Stade des Lumières

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Stade des Lumières
Généralités
Surnom(s) OL Land
Nom complet naming en cours[1]
Adresse Drapeau de la France Décines-Charpieu, France
(Site de Montout[2])
Coordonnées 45° 46′ 01″ N 4° 58′ 52″ E / 45.766912, 4.980991 ()45° 46′ 01″ Nord 4° 58′ 52″ Est / 45.766912, 4.980991 ()  
Construction et ouverture
Début construction
Construction 2012-2015
Ouverture [3]
Architecte Populous
Coût de construction 450 M€ pour le complexe (dont environ 300 M€ juste pour le stade) + de 180 M€ de travaux pour améliorer l'accès[4]
Utilisation
Clubs résidents Olympique lyonnais
Propriétaire Olympique lyonnais via OL Groupe
Équipement
Surface 50 hectares[4]
Capacité 58 000 places (65 000 places en mode concert).

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Stade des Lumières

Le stade des Lumières, aussi nommé Grand Stade de Lyon est un projet de stade de football, bâtiment principal du complexe de sports et de loisirs OL Land ou Parc Olympique Lyonnais comprenant des hôtels, un musée du sport rhônalpin, une zone de loisirs sportifs et bureaux à l'initiative de l'OL Groupe[5]. L'achèvement du stade est envisagé pour la fin de l'année 2015 ou le début de l'année 2016, après avoir été initialement prévu pour 2010[6]. La ville de Décines-Charpieu, dans la banlieue lyonnaise, a été choisie par le Président du Grand Lyon Gérard Collomb pour l'implantation de l'équipement et la réalisation des infrastructures d'accès par les collectivités (État, Conseil général du Rhône, Grand Lyon, Sytral, mairie de Décines) qui a pour objectif d'accueillir une trentaine d'évènements par an, dont vingt-six matches de l'Olympique lyonnais[2], club évoluant en Ligue 1, et jouant jusqu'alors au stade de Gerland.

L'annonce du site retenu a été faite le [7], mais le projet rencontre de fortes oppositions et trois avis défavorables des commissaires enquêteurs, obligeant à retarder son aboutissement[8]. En effet, des associations de riverains craignant une augmentation des nuisances (pollution de l'air, pollution sonore, augmentation du trafic routier sur la rocade Est déjà saturée) lors des rencontres souhaitent ne pas voir le projet se concrétiser. Après les enquêtes publiques positivement conclues, le maire de Décines a signé le permis de construire début février 2012. Le projet est lancé [9] avec une participation importante de Vinci pour une livraison au premier semestre 2015.

Projet[modifier | modifier le code]

Le projet de nouveau stade pour l'Olympique lyonnais remonte à 2007. D'abord prévu à Vénissieux, le club ne parvient pas à faire l'acquisition du terrain convoité, en bordure de périphérique lyonnais. C'est ainsi que le nouveau stade est désormais prévu sur la commune de Décines-Charpieu, selon la volonté du président du Grand Lyon, Gérard Collomb[10].

Pour Jean-Michel Aulas, président du club, la nouvelle enceinte doit permettre de rapporter à l'OL 100 millions d'euros par an alors que le stade de Gerland ne rapporterait annuellement que 21 millions[11]. Toutefois, le site d'OL Groupe reste plus timide, parlant d'un « objectif de revenus additionnels annuels de 70 M€ minimum, 5 ans après l'ouverture du stade »[5], et ce grâce à l'ensemble des installations du Pôle Olympique Lyonnais ou « POL »[1]. La réalisation de ce projet et des prévisions recettes associées permettrait donc d'accroître les revenus du club dans le contexte d'une baisse attendue des revenus liés aux droits de retransmission télévisée.

Le projet OL Land s'inscrit dans une volonté générale des dirigeants du football français pour accroître la qualité de leurs installations (voir Lille, ou Bordeaux) et les rapprocher de la moyenne de l'élite européenne[12]. Une volonté largement appuyée par les instances dirigeantes (LFP, FFF) mais également le gouvernement (rapports Séguin et Besson[13]). Ainsi le rapport Séguin préconise la reconnaissance du caractère d'intérêt général aux grandes enceintes sportives afin d'« éviter le retard pris dans la construction d'OL Land »[12]. La raison d'un tel « état d'urgence sur les grandes enceintes »[12] est que malgré la Coupe du monde de football de 1998, lors de laquelle 420 millions d'euros sur les 600 millions investis avaient été alloués au seul Stade de France[12], les stades de football français sont nettement moins modernes que leurs homologues anglais et espagnols (bénéficiant de la richesse de la Premier League et de la Liga), allemands et portugais (fortement améliorés pour l'organisation des Coupe du monde de football de 2006 et Championnat d'Europe de football 2004).

Le volontarisme français a assez naturellement débouché sur la candidature à l'organisation de l'Euro 2016, finalement couronnée de succès et OL Land fait partie des 12 stades présentés par la France[14] à cette occasion dont 9 doivent être désignés comme « stades principaux » et trois comme « stades de réserve »[15]. Troisième stade par la capacité, OL Land serait le plus important parmi ceux à construire. Ainsi, le quotidien gratuit Metro décrivait le futur complexe de Décines comme « l’un des piliers de la candidature française à l’Euro 2016 »[16].

Le , le Conseil fédéral de la Fédération française de football rend son verdict : le Grand Stade de Décines est retenu parmi les neuf stades titulaires qui accueilleront des matches de l'Euro[17].

Le complexe[modifier | modifier le code]

D'une capacité de 58512[18] places et conservant la possibilité d'être couvert après sa construction initiale, le Stade des Lumières sera équipé d'un toit photovoltaïque[19] et d'un système de récupération des eaux de pluie pour l'arrosage de la pelouse et les sanitaires[20]. Il sera situé dans un complexe qui accueillera[21] le centre d’entraînement de l’équipe professionnelle, les bureaux du siège d’OL Groupe (3 000 m²), une boutique OL Store et 7 000 places de stationnement. Il comporterait également plusieurs équipements de loisirs et de divertissement, soit deux hôtels (150 chambres chacun), un centre de loisirs (40 000 m²) et une clinique sportive. Des immeubles de bureaux seraient également construits (8 000 m²).

Fin 2008, l'Olympique lyonnais a passé un accord jusqu'en 2014 avec l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie - alors présidée par Chantal Jouanno - pour réduire le bilan carbone d'OL Land[22].

Estimation des coûts[modifier | modifier le code]

Le coût global annoncé pour le projet est d'environ 640 millions d'euros pour la globalité des 50 hectares, dont 450 millions pour l'enceinte elle-même et 180 à 190 millions d'euros pour les aménagements d'accès[4]. Cet investissement est supporté par l’Olympique lyonnais et plusieurs investisseurs privés[4] et publics, notamment pour les aménagements d'accès. La construction de ces aménagements est d'ailleurs controversée : considérées comme d'utilité publique, ces infrastructures seront financées par les impôts des contribuables, alors que les bénéfices engendrés par la construction du Grand Stade reviendront à des fonds privés.

Le 31 mai 2013, le Conseil général du Rhône retire à l'unanimité deux délibérations, votées en septembre et décembre 2012, portant sur une garantie financière de 40 millions d'euros concernant le stade des Lumières[23].

Toutefois, l'OL Groupe, qui doit faire face à de graves difficultés financières, a mis du temps à boucler le montage financier des 405 millions d'euros d’investissement qui lui reviennent sur le projet[24]. Le 27 juillet 2013, le plan financier finalement annoncé est le suivant : un financement en fonds propres de l’ordre de 135 M€, un financement obligataire de 112 M€ (deux contrats de financement obligataire avec le groupe Vinci, 80 M€, et la Caisse des dépôts et consignations, 32 M€[25]), un total de dettes bancaires et location financière de 144,5 M€ ainsi que des revenus garantis pendant la phase de construction pour environ 13,5 M€, soit un total d’environ 405 M€[26].

Calendrier prévisionnel[modifier | modifier le code]

Le calendrier prévisionnel affiché par l'Olympique lyonnais sur le site consacré au projet[4] a évolué au fil des évènements :

Opération octobre 2009 juin 2010 janvier 2011 mars 2011 août 2011 octobre 2012
Acquisitions foncières 1er trimestre 2010 fin 2010 courant 2011 courant 2011 courant 2011
Révision du PLU après enquête publique Jusqu'à mars 2010 Pas de mention Pas de mention Enquêtes finies le 18 juillet 2011[27] : avis favorable pour la révision du PLU concernant les accès (tramway, autoroute, etc.) et la Loi sur l'eau.

Le 7 décembre 2011 : avis favorable pour le permis de construire. Le 12 décembre 2011 : Le conseil communautaire du Grand Lyon a approuvé la révision du PLU.

Conception, concertation et Déclaration d'utilité publique sur les accès courant 2010 Pas de mention Pas de mention Avant le 25 janvier 2012 Les cinq DUP ont été signées par le préfet le 24 janvier 2012[28]
Études et procédures environnementales du Stade courant 2010 Pas de mention Pas de mention Pas de mention
Dossier de consultation des entreprises fin 2010 Pas de mention Pas de mention Pas de mention
Dépôt du dossier de demande de Permis de construire 4e trimestre 2010 1er trimestre 2011 début 2011 18 janvier 2011 18 janvier 2011
Obtention du Permis de construire 1er trimestre 2011 Courant septembre 2011 Février 2012 Signé par le maire de Décines le 3 février 2012 à 11 h.
Début des travaux de construction du Stade 2e trimestre 2011 mi-2011 à compter de mi-2011 4e trimestre 2011 Dès signature du contrat de conception-réalisation Le 21 octobre 2012, démarrage des terrassements, pour une durée de cinq mois.
Livraison du stade 8 décembre 2013 2e semestre 2013 Décembre 2013 2e trimestre 2014 Mi-2015

Le calendrier prévisionnel a été remis à jour en juin 2010. Il repousse les acquisitions foncières à la fin de l'année et le dépôt du permis de construire au 1er trimestre 2011[4].
Malgré le report de neuf mois de la fin des acquisitions foncières, la date de démarrage des travaux n'a presque pas changé, étant estimée à mi-2011.

L'interview par L'Équipe de Vincent Chaudel en tant qu'expert en économie du sport peut expliquer ces faits : celui-ci estime que « l'attribution de l'Euro aura un effet accélérateur, en particulier en matière de réglementation » (réglementation désignant probablement une Déclaration d'utilité publique par la communauté lyonnaise) et qu'OL Land « va sans doute avancer plus facilement désormais »[29]. Le 31 mai 2011 est publié l'arrêté par lequel le "Grand stade de l'Olympique lyonnais" est déclaré d'intérêt général[30].

Opposition[modifier | modifier le code]

Une dizaine d'associations et de conseils municipaux sont opposés à l'implantation du projet « OL Land » sur la commune de Décines. L'association Canol, acronyme des Contribuables actifs du Lyonnais, qui a publié en mars 2009[31] un rapport faisant le point sur l'ensemble des nuisances qu'elle estime liées au projet « OL Land », dans lequel, reprenant les expressions de partisans au projet, elle affirme que la communication adverse tend à « marginaliser les opposants dans une posture "politicienne", "obtue", "intéressée", "poujadiste", "aigrie", "catégorielle", "stérile" ou "passéiste" » (p.39) ; l'association Carton Rouge[32] et une dizaine d'autres associations listées par ses soins[33] et plusieurs conseils municipaux de communes voisines (Chassieu[34], Meyzieu[31]…), d'obédiences politiques variées (UMP, PS…), ont également annoncé leur opposition au projet.

Des habitants de Décines et du Grand Lyon se mobilisent contre le projet[35] perçu comme injuste. Ils contestent celui-ci pour des raisons environnementales, de bien être, de qualité de vie et d'illégitimité de l'utilisation de fonds publics pour servir des intérêts privés.

Une majorité des terrains réquisitionnés pour la construction des infrastructures liées au Grand Stade sont des terrains agricoles. La communauté urbaine prévoit avant janvier 2013, l'expropriation d'une quarantaine d'agriculteurs qui s'indignent du « complot Collomb-Aulas », à plus forte raison car leurs terrains (représentant leurs habitations et leurs lieux de travail) seraient indemnisés par la somme d'un euro le m². Pour l'association Carton Rouge : « accepter « OL Land » c'est à chaque rencontre voir des colonnes de cars de CRS, entendre le bruit des grenades et respirer des gaz lacrymogènes, supporter le stationnement sauvage et anarchique devant chez soi, être bloqué dans des embouteillages en début et fin de rencontres, assister à des batailles rangées entre supporters, ne plus pouvoir recevoir d'amis, sentir l'urine de shootés à la bière sur ses clôtures, etc. »[32], alors qu'elle avait publié un communiqué, à l'origine du projet, disant n'être « pas contre la construction d’un grand stade [ailleurs] dans la région lyonnaise »[36].

Les opposants au projet soulignent qu'alors que le métro dessert le stade de Gerland, la ligne de tramway la plus proche d'OL Land (T3) a une capacité bien inférieure à celle du métro, alors même que le futur stade aura une capacité supérieure à celui de Gerland. Ce constat s'est aggravé lorsqu'en avril 2013, la déclaration d'utilité publique du prolongement de la ligne de tramway a été retoquée par le tribunal administratif[23].

Le grand stade est aussi contesté pour ce qu'il représente en termes de « collusions entre les actionnaires du groupe OL, les dirigeants des collectivités territoriales (mairie de Lyon, Grand Lyon, conseil général), les syndicats mixtes (Sytral) et le patronat lyonnais (Olivier Ginon, la CGPME etc.) »[37].

Le 26 juin 2012, face à trois plaintes contestant la validité de la déclaration d'utilité publique accordée par la ministre des sports le 11 mai, le rapporteur public, après avoir conseillé le rejet des premières requêtes, a recommandé l'invalidation de cette DIG pour insuffisance du dossier de demande préalable[38]. Le 17 juillet 2012, le tribunal administratif de Lyon rejette les trois requêtes de riverains du futur stade et confirme le caractère d'intérêt général du projet[39].

Marc Chinal a réalisé un documentaire de 52 minutes contre le projet intitulée « Corrompu[e][s], Grand Stade OL-Land, syndrome de notre société », prenant le parti des opposants au 2ème stade géant de la métropole lyonnaise, sortie le 22 mai 2013[40],[41].

L'opinion publique lyonnaise[modifier | modifier le code]

Un sondage Ipsos commandé par l'Olympique lyonnais et effectué le 6 et le 7 décembre 2007 dans le Grand Lyon montre que 76 % des habitants sont favorables au projet et 10 % seraient absolument contre. Dans les communes de Décines, Meyzieu et Chassieu 62 % des personnes interrogées sont favorables et 21 % seraient tout à fait contre[42],[43].

Un autre sondage, publié en octobre 2009, montre que 74 % des habitants du Grand Lyon seraient favorables à la construction du nouveau stade. Ce chiffre tombe toutefois à 54 % dans les communes concernées par l'implantation ou limitrophes de la future enceinte (Décines, Chassieu, Meyzieu)[44].

Pour sa part, le conseiller régional Vert Étienne Tête, opposant résolu au projet, note que selon un sondage CSA réalisé par téléphone les 15 et 16 janvier 2008, le projet de Grand Stade arrive en dernière position des priorités formulées par la population lyonnaise[45]. De même, un sondage CSA-Carton rouge publié le 15 juin 2009 démontrerait que 71 % des Français sont opposés à un financement à la fois public et privé du projet[46],[47].

Du 11 au 18 janvier 2010, le magazine LyonPlus pose à ses lecteurs une question « sans valeur de sondage » : « L'Olympique lyonnais doit-il quitter Gerland [ie. quartier où se trouve le stade actuel] pour Décines [ie. le projet OL Land] ? » Sur les 11 000 avis exprimés, 89 % optent pour le « Non » et 11 % pour le « Oui ». Manuel da Fonseca, éditorialiste de la rédaction, commente les résultats en écrivant notamment « le lieu d'implantation du futur Grand Stade de l'OL reste un sujet brûlant. Au fil de la semaine, on a ainsi vu les pro Gerland utiliser tous les moyens (humains et aussi techniques [sic]) pour faire gagner le « Non » au départ de Gerland. L'autre camp a riposté, mobilisé ses propres troupes, mais avec moins de succès. ... Cette question montre que le débat, dans l'opinion, est loin d'être tranché. »[48].

En octobre 2010, un sondage internet effectué pour Mag2 Lyon, demandant s'il fallait construire le grand stade de Décines dans les plus brefs délais donnait 35 % de votes favorables et 59 % d'opinions défavorables au motif que les coûts pour le contribuable seraient trop élevés[49], un sondage aussitôt affiché en copie d'écran sur certains sites internet d'associations ou de collectif d'associations opposés au projet à Décines[50].

État d'avancement du projet[modifier | modifier le code]

Difficultés légales[modifier | modifier le code]

Le 11 juillet 2008, le commissaire enquêteur a donné un avis défavorable à la révision du plan local d'urbanisme et à l’implantation du projet de la holding OL groupe. Fin septembre 2008, le commissaire enquêteur a rendu un nouvel avis, cette fois-ci « favorable sous réserves ». D'après le maire de Chassieu, ce revirement constituerait « une première vis-à-vis du droit des communes[34] ». Le Grand Lyon a préféré relancer la procédure de révision du PLU. Toutefois, la Chambre régionale des comptes de Rhône-Alpes, dans un rapport rendu public le 4 mars 2009, a pointé un certain nombre de dépenses et les largesses du Grand Lyon au profit de l'OL ainsi que des absences d'évaluation[51].

Le 10 décembre 2009, la Cour administrative d'appel de Lyon, décide que « la délibération du Conseil de la Communauté urbaine de Lyon du 9 juillet 2007 prescrivant la révision du Plan Local d'Urbanisme sur la commune de Décines est annulée[52] ». La Cour administrative d'appel avait été saisie par l'association Carton Rouge. Les effets de cette décision sont faibles pour l'instant : une nouvelle révision du PLU avait été adoptée 5 mois auparavant, en juillet 2009, et c'est cette révision qui fait autorité. Mais l'association Carton Rouge compte s'appuyer sur le jugement pour faire annuler le PLU 2009[53].

OL Land devient un enjeu national[modifier | modifier le code]

Gérard Collomb, le sénateur-maire de Lyon, a déclaré le 28 mars 2009 sur les ondes d'Europe 1 que le Premier ministre pourrait déposer dans les prochaines semaines une proposition de loi relative à la construction des stades nécessaires à l'organisation de l'Euro 2016[54].

Ce projet s’inscrit dans la ligne des conclusions développées par le rapport Séguin[55], dans lequel la commission présidée par Philippe Séguin et dont Jean-Michel Aulas et Gérard Collomb étaient tous deux membres[55] soulignait également que la rénovation de l'actuel stade de Gerland permettrait que ce dernier « postule pour être retenu comme site hôte de l'Euro ». Cependant le stade de Gerland n'était pas dans la liste avec laquelle la France a obtenu l'organisation de l'Euro 2016[14] et ne sera donc ni un stade hôte, ni un stade de réserve. Le comité d'organisation de l'Euro 2016 a cependant anticipé la non-réalisation du nouveau stade lyonnais en prévoyant deux villes réservistes, Saint-Étienne et Toulouse[56].

Dans la mesure où le président de la république Nicolas Sarkozy s'est impliqué personnellement dans la candidature française à l'organisation de l'Euro 2016, un soutien jugé décisif par le président de l'UEFA Michel Platini[57], la finalisation des travaux dans les 12 stades sélectionnés (ceux-ci devant être prêts, qu'ils soient stades d'accueil ou remplaçants) engage sa responsabilité personnelle ainsi que celle du gouvernement. Le niveau d'engagement financier de l'État pour chacun reste cependant à déterminer, certains aléas (comme par exemple l'impact de la rétrogradation du Racing Club de Strasbourg sur le financement des rénovations du Stade de la Meinau) pouvant l'influencer ainsi que les priorités accordées aux futurs stades titulaires.

Soutiens politiques en faveur du grand stade[modifier | modifier le code]

Michel Forissier, maire UMP de Meyzieu soutenait initialement le projet et militait pour l'implantation du grand stade sur sa commune, à la place de l'actuelle Zac des Gaulnes, avant de changer de position après que Meyzieu a été écarté au profit de Décines[58],[59]. Il est toujours partisan que le stade se fasse sur « un site plus adapté au projet »[60]. La fédération du Rhône du Parti socialiste a pris publiquement position fin 2009 en faveur d'OL Land, demandant à ses militants de faire du lobbying pour ce projet et d'exprimer leur soutien dans le cadre de l'enquête publique[61]. En mai 2010, Rama Yade, alors Secrétaire d'État chargée des Sports, avouera son incompréhension envers l'opposition des écologistes contre un projet dont le partenariat avec l'ADEME "en fait un stade référent en termes de développement durable". Elle précisera que "L'UMP soutient le projet d'OL Land"[62].

Demande et obtention de permis de construire[modifier | modifier le code]

L'Olympique lyonnais a déposé une demande de permis de construire le 18 janvier 2011. Le club espère obtenir l'autorisation avant le [63]. Cette demande a été déposée alors que le terrain est toujours non constructible... Mais il y avait urgence pour limiter le coût de construction. En effet, la nouvelle carte de France de risque sismique, officialisée en décembre 2010, élargit les zones nécessitant la prise en compte de ce risque dans la construction des infrastructures (surtout niveaux 3 à 5). Cette carte est à prendre en compte pour tous les permis de construire déposés à partir du 1er avril 2011. Le site du Montout à Décines-Charpieu passe en zone 3 (risque modéré) alors que Gerland reste en zone 2 (risque faible). À Lille, l'agglomération lilloise a demandé à ce que les constructeurs prennent en compte la nouvelle carte pour le nouveau stade dont le permis est déjà accordé. Aucune demande de ce type à ce jour ni du côté des autorités lyonnaises ni des édiles décinoises. Le 12 décembre 2011, le conseil communautaire du Grand Lyon décide de voter en faveur d’une modification du plan local d’urbanisme de Décines[64], ce qui constitue une étape de plus vers l’obtention du permis de construire. Ce dernier est signé par Pierre Crédoz, maire de Décines, le 3 février 2012. Il est à nouveau validé par le Tribunal Administratif de Lyon le 21 décembre 2012 pour éteindre les dernières oppositions de l'Association Carton Rouge.

Travaux[modifier | modifier le code]

Les travaux de terrassement ont débuté le 22 octobre 2012[65] antérieurement au bouclage du financement du projet qui a eu lieu en juillet 2013. Les travaux de gros œuvre ont débuté début août 2013 pour une durée estimée de trente mois, avec la cérémonie de pose de la première pierre le 12 novembre 2013. Le chantier est imposant, il nécessite 13 000 m3 de béton et 33 km de gradins, avec 1 500 ouvriers[10].

L'OL devrait intégrer le nouveau stade lors de la deuxième moitié de saison 2015-2016.

Notes et références[modifier | modifier le code]

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]