Yoweri Museveni

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Yoweri Museveni
Yoweri Museveni, en 2009.
Yoweri Museveni, en 2009.
Fonctions
6e président de la République de l'Ouganda
En fonction depuis le
(&&&&&&&&&&01030728 ans, 2 mois et 20 jours)
Élection
Réélection

Vice-président Samson Kisekka
Specioza Kazibwe
Gilbert Bukenya
Edward Ssekandi
Premier ministre Samson Kisekka
George Cosmas Abyebo
Kintu Musoke
Apolo Nsibambi
Amama Mbabazi
Prédécesseur Tito Okello
(président du Conseil militaire)
Biographie
Nom de naissance Yoweri Kaguta Yussef Museveni
Date de naissance (69 ans)
Lieu de naissance Ntungamo (Ouganda)
Parti politique Mouvement de résistance
nationale

Yoweri Museveni
Présidents de la République de l'Ouganda
Yoweri Museveni et le président américain Ronald Reagan, en octobre 1987, à la Maison-Blanche.

Yoweri Museveni (né en 1944), est un homme politique ougandais, président de la République d'Ouganda depuis 1986.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

Né à Ntungamo dans sud-ouest de l'Ouganda, Yoweri Kaguta Museveni est le fils d'un riche propriétaire terrien. Il appartient au groupe des Nyankole. Il reçoit le nom de Museveni (de « seven », « sept » en anglais) en hommage au septième bataillon de l'armée coloniale britannique « Abaseveni », au sein duquel ont servi des milliers d'Ougandais pendant la Seconde Guerre mondiale.

Études et engagement armé[modifier | modifier le code]

Élève à l'école de Ntare, il part faire des études de sciences et d'économie à l'université de Dar es Salaam en Tanzanie de 1967 à 1970, où il rejoint les mouvements nationalistes radicaux et devient président du Front des étudiants africains révolutionnaires (USARF). C'est au sein du Front de libération du Mozambique (Frelimo), qui combat le pouvoir colonial portugais, qu'il apprend les techniques de la guérilla.

En 1970, il rentre en Ouganda et intègre l'administration du président Milton Obote, comme membre des services secrets.

Exil, retour, résistance[modifier | modifier le code]

Après le coup d'État d'Idi Amin Dada en 1971, il fuit en Tanzanie. Il revient en Ouganda en 1979 à la tête de la guérilla aidée par l'armée tanzanienne. Museveni, est alors un personnage populaire, mais son parti, le Mouvement patriotique ougandais, est largement battu aux élections de 1980, qui ramènent Obote à la tête de l'État. Prétextant un truquage des élections, Museveni se retire dans son fief pour mettre sur pied l'Armée de résistance nationale, une force de guérilla qui chasse Obote de la présidence en janvier 1986 avec l'aide décisive des exilés tutsi rwandais.

Il est l'auteur d'un ouvrage intitulé Selected Articles on the Uganda Resistance War, publié en Ouganda en 1986.

Au pouvoir depuis 1986[modifier | modifier le code]

Du marxisme au libéralisme[modifier | modifier le code]

Depuis qu'il a pris le pouvoir, Museveni maintient un État militarisé, en s'attachant à restaurer la paix dans un pays meurtri par la guerre civile et à faire redémarrer une économie moribonde. D'abord guidé par les principes économiques marxistes qui s'avèrent être un échec, il change de stratégie et fait de l'Ouganda le « bon élève du FMI » en suivant les recommandations de l'institution financière, avec des résultats plutôt positifs.

De 1991 à 1992, Museveni préside l'Organisation de l'unité africaine (OUA) et il est généralement considéré comme représentatif de la nouvelle génération de dirigeants africains.

Élections « libres » et soutien aux milices congolaises[modifier | modifier le code]

En mai 1996, Museveni remporte la première élection présidentielle à se tenir en 16 ans, avec 74 % des suffrages. Il est le seul candidat à cette élection car il considère que le multipartisme est un « concept occidental ». En 1997, il introduit la gratuité de l'école primaire[1]. Opposé à cinq autres candidats, il est réélu en mars 2001 avec 69,3 % des voix.

Quand la guerre civile débute au Zaïre voisin, les soldats de Museveni seront un soutien important au dissident Laurent-Désiré Kabila qui renversera Mobutu. Après s'être brouillé avec Kabila, président du Zaire, rebaptisé Congo, l'armée de Museveni luttera avec les rebelles de Jean-Pierre Bemba contre Kabila, mais ce soutien de Museveni aura un prix : ses soldats ne se gêneront pas pour piller les mines de diamants à Kisangani et d'or en Ituri. Museveni en tirera un gros profit.

Changements constitutionnels[modifier | modifier le code]

En juillet 2005, il fait adopter par le Parlement une modification de la Constitution pour lui permettre de se présenter à la prochaine élection présidentielle afin d'y briguer un troisième mandat. À l'issue des élections du , il est réélu président de la République avec 60 % des voix. Au scrutin du , il remporte 68 % des suffrages.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]