Ivan Mitchourine

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Ivan Vladimirovitch Mitchourine.

Ivan Vladimirovitch Mitchourine (en russe : Иван Владимирович Мичурин), né le 15/27 octobre 1855 à Dolgoïe (aujourd'hui Mitchourovka, oblast de Riazan) et mort le 7 juin 1935 à Kozlov (aujourd'hui Mitchourinsk, oblast de Tambov), était un pépiniériste arboriculteur soviétique, agronome autodidacte, membre honoraire de l'Académie des sciences d'URSS (1935) et de l'Académie d'agronomie Lénine (1935).

Biographie[modifier | modifier le code]

Sur bien des points cruciaux -et notamment à propos de la découverte du travail de Mitchourine par les autorités soviétiques-, la biographie de Michourine n'offre que de vagues informations[1].

Né en 1855 dans une famille qui comptera six autres enfants, tous morts en bas âge, il perd sa mère alors qu'il n'a pas encore cinq ans. Son arrière grand-père était un horticulteur connu de la province de Kagoula. Son grand-père et son père bien que militaires manifestèrent toujours un vif intérêt pour l'horticulture. Élevé dans le domaine paternel de Vernicha, il fait preuve dès son enfance d'une véritable passion pour tout ce qui concernait les plantes. Il termine ses études secondaires à Pronsk, mais doit renoncer à entrer au lycée de Pétersbourg, suite au retour de fortune de son père : à 14 ans, pour gagner sa vie il se fait embaucher comme employé des chemins de fer à la gare de Koslov. En 1874 il obtient de l'avancement ; par la suite il deviendra sous-chef de gare. À 19 ans il épouse Alexandra Vassilievna Petrouchina, fille d'ouvrier. En 1875, toujours simple employé du chemin de fer mais passionné de botanique, Mitchourine loue un lopin de terre de 500 mètres carrés non loin de Tambov où il commence à collectionner les plantes, et débute ses recherches en pomologie et en sélection. En 1888 il fait l'acquisition d'un terrain de 13 hectares où il transfère un an plus tard sa collection. Ses cultures prenant de l'extension, il abandonne ( dix ans plus tard) son emploi de cheminot pour s'installer pépiniériste. En 1900 il transfère une nouvelle et dernière fois sa pépinière sur un terrain plus favorable et plus proche de la ville. Sa femme, qui l'aidait dans son travail (tout comme sa belle-sœur et une nièce), meurt à l'occasion d'une épidémie de choléra dans l'été 1905/1915.

En 1905, année de la Révolution de 1905 il propose au département à l'agriculture du tsar de l'aider à développer de nouvelles variétés de fruits pour le bien du pays. Mitchourine reçoit une réponse deux ans et demi plus tard ; l'offre qui lui est faite ne correspond pas à ses attentes ; d'autres correspondances s'ensuivent[1].

En 1911 et en 1913 il reçoit la visite de Frank Meyer désireux de lui acheter des plants pour le compte de l'USDA: la négociation n'aboutit pas[1].

Antérieurement à 1914 Mitchourine a pu visiter des jardins à l'étranger et notamment l'ancien verger du roi à Versailles[2].

Dès 1917, il se met à la disposition du commissariat du Peuple et, en 1919, sa pépinière est déclarée « propriété d'État ».

En 1920 il prend pour la première fois un assistant, un agronome, I. Gorchkov, qui installe en 1921 une seconde pépinière pour procéder ä la multiplication en grand des nouvelles variétés (en 1929 cette « section de reproduction » occupera une surface de 158 hectares).

En 1921 Mitchourine rencontre Vavilov avec lequel il entretien une amitié jusqu'à la fin de sa vie[3](les critiques que formulera ultérieurement Vavilov à l'encontre des thèses défendues par Lyssenko et Mitchourine seraient toutefois la cause de l'arrestation de Vavilov[4]). En 1923 Vavilov donne des instructions afin d'étudier les réalisations de Mitchourine. Vavilov lui-même recevra des collaborateurs de Mitchourine dans son Institut ( Pavel N. Yakovlev[5], A.V. Petrov et F.K. Teterev) pour y poursuivre leurs travaux sur les hybrides[6].

Dans les derniers mois de 1922, juste après la fin de la révolution russe, Lénine soulignant l'intérêt des travaux de Mitchourine fait prendre des mesures pour lui venir en aide. Le 11 septembre 1922, Mikhaïl Kalinine rend visite à Mitchourine à la demande expresse de Lénine.

Dans le sillage de la première exposition agricole de l'URSS, le 14 octobre 1923 l'Izvestia rend public le dilemme auquel seraient confrontés Mitchourine et Gorchkov par un article intitulé « Koslov ou Washington ? » [7].

Le 20 novembre 1923, un décret du Conseil des commissaires du peuple transforme en établissement de recherche scientifique la pépinière de Mitchourine qui est déclarée « institution d'importance nationale ». Mitchourine se voit accorder une pension viagère et reçoit en outre les plus hautes distinctions honorifiques : en 1925, à l'occasion du 50e anniversaire de ses travaux, il reçoit l'Ordre du Drapeau rouge du Travail pour l'ensemble de son œuvre ; le 7 juin 1931, il sera décoré de l'Ordre de Lénine.

En 1927 I. Gorchkov et le cinéaste B. Svetozarov tournent le film Le Sud à Tambov.

En 1928, l'Union soviétique crée un centre de recherche génétique inspiré du verger de Mitchourine, le laboratoire central de génétique Mitchourine en 1934. En 1929 une école de sélection est créée à côté de la station de génétique elle-même désormais nommée Station de Génétique et de Sélection des cultures fruitières. Malgré son grand âge, Mitchourine dirige la Station de Génétique et de Sélection des cultures fruitières. En cette qualité il organise des expéditions botanique en URSS.En 1935 la pépinière de Mitchourine est réorganisée sous l’appellation de Laboratoire central de Génétique de l'Académie d'Agriculture de l'URSS[4]. Tombé malade en février 1935, Mitchourine décède en juin suivant. Dans l'Izvestia du 21 juillet 1935 paraît un article sur Mitchourine, examiné par le Secrétariat d’État américain[8], concernant l'introduction de la pomme Golden Delicious.

Le 18 mai 1932, le Présidium du Comité exécutif central de l'U.R.S.S décide de rebaptiser la ville de Kozlov en Mitchourinsk ; c'est là que mourut Mitchourine dans son lit en 1935.

Contexte historique[modifier | modifier le code]

L'action de Mitchourine se déploie sur fond de bouleversements politiques et économiques.

Il y a d'abord la Révolution de 1905. Les réformes agricoles de Piotr Stolypine entre 1905 et 1911 incitent à la création de grandes exploitations agricoles, mais cette politique prend fin pendant la Première Guerre mondiale.

Issu de la révolution de février 1917, le gouvernement provisoire russe reste attentiste sur la question agraire malgré ses promesses de redistribution des terres. Les paysans commencent à se retourner contre le nouveau régime et s'organisent en une puissante force d'opposition.

Après la révolution d'Octobre, pendant la période du « communisme de guerre » se met en place la politique de prodrazvyorstka qui impose des réquisitions en nature afin de nourrir la population urbaine et le personnel militaire. Initialement la prodrazvyorstka s'appliquait uniquement aux céréales et au fourrages ; elle est étendue à tous les produits agricolesà la fin de 1920.

Lorsque la guerre civile russe prend fin, la prodrazvyorstka est remplacée par la Nouvelle politique économique (NEP) et plus spécifiquement par la politique de la prodnalog. La prodnalog était une taxe progressive en nature qui fut mise en place en mars 1921 sur les produits agricoles. Cette taxe était déterminée par rapport à la production locale et à la richesse des exploitations taxés dans le but d'encourager les petites exploitations. La prodnalog est remplacée en 1923 par diverses autres taxes.

Dans les années 1920 cependant, le pouvoir commence à se pencher sur l'idée d'agriculture collective. Bien que la montée des inégalités restât lente pendant la NEP, les bolcheviks commencent à mettre sévèrement en cause les koulaks, des exploitants agricoles « riches » ayant un ou plusieurs salariés pour exploiter leurs parcelles et qui ne représentaient que 1 pour cent de la population active agricole.

Fin 1929 le pouvoir soviétique se lance brusquement dans la collectivisation à outrance de la paysannerie. Des famines touchent, diversement, l'ensemble de l'Union des républiques socialistes soviétiques (URSS) dans les années 1931-1933.

Travaux et postérité de son œuvre[modifier | modifier le code]

Mitchourine fut surtout un homme de terrain. La doctrine « mitchourinienne » contesta les théories génétiques de Gregor Mendel. En fait, la théorie de Mitchourine sur l'influence de l'environnement sur l'hérédité était une variante du lamarckisme. Mitchourine prétendait que la nature des plantes et de tous les organismes, y compris l'homme, dépendait « à 90 % » de leur environnement (et qu'elle était donc modifiable) et à seulement 10 % de leur patrimoine génétique. Ses théories se rapprochaient donc de celles de l'épigénétique.

Sélection[modifier | modifier le code]

Mitchourine fut l'un des pères fondateurs de la sélection dans l'agriculture scientifique. Il travailla sur le croisement de plantes de différentes origines, l'évaluation et la sélection des semis et l'accélération du processus de sélection grâce à des facteurs physiques et chimiques.

L'URSS commence à cultiver les hybrides de pomme, poire, cerise et sorbier de Mitchourine en diffusant ses techniques dans les sovkhozes et kolkhozes du pays.

Mitchourine apporta une contribution majeure dans le domaine de la pomologie en étant le premier à cultiver des hybrides de raisin, d'abricots et d'autres plantes de zones tempérées sous des climats froids du Nord. Pendant toute sa vie, Mitchourine travailla à créer plus de 300 nouvelles variétés de fruits.

La méthode de croisement de plantes géographiquement éloignées de Mitchourine a été ensuite beaucoup utilisée par d'autres sélectionneurs.

En 1931 cependant, une seule des variétés créées par Mitchourine est retenue pour être certifiée par les autorités soviétiques[1].

Mitchourine proposa également des solutions pour outrepasser les barrières génétiques d'incompatibilité d'hybridation, tel que la pollinisation de jeunes hybrides lors de leur première floraison ou la pollinisation avec un mélange de différentes sortes de pollen.

Il considérait que la tâche d'un sélectionneur était d'assister et d'améliorer la sélection naturelle. Sa devise, célèbre en URSS était : Nous ne pouvons attendre de bienfaits de la nature ; notre devoir est de les lui arracher [9]. Pour cette raison, il était considéré en URSS comme le seul vrai disciple du darwinisme.

En 2008 un rapport commun de l'Institut Lituanien de l'Horticulture et de l'Université Lituanienne d'Agriculture souligne l'intérêt des cultivars issus des travaux de Mitchourine et de ses "disciples" (I. S. Gorshkov, S. F. Chernenko, S. I. Isaev, S. P. Kedrin ) comme source d'autres cultivars[10].

Il a sélectionné une variété de groseillier à maquereau Shtambooii réputée résistante au mildiou[11]. Le cultivar de Kiwaï Ananasnaya qu'il a développé fut importé en Amérique[12].

Génétique[modifier | modifier le code]

Dans son laboratoire de cytogénétique, il étudia la structure des cellules et fit des expériences de polyploïdie artificielle. Mitchourine étudia les aspects de l'hérédité, son rapport avec le cours naturel de l'ontogénèse et les influences externes, créant un nouveau concept de prédominance. Il tenta de prouver que la prédominance dépend de l'hérédité, l'ontogénèse et la phylogenèse de la structure initiale des cellules, des particularités individuelles des hybrides et des conditions de culture. Mitchourine envisagea également la possibilité de modifier le génotype sous une influence externe. Ses théories furent, hélas, reprises quelques années plus tard par Trofim Denissovitch Lyssenko, ce qui aboutit à l'envoi au goulag des meilleurs généticiens classiques russes de l'époque.

L'argumentation de Mitchourine repose sur l'existence, par lui affirmée, d'hybrides végétatifs, qu'il dit pouvoir produire par un processus qu'il baptise du « mentor ». L'existence de ces hybrides, du moins compris comme distincts des hybrides naturels, fut, et reste, quasi unanimement contestée[13].

Une œuvre idéologiquement associée à Lyssenko[modifier | modifier le code]

Le Mitchourinisme est l’appellation que Lyssenko lui-même donne à sa doctrine. Pendant la campagne de lyssenkisme, Mitchourine fut promu comme un des leaders soviétiques de la théorie de l'évolution. La propagande mit en avant l'avance de « la biologie productive soviétique mitchouriniste » (мичуринская биология) sur la génétique capitaliste « sans fruit » de Weismann-Morgan-Mendel.

« En général l'influence de tous les facteurs extérieurs sur la structure de l'organisme des hybrides est si puissante que la plupart du temps elle domine sur les facteurs de la transmission héréditaire des qualités et propriétés des plantes génitrices. En particulier, cette influence s'exerce fortement sur la plante-mère lorsque se forment dans la structure des graines les embryons du futur organisme hybride, et sur l'hybride obtenu, au tout premier stade de son développement, en favorisant certains caractères héréditaires et en empêchant les autres de se manifester. Presque toujours c'est uniquement d'une influence de ce genre que dépend le succès plus ou moins grand du croisement des plantes. »

— Œuvres choisies


Une étude attentive de la littérature montre cependant qu'il existe des différences significatives entre les travaux de Lyssenko et ceux de Mitchourine. Dans des écrits, publiés à titre posthume, Mitchourine écrit qu'il ne nie pas les apports des lois de Mendel mais qu'il en conteste la pleine validité dans le domaine de l'arboriculture fruitière où il demande à ce que ces conceptions soient amendées et complétées[14].

Mitchourine avait une vision très politisée de la science, il écrivait par exemple « C'est uniquement sur la base de la doctrine de Marx, d'Engels, de Lénine et de Staline qu'on peut réorganiser entièrement la science. »

En France l’Association des amis de Mitchourine, créée fin 1950, se fit promotrice des théories de Lyssenko, suite à une injonction du Komintern. Cette association éditait une revue Les Amis de Mitchourine qui devint Mitchourinisme. L'un de ses porte-parole était Claude-Charles Mathon.

Au Japon le Mitchourinisme reçoit un important accueil avant de connaître une désaffection après 1957[15].

références récentes[modifier | modifier le code]

Dernièrement, du fait de certains résultats en épigénétique le nom de Mitchourine apparait de nouveau timidement dans la littérature (Flegr 2002[16] ; Ivanyi 2003[17] ; Liu 2006[18] ; Liu et al. 2010[19]). Par ailleurs Konrad Lorenz en son temps avait accordé quelque crédit aux travaux de Mitchourine[3].

Sa thèse principale, concernant l'influence de l'environnement sur les informations héréditaires des organismes, n'était toutefois pas absurde ; elle est progressivement argumentée par de nombreuses études, des bactéries aux mouches. Dans le cas des plantes, par exemple, une étude parue en 2012 démontre que la stimulation des défenses naturelles d'une plante augmente également la capacité de résistance aux maladies chez ses descendants[20]

En 1992 les Éditions Contemporaines (Sovriéménik) publient à Moscou l’ouvrage « Semeurs et Conservateurs » ( Séïateli i Khranitieli) qui dresse le portait de grandes figures s'étant illustré dans l'agronomie, dont Mitchourine[21].

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • Le cinéaste Alexandre Dovjenko réalisae en 1948 un film biographique intitulé Mitchourine (traduit Land in Bloom en anglais), doté d'une musique originale de Dmitri Chostakovitch (qui d'ailleurs reçu pour cela le Prix Staline de 2e classe en 1949).

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d David Joravsky, The Lysenko Affair, University of Chicago Press, 15 août 1986
  2. R. Lienhardt, À propos des théories de Lyssenko, Bulletin trimestriel des Académie et Sociétés Lorraine des Sciences, 1965, T.5, N° 4 http://documents.irevues.inist.fr/bitstream/handle/2042/30442/ALS_1965_5-4_1.pdf?sequence=1 R. LlENHART est, semble-t-il, le seul à rapporter ce séjour en France de Mitchourine qu'il présente d'ailleurs comme un jardinier du Tsar par ailleurs issu de la noblesse...
  3. a et b Yonsheng Liu, Guangyin Wang et Xiuju Li, Michurin’s legacy to biological science http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/21451242 http://www.ias.ac.in/jbiosci/mar2011/13.pdf
  4. a et b http://www.bioversityinternational.org/fileadmin/bioversityDocs/Training/Fellowships/Vavilov/26_Vavilov%20and%20his%20institute%20a%20history%20of%20the%20world%20collection%20of%20plant%20genetic%20resources%20in%20Russia.pdf
  5. Auteur en 1945 deMichurin's heritage. Voks Bulletin, 7–8, 48–52.
  6. N.I. Vavilov, Origin and Geography of Cultivated Plant, Cambridge University Press, 1992
  7. David Joravsky, The Lysenko Affair, University of Chicago Press, 15 août 1986 ; la première édition du livre date de 1970
  8. http://www.fold3.com/image/#60225050
  9. « Мы не можем ждать милостей от природы. Взять их у нее - наша задача »
  10. http://sodininkyste-darzininkyste.lsdi.lt/straipsniai/27-4/2.pdf
  11. http://naldc.nal.usda.gov/download/IND43893571/PDF
  12. http://www.ces.ncsu.edu/hil/hil-208.html
  13. Collectif, D. Boulanger, Lamarck Et Son Temps, Vrin, 1 oct. 1981
  14. I by no means deny the merits of Mendelian laws. On the contrary, I merely insist on the need to introduce amendments and addenda into it, for it is evident to everybody that his calculations are not applicable to cultivated varieties of fruiters… cf http://www.ias.ac.in/jbiosci/liu_333.pdf
  15. http://resources.css.edu/academics/HIS/MiddleGround/articles/Chung.pdf
  16. Flegr J 2002 Was Lysenko (partly) right? Michurinist biology in the view of modern plant physiology and genetics. Riv. Biol./Biol. Forum 95 259–272 Soviet Lysenkoism was the darkest period of modern science, and its main product--Michurinist biology--was a collection of absurd theories usually based on anecdotal observations or on a few badly designed experiments without proper controls and without any statistical evaluation of results. However, in the thirties and early forties, Lysenkoists also described (and misinterpreted) some interesting data and observations which could have been real and which might inspire modern biologists to construct testable hypotheses and suggest experiments that could extend our scientific knowledge. Here, I attempt to present an explanation in terms of modern biology of some of those phenomena, namely vegetative hybridization, wobbled heritability, heritability of environmentally induced adaptive modifications and effects of intravariety hybridization of self-fertilizing cultivars. The first two phenomena can be explained on the basis of visualization of hidden genetic and epigenetic polymorphism (originating from somatic mutations, somatic recombination and paramutations), the third phenomenon by the occurrence of intraindividual selection of somatic cell lines, and the fourth phenomenon by low heritability of phenotypic properties (and therefore also low capability to evolve) of outcrossing organisms (in comparison with self-fertilizing or asexual organisms), i.e., by a theory of frozen plasticity. http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/12449684
  17. Ivanyi J 2003 Milan Hasek and the discovery of immunological tolerance. Nat. Rev. Immunol. 3 591–597 http://www.molim.uni-erlangen.de/downloads/Teaching/F1-Praktikum/F1_Pillars-Papers/Entdeckung_Toleranz_Owens_Medawar/Reviews/1953_Ivanyi_Hasek_nri1133.pdf
  18. Liu Y-S 2006 The historical and modern genetics of plant graft hybridization. Adv. Genet. 56 101–129
  19. Liu Y-S, Wang QL and Li B-Y 2010 New insights into plant graft hybridization. Heredity 104 1–2
  20. Ces travaux sont publiés par une équipe de l'Université de Neuchâtel dans la revue «Plant Physiology» ; voir aussi l'éditorial du numéro correspondant de cette revue.
  21. http://www.academie-agriculture.fr/mediatheque/seances/2005/20050525communication3_integral.pdf

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • I.V. Michurin, Culture de nouvelles variétés d'arbres et d'arbustes fruitiers à partir de semences, 1911
  • I.V. Michurin, Itogi deyatel'nosti v oblastigibridizatsiiplodovykh, [Results of activities within the field of hybridization of fruit trees], 1924. avant propos/ préface de N.I. Vavilov et commentaires de pahkevich.
  • I.V. Michurin, Aperçu critique des réalisations de la génétique moderne, 1929
  • I.V. Michurin, Bilan d'un demi-siècle de travail, Novaïa Dérevnia, 1929

La National Library of Australia propose une bibliographie de Mitchouline.