Growl (musique)

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Le growl est un procédé vocal de jazz qui consiste, lorsqu'on utilise un cuivre, à faire rouler l’air dans l’arrière-gorge pour produire un son rugissant[1].

Ce procédé est connu depuis le XVIIIe siècle. Le compositeur et clarinettiste Michel Yost demande dans l'un de ses duos (12 duos de petits airs variés, N° 3)[2] que l'un des clarinettistes joue une note en même temps qu'il en chante une autre.
Le raclement ou le gargarisme n'existe pas.
Seul le soufflé-chanté permettant ainsi le détaché et le frappé des notes libres existe.
Ce procédé n'empêche en rien les autres effets de souffle comme le glissando.

Il ne faut pas confondre le growl avec le flatterzunge (abrégé « flat » sur les partitions) qui est le son résultant d'un martèlement de la langue entre les dents et le palais (comme lorsqu'on roule les r) pendant le jeu, ou encore le double-son, utilisé dans la musique contemporaine, pour lequel l'instrumentiste chante une note en voix de gorge tout en continuant à en jouer une autre.

Le growl est utilisé par les cuivres, tous les pistons et les bois comme la clarinette et le saxophone. Quelques illustres exemples dans le Jazz : Bubber Miley, Cootie Williams, Hot Lips Page, Ben Webster, Joe Nanton.

Fait unique dans l'histoire du Jazz, dans Ring dem bells avec Lionel Hampton[3], Cootie Williams joue un contre mi bémol en growl.

Notes et références

  1. « L'histoire du jazz : la trompette. L'expressivité de l'ère swing », sur mediatheque.cite-musique.fr (consulté le ).
  2. « Michel Yost interprété par Emmanuel Boulanger »
  3. Lionel Hampton vol.1 1937-1938 The chronological Classics 524