Trépot

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Trépot
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Franche-Comté
Département Doubs
Arrondissement Besançon
Canton Ornans
Intercommunalité Communauté de communes du Pays d'Ornans
Maire
Mandat
Pierre Bruchon
2014-2020
Code postal 25620
Code commune 25569
Démographie
Population
municipale
514 hab. (2011)
Densité 35 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 10′ 01″ N 6° 09′ 03″ E / 47.1669444444, 6.15083333333 ()47° 10′ 01″ Nord 6° 09′ 03″ Est / 47.1669444444, 6.15083333333 ()  
Altitude Min. 509 m – Max. 661 m
Superficie 14,5 km2
Localisation

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Trépot

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Trépot

Trepot est une commune française située dans le département du Doubs en région Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Sur un plateau boisé de la moyenne montagne, la commune est ouverte sur les champs de L'Hôpital-du-Grosbois.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Le Gratteris Mamirolle L'Hôpital-du-Grosbois Rose des vents
N
O    Trépot    E
S
Foucherans Charbonnières-les-Sapins

Histoire[modifier | modifier le code]

(Dans un document notarié en date du "second jour de décembre seize cent quatre-vingts", la mention du village est faite sous l'appellation de "TORPOT".)

Torpat en 1244 ; Apud Torpaz en 1248 ; Torpet en 1266 ; Tourpat en 1373 ; Tourpait en 1579 ; Tourpoz en 1629.

Le premier seigneur de Trépot est Étienne, dit le capitaine Grospain, Gentilhomme de la maison de Charles Quint. Capitaine de chevaux-légers à Pavie, il combattit aux côtés d'Andelot, seigneur de Myon, contribuant à la prise de François Ier en 1526.

En 1619, on mentionne Henri de Chassagne, écuyer, seigneur de Trépot, puis Claude de Chassagne et châtelain d'Ornans en 1621. En 1693, Jean Étienne Pouthier, d'une famille originaire de Vercel s'intitule seigneur de Trépot. En 1735, Marie Françoise de Pouthier concède aux habitants l'usage de fours particuliers au lieu-dit Four banal situé sur l'emplacement actuel de la croix de mission du centre.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1947 1966 Louis Petitot    
1966 1971 Valbert Foltête    
1971 2001 Michel Philippe    
mars 2008 2014 Pierre Bruchon[1]    
mars 2001 2008 Jean-Paul Boillin    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 514 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
452 430 474 472 507 574 537 562 593
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
469 481 458 392 401 372 368 319 337
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
373 358 342 306 318 302 317 302 308
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
317 274 306 361 379 356 457 483 503
2011 - - - - - - - -
514 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Fromagerie-Musée (1818) :

En 1818 était instituée la fromagerie du village, destinée à transformer le lait des agriculteurs en fromage. Cette fromagerie très typée, surmontée d'une belle cheminée monumentale s'est arrêtée de fonctionner le 31 décembre 1977. La municipalité a choisi de la conserver en état et d'en faire "la fromagerie-musée", témoignage ancestral des pratiques comtoises de fabrication du fromage de comté. Cette rénovation lui a valu le "1er prix régional du patrimoine". Elle est aussi répertoriée "l'un des cent meilleur musée gastronomique de France". Tout a été conservé intact, l'atelier, les cuves, presses, barattes à beurre, les caves, la chambre à lait. En 1998, un agrandissement lui a permis de "récupérer" l'ancienne cave personnelle du dernier fromager, Gabriel Prost pour en faire un lieu d'accueil pour le public avec reconstitution d'un atelier 1900 et une boutique de produits spécialisés sur le lait, fromage, beurre ainsi qu'une boutique de vente de COMTE. Une salle d'exposition a également été créée en 1998 pour exposer des objets anciens sur le fromage. Une salle de projection permet au public de visualiser la fabrication, filmée ici même en 1977, lorsque le fromager "tirait le fromage à la toile" dans les belles cuves en cuivre rouge. Ce musée est ouvert au public (groupes) toute l'année sur rendez-vous ou tous les jours les dimanches de juin, juillet, août (14 h-18 h) et du 1er juillet au 31 août de 10 h 30 à 12 h et de 14 h à 18 h, du lundi au samedi. Réservation en mairie. Un site internet a été élaboré pour la fromagerie-musée : www.fromagerie-musee-trepot.fr

  • "FROMONVAL" :

La fromagerie-musée et l'association des amis de la fromagerie qui gère le musée pour le compte de la commune, a créé en 1990 "l'officiel des fromages FROMONVAL" : ce concours destiné à attribuer des médailles aux meilleurs produits fromagers de l'année, pâtes molles, raclettes, tomes, fromages de chèvre, cancoillottes, yaourts. Il constitue un évènement incontournable pour le monde fromager puisque toutes les régions limitrophes de Franche-Comté et la Suisse y participent.

  • Monument aux morts  :

Il fut inauguré le dimanche 21 août 1921 par le maire Fortuna Rouget et les instituteurs Batlogg. Ce monument est particulièrement original car la plaque énumérant les 16 tués de 14-18 est surmontée d'une gracieuse corniche. Il est surmonté d'une croix de guerre et a été construit par l'entreprise bisontine Micciolo. Le docteur bisontin Claude BONNET qui a écrit "Guerre 1914-1918, les monuments aux morts dans le département du Doubs", paru aux éditions Empreinte, la Belle Étoile 25770 Franois, en octobre 1998 fait remarquer que le style d'inscription : « Aux enfants de […], morts pour la France » ne se trouve que sur 21 monuments des 440 que compte le département. Il remarque aussi dans ce livre que « deux monuments seulement ne se rattachent à aucun autre compte tenu de la présence d'une corniche ouvragée en demi cintre très saillante qui protège l'inscription des 16 jeunes de Trepot tués au combat ». Les noms  : Perruche Léon, 9 août 1914 ; Donier Alfred, 10 août 1914; Perrot Raymond, 12 novembre 1914 ; Lechine Félix, 17 novembre 1914 ; Barbier Clément, 23 janvier 1915 ; Lambert Eugène, 22 avril 1915 ; Michel Gaston, 25 avril 1916 ; Gauthier Georges, 2 juillet 1916 ; Guyon Henri, 14 juin 1917 ; Chavoz Charles, 17 novembre 1917; Vuillecard Fernand, 17 février 1918; Amiot André, 13 avril 1918 ; Vuillemin Georges, 14 juin 1918 ; Perrot Félicien 12 octobre 1918, Louison Joseph, 15 octobre 1918 ; Monnin Raymond, 27 octobre 1918. Sur la face nord du monument est inscrit le nom de René Bougnon, tué en Algérie le 19 novembre 1958 et sur la face sud celui de Joseph Thiebaud tué le 22 juin 1940. Lors de cette inauguration de 1921, la fillette qui lu le poème de Victor Hugo "à ceux qui pieusement sont morts pour la patrie ont droit qu'à leur cercueil la foule vienne et prie..." s'appelait Rose Foltête. C'est la maman de Viviane Wade née VERT, actuelle épouse de l'ancien Président de la République du Sénégal Abdoulaye Wade.
Autre particularité peut-être unique en France, ce monument porte la mention "GUERRE 1914-1919".
Ce monument a été déplacé le 24 mars 2011 car un projet communal prévoit d'aménager cette place du village. Le concepteur du projet nouveau a préconisé l'enlèvement des bornes d'enceinte enchainées et un rabaissement du socle de trois marches . C'est finalement le jeudi 24 mars 2011 que le monument a été déplacé avec une grue. Coupé en deux morceaux, il a été repositionné 15 m à droite des écoles. Un article de Presse publié dans "l'Est Républicain" le samedi 26 mars 2011 a relaté l'événement. Le monument a donc vécu 90 ans sur son emplacement initial. C'est une entreprise spécialisée d'Ornans (Tailleur de Pierre Francois Gris) qui a réalisé l'opération, sans encombres particuliers pour les 7 tonnes à déplacer... Ceux qui pouvaient craindre son effondrement lors de ce transfert furent étonnés de la facilité de l'entreprise qui boucla le travail en moins de trois heures. Au cimetière de Trepot une tombe indique "Jean SALOMON, mort pour la France LIBRE, le 21 juin 1941, à l'âge de 28 ans" et sur le même monument "René SALOMON, fusillé par les allemands le 25 mars 1945 à l'age de 28 ans. Personne ne sait pourquoi ces deux noms ne sont pas inscrits sur le monument aux morts de Trepot.

  • Écoles communales :

Très joli bâtiment des écoles érigé en 1883 : En 1980, l'architecte des bâtiment de France en faisait la description suivante : « L'école de Trepot est un intéressant bâtiment de pierre à un seul corps à deux niveaux de la fin du XIXe siècle. L'entrée de l'édifice se trouve axée sur la grande façade et divise celle-ci en deux parties parfaitement identiques, séparant les deux écoles. C'est un ouvrage néo-classique dans lequel la symétrie est règle absolue. Au-dessus de l'entrée et prolongeant la petite avancée" qu'elle forme, est percé un oculus donnant naissance au support d'une cloche. Une belle corniche en pierre taillée domine toute la façade avec une très jolie barrière en métal moulé qui donne un cachet final des plus fins à l'ensemble architectural ». En 2009, une demande de classement au titre des monuments historiques a été rejetée par les élus.

  • Cinq croix de mission sont réparties aux entrées du village..
  • Un abreuvoir dénommé "fontaine de l'Outre", alimenté par l'eau du marais proche
  • Deux Fontaines dont l'une appelée "fontaine de Tilloz" est alimentée par une source naturelle.
  • Dépôt de Pompes : un très joli bâtiment a été érigé en 1866, pour y abriter le matériel des pompiers. Bâtiment toujours couvert en petites tuiles des "combes de Punay", tuilerie désormais classée monument historique située à 2 km. Une moto-pompe DE DION BOUTON datant de 1925 y était encore présente en 2010, ce qui constituait une véritable pièce de musée.
  • Deux gouffres de renommée internationale : "la chenau" et "le Paradis" accessibles uniquement aux spéléologues confirmés. En novembre 1968, Jacques Gouget, spéléologue de Reims, trouva la mort dans celui du "Paradis"
  • Sentiers pédestres au départ de Trepot pour le point culminant à 661 m (Volary) ou à destination d'Ornans par le chemin de la croix rouge et le tracé de l'ancienne voie de chemin de fer aménagée pour la randonnée pédestre.
  • Église :

Édifice haut et massif en pierre datant du XVIe siècle. Le vaisseau est très long et comporte quatre travées. Un boudin de corniche domine les murs latéraux et devait supporter à l'origine, les sablières. L'abside ou chevet comporte trois faces, une petite sacristie de pierre y est adossée, celle-ci laisse apparaitre une très belle souche de cheminée. À l'extérieur du chevet, et dans l'axe de celui-ci, on peut observer une croix portant l'inscription 1830 ; il s'agit là de la date d'agrandissement de la sacristie. Une maçonnerie de pierres sèches du meilleur aloi ceinture l'édifice et l'ancien cimetière, réservant toutefois trois accès à l'église. Les grilles fermant les entrées ont disparu, seuls subsistent les emplacements des gonds dans la pierre. Le clocher est couvert d'un dôme à l'impérial ou comtois. Avant la réfection du clocher en 1982, les tuiles étaient vernissées multicolores. La charpente apparente du porche est de l'époque de construction de l'église, elle suscite un grand intérêt. Le parvis de l'église est dallé.
En 1973, afin de conjurer une fissure apparue dans la voûte principale située entre l'abside et le chœur, la voûte de l'église fut démolie et remplacée par un plafond léger moderne. Lors de cette réfection, toutes les statues de l'église furent enlevées et offertes aux habitants qui le souhaitaient : seule celle de la sainte Vierge fut conservée.(On la voit dans le chœur) Les trois lustres qui éclairaient l'église furent vendus à des antiquaires, de même que l'ange en bois de la chaire et les bancs des travées latérales. En 2008 lors d'une exposition consacrée au patrimoine religieux un habitant à ressorti de son grenier "le sacré cœur" et l'on exposa la statue de la Vierge de Lourdes qui dormait au fond d'un garage. Toutes deux furent restituées à l'église et attendent leur renaissance. Elles sont stockées dans la sacristie. Une autre statue a été localisée à la maison de retraite de Mamirolle et une autre "Saint Joseph" se trouvant chez un habitant du village a été redéposée à la sacristie de l'église où elle attend une meilleure position...

  • Les tableaux peints de l'église : Lors de cette rénovation de 1973, les cinq tableaux peints de l'église furent décrochés. Ils sont stockés dans la tribune en attendant une éventuelle rénovation. Heureusement ils sont au sec.
  • Les vitraux : les vitraux de l'église étaient dans un état alarmant en 1999. Heureusement il fut décidé de les rénover et même d'en reconstruire un qui avait totalement disparu lors des travaux de 1973. C'est une bisontine Vanina Genton qui restaura l'ensemble avec fidélité en l'an 2000.
  • Croix en fer forgé : en face du porche de l'église on remarque une superbe croix en fer forgé qui dominait le cimetière primitif qui entourait l'église. Cette croix est répertoriée au musée du fer forgé de folklore comtois à la citadelle de Besançon. Ce cimetière fut abandonné en 1875.
  • Grille en fer forgé : la grille en fer forgé de l'entrée du cimetière est très ouvragée elle date de 1875.

-La croix Rouge : sur le chemin carrossable qui conduit au chemin de randonnée Hôpital du Grosbois-Ornans se trouve un belvédère dominant le village. Une croix de bois de 6 m se dresse majestueusement. Elle n'a jamais été rouge mais selon les historiens, son nom serait dû, soit à la couleur rouge qui devait se refléter sur elle lorsqu'étaient allumés les "feux de la St-Jean' qui marquaient le solstice d'été ou même les "failles" allumées en hiver, face au village. Pour d'autres, ce serait le mot "roj" attribué à la couleur des vaches... En juin 2010, cette croix a été rénovée, elle remplace celle qui avait déjà été refaite en chêne, en 1982, par deux habitants du pays, Gabriel Vuillecard et Alexandre Burla.

Activité économique[modifier | modifier le code]

L'économie de Trépot est marquée par l'agriculture et les services.

Trépot accueille depuis 2011 le premier[réf. nécessaire] élevage d'insectes comestibles destinés à la consommation humaine de France.

La commune compte trois exploitations agricoles pour la production de lait à Comté : le GAEC de Rougelot, le GAEC Perrot et la ferme Antide Henriot-Colin.

Le comité des fêtes de Trépot, membre de FCF France et membre du comité des associations du pays d'Ornans organise des événements comme la "fête des fromages" ou "Fromonval" en collaboration avec les amis de la fromagerie-musée de Trépot.

Trépot compte aussi un atelier unique en franche-Comté, "Paléo Art Studio", qui reconstitue des décors, des sculptures des animaux et des personnages préhistoriques pour les musées, les parcs d'attraction et le cinéma.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Vincent Philippe, pilote de course de motos. Sept fois vainqueur du Bol d'Or. Une fois vainqueur des 24 h du Mans, 1 fois 2e et une fois 3e des 24 h du Mans moto.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]