Alcool polyvinylique

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Alcool polyvinylique
Alcool polyvinylique
Général
No CAS 9002-89-5
25213-24-5
SMILES
Apparence solide de forme variable incolore a blanc[1].
Propriétés chimiques
Formule brute C2H4O  [Isomères]
Masse molaire[2] 44,0526 ± 0,0022 g·mol-1
C 54,53 %, H 9,15 %, O 36,32 %,
Propriétés physiques
T° transition vitreuse 85 °C[3]
T° fusion (décomposition) : > 200 °C[1]
Solubilité dans l'eau : bonne[1]
Masse volumique 1,191,31 g·cm-3[1]
Point d’éclair 79 °C (coupelle ouverte)[1]
Propriétés optiques
Indice de réfraction n^{ 20 }_{  }  1,491,53 [4]
Précautions
Classification du CIRC
Groupe 3 : Inclassable quant à sa cancérogénicité pour l'Homme[5]
Unités du SI & CNTP, sauf indication contraire.

L'alcool polyvinylique –(CH2CHOH)n– est obtenu par hydrolyse alcaline (soude, potasse) de l'acétate de polyvinyle –(CH2CHOAc)n–. L'alcool polyvinylique possède comme tous les polymères une masse molaire moléculaire très importante. L'alcool vinylique n'est pas isolable car il s'isomérise en acétaldéhyde ou éthanal CH3CHO (équilibre céto-énolique). Par contre l'acétate de vinyle CH2=CHOAc est parfaitement isolable et peut polymériser, principalement par une réaction de type radicalaire.

En présence d’alcool polyvinylique et de borate de sodium (à partir du borax Na2B4O7,10 H2O dissous dans l’eau), on obtient un gel gluant, visqueux.

Sommaire

[modifier] Synthèse

L'alcool polyvinylique est obtenu par hydrolyse de l'polyacétate de vinyle –(CH2CHOAc)n– , à la différence des autres polymères vinyles, qui se forment à partir de leur monomère correspondant. Ceci étant dû au fait que son monomère, l'alcool vinylique est moins stable que sa forme tautomère, l'éthanal.

[modifier] Propriété

L'alcool polyvinylique peut former un film régulier, autour d'un moule par exemple. Il peut donc être utilisé comme agent de démoulage ou comme bouche-pores. Il possède également excellentes propriétés adhésives et émulsifiante. Il résiste aux huiles et aux graisses. L'alcool polyvinylique résiste aux flexions et peut servir de barrière aux arômes et même aux gaz comme à l'oxygène.

[modifier] Utilisation

La principale utilisation de l'alcool polyvinylique est la synthèse du polyvinyle de butyral ou PVB, qui sert principalement à assembler les verres. L'alcool polyvinylique est souvent utilisé dans les colles ou dans la peinture. En Europe, il sert principalement comme agent de démoulage ou encore dans l'agroalimentaire pour ces propriétés de conservations. Aux USA, il est utilisé comme agent fixant dans le textile et dans l'industrie de la papeterie.

L'alcool polyvinylique est repris comme additif dans l'alimentation industrielle, sous le code (dit numéro SIN) E1203[6].

[modifier] Production et consommation

Le plus gros producteur d'alcool polyvinylique est la Chine qui, à elle seule, produit 45 % de la consommation mondiale (l'Asie totalise 76 % de la production). Viennent ensuite les États-Unis, le Japon et l'Europe. La plus grosse entreprise productrice[Laquelle ?] totalise 16 % de la production mondiale.

En 2006, un million de tonnes d'alcool polyvinylique étaient produit chaque année et la production est en constante augmentation (3 % chaque année, évolution estimée jusqu'en 2011)[réf. nécessaire]. Les USA, l'Europe et le Japon sont les principaux consommateurs, derrière la Chine.

[modifier] Notes et références

  1. a, b, c, d et e ALCOOL POLYVINYLIQUE, fiche de sécurité du Programme International sur la Sécurité des Substances Chimiques, consultée le 9 mai 2009
  2. Masse molaire calculée d’après Atomic weights of the elements 2007 sur www.chem.qmul.ac.uk.
  3. (en) Charles E. Wilkes, James W. Summers, Charles Anthony Daniels, Mark T. Berard, PVC Handbook, Hanser Verlag, 2005, 1re éd. (ISBN 978-1-56990-379-7) (LCCN 2005013540) [lire en ligne] 
  4. (en) J. G. Speight, Norbert Adolph Lange, Lange's handbook of chemistry, McGraw-Hill, 2005, 16e éd., 1623 p. (ISBN 0-07-143220-5), p. 2.807 
  5. IARC Working Group on the Evaluation of Carcinogenic Risks to Humans, « Evaluations Globales de la Cancérogénicité pour l'Homme, Groupe 3 : Inclassables quant à leur cancérogénicité pour l'Homme » sur http://monographs.iarc.fr, CIRC, 16 janvier 2009. Consulté le 22 août 2009
  6. Codex alimentarius, « Noms de catégorie et système international de numérotation des additifs alimentaires » sur http://www.codexalimentarius.net, 2009. Consulté le 9 juil.2010
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