Les Damps

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Les Damps
Image illustrative de l'article Les Damps
Blason de Les Damps
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Haute-Normandie
Département Eure
Arrondissement Les Andelys
Canton Pont-de-l'Arche
Intercommunalité Communauté d'agglomération Seine-Eure
Maire
Mandat
René Dufour
2014-2020
Code postal 27340
Code commune 27196
Démographie
Population
municipale
1 283 hab. (2011)
Densité 271 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 18′ 08″ N 1° 10′ 23″ E / 49.3022, 1.173149° 18′ 08″ Nord 1° 10′ 23″ Est / 49.3022, 1.1731  
Altitude Min. 2 m – Max. 129 m
Superficie 4,74 km2
Localisation

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Les Damps est une commune française du département de l'Eure et de la région Haute-Normandie. Les habitants s'appellent les Dampsois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Les Damps se trouve à un kilomètre de Pont-de-l'Arche, à 20 kilomètres au sud de Rouen et à 35 kilomètres au nord d'Évreux le long de la route Val-de-Reuil -Elbeuf. Elle se trouve en bordure de l'Eure.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations anciennes du nom[modifier | modifier le code]

ad Archas usque As Danas dicitur fin du Xe siècle[1] ; Archas qua dicitur : As dans vers 1015 ; in portu Dancs 1021 - 1025 (Fauroux 32) ; ville que dicitur Asdans 1025 (Fauroux 36) ; statio navum apud Hasdans fin XIe siècle (chez Guillaume de Jumièges) ; Asdans qui lors Arches appelée au XIIe siècle (dans le Roman de Rou de Wace)[2].

Toponymie[modifier | modifier le code]

François Rever situe aux Damps la station d’Uggade, indiquée par l'itinéraire d'Antonin entre Rouen et Évreux, suite aux découvertes de médailles romaines et de constructions antiques[3]. Cependant, elle se situait plus vraisemblablement à Caudebec-les-Elbeuf[4].

Les Vikings se sont installés dans la région, on les appelait Nortmanni ou Dani, c'est ce second vocable qui a donné le nom au village, c'est-à-dire « les Danois »[5].

Il existe vraisemblablement un lien avec le nom Maresdans, lieu cité comme étant celui choisi pour la fondation de l'abbaye Notre-Dame de Bonport en 1189. Il est situé en aval de Pont-de-l'Arche, alors que les Damps se trouve en amont. Cela montre, selon F. de Beaurepaire[6], l'ancienne extension du territoire des Damps, Maresdans signifiant apparemment « mare dans (sur le territoire) Les Damps » ou « mare chez les Damps (les Danois) ».

On constate que la même rectification graphique a affecté la commune de Dampsmesnil, également dans l'Eure, attestée sous la forme Dom Maisnil en 1051 - 1066.

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Vers 1020, Richard II a légué aux moines de Saint-Père 2 seines (filets de pêche) dans le port des Dancs. En 1023, il a aussi accordé aux moines de Fécamp des pêcheries aux Damps. En 1024, il a donné à l’abbaye de Jumièges l’église des Damps.

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Le 22 juillet 1681, une ordonnance de Louis XIV a permis la culture du tabac aux Damps.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes des Damps

Ces armes peuvent se blasonner ainsi aujourd’hui :

d'or à une bande ondée d'azur, accompagnée en chef d'une feuille de tabac de sinople et en pointe d'un léopard de gueules

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1989 en cours René Dufour UDF cadre
1971 1989 Maurice Hublet DVG ouvrier
1953 1965 Paul Péronne    
1947 1953 H. Mondeville    
1944 1947 F. Basile    
1935 1944 A. Courteuse    
1931 1935 L. Prémillieux Parti républicain, radical et radical-socialiste  
1907 1931 Edmond Huet Parti républicain, radical et radical-socialiste  
1900 1907 R. Pajot gauche républicaine  
1881 1900 Emmanuel Saint-Pierre gauche républicaine  
1876 1881 Henri Courcelle gauche républicaine  
1865 1876 J. Charpentier-Grandin bonapartiste industriel
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 283 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
276 293 308 285 261 300 300 303 307
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
280 324 281 263 268 279 269 254 261
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
235 254 274 285 408 422 454 533 578
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
698 806 894 870 943 952 1 161 1 191 1 283
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Eustache-Hyacinthe Langlois, artiste né à Pont-de-l'Arche en 1777 et décédé à Rouen en 1835, possédait des terres, dont une île, et une demeure au Val des Damps.
  • Octave Mirbeau, chantre de l'anarchie, a habité de 1889 à 1893 une location du Val des Damps. Il cherchait un cadre enchanteur, comme en témoigne sa correspondance (notamment avec Monet, Rodin). S'il appréciait celui local, il avait de quoi justifier sa révolte contre le capitalisme non régulé par l'État. En effet, l'écrivain s'est installé alors qu'une épidémie d'influenza touchait la population de Pont-de-l'Arche et des Damps, notamment, les travailleurs de l'industrie du chausson. Ceux-ci ne bénéficiaient pas d'aides gouvernementales et le bureau de bienfaisance local ne suffisait plus à subvenir aux besoins de travailleurs réduits au chômage. Octave Mirbeau a appuyé les requêtes au maire, n'a rien obtenu et a écrit une nouvelle, intitulée « Les abandonnés », plaçant un miroir à peine déformant devant le gouvernement de Jules Méline, qui ne pouvait que constater la misère et la vétusté de ses institutions sociales... encore dévolues à la charité et ses aléas.
  • Ludovic Carrau (1842-1889), philosophe spiritualiste, à ne pas confondre avec Elme-Marie Caro (1826-1887), philosophe et académicien fort apprécié des dames, comme l'a fait plaisamment Octave Mirbeau dans un de ses articles du Figaro en 1889[9]. Mirbeau s'est expliqué sur cette confusion dans un autre article, « Une page d'histoire », paru dans Le Figaro le 14 décembre 1890.
  • André de Fouquières (1874-1959), arbitre des élégances et frère du chef du protocole au ministère des Affaires Étrangères, possédait une belle propriété dans les années 1930 en face du confluent de l'Eure et de la Seine. Sa demeure tomba "en démence", comme on dit en Normandie, pendant la Seconde Guerre mondiale et après le conflit.
  • Pierre Mendès France, élu député de la circonscription de Louviers en 1932, l'a été ensuite comme conseiller général de Pont-de-l'Arche. Les Damps votait alors pour les candidats du parti radical à près de 70 % et a bien accueilli Pierre Mendès France, futur président du Conseil, qui a tissé des liens avec les Dampsois et accordé des subventions pour financer les équipements répondant à l'arrivée d'habitants (groupe scolaire, quartiers).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Dudon de Saint-Quentin, De moribus et actis primorum Normanniæ ducum, éditions J. Lair, p. 153-154.
  2. François de Beaurepaire (préf. Marcel Baudot), Les Noms des communes et anciennes paroisses de l'Eure, Paris, A. et J. Picard, 1981, 221 p. (ISBN 2-7084-0067-3) (OCLC 9675154), p. 99-100.
  3. François Rever, Mémoires sur les ruines du Vieil-Évreux, département de l'Eure, Ancelle, 1827
  4. François de Beaurepaire, op. cité. p. 57.
  5. Selon la proposition de Marcel Baudot in François de Beaurepaire, Ibidem.
  6. Ibidem.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  9. Voir « La Maison du philosophe », Le Figaro, 21 septembre 1889]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Armand Launay, L'Histoire des Damps et des prémices de Pont-de-l'Arche, Condé-sur-Noireau, Charles Corlet,‎ 2007, broché, 246 p. (ISBN 978-2-84706-234-2)
  • L.-E. Charpillon, Anatole Caresme, Dictionnaire Historique de toutes les communes du département de l’Eure, Les Andelys : Éditions Delcroix, 1868, 960 pages.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]