Oranienburg-Sachsenhausen

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

52° 45′ 57″ N 13° 15′ 51″ E / 52.76583, 13.26417

Oranienburg-Sachsenhausen
KZ_Sachsenhausen-Turm_A.jpg
L'entrée du camp en 2004
Présentation
Type Camp de concentration
Gestion
Date de création 1933
Date de fermeture 1945
Victimes
Morts 100 000 morts
Géographie
Pays Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Région Brandenburg
Commune d'Allemagne Oranienburg
Coordonnées 52° 45′ 57″ N 13° 15′ 51″ E / 52.765833333333, 13.26416666666752° 45′ 57″ Nord 13° 15′ 51″ Est / 52.765833333333, 13.264166666667  

Géolocalisation sur la carte : Allemagne

(Voir situation sur carte : Allemagne)
Oranienburg-Sachsenhausen

Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Sachsenhausen (homonymie).

Oranienburg-Sachsenhausen dit « Sachso » était un camp de concentration nazi implanté en 1935 à 30 km au nord de Berlin. Il succédait à l'époque au camp d'Orianenburg, ouvert en mars 1933 puis fermé en juillet 1934. Il est aujourd'hui aménagé en un musée-mémorial.

De 1936 à 1945, on estime que 200 000 personnes y ont été internées et que 100 000 y sont mortes. En août 1941, un massacre de masse y a eu lieu avec l'exécution de plus de 13 000 soldats soviétiques, prisonniers de guerre.

En dehors des baraquements communs, le camp possédait des baraquements de détention destinés aux personnalités. Parmi celles-ci, on citera :

C'est dans ce camp que Himmler installa son état-major et que l'inspection centrale des SS fit expérimenter ses méthodes d'extermination avant de les faire appliquer dans les autres camps.

À la différence de beaucoup d'autres camps nazis, Sachsenhausen fut un camp où peu de juifs furent envoyés. En effet, on y internait essentiellement des prisonniers dits politiques. Des ressortissants de nombreuses nationalités y furent internés, y compris des résistants français.

Les détenus étaient utilisés pour l'effort de guerre des nazis et travaillaient alors dans des conditions extrêmement pénibles dans des petites unités souvent extérieures au camp principal et constituant des camps annexes, appelés kommandos. Outre des travaux de manufacture (menuiserie), certains prisonniers devaient réparer le matériel de guerre allemand.
Un atelier de fausse monnaie y fut également installé. Il produisit environ 15 millions de livres sterling utilisées pour contourner le blocus anti-nazi. C'était l'opération Bernhard.

Au moins un millier d'homosexuels ont été déportés à Sachsenhausen au titre du paragraphe 175. Affectés aux deux commandos les plus durs (le commando disciplinaire Schuhläufer — marche forcée — et le commando extérieur Klinkerwerk - la briqueterie), ils connaissent une mortalité particulièrement élevée[1].

Il existait plus de cent Kommandos extérieurs dont l'usine-camp de construction Heinkel[2].

Fin avril 1945, le camp fut libéré par l'Armée rouge. De nombreux prisonniers étaient morts entre temps au cours de l'une des nombreuses marches de la mort. Il restait environ 3 000 survivants au camp dont la moitié de femmes. À la fin de la Seconde Guerre mondiale, le camp de Sachsenhausen fut occupé par les Soviétiques, qui y internèrent des petits fonctionnaires du régime nazi et des opposants au régime communiste de 1945 à 1950. On estime à 12 000 le nombre de morts lors de cette période, dus essentiellement aux épidémies et aux mauvaises conditions de détention.

Ce camp, qui a été transformé en mémorial (Gedenkstätte, lieux de souvenirs), couvre une superficie de 600 hectares.

Images[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Joachim Müller, Andreas Stemweiler (dir.), Homosexuelle Männer im KZ Sachsenhausen, Rosa Winkel, Verlag, 2000, 397 p. (ISBN 978-3861490975), ainsi que Régis Schlagdenhauffen, Triangle rose: La persécution nazie des homosexuels et sa mémoire, Autrement,‎ 2011, 314 p. (ISBN 9782746714854) [EPUB] (ISBN 9782746720459) emplacements 960-993 sur 6260.
  2. Emmanuel Filhol, Marie-Christine Hubert, Les Tsiganes en France, un sort à part. 1939-1946. Perrin, 2009. (ISBN 978-2-262-03063-6). Note 7 p. 371.

Liens externes[modifier | modifier le code]