Agnès de Rome

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Agnès de Rome
Image illustrative de l'article Agnès de Rome
tableau de Domenichino
vierge et martyre
Naissance vers 290
Décès vers 303 
Vénéré à Sant'Agnese fuori le mura, église Sainte-Agnès en Agone
Vénéré par L'Église catholique, l'Église orthodoxe, Les Églises orientales, l'Église anglicane, luthérianisme
Fête 21 janvier
Attributs agneau, palme du martyre
Saint patron des fiancés, de la chasteté, des récoltes, des jardiniers, des jeunes filles, des vierges
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Sainte Agnès

Agnès de Rome ou Sainte Agnès (290-303) est une sainte, vierge et martyre, fêtée le 21 janvier.

Ses principaux attributs sont un agneau blanc, la palme du martyre, un rameau ou une couronne d'olivier, une épée ou un poignard et un bûcher en flammes. Son prénom vient du grec Agnos qui signifie chaste ou pur.

Hagiographie[modifier | modifier le code]

Née au IIIe siècle à Rome, Agnès, dont le martyre fut rapporté par saint Damase, par saint Ambroise et par Prudence (Peristephanon 14), mourut en 303 à l'âge de treize ans. Jacques de Voragine rapporte aussi son histoire, dans la Légende dorée.

Elle serait la sœur de lait de sainte Émérentienne.

À l'âge de douze ans, elle rejeta les avances du fils du préfet de Rome qui la courtisait avec empressement, lui déclarant qu'elle était déjà fiancée à quelqu'un de bien plus noble que lui. Le jeune homme tomba malade d'amour.

Lorsque son père en connut la raison, il convoqua Agnès qui lui confia qu'elle était chrétienne et promise à Jésus-Christ. Le préfet lui ordonna alors de se sacrifier aux dieux romains sous peine d'être enfermée dans un lupanar. Refusant de lui céder, Agnès fut dépouillée de ses vêtements et conduite, nue, à travers la ville, jusqu'au lieu de prostitution, mais ses cheveux se mirent à pousser miraculeusement recouvrant entièrement son corps.

Arrivée dans le lupanar, un ange apparut et l'enveloppa d'une lumière éblouissante, et le lupanar devint un lieu de prière. Alors que le fils du préfet lui rendait visite, bien décidé à la conquérir, un démon l'étrangla et il mourut. Fou de colère, le préfet ordonna qu'Agnès soit brûlée en place publique comme une sorcière, mais le feu épargna la jeune fille et détruisit ses bourreaux ; finalement, Agnès fut égorgée. Avant que le bourreau ne frappe, Agnès lui aurait dit : « Celui qui le premier m'a choisie, c'est Lui qui me recevra. »

Sur ce point, la Légende dorée diverge, et raconte que le gouverneur voulut qu'Agnès prouve qu'elle n'avait pas usé de magie en ressuscitant son fils, ce qu'elle fit par la prière ; les prêtres la firent alors arrêter, et le gouverneur, qui aurait voulu la libérer mais craignait la proscription, chargea un substitut de la juger. Ce dernier la fit brûler, mais le feu l'épargna et toucha le peuple déchaîné qui se tenait autour. Le substitut la fit alors égorger.

Sanctuaires romains[modifier | modifier le code]

À Rome, la basilique Sant'Agnese fuori le Mura abrite la tombe de la martyre, au-dessus des catacombes qui portent son nom. À côté de l'église médiévale, qui est l'un des principaux lieux de pèlerinages romains, se dressent les ruines d'une imposante basilique construite par Constantin, dont une annexe, la tombe de sa fille sainte Constance, demeure intacte (avec de magnifiques mosaïques).

L'église romaine Sainte-Agnès-en-Agone, reconstruite par Borromini, se dresse sur la piazza Navona, ancien cirque de Domitien, sous une voûte duquel avait été exposée la martyre. Sur l'emplacement du « lupanar » se trouve maintenant une chapelle souterraine.

Patronage[modifier | modifier le code]

Sainte Agnès est la patronne de la chasteté, des couples, de la pureté corporelle, des Enfants de Marie Immaculée, du Collegio Capranica de Rome, des récoltes, des guides (scoutisme), des filles, des victimes de viol, du diocèse de centre de Rockville dans l'État de New York et des vierges.
L'Ordre de la Très Sainte Trinité (Ordre religieux fondé en 1193 pour le rachat des captifs chrétiens capturés par les barbaresques) vénère également Sainte Agnès comme Sainte Patronne.

Dicton[modifier | modifier le code]

  • « À la Sainte-Germaine, parfois l’hiver t'emmène. » (21 janvier)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]