Saint-Nazaire-de-Ladarez

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Saint-Nazaire-de-Ladarez
Blason de Saint-Nazaire-de-Ladarez
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Hérault
Arrondissement Béziers
Canton Murviel-lès-Béziers
Intercommunalité Communauté de communes Orb et Taurou
Maire
Mandat
Jean-Louis Madalle
2014-2020
Code postal 34490
Code commune 34279
Démographie
Gentilé Saint-Nazairiens
Population
municipale
347 hab. (2011)
Densité 12 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 30′ 37″ N 3° 04′ 36″ E / 43.5102777778, 3.0766666666743° 30′ 37″ Nord 3° 04′ 36″ Est / 43.5102777778, 3.07666666667  
Altitude Min. 110 m – Max. 690 m
Superficie 28,27 km2
Localisation

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Saint-Nazaire-de-Ladarez en occitan Sant Nasari de las Avelhanas, est une commune française située dans le département de l'Hérault en région Languedoc-Roussillon. Ses habitants sont appelés les Saint-Nazairiens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

D'après des vestiges retrouvés dans la plaine du Puech du Mont Peyroux, les premiers habitats se situaient à proximité du ruisseau du Landeyran. La grotte sépulturale de la Grille, ainsi que les découvertes de meules à gains, pointes de flèches et grattoirs en sont la preuve. Le chemin du col des Tribes a certainement été emprunté pendant des millénaires, par des bergers et des hommes apportant du sel dans le Haut-Languedoc. Des vestiges de la Préhistoire ont été également trouvés dans le ruisseau de Souydou et au Tinel.

Antiquité[modifier | modifier le code]

Une présence romaine est attestée au Puech de la Suque. Des fragments de poteries sigillée indiquent une présence durable, sous forme de villa rupestre. Les murs en pierres sèches à section trapézoïdale qui délimitent des parcelles paraissent avoir été construits à cette époque.

À la Lande, des sesterces frappés aux insignes des légions romaines de Nîmes ont été trouvés sur le chemin de la Mazade. Ce sont les restes d'un camp romain défendant la route Béziers-Cahors.

L'oppidum de Souydou défendait le chemin de Laurenque, qui deviendra au Moyen Âge un chemin emprunté par les pèlerins qui se rendaient à Saint-Jacques de Compostelle.

D'après les noms de lieux on devrait trouver également une présence romaine au Landeyran (tuiles romaines à la Granges de Cayrol), Pontillac et Pont Lirou.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

D'après les documents existants, il semblerait que la seigneurie de Saint-Nazaire ait toujours été rattachée la châtellenie de Cessenon. Si l'on se réfère au livre de l'abbé Secondy, il convient par déduction de dire que Saint-Nazaire a appartenu respectivement à :

  • 1247-1265 Saint Louis donne Saint-Nazaire à Huguesd'Arcy
  • 1365-1367 Passage sous la dépendance de Henri de Trastamarre
  • 1370-1378 Passage sous la dépendance de Charles de Navarre
  • 1422-1424 Passage sous la dépendance du Vicomte de Narbonne
  • 1424-1427 Passage sous la dépendance du maréchal de Sévérac
  • 1461-1463 Passage sous la dépendance de la Reine d'Anjou
  • 1465 Louis XI donne la seigneurie à sa cousine Gérautonne de Poitiers, femme de Pons de Guilhem, Seigneur de Clermont Lodéve, Lieutenant du Roi en Languedoc.
  • 1498-1499 Louis XII donne la seigneurie à Anne de Bretagne
  • 1640-1651 La seigneurie fut vendue par Louis XIII au Prince Henri II de Bourbon
  • 1651-1666 Passage sous la dépendance de Henri Arnaud de Conti
  • 1666-1666 Passage sous la dépendance de Louis Arnaud de Conti
  • 1666-1683 Passage sous la dépendance de Louis-Francois de Conti
  • 1683 Vente au Comte de Provence

Raymond de Saint-Nazaire, damoiseau, figure au cartulaire de Cassenon, dans une charte de 1341. De même en 1362, Henri de Trastamarre est fait par Jean Le Bon châtelain de Saint-Nazaire, Cessenon, etc...

Époque moderne[modifier | modifier le code]

En 1775, Saint-Nazaire a Marie-Antoinette de Carrion comme seigneuresse. Cette dernière qui se mariera en 1780 avec le Marquis De Spinola, souverain d'Arquate, possède également Murviel, Nizas, Tressan, Cazouls d'Hérault, Coujan, Veyran, Aumes, Mazens. Elle est également co-seigneur de Roquebrun, Vieussan, Montagnac et Aigues-Vives. En 1782 elle est envoyée aux États du Languedoc par le Parlement de Toulouse. En 1789 bien qu'ayant la possibilité de se rendre aux États Généraux pour le Noblesse, elle ne jugea pas utile de s'y rendre. Devenue citoyenne Spinola, elle se retire à Paris en 1793. Elle revient à Murviel après la Terreur et meurt à Narbonne en 1798 à l'âge de 50 ans. Son mari meurt en 1816. Une de ses filles s'est mariée à Monsieur de Comminges et a vendu le château de Murviel le 25 août 1806.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Après la Révolution, Saint-Nazaire a été rattaché au canton de Murviel. Des dissidences sont apparues peu de temps après sous l'initiative de Roquebrun, qui souhaitait sortir du canton de Cessenon et devenir chef-lieu de canton avec Vieussan, Causses et Veyran et Saint-Nazaire. Ces deux dernières communes étaient d'accord avec le projet. Vente des biens du clergé en 1790 dont six maisons appartenant aux curés de Thézan et Saint-Nazaire. Jacques Cure, curé de la paroisse, a prêté serment et accepté la constitution civile du clergé, instituée par la loi du 12/7/1790.

Le 18 août 1792, les citoyens sont invités à voler au secours de la patrie en danger. Ils doivent s'engager dans le bataillon de l'Hérault où à se rendre au camp de Soissons. Dans le canton de Murviel, Saint-Nazaire détient la palme des engagés avec 36 volontaires pour l'Armée du Var et 14 gardes nationaux sur un total de 700 habitants.

Économie

Durant le XXe siècle, la principale activité du village a été la viticulture. Devant les fluctuations de ce marché et les incertitudes de cette profession, les fils et filles de viticulteurs ont préféré se retourner vers des emplois salariés. Beaucoup sont partis à travers toute la France, conservant dans le meilleur des cas la maison familiale, pour les vacances.

Aujourd'hui[modifier | modifier le code]

De la soixantaine d'exploitations existantes en 1950, il en reste moins de dix. Les commerces de proximité ont fermé les uns à la suite des autres, concurrencés par les grandes surfaces. La carrière de marbre qui occupait plus de 50 personnes en 1950 ne fonctionne plus.

Un petit essor semble cependant se de dessiner dans le domaine touristique. De nombreux gites, chambres d'hôtes et locations d'appartements, permettent chaque année un flux migratoire assez important, en saison notamment.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1947 - 1971 Madeleine Laissac PS Institutrice, députée
1971 - 1995 René Gasc PS
1995 - 2008 Marie Mas PS
2008 Jean-Louis Madalle
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 347 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
709 722 778 819 884 914 937 976 933
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
939 941 987 934 942 879 918 720 718
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
748 687 647 623 560 587 531 465 458
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
491 465 379 345 361 331 349 367 341
2011 - - - - - - - -
347 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Niobella fourneti - Muséum de Toulouse

Carrière de marbre de l'Incarnat et Bleu turquin. Marbre exploité depuis l'époque romaine. Présent au château de Versailles, à la cité du Vatican, etc. - Ermitage de Saint-Étienne - Falaise du Landeyran - Site géologique du Clapassous (étalon mondial d'une séquence de l’ère primaire (conodontes))- Terroir viticole A.O.C Saint Chinian

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Madeleine Laissac, institutrice, elle fut la première femme député de France (1951-1956) pour le département de l'Hérault. Résistante de la première heure, au sein du maquis Robert, elle fut maire de la commune de 1947 à 1971. Lien Assemblée Nationale Assemblée nationale ~ Les députés, le vote de la loi, le Parlement français

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011


Liens externes[modifier | modifier le code]

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