Saint-Martin-d'Entraunes

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Saint-Martin-d'Entraunes
Saint-Martin-d'Entraunes
Saint-Martin-d'Entraunes
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-Maritimes
Arrondissement Arrondissement de Nice
Canton Canton de Guillaumes
Intercommunalité Communauté de communes des Alpes d'Azur
Maire
Mandat
Bertrand Leflon
2008-2014
Code postal 06470
Code commune 06125
Démographie
Gentilé Saint-Martinois
Population
municipale
93 hab. (2011)
Densité 2,3 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 08′ 34″ N 6° 45′ 46″ E / 44.1427777778, 6.76277777778 ()44° 08′ 34″ Nord 6° 45′ 46″ Est / 44.1427777778, 6.76277777778 ()  
Altitude Min. 968 m – Max. 2 742 m
Superficie 40,05 km2
Localisation

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Saint-Martin-d’Entraunes est une commune française située dans le département des Alpes-Maritimes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants sont appelés les Saint-Martinois. Sur le territoire de cette commune se trouve la petite station de sports d'hiver de Val Pelens, sur la route du col des Champs.

Géographie[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Après la conquête romaine (achevée en 14 av. J.-C.), Auguste organise les Alpes en provinces. Le territoire de l’actuelle commune de Saint-Martin dépend de la province des Alpes-Maritimes et est rattaché à la civitas de Glanate (Glandèves). À la fin de l’Antiquité, le diocèse de Glandèves reprend les limites de cette civitas[1].

Après la mort de la reine Jeanne, le val d'Entraunes choisit de rendre hommage en 1388 au comte de Savoie et de ne plus reconnaître le comte de Provence de la maison d'Anjou comme suzerain légitime.

Au XIXe siècle, la commune connaît un certain essor grâce au tissage de la laine. La première fabrique est ouverte à la fin des années 1810 par François Ollivier dans son hameau natal des Clots, sur le modèle de celles du Haut-Verdon voisin[2].

Saint-Martin-d'Entraunes
Blason de Saint-Martin-d'Entraunes Blason D’argent au noyer au naturel, le tronc chargé d’une croisettes haussée de gueules, sur une terrasse de sinople.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1860 1870 Césaire Ollivier   fabricant de draps, Les Clots
1870 1874 Joseph Ollivier   médecin, le Village
1874 1876 Jean-Baptiste Autheman   propriétaire, Sussis
1876 1878 Joseph Gueidon   propriétaire, Rio Sala
1878 1884 Césaire Ollivier   fabricant de draps, Les Clots
1884 1896 Joseph Ollivier   médecin, le Village
1896 1900 Jacques Coste   propriétaire, Le Serre
1900 1904 Aimé Ollivier   fabricant de draps, Les Clots
1904 1912 Jean-Baptiste Blanc   propriétaire, Prapelet
1912 1913 César Liautaud   instituteur retraité, Nice
1913 1935 Joseph Liautaud   propriétaire, le Village et Chastelonnette
1935 1941 Norbert Liautaud   propriétaire, le Village et Chastelonnette
1941 1945 Alfred Ollivier   propriétaire, Les Clots
1945 1977 Raoul Marchetti   agent immobilier, Monaco
1977 1989 Guido Fotré   fonctionnaire européen retraité, Las Pineas
1989 2001 Jean Roux   chef d'entreprise, Nice
2001 réélu en 2008[3] Bertrand Leflon   instituteur retraité, Les Clots

Depuis le 1er janvier 2014, Saint-Martin-d'Entraunes fait partie de la communauté de communes des Alpes d'Azur. Elle était auparavant membre de la communauté de communes de Cians Var, jusqu'à la disparition de celle-ci lors de la mise en place du nouveau schéma départemental de coopération intercommunale.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 93 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
500 440 546 621 709 631 616 623 636
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
584 559 550 514 514 486 453 504 477
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
356 310 296 306 218 188 177 172 115
1982 1990 1999 2006 2008 2011 - - -
113 113 88 85 84 93 - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5])
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Martin, de style roman provençal, datant du XIIIe siècle, à l'architecture dépouillée et à nef unique.
  • Le clocher roman séparé de l'église, a peut-être été une tour de guet, à côté de la place du Fort.
  • La chapelle Saint-Guilhen, proche de la place du Fort. Le fronton restauré en 1927, suite à un incendie, porte la phrase "Souviens-toi pécheur, que saint Michel te pèsera".

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

  • Les Annous
  • Le Mounard
  • Val Pellens

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

La famille Payany, dynastie de notaires sur huit générations successives, de Clément en 1527 à Jean-Baptiste en 1852 - en passant par Pierre, Jean-Antoine, Gaspard, César, Joseph et, à nouveau, César[6].

La famille Ollivier qui, sur près d'un siècle et trois générations - François, Césaire, Aimé - a fait fonctionner une fabrique de draps dans le hameau des Clots, sur les bords du Var. Elle a définitivement fermé en 1906.

Le chevalier niçois Victor de Cessole (1859-1941) qui a le premier, le 16 août 1905, effectué l'ascension de la Grande Aiguille de Pelens (2523 m) jusqu'alors considérée inaccessible[7].

Gaston Liautaud, né le 28 août 1908 à Chastelonnette et fils de l'ancien maire Joseph, a été - de mémoire d'homme comme d'archives - le premier centenaire célébré par ses concitoyens le 30 août 2008 sur le parvis de la mairie de Saint-Martin. Gaston nous a quittés le 18 février 2010.

Galerie[modifier | modifier le code]

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

[1]

  1. a et b Brigitte Beaujard, « Les cités de la Gaule méridionale du IIIe au VIIe s. », Gallia, 63, 2006, CNRS éditions, p. 22
  2. Mireille Mistral, L’industrie Drapière dans la Vallée du Verdon,thèse de doctorat d’État en Sciences économiques, Académie d’Aix-en-Provence,Nice, 1951, 231 p., p 120
  3. Site de la préfecture des Alpes-Maritimes, consulté le 20 juin 2008
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  6. Denis Andreis, Les notables au village : la famille Payany de Saint-Martin d'Entraunes, Nice Historique, 1984 (n°2, 3, 4) et 1985 (n° 1)
  7. Victor de Cessole, Les Aiguilles de Pelens, Corbeil, 1907, 54p