Murviel-lès-Béziers

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Murviel-lès-Béziers
Image illustrative de l'article Murviel-lès-Béziers
Blason de Murviel-lès-Béziers
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Hérault
Arrondissement Béziers
Canton Murviel-lès-Béziers
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes Orb et Taurou
Maire
Mandat
Norbert Étienne
2014-2020
Code postal 34490
Code commune 34178
Démographie
Gentilé Murviellois
Population
municipale
2 883 hab. (2011)
Densité 89 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 26′ 29″ N 3° 08′ 42″ E / 43.4413888889, 3.14543° 26′ 29″ Nord 3° 08′ 42″ Est / 43.4413888889, 3.145  
Altitude Min. 19 m – Max. 220 m
Superficie 32,36 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Murviel-lès-Béziers

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Murviel-lès-Béziers

Murviel-lès-Béziers en occitan Murvièlh (de Besièrs) est une commune française située dans le département de l'Hérault en région Languedoc-Roussillon. Ses habitants sont appelés les Murviellois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte

La commune se trouve à 15 km de Béziers dans la vallée de l'Orb. Elle est dominée par le Pech Bellet qui culmine à 157 m.

Toponymie[modifier | modifier le code]

La toponymie du village fait référence à Muro Vetulo (la première fois dans les écrits en 1053 lorsque Matfred de Murviel assiste à un procès à Béziers, puis en 1107 dans le cartulaire de Gellone). Le nom du village vient du pluriel latin muri vetuli : "les vieux murs". On trouve Muri veteris (XIIe-XIVe siècle), Merviel (XVIe-XVIIe siècle), Murviel en 1708, Murviel-lès-Béziers en 1955.

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

L'eau, le gibier, la sûreté du site étaient essentiels dans le choix d'un site pour les premiers humains en quête de sédentarisation. Murviel répondait à ces conditions. Le premier âge du fer est très bien représenté : nous nous situons dans une zone particulièrement dynamique à cette époque (VIe-IVe siècle av. J.-C.) où l’on observe un développement marqué, un commerce florissant, et ensuite une structuration territoriale originale après la création de la ville de Béziers au début du VIe siècle av. J.-C.. Cette richesse est perceptible au travers des découvertes, comme celle effectuée à Coujan, où des fragments de vases retrouvés en surface ont permis d’identifier une nécropole à incinération du 1er âge du fer (VIIe siècle av. J.-C.). Ce type de tombes se rattache à un groupe de population, clairement reconnu entre l’Aude et l’Hérault, le peuple des Élisyques, mentionné par Hécatée de Milet et Hérodote entre 500 et 450 av. J.-C.. Cette découverte démontre l’ancienneté de l’occupation du site. En outre, dans le mot Taurou (rivière qui serpente à Coujan), on retrouve le radical hydronomique, taur- dans Taur, Thau, étang lagunaire près de Sète. Tauronis, Taurou est un nom celte ou ibère, pré-romain.

Antiquité et Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Des siècles plus tard, profitant de la position stratégique du lieu, les Romains y érigèrent un castrum. Cette puissance militaire contribua au développement économique du terroir et à la renommée de ses maîtres qui redoubla d'importance pendant la féodalité. Jusqu'à la Révolution, les "de Murviel", gouvernèrent le bourg et tinrent un grand rôle dans les affaires de la province. Anoblis très tôt, ils furent constamment membres des États du Languedoc. Dès le XIIIe siècle, la population gagnait son indépendance et obtenait de nombreuses libertés concédées par le seigneur. À la même époque, celui-ci perdit ses biens, confisqués par Simon de Montfort. Il les récupéra 50 ans plus tard. Pendant la même période, à plusieurs reprises, la population fut frappée d'excommunication.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Le dernier des seigneurs de Murviel, Marie-Antoinette Gabrielle de Carion, était mariée à un italien de la famille Spinola. À la Révolution, elle n'émigra pas et conserva ses biens jusqu'à sa mort, en 1798. Les descendants des "De Murviel" se trouvent dans les familles d'Ormesson et Spinola Marco. Jusqu'au milieu du XIXe siècle, les Murviellois vivaient de polyculture et d'élevage. En 1789, on comptait 6000 moutons, l'olivier était roi et la vigne n'occupait qu'1/10 de la surface actuelle. En 1890, l'eau courante fut installée. En 1898, 12 ans avant Béziers, un ingénieur murviellois installait l'éclairage électrique dans les rues. À cette époque, le développement de la viticulture nécessita une main-d'œuvre importante. Cela entraîna une forte augmentation de la population qui s'installa au-delà des remparts (800 m de long) qui ceinturaient 4 ha. Devenus inutiles, ils furent vendus avec les fossés puis remplacés par une ceinture de maisons. Depuis la fin du XIXe siècle, le centre du village est classé "d'intérêt historique".

Aujourd'hui[modifier | modifier le code]

Aujourd'hui, la commune couvre 3 236 ha. Elle s'étale sur la plaine ponctuée de pechs. Au nord, les collines plus élevées sont couvertes de garrigues entrecoupées de vignes.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1969 1974 Alfred Laur    
1989 octobre 1998 Jean Durandeu PCF  
novembre 1998 en cours Norbert Etienne PCF Conseiller général du canton de Murviel-lès-Béziers depuis 1998
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 883 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 364 1 451 1 626 1 386 1 435 1 738 1 595 1 574 1 601
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 629 1 712 1 732 1 680 1 980 1 986 1 900 2 034 2 250
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 494 2 456 2 375 2 190 2 251 2 352 2 122 2 106 2 021
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
2 025 2 023 1 871 1 949 2 264 2 392 2 639 2 674 2 883
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Murviel est un village construit sur le plan d'une circulade.
  • Château féodal, avec une grande terrasse dominant le vieux village. La mairie y est installée depuis 1861.

Les textes mentionnant le château sont rares. Il occupe une position dominante au sommet d'un pech. Peu d'éléments anciens sont présents, il reste surtout les caractères d'une demeure noble de l'époque moderne. Le bâti mériterait d'être daté par des spécialistes. La complexité géométrique de l'ensemble castral indique qu'il a été remanié ou reconstruit plusieurs fois. Le vocable castrum sous-entend une occupation militaire solide. Situé en contrebas, au sud du pech Belet, culminant sur un second promontoire, l'édifice domine la plaine de l'Orb. L'ensemble castral actuel prend la vague forme d'un carré. Aux XIIIe et XIVe siècles (Guerre de 100 ans, invasion du Prince Noir), des murs clos étaient la garantie d'une survie possible. Le tracé actuel du village, par la direction des rues, donne la direction approximative des murs de clôture. Deux ou trois enceintes devaient ceinturer le site. Le château en était le centre militaire et politique. On peut formuler l'hypothèse que l'ensemble des murs d'enceinte avait un développement spiralé.

Un chemin dans la commune.

La partie la plus ancienne correspond à la partie qui ferme le côté nord de la cour : la base d'anciennes latrines est visible sur le mur ouest du bâtiment dont l'appareil semble ancien. Le château semble alors presque carré. Les remaniements les plus importants (transformations des façades…) semblent être réalisés aux XVIIe et XVIIIe siècles. L'aile sud qui ferme la cour et notamment le bâtiment au-dessus de la porte d'accès semble dater du XVIIe siècle : seule une porte surmontée d'une arc brisé est conservé (à côté du porche). Le château fut vendu par les descendants d'Ursule Spinola en 1806 en cinq lots. En 1850, la municipalité en achète une partie ("la maison de ville" était située rue Chavernac à côté de la place aux Herbes). Vers 1861, s'y installent la mairie, la justice de paix et les écoles communales. Au XVIIIe siècle, les fenêtres de cette partie XVIIe siècle sont transformées. En 1887, une horloge est placée dans un clocheton surmontant le toit. En 1902, la porte actuelle de la mairie est percée : les socles des piédroits des colonnes sont en pierre de Laurens, le reste en pierre de Beaucaire dite"marquise blanche, les marches du perron en pierre de Faugères. La création de la terrasse a fait déplacer l'entrée de l'église. Il reste seulement une partie de son portail d'origine sur le mur de l'église. Monument aux morts, sculpté par Sudre (prix de Rome) datant de 1923 (la grille est de 1925) la statue du soldat est en bronze, le socle en marbre de Laurens.
Depuis la Terrasse, s’étend un magnifique panorama dominant la plaine de l'Orb, les pigeonniers, le château de Mus, de nombreux villages, les avants-monts des Cévennes. Par temps clair, vue sur le Canigou situé à 120 km.

  • Église paroissiale Saint-Jean-Baptiste.

Entre 1096 et 1100, l'évêque de Béziers "donne l'église Saint-Jean-d- Murviel à l'autel de Saint-Sauveur de Gellone à la Croix du Seigneur et à Saint-Guilhem à l'abbé Bérenger et aux moines dudit lieu". Cette première mention écrite retrouvée de l'église de Murviel fait apparaître qu'il existe deux églises : une église paroissiale et une église castrale. L'église paroissiale Saint-Jean-l'Evangéliste est située hors des murs d'enceinte de la cité, vers la route de Causses actuelle. À cette époque, les deux églises sont bien distinctes. Au XIVe siècle, on peut penser que comme dans tout le Biterrois, les hameaux furent abandonnés et la population gagna l'intérieur de la cité. Cet afflux de population rendit nécessaire l'agrandissement de l'église du château : en 1423 les travaux s'achèvent dans l'église Saint-Jean-Baptiste. Une copie du contrat passé avec les maçons a été conservée. On y apprend que les contractants sont : les syndics de l'université des habitants autorisés par délibération du parlement public, les prévôts des confréries du Saint-Sacrement et de Saint-Antoine et d'autre part, trois maçons : Jean de Miret dit le Picard de Montpellier et Jacques Géri de Gignac. L'église Saint-Jean-l'Evangéliste fut attaquée par des Huguenots. Sa ruine fut achevée afin que les dits Huguenots n'y installent pas un fortin. L'église actuelle est constituée d'une nef unique à trois travées, flanquée de chapelles latérales de plan carré : trois au sud, une au nord dans la deuxième travée. La nef est couverte de voûtes sur croisées d'ogives (avec clés armoriées) ainsi que la chapelle sud-est. La chapelle sud-ouest est couverte d'une voûte sur croisées d'ogives rayonnantes, la seconde d'une voûte en arc brisé. L'entrée actuelle s'effectue dans la première travée au sud, sous une tribune qui divise cette dernière. La tribune repose sur une voûte en anse de panier. Le chœur se compose d'une abside et de deux absidioles, à cinq pans et couvertes de croisées d'ogives rayonnantes. À l'extérieur, l'édifice est pourvu de contreforts. Le clocher, de plan rectangulaire, est accolé à l'église au nord-est. L'édifice est couvert d'un toit à deux pans avec des tuiles creuses. Tous les encadrements sont en calcaire. Les autres églises existantes ou ayant existé sur le territoire de Murviel : Saint-Étienne de Coujan, Saint-Pierre de Mus, Saint-André de Parech, Saint-Martin des Champs, Saint-Étienne de Deyssan, Saint-Massal, Saint Félix de Toureilles (annexe de l'église de Pailhès), Saint-François, église des Pénitents blancs (statues ci-dessus)

  • Château de Coujan, situé à quatre kilomètres du village, avec son site gallo-romain.

La découverte de tombes à incinération du 1er âge du fer démontre l'ancienneté du site. Le domaine de Coujan a été, à proximité de la voie Béziers-Cahors, une villa gallo-romaine comme en témoigne la mosaïque polychrome déposée dans la chapelle Saint-Étienne. Une nécropole du haut Moyen Âge y a été partiellement fouillée. Le nom de Coujan est cité dès 966 : Matfred, vicomte de Narbonne et Adélaïde sa femme, donnent Coujan et son église à son fils Raymond. Les comtes de Toulouse possèdent des biens à Coujan : la comtesse Garsende les donne à l'église Saint-Pierre de Cessenon vers 972. Coujan entre dans le patrimoine du chapitre Saint-Nazaire de Béziers à une époque indéterminée. Une bulle du pape Eugène III (1153) leur en confirme la propriété. La chapelle a subi des dégâts importants pendant les guerres de religion. Elle est remaniée au XVIIe siècle. Le château possède encore quelques éléments anciens : une baie géminée, une fenêtre Renaissance et des ouvertures datables des XVIIe et XVIIIe siècles. Les seigneurs de Murviel sont propriétaires de la métairie de Coujan sous l'Ancien Régime, le chapitre de Béziers reste propriétaire du prieuré. En 1806, Coujan devient propriété de Louis Mailhac, le domaine est vendu en 1873 à la famille Guy qui le possède toujours. C'est à cette époque qu'une grande cave, à trois vaisseaux est construite contre la cave primitive. La qualité des vins produits à Coujan a été très importante pour la mise en place de l'AOC Saint Chinian. La chapelle à chevet carré est à un vaisseau à deux travées séparées par un arc diaphragme ; le chœur est couvert d'une voûte en arc plein cintre. Elle est restaurée par M. Gondard.

Chapelle de Coujan :
L’évangélisation de nos terres ayant eu lieu sous l’administration wisigothique, il est fréquent de trouver dans les textes que les églises possédant un chevet carré (comme Saint-Étienne de Coujan) sont des églises wisigothiques. C’est-à-dire construites au haut Moyen Âge, époque où les chevets étaient de cette forme.
Saint Étienne est le premier martyr, tué à Jérusalem, fêté le 26 décembre et le 3 août (découverte des restes de son corps).
Les églises étant sous le patronage de saint Étienne sont particulièrement anciennes. En effet, les églises entraient la plupart du temps sous le patronage de saints à la mode au moment de la construction. Certaines encore furent rebaptisées au fil des temps. Le nom de saint Étienne et la permanence de celui-ci dans le temps, indique bien l’ancienneté de cette chapelle, ainsi qu’une cohérence politique et socio-économique à Coujan.
La chapelle de Coujan subit des dégâts importants pendant les guerres de religion. Les Huguenots pillent l’église de Coujan entre 1565 et 1578. L’évêque Clément de Bonzy vient en visite le 17 septembre 1623, l’église est réparée entre 1634 et 1640. En 1640 (A.D. 34 G 623), un prix-fait pour divers travaux (réfection d’arcs, de murs, réparation du toit…) est passé avec Michel, maître-maçon à Murviel ; en 1693 (A.D. 34 G 622) c’est un autre maître maçon de Murviel, Gély qui restaure une nouvelle fois l’église.
Elle est fortement remaniée et semble reconstruite au XVIIe siècle : des devis de grosses réparations sont conservés pour les années 1640 et 1693. Elle possède encore quelques éléments qui témoignent de l’ancienneté du bâti : une baie géminée, une fenêtre Renaissance et des ouvertures datables des XVIIe et XVIIIe siècles.

  • Château de Mus, daté du XIXe siècle.

Le site semble occupé depuis la préhistoire mais son nom n'apparaît dans les textes qu'à partir de 1107. Le domaine appartient dès le XVIe siècle à la famille du Mas de Soustre. Plusieurs châteaux se succèdent sur le site. Au début du XVIIe siècle, le château qui a subi des dommages pendant les guerres de religion est réparé. Au milieu du XVIIIe siècle, il passe à la famille d'Hertault de Beaufort, puis des Sahuc. Le dernier château est construit au milieu du XIXe siècle ; il possède une grande façade sur cour flanquée de tours avec fronton central de style néo-gothique, un grand escalier extérieur et une orangerie. Le domaine est adjugé en 1884 à la famille Lagarrigue, à la famille Sol en 1962 et aujourd'hui à la famille Jullien qui a entrepris la replantation du vignoble. Deux églises existaient dans la seigneurie de Mus : Saint-Pierre et Saint-Martin, elles dépendaient du chapitre de Saint-Nazaire de Béziers. L'église Saint-Pierre est mentionnée en 1115 mais son origine semble plus ancienne. Les deux églises sont ruinées à la fin du XVIe siècle, lors des guerres de religion. Au XVIIe siècle, Saint-Martin est désaffectée. Un siècle plus tard, elle est mentionnée comme "casal" au compoix de 1733. Saint-Pierre est restaurée en même temps que le château mais le clocher et le presbytère détruits pendant les guerres de religion ne sont pas reconstruits. En 1693, nouvelles réfections : certains arcs, piliers et voûtes, enduits, pavé, nouvel autel en pierre, trois contreforts en pierre à l'extérieur. Quand la famille Sahuc rachète l'église en 1823 à la fabrique de Murviel, elle est dans un état déplorable. Le nouveau propriétaire la fait restaurer pour la rendre au culte. Depuis trois ans, cette chapelle est à nouveau en restauration dirigée par M. Gondard. Le retrait de l'enduit extérieur a fait apparaître un superbe parement dans différents tons d'ocre et des arcatures en basalte ; une partie des contreforts - très massifs - a été retirée, une ancienne porte est réapparue. La chapelle est à un vaisseau et trois travées, l'abside est semi-circulaire. Dépendances : pigeonnier, étable, remise, écurie, sellerie, caves, orangeraies, forge, bergerie et maison du garde-chasse.

  • Château de Saint-Martin-des-Champs (D 16e) Une église Saint-Martin-des-Champs est mentionnée dans une transaction passée entre les habitants et le seigneur de Murviel au XIe siècle. Elle apparaît dans le recensement des églises de Béziers en 1760 comme prieuré. Les pèlerins y faisaient halte sur le chemin de Compostelle. L'édifice du culte a disparu et ne subsiste que le domaine dont la maison de maître a été transformée à la fin du XIXe siècle. Le domaine a été divisé en deux lots : le château est aujourd'hui un hôtel-restaurant, la cave est toujours en activité. La maison de maître, flanquée de seux tours, possède un avant-corps surmonté d'un fronton pourvu d'une horloge. Parmi les dépendances : un moulin, une éolienne et un pigeonnier sur dépendance.
  • Ferme les Carratiers (D 19) D'après le cadastre de 1838, il s'agissait d'une métairie. Le morcellement des constructions et leurs tailles réduites montrent que plusieurs exploitants se partageaient des bâtiments dont certains existaient dès le XVIIe siècle : un corps de bâtiment possède encore des portes en arc plein cintre et deux dates portées en témoignent (1640 et 1661). La tour servant de pigeonnier, située contre la façade de la maison de maître apparaît sur le cadastre de 1838. La cave et la maison de maître ont été construits dans la 2e moitié du XIXe siècle. À voir : porte à imposte, décor de porte, encadrements en calcaire, génoise et porte de cave sur mur pignon.
  • Domaine Galtier (Mas Maury) (D 19) Mas typiquement languedocien avec son four à pain et sa tour carrée servant de pigeonnier.
  • Les pigeonniers.

Les pigeonniers sont très nombreux à Murviel et constituent l'une des originalités de la commune. Ils se trouvent aussi bien en rase campagne que dans les domaines. Ils sont relativement nombreux dans le village : sur le plan de 1779, ils sont cités en même temps que la maison, le patus. Ils semblent associés à de grandes maisons, voire des maisons de notables (...). D'après Christian Lhuisset : "la multiplication de ces édifices a pour origine l'octroi de coutumes libérales qui, dès le Moyen Âge, donnèrent à chacun la faculté d'élever un pigeonnier. Nobles, bourgeois et simples ménagers ne s'en privèrent pas, pour peu qu'ils aient les moyens de le bâtir… Les pigeons ont toujours été considérés comme une source abondante pour l'alimentation."(…) On distingue des pigeonniers sur dépendance et des pigeonniers indépendants. les premiers se situent sur une des façades de la ferme ou sur une dépendance. Dans le village, seuls trois bâtiments du castrum possédant un pigeonnier ont été repérés : ils sont de petite taille et ne comportent que deux ou trois trous de boulin. Un seul d'entre eux, situé hors des murs, est installé dans une dépendance (rue Norbert-Chiffre). Dans les domaines, les pigeonniers sur dépendance sont le plus souvent placés dans un comble, ils possèdent plus de trous - une dizaine en moyenne - que ceux du village. Une des originalités de Murviel réside dans le nombre de pigeonniers-tours dispersés sur la commune. Ils sont implantés à l'écart des habitations. Sur quatre recensés par la DRAC, trois ont fait l'objet d'un repérage. Ils sont constitués de différents corps de bâtiments dont une tour couverte d'un toit à un pan, celle-ci comprend deux étages ; les casiers carrés et réalisés en brique occupant le dernier étage. La fonction des autres bâtiments n'est pas connue, toutefois la présence d'un logement n'est pas exclue. La datation de ces édifices reste incertaine ; l'un d'entre eux présente des appuis de fenêtres moulurés évoquant le XVIIe siècle, un second offre un encadrement de porte en arc plein cintre reposant sur des impostes datable de la seconde moitié du XVIIIe siècle ou de la première moitié du XIXe siècle." (Inventaire du Patrimoine de la Commune de Murviel-lès-Béziers (Hérault), DRAC Languedoc-Roussillon, tome 1, pages 278 - 285).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Marc Granouilhac, résistant déporté au camp de concentration de Lieberose, ou Liro (Arbeitslager Lieberose), près de Sachsenhausen, en Allemagne.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011


Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :