Puissalicon

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Puissalicon
Vue générale de Puissalicon
Vue générale de Puissalicon
Blason de Puissalicon
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Hérault
Arrondissement Béziers
Canton Servian
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Thongue
Maire
Mandat
Michel Farenc
2014-2020
Code postal 34480
Code commune 34224
Démographie
Gentilé Puissaliconnais
Population
municipale
1 173 hab. (2011)
Densité 90 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 27′ 32″ N 3° 14′ 10″ E / 43.4588888889, 3.2361111111143° 27′ 32″ Nord 3° 14′ 10″ Est / 43.4588888889, 3.23611111111  
Altitude 138 m (min. : 66 m) (max. : 142 m)
Superficie 13,05 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Puissalicon

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Puissalicon

Puissalicon (en occitan Puèg-ericon) est une commune française située dans le département de l'Hérault et la région Languedoc-Roussillon.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte

Village du département de l'Hérault, perché sur un coteau du Haut-Libron, situé à 15 km au nord de Béziers. Il y a aujourd'hui un peu plus de mille habitants à Puissalicon. Le village, terres et bois s'étendent sur mille trois cent cinq hectares.

Village aux sept collines, entre mer et montagne, à l'écart des grands axes routiers, au cœur d'un vignoble de caractère, Puissalicon, blotti autour de son château féodal et de son église du XIIe siècle, a su conserver son calme, et son charme particulier qui en font un endroit calme où il fait bon vivre.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Perché sur sa hauteur, Puissalicon apparaît dans l'histoire locale à partir de la fin du XIe siècle sous la dénomination de Podio Salicone qui, par une série de transformations successives, donne en 1768 Puissalicon.

L'appellation primitive a fourni matière à de multiples hypothèses étymologiques dont la plus généralement admise explique l'origine de la forme ancienne de Puissalicon par des imprégnations salées de la colline sur laquelle est construit le village.

Économie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Lors de la Révolution française, les citoyens de la commune se réunissent au sein de la société révolutionnaire, qui compte 43 membres en l’an II[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires depuis la Libération
Période Identité Étiquette Qualité
1944 1945 Paul Bacou    
1945 1951 Louis Robert    
1951 1953 Louis Pourtie    
1953 1971 Jean-Pierre Boujol    
1971 1977 Antoine Santucci    
1977 1995 André Clavel    
1995 2014 Gérard Belloc    
2014   Michel Farenc    

Démographie[modifier | modifier le code]

Au dernier recensement, la commune comptait 1173 habitants.

Article détaillé : Recensement en France.
           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
676 630 681 710 683 747 743 727 747
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
754 813 822 821 877 837 727 858 1 009
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 073 1 061 1 104 1 029 956 952 918 855 821
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
817 788 658 810 802 911 1 012 1 026 1 173
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Tour romane

Le plus ancien monument de Puissalicon encore en bon état est sans doute sa tour romane du Xe siècle. D'inspiration lombarde, elle mesure 26 mètres de haut et elle est classée monument historique. Il s'agit d'un clocher, seul reste de l'église romane initiale.

Article détaillé : Tour romane de Puissalicon.

Le village compte aussi deux château dont le principal du XIIe siècle est encore habité. Il est le point de départ avec l'église jouxtante, des ruelles en "circulades", qui tournent en cercle concentriques toujours plus éloignés. Ce type d'urbanisme datant du XIe-XIIe siècle est une certaine particularité Languedocienne puisque 90 villages construits plus ou moins de la sorte ont été recensés dans la région Languedoc-Roussillon.

Comme tous les villages de la région, l'histoire de Puissalicon est fortement liée au vin. Situé sur le terroir des "Côtes de Thongue", 7 domaines sont encore en activité dont 4 commercialisent en bouteille.

Le village[modifier | modifier le code]

Des restes de murailles et des anciennes portes attestent encore de l'importance stratégique de ce lieu fortifié où les rues étroites épousent la forme circulaire des anciens remparts descendants jusqu'à la promenade, sur l'emplacement des anciennes douves.

Sans oublier la fierté du village, sa célèbre tour Romane, construite au cours du Xe siècle, culminant à plus de 26 mètres de haut et classée monument historique.

L'église[modifier | modifier le code]

Construite en 1337, l’église paroissiale ou Notre-Dame-de-Pitié, ou de Grâce est la troisième église du village et possède tous les caractères du XIIIe siècle.

En 1335, les consuls commandèrent les deux cloches, pour cette nouvelle église. Bâtie à partir de l'escalier du château, la porte dont la voussure ornée de storco dessine une ogive gothique, forme l'entrée principale.

C'est un bel appareil en pierre de taille, dont les murs intérieurs, les voûtes, et les arcs des croisées d'ogives, et l'abside pentagonale est précédée d'une travée droite. L’ensemble est voûté de croisées d'ogives. Tous les doubleaux et diagonaux retombent sur des culs de lampes, en sorte que les murs ne sont recoupés par aucun pilastre.

Le prieuré de Saint-Étienne de Pezan dépendant de l’abbaye de Villemagne dont il est fait mention dans la charte de 1170 qui fut la seconde église paroissiale de Puissalicon, situé à côté de la tour romane qui n’était autre que son clocher.

La première église de Puissalicon de type wisigothique, fut construite entre 700 et 750 et détruite car trop petite lors de la construction du prieuré de Saint-Étienne de Pezan.

Le saint patron de la commune est saint Guiraud, qui naquit à Puissalicon en 1070, il meurt le 5 novembre 1123 à Saint-Aphrodise, il est alors évêque de Béziers. Il occupait ce siège, depuis que l'évêque précédent, Arnaud de Lévezou, avait été élu archevêque de Narbonne, en 1121. La légende rapporte que sa mère ne le porta que 7 mois dans son sein et que, lorsqu'on lui administra le baptême, l'eau des fonts baptismaux se mit à bouillonner comme si on y avait planté du fer rouge. Ce prodige fut regardé comme le présage de la sainteté de l'enfant.

La légende veut aussi qu'il soit pauvre, pourtant, des biographies antérieures se référant à don Vaissette estiment que plusieurs actes et chartes portant la signature Guiraud, de Puissalicon, sont la preuve qu'il était de famille noble : celle des "Puissalicon". Il fut évêque de Béziers de 1121 au 5 novembre 1123, année de sa mort.

Conformément à son désir, il fut inhumé à côté de saint Aphrodise et ses restes, transférés en 1259 dans le couvent des Clarisses (place du 11 novembre, mais n'existant plus aujourd'hui) furent l'objet d'un culte pieux jusqu'à la Révolution. Son anneau, une énorme améthyste sertie d'argent ciselé, de forme triangulaire, large de 3 cm, marqué du double écusson : le léopard et le lion, et volé dans l'église de Roujan il y a une trentaine d'année, aurait eu des vertus curatives : on l'appliquait sur les yeux des enfants malades.

La tour romane[modifier | modifier le code]

Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (avril 2013). Pour l'améliorer, ajouter en note des références vérifiables ou les modèles {{Référence nécessaire}} ou {{Référence souhaitée}} sur les passages nécessitant une source.

À 1 km du village actuel, presque au fond d'un bassin que parcourt le fleuve Libron, s’élève au milieu du cimetière communal, la tour de Puissalicon, qui est une tour romane du Xe siècle, d'influence lombarde, et de forme rectangulaire, chacun des côtés mesure 4,30 mètres de largeur pour une hauteur de 26 mètres.

Cette tour fut primitivement isolée, indépendante de tout autre édifice, et il est probable qu'elle devint ensuite le clocher de l'église ogivale qui lui fut accolée.

Elle comprend 5 étages séparés par des cordons de pierres noires. La base n'offre aucune décoration jusqu'au 1er étage dont elle est séparée par une frise en dents d'engrenage, surmontée d'une large corniche qu'on remarque à près de trois mètres du sol.

Les autres étages sont séparés par des cordons saillants. Au 1er étage une fenêtre géminée dont les arcs sont formés de claveaux blancs et noirs. Aux deux étages supérieur s'ouvrent sur chaque façade 3 baies n'offrant sur chacune des faces que des baies géminées.

Le quatrième étage est éclairé par un grand oculus aux encadrements de pierres noires. Il est surmonté d'une frise formée de sept arcatures, semblable à un cordon de pierres noires, connu sous le nom de Cordon de Charlemagne.

Cet édifice du Xe siècle est classé monument historique.

Le château[modifier | modifier le code]

Le château féodal fut construit au XIe siècle dessus de l’église paroissiale de style gothique. Deux grosses tours s’élèvent et surmonte un donjon en ruines. Pour y accéder, un grand escalier à vis, construit dans une tour hexagonale qui conduit au donjon.

Une galerie souterraine perdue en partie aujourd’hui reliait le château de Puissalicon à celui de Cazilhac dont une tranchée fut ouverte par la construction de la ligne du chemin de fer.

Le château possédait deux portes d’entrée de style roman, aujourd’hui il n’en reste qu’une. La façade Nord-est ne doit pas remonter plus haut que le XVIe siècle. Du côté Sud-ouest s’élève la chapelle du château de pur style gothique. Non loin, on voit les traces d’un carcan et les débris d’un escalier permettant au seigneur de descendre dans l’église paroissiale.

Le Moulin[modifier | modifier le code]

Le moulin à vent de Puissalicon était un moulin à grains.

Le dernier meunier portait le nom de Salabert, d’où le nom du moulin de Salabert. On sait également qu'il a appartenu à la famille Rives.

On retrouve à Puissalicon, la rue du moulin des Rives, et le lotissement le Salabert.

Le moulin ferma en 1830, il appartient au domaine de Canet à Puissalicon.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jean-Claude Gayssot, ex-ministre des Transports sous le gouvernement Jospin, conseiller régional du Languedoc-Roussillon depuis 2004.

Saint Guiraud né à Puissalicon en 1070, évêque de Béziers et grand prieur de l'abbaye de Cassan à Roujan. (voir : Église de Puissalicon )

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Jean-François Dubost, « Le réseau des Sociétés Politiques dans le département de l'Hérault pendant la Révolution Française (1789-1795) », Annales historiques de la Révolution française, no 278, 1989. p. 415.
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :