Myriam Bédard

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Myriam Bédard Biathlon pictogram.svg
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Contexte général
Sport Biathlon
Période active 1900-1999
Biographie
Nationalité sportive Drapeau : Canada Canadienne
Naissance 22 décembre 1969 (44 ans)
Lieu de naissance Neufchâtel
Palmarès
Or Arg. Bro.
Jeux olympiques d'hiver 2 0 1
Championnats du monde 1 1 0
Coupe du monde (globes) 0 2 0
Coupe du monde (épreuves) 5 5 2
* Dernière mise à jour : 31 janvier 2014

Myriam Bédard, née le 22 décembre 1969 à Neufchâtel (qui fait maintenant partie de la ville de Québec, dans la province de Québec), est une athlète canadienne, triple médaillée olympique en biathlon.

En 1992, elle obtient la médaille de bronze à l'épreuve individuelle des 15 km (Individuelle) aux Jeux olympiques d'Albertville.

En 1994, elle remporte deux médailles d'or aux Jeux olympiques de Lillehammer où elle triomphe dans les épreuves des 15 km (Individuelle) et 7,5 km (Sprint). Elle est élue athlète féminine de l'année au Canada.

En 1999, elle est classée quatrième plus importante athlète féminine du XXe siècle au Canada[1].

Palmarès en biathlon[modifier | modifier le code]

Jeux olympiques d'hiver[modifier | modifier le code]

Or Médaille d'or en individuel en 1994 aux Jeux olympiques d'hiver de 1994 à Lillehammer (Norvège)
Or Médaille d'or en sprint en 1994 aux Jeux olympiques d'hiver de 1994 à Lillehammer (Norvège)
Bronze Médaille de bronze en individuel en 1992 aux Jeux olympiques d'hiver de 1992 à Albertville (France)

Championnats du monde[modifier | modifier le code]

Or Médaille d'or en sprint en 1993 aux Championnats du monde de biathlon 1993 à Borovetz (Bulgarie)
Argent Médaille d'argent en individuel en 1993 aux Championnats du monde de biathlon 1993 à Borovetz (Bulgarie)

Coupe du monde[modifier | modifier le code]

  • 2e du classement général de la Coupe du monde en 1991 et 1993
  • 5 victoires dans des épreuves de la Coupe du monde

Après s'être temporairement retirée de la compétition pour une maternité, Myriam Bédard est revenue à la compétition pour les Jeux olympiques de 1998 à Nagano, mais sans renouer avec les succès des deux olympiades précédentes. Elle a envisagé un temps de poursuivre sa carrière olympique en patinage de vitesse, pour ensuite y renoncer.

En 2006, Myriam Bédard est une des huit personnes (la seule femme) à siéger au comité exécutif de l'Union internationale de biathlon (IBU), dont elle occupe les fonctions de vice-présidente.


Vie privée[modifier | modifier le code]

Après sa carrière sportive, Myriam Bédard s'est retrouvée dans l'actualité dans la foulée du scandale des commandites au Canada.

En 2006, la biathlète a quitté le pays pour les États-Unis, en compagnie de son nouveau conjoint, Nima Mazhari. Le couple dénonce ce qu'il appelle le « terrorisme bureaucratique des fonctionnaires canadiens » à leur endroit. En décembre de la même année, Bédard fait l'objet d'un mandat d'arrêt international pour l'enlèvement de sa propre fille, suite à l'intervention de l'ancien conjoint de Myriam Bédard et père de l'enfant. Arrêtée dans le Maryland, elle subit un procès à Québec en septembre 2007.

Scandale des commandites[modifier | modifier le code]

Le 27 février 2004, Myriam Bédard témoigne devant un comité des Communes, dans le cadre d'une enquête visant à faire la lumière sur le scandale des commandites au Canada. L'ancienne athlète déclare avoir dû, en 2002, démissionner de son emploi au service de marketing chez Via Rail peu de temps après avoir exprimé ses réserves sur les liens unissant la compagnie à Groupaction. Elle affirme aussi avoir été témoin de facturations exagérées. Ces déclarations menèrent aux congédiements, quelques jours après, du président du conseil d'administration de Via Rail (et ancien chef de cabinet de Jean Chrétien), Jean Pelletier, et du président et chef de la direction, Marc Lefrançois.

En mars 2004, Myriam Bédard y va d'allégations qui furent accueillies avec grand scepticisme dans la presse canadienne. Elle déclare que Groupaction était impliqué dans le trafic de drogue, et prétend que le coureur automobile québécois Jacques Villeneuve fut payé 12 millions de dollars pour arborer le drapeau canadien sur son uniforme. Ces allégations furent démenties par le pilote de Formule 1.

Plus étonnant encore, l'ancienne médaillée olympique affirme que le premier ministre du Canada, Jean Chrétien, avait été convaincu de ne pas engager le Canada dans l'offensive américo-britannique de 2003 en Irak après une discussion à ce sujet avec le conjoint de Myriam Bédard, Nima Mazhari.

Arrestation de Nima Mazhari[modifier | modifier le code]

Le 15 juin 2004, Radio-Canada dévoile[2] qu'un mandat de perquisition avait été obtenu par la police quelques jours plus tôt. Ce mandat visait un immeuble du 66, Côte du Passage, à Lévis, sur la rive-sud de Québec. Dans cet immeuble appartenant à Myriam Bédard et Nima Mazhari, les policiers recherchaient une vingtaine de toiles de l'artiste canadienne Ghitta Caiserman.

Entre 1988 et 2001, la peintre Caiserman, originaire de Montréal, a partagé dans cette ville un atelier en compagnie de Nima Mazhari, lui aussi artiste. Ghitta Caiserman tombe malade à l'automne 2001, et la fille de cette dernière demande à récupérer des toiles et divers biens s'étant trouvés dans l'atelier commun. Les toiles se seraient retrouvées entreposées à Québec pendant une brève période de temps au printemps 2001 chez Pierre Bédard, père de Myriam, une hypothèse confirmée par le principal intéressé lorsque interrogé à ce sujet par les policiers.

Le couple Mazhari-Bédard nie cependant que les toiles entreposées chez Monsieur Bédard étaient celles de Ghitta Caiserman, et qualifie d'invention cette histoire de vol.

Le 6 juillet 2005, Nima Mazhari est arrêté à Montréal, puis accusé de vol d'œuvres d'art pour un montant de plus de 100 000 $, et de recel pour plus de 5 000 $[3].

En décembre 2005, Mazhari intitule une exposition de ses œuvres « Anne m'appelle voleur », en référence à Anne Aubé, procureure de la Couronne responsable du dossier. L'artiste qualifie son exposition de dénonciation du système judiciaire canadien.

« Terrorisme bureaucratique »[modifier | modifier le code]

Myriam Bédard et Nima Mazhari quittent le Canada pour les États-Unis en 2006, le 2 octobre apparemment, s'il faut en croire une lettre écrite par le couple, dont l'envoi fut rapporté par les médias[4].

Dans une lettre envoyée à l’ambassadeur américain au Canada, David H. Wilkins, le couple dit vouloir lutter contre le « terrorisme bureaucratique canadien » et se protéger. La lettre était également adressée à Interpol, Jacques Rogge (président du Comité international olympique), au Prince de Monaco, à Kofi Annan, secrétaire général des Nations unies, et enfin à « tous les habitants de la Terre ». Dans cette missive, le couple dit partir aux États-Unis en quête d'appuis, roulant vers Washington avec « plusieurs boîtes de documents » dans leur voiture.

Une autre lettre, envoyée aux premier-ministres du Canada, Stephen Harper, et du Québec, Jean Charest, fait état d'une liste de « terroristes », dressée par Bédard et Mazhari, qui mentionne les noms de dirigeants de corps policiers, de juges et de personnalités des médias québécois[5].

Procès pour enlèvement[modifier | modifier le code]

Le 13 décembre 2006, il fut annoncé que la championne olympique faisait l'objet d'un mandat d'arrestation international pour l'enlèvement de sa propre fille. La plainte origine de Jean Paquet, ancien biathlète et ex-conjoint de Myriam Bédard, aussi père de leur fille de 11 ans. Le plaignant estime ne pouvoir profiter de son droit de garde, puisque Myriam Bédard, qui a quitté le Canada pour les États-Unis en octobre en compagnie de son conjoint, demeurait introuvable.

Le 22 décembre 2006[6], Bédard a été arrêtée dans un hôtel de Columbia, dans le Maryland. Sa fille a été confiée aux services sociaux américains puis rendue à son père, Jean Paquet. La mère fut incarcérée au centre de détention Howard County, à Jessop (Maryland), puis dut comparaître au Palais de justice de Baltimore le 26 décembre 2006 avant d'être extradée au Canada[7].

Un procès devant jury, où Myriam Bédard est accusée d'enlèvement d'enfant, a débuté au Palais de Justice de Québec le 4 septembre 2007[8]. Le 20 septembre 2007, elle a été reconnue coupable de l'enlèvement de sa fille en contravention à une ordonnance de garde[9],[10]. En prévision des représentations sur sentence, prévues pour le 9 octobre, la Défense a l'intention de demander l'absolution pour sa cliente, qui risque dix ans de prison. Il serait toutefois étonnant qu'une telle sentence soit imposée[11].

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Ce classement vient d'un sondage tenu auprès des médias canadiens en 1999. Myriam Bédard fut classée quatrième derrière Nancy Greene (ski alpin), Silken Laumann (aviron) et Barbara Ann Scott (patinage artistique)
  2. Un mandat de perquisition dans un immeuble de Myriam Bédard, Radio-Canada, 15 juin 2004
  3. Le conjoint de Myriam Bédard arrêté, Radio-Canada, 6 juillet 2005
  4. Myriam Bédard et son conjoint cherchent de l'aide à Washington, La Presse, Montréal, 5 octobre 2006
  5. «Monsieur l'ambassadeur...», La Presse, Montréal, 27 décembre 2006.
  6. L'ex-conjoint de Myriam Bédard retrouve sa fille, La Presse, Montréal, 23 décembre 2006
  7. Myriam Bédard passera Noël en prison, La Presse, Montréal, 24 décembre 2006.
  8. Le procès de Myriam Bédard débute mardi, Le Soleil (Québec), Québec, 3 septembre 2007, consulté le 8 septembre 2007
  9. Myriam Bédard coupable, Cyberpresse, 20 septembre 2007. Consulté le 28 septembre 2007.
  10. Myriam Bédard coupable d'avoir enlevé sa fille, Le Soleil (Québec), 20 septembre 2007. Consulté le 28 septembre 2007.
  11. Myriam Bédard devrait éviter la prison, Journal de Montréal, 22 septembre 2007. Consulté le 28 septembre 2007.