CHARAMOND Lucile 443 VIOLET Ghyslaine 412
CLAVE Claude 442 DUFOUR THierry 411
FALCK Michel 437 CAMPORESI Christophe 411
BORAMIER Simone 433 CARIAT Jacky 408
BAILLY Joël 428
Nombre  % inscrits  % votants
Inscrits 720 100 -
Abstentions 184 25,56 -
Votants 536 74,44 100
Blancs ou nuls 23 3,19 4,29
Exprimés 513 71,25 95,71

Démographie[modifier | modifier le code]

Dès le Moyen Âge, les creusois émigrent vers les grandes villes. Dans tous les villages les hommes partent souvent dans les métiers du bâtiment de mars à novembre. Certains s'installent définitivement dans ces villes. Au XXe siècle, la guerre de 1914-1918 décime une génération et marque l'accélération du dépeuplement des campagnes. Après la Seconde Guerre mondiale, les campagnes limousines, et même les villes continuent de se dépeupler et la moyenne d'âge augmente sans arrêt. De 1851 (287 000 habitants) à 2005 (123 000 habitants), le département a perdu plus de la moitié de sa population. Saint-Pierre-de-Fursac ne déroge pas à cette évolution.

Mais au début du XXIe siècle, et contrairement à toutes les prévisions, la région connaît un regain démographique. Certes, c'est un phénomène très limité, mais historique : en 5 ans, le Limousin a gagné quelque 14 000 habitants en passant de 710 939 habitants en 1999 à 725 000 habitants en 2005. Cette tendance se confirme en 2006, ce qui a fait la une du journal régional Le Populaire du Centre, daté du mercredi 31 mai 2006 : « Nouveau baby-boom ».

Les causes principales de ce renouveau sont la venue de Britanniques et de Néerlandais attirés par des prix de maison attractifs, de retraités en quête de nature et d'étudiants ayant fini leurs études. Depuis maintenant une dizaine d'années, le phénomène touche aussi les zones rurales, surtout celles qui, comme la Creuse, promeuvent un tourisme dit « vert » et/ou situées le long des grands axes de circulation (par exemple l'A20 en Limousin et l'A75).

Le recensement de 2005 fait toujours apparaître pour le département une diminution du nombre d'habitants, mais celle-ci serait certainement plus importante sans l'apport de cette nouvelle immigration. Pour ce qui concerne le Limousin, si la Creuse perd de la population, la Haute-Vienne et la Corrèze en gagnent.

En 2011, la commune comptait 785 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 142 1 100 1 275 1 333 1 337 1 496 1 389 1 479 1 508
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 501 1 483 1 475 1 531 1 515 1 665 1 644 1 633 1 608
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 624 1 624 1 574 1 356 1 319 1 283 1 272 1 216 1 056
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
1 058 1 019 872 817 805 787 808 810 785
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Pierre classée au titre des monuments historiques en 1939[9].
  • Le parc de Tancognaguet est un parc privé d'une superficie de 7 ha présentant de nombreux arbres dont des Séquoias géants. Ouvert uniquement en juillet et août, il est plus ou moins à l'abandon.
  • Le monument aux morts est constitué d'une colonne sur laquelle est érigée une sculpture d'un poilu en bronze. Il est inscrit sur le monument les noms des 19 habitants disparus pendant la Première Guerre mondiale[10].
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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Adémar de Chabannes ou Adémar (v. 989-1034), fut un moine et un chroniqueur français du Moyen Âge.
  • Félix Chevrier (1884-1962) a été le Secrétaire Général de l'Œuvre de Secours aux Enfants (O.S.E.), association à l'origine de la création des "maisons" de l'O.S.E. en Creuse, puis il a été "Administrateur Général des colonies d'enfants, internats et pouponnières, chargé des rapports avec les autorités administratives et directeur de la colonie de Chabannes" à Saint-Pierre-de-Fursac. Félix Chevrier est considéré comme un Juste parmi les nations[11] depuis 1999.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Source : Alain Tixier 1999, adapté de René Labrousse 1981.
  2. Site inscrit de la Gartempe.
  3. Nom avéré en tant que nom révolutionnaire sur Archives départementales de la Creuse, p. 10 à 52.
  4. La seigneurie de Chabannes-Guerguy.
  5. Source : Quand Martin Nadaud maniait la truelle... La vie quotidienne des maçons limousins, 1830-1849, de Pierre Urien, Felletin, Association les Maçons de la Creuse, 1998, 143 pages, préface de Pierre Riboulet Page 137.
  6. Ministère de l'intérieur.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  9. « Notice no PA00100187 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  10. Source : Genweb.
  11. Comité français pour Yad Vashem


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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