Robert Le Maçon

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« Homme bien plus prudent et sage clerc »

Robert Le Maçon ou le Masson, né vers 1365 à Château-du-Loir en Anjou, et mort le 28 janvier 1443 à Trèves, est chancelier de France sous Charles VII et protecteur de Jeanne d'Arc.

Biographie[modifier | modifier le code]

D'origine angevine, il est anobli en mars 1401, et devient six ans plus tard conseiller de Louis II, duc d’Anjou et roi de Sicile. Partisan de la maison d'Orléans, il est nommé chancelier d’Isabeau de Bavière le 29 janvier 1414, puis le 20 juillet 1414 commissaire, et en juin 1416 chancelier du comte de Ponthieu, auprès de Charles VII de France. Le 16 août 1416 il achete la baronnie de Trèves en Anjou, et porte par la suite le titre de seigneur de Trèves.

Quand Paris est surpris par les Bourguignons dans la nuit du 29 mai 1418, il aide Tanneguy III du Chastel à sauver le Dauphin Charles. Son dévouement à la cause de ce dernier attire sur lui le courroux de Jean Sans-Peur, duc de Bourgogne, et il est exclu de l'amnistie politique du traité de Saint-Maur le 16 septembre 1418. Il conserve pourtant son siège au conseil du roi. Il est aux côtés du Dauphin quand Jean Sans-Peur est assassiné au pont de Montereau le 10 septembre 1419, mais il ne participe en aucune façon à l'assassinat du duc. Il démissionne au début de 1422 ; mais il continue à exercer une grande influence, et en 1426 il réconcilie le roi et Jean V, duc de Bretagne.

Il est fait prisonnier par Jean de Langeac, sénéchal d'Auvergne, en août 1426, et enfermé pendant trois mois dans le château d’Usson. Quand il est remis en liberté, il soutient avec fermeté Jeanne d'Arc contre toutes les cabales qui la menacent. C'est lui qui signe le brevet de noblesse pour la famille d’Arc en décembre 1429. On lui confie aussi une ambassade en Bretagne en 1430.

S'étant retiré de la vie politique en 1436, il est mort sur 28 janvier 1443, et a été enterré à Trèves où son épitaphe peut encore être vue.

Il est mort sans enfants de Jeanne Cochon et de Jeanne de Mortemer de Coué, dont héritèrent pour le«lieu de la Prévosterie» en Ahuillé ses neveux, Elie d'Allé et Pierre Hocquedé, 1444, 1460

Sources[modifier | modifier le code]

C. Bourcier, Robert le Masson , Revue historique de l'Anjou, 1873.

Notes[modifier | modifier le code]


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