Montady

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Montady
Image illustrative de l'article Montady
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Hérault
Arrondissement Béziers
Canton Capestang
Intercommunalité Communauté de communes la Domitienne
Maire
Mandat
Alain Castan
2008-2014
Code postal 34310
Code commune 34161
Démographie
Population
municipale
3 990 hab. (2011)
Densité 401 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 19′ 53″ N 3° 07′ 18″ E / 43.3314, 3.1217 ()43° 19′ 53″ Nord 3° 07′ 18″ Est / 43.3314, 3.1217 ()  
Altitude Min. 10 m – Max. 113 m
Superficie 9,95 km2
Localisation

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Montady (de l'occitan Montadin) est une commune française, située dans le département de l'Hérault en région Languedoc-Roussillon.

Ses habitants sont appelés les "Montadynois".

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte.

Situation[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Entourée par les communes de Colombiers, Maureilhan et Poilhes, Montady est située à 8 km au Sud-Ouest de Béziers, la plus grande ville à proximité.

Communes limitrophes de Montady
Maureilhan Maureilhan Béziers
Capestang Montady Béziers
Poilhes Colombiers Colombiers

Relief et géologie[modifier | modifier le code]

La colline de Montady se compose de deux formations géologiques. La partie inférieure, la molasse helvétienne, bien visible le long de la route nationale, se compose de grès marin formé durant le Miocène moyen. Au sommet de la colline est visible le poudingue de Montady et d'Ensérune, une formation qui semble avoir une origine fluviatile et est aussi datée du Miocène.

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat méditerranéen.

Le climat de la commune est de type méditerranéen : les étés sont chauds et secs, les automnes pluvieux et les hivers doux.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Montady (Hérault).svg Montady De sinople, au sautoir losangé d'or et de sinople [1]

Faits historiques[modifier | modifier le code]

tour de Montady XIIe siècle
étang de Montady.

Une inscription latine (Corpus inscriptionum Latinorum XII 4311) atteste qu'en 455, le prêtre Othia fonda à Montady une basilique sous la triple invocation des sts Vincent, Agnès et Eulalie, martyrs tous célébrés cinquante ans plus tôt par le poète latin Prudence.

La colline située au cœur du village est surplombée par une tour féodale du XIIe siècle (tour de Montady, vestige d'un château aujourd'hui disparu).

L’étang de Montady était autrefois "un marais saumâtre en eaux stagnantes, cause de nombreuses épidémies" c'est ce qui était écrit dans la charte de 1247 (aujourd'hui disparue mais dont il reste la retranscription aux Archives Départementales de Montpellier). Ceci est faux. Des travaux effectués par le professeur Jean-Lou Abbé de Toulouse ont montré que cet étang avait une vie très active : pêche, chasse, cueillette des roseaux, etc. Son équipe a même trouvé un quai fait de coquillages concassés au pied de la colline d'Enserune. En 1247, l’archevêque de Narbonne donna toutes facilités à quatre propriétaires pour entreprendre les travaux nécessaires à l’assainissement de l’étang.

Dès 1270 était mis en place un réseau de fossés à la forme originale, en soleil, qui permit un assainissement local et rendit exploitables 420 hectares de terre. Diverses cultures s’y succédèrent sur les parcelles triangulaires appelées « pointes ». les cultures se faisaient en bordure et le centre était laissé au pacage des bêtes. Le réseau de canaux permet le drainage des eaux du pourtour vers le centre. De là, un fossé creusé à contre-pente, prolongé par la galerie creusée sous la montagne d’Enserune – longue de 1300 mètres, c’est un chef d’œuvre des artisans du Moyen Âge – conduit les eaux jusqu’au ruisseau de Clavilongue.

La crise du phylloxera (vers 1870) détermine la vocation viticole de Montady. Sa forme naturelle en bassin fermé permet une immersion des vignes, moyen de lutte efficace contre ce fléau. Un réseau d’irrigation gravitaire est mis en place, tirant l’eau du Canal du Midi. L’introduction de nouvelles cultures, notamment fourragères et légumières, plus exigeantes en eau, impose l’installation d’un second réseau d’irrigation après 1960. Il s’agit de conduites souterraines d’eau sous pression, permettant l’arrosage par aspersion.

On attribue la constitution du château de Montady au XIIe siècle bien que l’on ait prétendu que du IXe au XIIe siècle, les Sarrasins avaient fait de celui-ci un lieu de refuge.Il semblerait que le château de Montady eut à souffrir des agressions des troupes de Simon de Montfort lors de la guerre contre les Cathares en 1209 après le sac de la ville de Béziers. La troupe des croisés se dirigeant sur Minerve et le seigneur, Bernard Pons, étant l'ami de Trencavel, le village de Vinacan qui se trouvait à l'emplacement du cimetière actuel fut brûlé et le château fortement endommagé côté nord-est mais il restait les trois tours, le donjon et les bâtiments. Il est à noter que le château de Montady faisait partie d'un co-seigneurage. Le deuxième château, celui de Saint-Jean de Tersan, se trouvant probablement vers le domaine du Bosc fut complètement démantelé et disparut. Seule est restée la chapelle qui depuis a également disparu.

En 1226, Pierre de Montady est propriétaire du château. Jusqu’en 1600, il reste dans la famille des Cabrières puis retombe dans les mains du roi. Le Sieur de la Ricardelle possède ensuite la Seigneurie de Montady jusqu’en 1660. En 1661, le château est vendu au chapitre de Saint-Nazaire à l'exclusion de la tour qui, elle, est revendue comme bien communal en 1792. Le château, complètement détruit en 1846, ne laisse comme seule trace actuelle que la très belle tour sarrasine illuminée chaque nuit qui semble veiller sur le village de Montady.

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1989 mars 2008 Jean-Paul Sost PS  
mars 2008   Alain Castan DVG  
Les données manquantes sont à compléter.

Économie[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises[modifier | modifier le code]

Commerces[modifier | modifier le code]

Il y a quelques commerces : une supérette et un supermarché, deux boulangeries, une boucherie, un fleuriste, une blanchisserie-pressing, deux coiffeurs, etc.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution de la population[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 3 990 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
163 174 160 205 261 266 317 320 346
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
313 360 366 384 408 470 515 590 648
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
703 660 651 785 700 750 725 610 620
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
695 911 1 310 1 635 2 070 2 533 3 681 3 990 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Montady en 2007[4] en pourcentage.
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
Avant 1917
1,3 
5,5 
1918-1932
6,6 
14,3 
1933–1947
13,8 
18,3 
1948-1962
20,0 
23,3 
1963-1977
22,8 
15,2 
1978-1992
14,4 
22,9 
1993-2007
21,1 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Associations[modifier | modifier le code]

Il y a plusieurs types d'associations a Montady : - Le club de judo et ju-jitsu : Montady Arts Martiaux - Le club Taurin - La FCPE - L'A.P.E.M - Les donneurs de sang - Le LCM

Et pleins d'autres

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'étang de Montady[5], classé depuis 1974, est une cuvette naturelle qui couvre plus de 400 hectares et fut asséchée au XIIIe siècle, entre 1248 et 1268, par les seigneurs de Montady et de Colombiers, associés à des bourgeois de Béziers.

Chaque rayon est un drain qui conduit l'eau de la périphérie au centre vers un fossé circulaire, le redondèl[6]. Du centre part le fossé principal, la grande maïre[7], construit à contre-pente, qui évacue toutes les eaux. Le fossé se prolonge sous la colline de l'oppidum d'Ensérune par un aqueduc souterrain de 1 364 mètres de long, puis, de nouveau à ciel ouvert, il atteint les anciens étangs de Poilhes et de Capestang[8].

  • le Château de La Tour
  • la tour de Montady (qui n'a rien à voir avec le Château de La Tour, construit beaucoup plus tard)

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Marc Albert, Bertin Bousquet, Louis Huc, André Séguret et Henry Villeneuve : résistants contre l'occupation allemande, membres du Maquis de Fontjun, arrêtés, torturés puis fusillés le 7 juin 1944 au Champ de Mars à Béziers. André Séguret est mort au cours des combats contre les Allemands, le 6 juin 1944

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Banque du Blason
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  4. Pyramide des âges de Montady, Recensement 2007 sur le site de l'INSEE
  5. Jean-Loup Abbé, À la conquête des étangs. L’aménagement de l’espace dans le Languedoc méditerranéen (XIIe-XVe siècle), Presses Universitaires du Mirail, Toulouse, 2006, coll. Tempus, 331 p.
  6. En occitan, désigne un cercle concentrique.
  7. En occitan, désigne un canal de collecte des eaux.
  8. Photographies aériennes : 1 et 2
  • Rémy Pech,"Entreprise viticole et capitalisme en Languedoc-Roussillon", publication de l'Université de Toulouse-Le Mirail, 1975.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]