Boulevard Arago

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13e et 14e arrts
Boulevard Arago
Le boulevard vu du carrefour des Gobelins.
Le boulevard vu du carrefour des Gobelins.
Situation
Arrondissements 13e et 14e arrondissements
Quartier Croulebarbe et Montparnasse
Début 24, avenue des Gobelins et 1, boulevard de Port-Royal
Fin Place Denfert-Rochereau
Morphologie
Longueur 1 355 m
Largeur 40 m
Historique
Création vers 1857
Dénomination 2 mars 1864
Géocodification
Ville de Paris 0380
DGI 0402

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Boulevard Arago
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48° 50′ 05″ N 2° 20′ 36″ E / 48.8348249, 2.3432134 ()

Le boulevard Arago est une voie située dans le quartier Croulebarbe du 13e et le quartier du Montparnasse du 14e arrondissement de Paris.

Historique[modifier | modifier le code]

Le boulevard Arago est ouvert en 1857 dans le cadre des travaux d'Haussmann. Il est nommé en l'honneur du physicien et homme politique français François Arago ayant vécu vingt-cinq ans à l'observatoire de Paris, dont il fut directeur[1].

Le boulevard fut le dernier lieu à Paris où furent réalisées, à l'angle de la rue de la Santé, des exécutions publiques à la guillotine jusqu'au milieu du XXe siècle. Trente-sept condamnés furent guillotinés là, du 5 août 1909 (Georges Duchemin) jusqu'au 2 juin 1939 (Max Bloch) qui sera l'avant-dernière exécution publique faite en France. Ces exécutions publiques du boulevard Arago sont mentionnées dans Mort à crédit de Céline.

Sites particuliers[modifier | modifier le code]

Accès[modifier | modifier le code]

Le boulevard Arago est desservi par les lignes (M)(7) à la station Les Gobelins et (M)(6) à la station Saint-Jacques, ainsi que par les lignes de bus RATP 27 47 68 au niveau du carrefour des Gobelins et de la place Denfert-Rochereau.

Par ailleurs, les trottoirs du boulevard Arago, parfaitement resurfacés, en légère descente sur plus de 1 000 m, et peu fréquentés, sont devenus un site favori des amateurs de roller, tout particulièrement des débutants.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris, Paris, Les Éditions de Minuit,‎ 1972, 1985, 1991, 1997 , etc. (1re éd. 1960), 2 vol. , 1 476 p. [détail des éditions] (ISBN 2-7073-1054-9, lien OCLC?, résumé), p. 97
  2. Mike Nietomertz, « A la recherche des pissotières, où gays et hétéros échangèrent », Rue89 le 8 avril 2011.