Ormoy-Villers

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Ormoy-Villers
Église de la commune.
Église de la commune.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Oise
Arrondissement Senlis
Canton Crépy-en-Valois
Intercommunalité Communauté de communes du pays de Valois
Maire
Mandat
Ghislain Gilbert
2014-2020
Code postal 60800
Code commune 60479
Démographie
Gentilé Ormoisiens
Population
municipale
644 hab. (2011)
Densité 62 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 11′ 50″ N 2° 50′ 28″ E / 49.1972, 2.8411 ()49° 11′ 50″ Nord 2° 50′ 28″ Est / 49.1972, 2.8411 ()  
Altitude Min. 84 m – Max. 131 m
Superficie 10,37 km2
Localisation

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Ormoy-Villers

Ormoy-Villers est une commune française située dans le département de l'Oise en région Picardie. Ses habitants sont appelés les Ormoisiens.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par la gare d'Ormoy-Villers, située sur la ligne de La Plaine à Hirson et Anor (frontière) et desservie par les trains de la ligne K du Transilien (Paris-Nord - Crépy-en-Valois). Située dans un milieu rural, Ormoy-Villers se trouve à quelques minutes en voiture de la ville de Crépy-en-Valois ; et se situe sur un axe Compiègne-Paris. Ormoy-Villers ne se trouve qu'à 35 minutes de la zone commerciale de Compiègne, celle de Creil-Saint-Maximin, ainsi que celle de Claye-Souilly. La commune se trouve aussi à environ 30 minutes de l'aéroport Paris-Charles-de-Gaulle.

Histoire[modifier | modifier le code]

Au XIIe siècle la seigneurie d'Ormoy appartenait déjà au Chevalier Colard d'Ormoy. Le château fut détruit au cours de la jacquerie en 1358, reconstruit en 1711 et démoli à la Révolution. Une ferme subsiste avec les restes du château, une autre datant du XVIIe se trouve avec les traces d'une église au Petit-Villers. L'église Saint-Martin (IMH) qui date des XIIe et XVe siècles et ne possède pas de clocher, est rattachée au groupement touristique des « 35 clochers » de la Vallée de l'Automne.

Ormoy, village de plaine situé au cœur d'une grande région agricole, sur la route de Crépy en Valois à Nanteuil le Haudouin, s'adosse à une petite forêt, le « Bois du Roi » où l'on trouve au lieu-dit « la Terrière » un mégalithe haut de 7 m surnommé la « Pierre au coq ». Ce massif forestier, dans les premiers au nord de Paris, s'inscrit dans un riche et rare complexe faunique et floristique (ZNIEFF, ZICO).

Ce village était aussi un important centre de tri, nœud ferroviaire avec de nombreux raccordements permettant, et ce dès 1861, de relier Amiens à la ligne de Paris-Soissons, à celle de Paris-Reims, ainsi qu'à une ligne allant à Chantilly via Senlis et une dernière allant à Mareuil-sur-Ourcq.

En 1939, le village se trouve sur le tracé de la ligne Chauvineau, une série de fortifications légères chargées d'assurer une dernière couverture de Paris en cas d'invasion.

Les 11 et 12 juin 1940 de violents combats opposent des soldats français appartenant notamment aux 8e, 30e et 61e BCP, appuyées sur la ligne Chauvineau aux forces allemandes. Ceux-ci entrainent des destructions dans le village.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Du latin « ulmus » (l'orme), le village d'Ormoy est cité dans une bulle du Pape Lucien III. Le village de Villers-Esmi-les-Champs (actuellement Petit Villers) lui a été associé en 1773[réf. nécessaire].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2008 2014 Daniel Cokelaere    
2014 2020 Ghislain Gilbert    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 644 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
198 208 249 244 306 304 308 326 290
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
311 332 303 299 295 348 337 397 453
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
431 420 421 535 480 530 507 512 528
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
558 537 627 610 645 655 655 644 638
2011 - - - - - - - -
644 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004.)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (18,2 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (17,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,1 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 48,9 % d’hommes (0 à 14 ans = 21,5 %, 15 à 29 ans = 11,9 %, 30 à 44 ans = 22,8 %, 45 à 59 ans = 23,7 %, plus de 60 ans = 20,2 %) ;
  • 51,1 % de femmes (0 à 14 ans = 21,2 %, 15 à 29 ans = 17,5 %, 30 à 44 ans = 23,9 %, 45 à 59 ans = 21,2 %, plus de 60 ans = 16,2 %).
Pyramide des âges à Ormoy-Villers en 2007 en pourcentage[2]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90  ans ou +
0,0 
6,4 
75 à 89 ans
6,4 
13,8 
60 à 74 ans
9,8 
23,7 
45 à 59 ans
21,2 
22,8 
30 à 44 ans
23,9 
11,9 
15 à 29 ans
17,5 
21,5 
0 à 14 ans
21,2 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2007 en pourcentage[3]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
4,5 
75 à 89 ans
7,1 
11,0 
60 à 74 ans
11,5 
21,1 
45 à 59 ans
20,7 
22,0 
30 à 44 ans
21,6 
20,0 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
19,9 

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes d'Ormoy-Villers

Les armes d'Ormoy-Villers se blasonnent ainsi :

deux écus accolés d’or au lion de gueules et d’azur aux trois bandes d’or.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La pierre au Coq, bloc de grès, curieuse formation naturelle, dans le bois du Roi sur la commune d'Ormoy-Villers.
  • L'église du XIIIe et XIVe siècle, d'un plan inhabituel : pas de clocher, le transept est plus grand que la nef et il n'y a pas de chevet ou de chœur. En outre, le presbytère est accolé à l'église. Le bâtiment est classé Monuments historiques depuis le 28 janvier 1970[4].
  • Plusieurs fermes de caractère, présentant une architecture typique de la région dans un bon état de conservation.
  • La mare (à l'entrée ouest du village) : jadis importante pour la lutte contre d'éventuels incendies et l'abreuvage des troupeaux, mais aujourd'hui disparue dans la plupart de villages.
  • La forêt « bois du Roi » avec une zone de sol sablonneux, de landes sèches et de chaos rocheux. Une partie de ce bois privé est ouvert au public pour permettre la visite de cette zone naturelle remarquable, sur deux sentiers balisés de 1 350 m et de 2 150 m, avec une aire de pique-nique. La principale curiosité de la forêt est la fameuse « Pierre au coq », bien connue par les marcheurs. Si sa forme actuelle n'évoque plus grand chose, elle ressemblait auparavant (comme son nom l'indique) à un coq. L'accès à la forêt se fait par la rue du bois et le pont qui enjambe la voie ferrée désaffectée de Mareuil près du cimetière - table d'orientation.
  • Découvertes archéologiques : voir par exemple la publication d'Étienne Patte sur le polissoir d'Ormoy-Villers en 1910.
  • Monument en hommage aux soldats des 8e, 30e et 61e BCP tombés pour la défense d'Ormoy-Villers : situé à la sortie sud du village, au bord de la route menant à Nanteuil-le-Haudouin. Non loin du monument, on peut voir un blockhaus de la ligne Chauvineau.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]