Glaignes
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| Glaignes | ||
Vue sur le village depuis l'ouest. |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Picardie | |
| Département | Oise | |
| Arrondissement | Arrondissement de Senlis | |
| Canton | Canton de Crépy-en-Valois | |
| Intercommunalité | Communauté de communes du pays de Valois | |
| Maire Mandat |
Marie-Paule Hardy 2008-2014 |
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| Code postal | 60129 | |
| Code commune | 60274 | |
| Démographie | ||
| Population municipale |
365 hab. (2010) | |
| Densité | 67 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 46 m — Max. 116 m | |
| Superficie | 5,42 km2 | |
| Localisation | ||
| modifier |
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Glaignes est une commune française, située dans le département de l'Oise et la région Picardie.
Sommaire |
Géographie [modifier]
La commune est située dans le sud du département de l'Oise, dans le Valois, et plus particulièrement dans la vallée de la Rivière Sainte-Marie, affluente de l'Automne, à 5 km au nord-ouest de Crépy-en-Valois. Glaignes est un village à caractère rural en dehors de toute agglomération[1]. La distance orthodromique avec la capitale, au sud-ouest, est de 59 km[2]. Le chef-lieu de d'arrondissement de Senlis est éloigné de 20 km[3], et le chef-lieu d'arrondissement de Compiègne de 16 km[4], et l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle est situé à 38 km au sud[5]. Rocquemont comporte un hameau, Le Plessis-Châtelain, situé à l'extrémité nord-ouest du territoire communal. Le hameau comportait une partie habitée sise sur la commune de Néry.
Le village est bâti sur les deux versants de la vallée, orientée dans un sens nord-sud et profond d'une cinquantaine de mètres par rapport au plateau agricole qui le domine. La largeur de la vallée est de 900 m au niveau du village. La limite est du territoire communal est identique à la crête de la vallée, alors que la commune s'étend largement sur le plateau côté ouest. Environ la moitié du territoire de Glaignes est représenté par le plateau, dont l'aspect dénudé contraste fortement avec le cadre boisé et les multiples perspectives de vue qu'offre la vallée. Le point culminant de la commune est situé sur le plateau, à 116 m au-dessus du niveau de la mer. Au sud-est, au nord-est et au nord, deux portions de la limite de Glaignes avec Orrouy sont matérialisées par la rivière, dont le confluent avec l'Automne est localisé exactement à l'extrémité nordest du territoire. C'est également le point le plus bas de la commune, à 46 m au-dessus du niveau de la mer. Au sud, c'est le Rû de Baybelle qui forme la limite d'avec Séry-Magneval sur une courte section. Ce rû coule au fond d'un vallon secondaire de celui de la Rivière Sainte-Marie.
Glaignes est desservi par une seule route départementale, la RD 116 en provenance de la vallée de l'Automne près d'Orrouy au nord, et à destination de Crépy-en-Valois au sud-est. Peu après la limite sud de Glaignes, commence la courte RD 116e faisant communiquer la RD 116 avec la RD 1324 Crépy-en-Valois - Senlis à Duvy. Des voies communales relient Glaignes à Néry et Trumilly (par Rocquemont) à l'ouest, et à Béthancourt-en-Valois sur la RD 332 au nord-est. Cette dernière route représente la liaison la plus courte avec Compiègne. Glaignes ne dispose pas d'une gare sur son territoire, la gare la plus proche étant celle de Crépy-en-Valois. Elle est desservie par des trains TER Picardie et la ligne K du Transilien depuis la gare de Paris-Nord. La voie ferrée traversant le territoire communal à l'est est la ligne d'Ormoy-Villers à Boves, sans trafic voyageurs. Une ligne interurbaine du réseau départemental du Conseil général de l'Oise passe directement par Glaignes. Il s'agit de la ligne no 28 Compiègne - Crépy-en-Valois, dont les courses sont en partie combinés avec la ligne no 27 Compiègne - Pierrefonds. Le service est par contre limité à la période scolaire et ne porte que sur un aller pour Compiègne par Crépy le matin, avec retour en début d'après-midi le mercredi et samedi, et le soir les autres jours (deux retours au choix)[7].
Histoire [modifier]
Administration [modifier]
Démographie [modifier]
Évolution démographique [modifier]
En 2010, la commune comptait 365 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Pyramide des âges [modifier]
La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (19,3 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois supérieur au taux départemental (17,5 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (51,7 % contre 48,4 % au niveau national et 49,3 % au niveau départemental).
La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :
- 51,7 % d’hommes (0 à 14 ans = 19,8 %, 15 à 29 ans = 14,4 %, 30 à 44 ans = 19,3 %, 45 à 59 ans = 24,6 %, plus de 60 ans = 21,8 %) ;
- 48,3 % de femmes (0 à 14 ans = 13,7 %, 15 à 29 ans = 16 %, 30 à 44 ans = 22,3 %, 45 à 59 ans = 31,4 %, plus de 60 ans = 16,6 %).
Lieux et monuments [modifier]
Monument historique [modifier]
Glaignes ne compte qu'un seul monument historique sur son territoire.
- Église Saint-Marguerite et Notre-Dame (classée monument historique par arrêté du 22 octobre 1913[12]) : Elle a été édifiée pendant la seconde moitié ou à la fin du XIIe siècle dans le style de la transition du roman au gothique. De plan cruciforme, elle possède un clocher central de section rectangulaire, un petit transept et un court chœur polygonal, sur une seule travée. Les bas-côtés et le croisillon sud du transept sont modernes. La façade occidentale donne presque directement sur un haut talus boisé et est difficile d'embrasser du regard. Le portail s'ouvrant sous un gable est saillant. Son triple archivolte est en arc brisé, et le tympan est percé d'une petite fenêtre en trilobe, fait peut coûtumier. Les chapiteaux des colonnettes présentent des motifs à mi-chemin entre le langage conventionnel romans et des imitations habiles de la flore des environs. En haut, une grande rosace à sept festons est percée dans la façade, cernée de plusieurs séries de moulures piquées de quatre-feuilles. La nef Lambrissée non voûtée est éclairée en haut par de petites fenêtres ogivales simples, alignées sur les piliers monocylindriques supportant les arcades entre nef et bas-côtés. Les piliers sont agrémentés de chapiteaux trapus, sculptés en feuilles charnues de nénuphar, en vignes sauvages ou en crosses. Les bases portent des bourrelets à pointe-de-diamant, et comme particularité, des bancs de pierre sont ménagés autour. Le clocher en bâtière qui s'élève au-dessus de la croisée du transept est remarquable. Le premier étage n'est visible qu'au-dessus des toits des bras du transept. Les deux petites fenêtres geminées plein cintre sont surmontées par une moulure simple. Le second étage présente deux grandes baies geminées par face, dont les arcades plein cintre prennent appui sur trois colonnettes (une au centre et une à chaque extrémité). Chacune de ces huit baies est ensuite subdivisée en deux arcades secondaires, reposant sur trois colonnettes par paire. Un larmier à corbeau marque la fin de l'étage supérieur. Vers l'est et l'ouest, un corbeau sur deux est sculpté en modillon, mais les motifs sont devenus méconnaissables. Une tourelle d'escalier flanque le bras nord du transept. Ce dernier ainsi que le chœur ont des voûtes du XIIIe siècle. Toutes les fenêtres sont des lancettes simples à plein cintre. En haut de la façade du chœur, la corniche déjà observé sur le clocher se répète[13],[14].
Autres éléments du patrimoine [modifier]
- Le poteau de chasse à courre, le chemin du Plessis, sur les hauteurs du village à l'ouest : Poteau indiquant toutes les directions accessibles depuis le carrefour où il est placée, à l'intention des équipages de vénerie. De tels poteaux sont rares en pleine campagne, mais fréquents dans les grandes forêts domaniales.
- La maison à colombages, à la lisière du bois, rue du bois Berlette : Rare exemple de ce type d'architecture dans la vallée de l'Automne, qui s'est conservé sans modifications notables et garde son caractère authentique grâce à une restauration respectueuse.
- Le chenil et les écuries du château, au sud de l'église : grand complexe de bâtiments à caractère représentatif, dans le style du XVIIIe siècle.
- Le château de Glaignes, au sud de l'église, mais accessible uniquement depuis une voie remontant depuis Séry-Magneval : Ancien château médiéval reconstruite à la fin du XVe siècle et modifié depuis, mais conservant encore deux tourelles de la fin du Moyen Âge[15]. Non visible depuis le domaine public.
- La lanterne des morts, place de Beaumanoir : Il s'agit du monument aux morts de la Première Guerre mondiale, dont la forme particulière a été choisie en référence à la lanterne des morts de Douaumont, cirque de plusieurs batailles. Un comité pour la réalisation du monument a été constitué en 1923, se chargeant du financement par souscription publique. Un don important a été fait par le comte Henry de Beaulieu de Sauvigny, dont le frère et le cousin figurent parmi les treize soldats morts pour la France lors de la Grande guerre. L'inauguration a été célébrée le 16 novembre 1930[16].
- Le lavoir couvert, près de la place de Beaumanoir : L'on accède au bassin par un court escalier depuis la rue. Des toits en appentis couvrent l'espace dédié à douze lavandières des quatre côtés, laissant le bassin au milieu au ciel libre. Autour du bassin, six poutres en bois supportent la toiture. Les parois sont en moellons. La décision pour la construction du lavoir a été prise en 1826, peu de temps après l'aménagement d'un lavoir provisoire sur la rivière Sainte-Marie. Le lavoir est construit sur un terrain appartenant au chevalier de Lorière et les Dames de Lorière et de Beaumanoir, qui assument également les frais des travaux. En contrepartie, les donateurs se réservent l'usage exclusif du lavoir pendant vingt-cinq jours par an, mais s'engagent à annoncer les dates quarante-huit heures au préalable. À défaut, ils doivent se contenter des emplacements libres, comme tout le monde[16].
- Les moulins à eau, place de Beaumanoir : Deux des quatre moulins que comptaient la commune se font face ici, l'un étant un moulin à blé, l'autre étant un moulin à huile, transformée en papeterie en 1775. Le nombre d'ouvriers atteint la centaine en 1820[16].
- La croix de chemin, au carrefour au centre du village, rue des Tonneliers (RD 116) : Croix filigrane en fonte richement ornée, caractéristique du XIXe siècle. Elle ne porte pas de statuette du Christ.
Culture [modifier]
Glaignes est une commune dont la population se passionne pour le théâtre, chaque année se déroule le théâtre de Glaignes[réf. nécessaire].
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Amédée Jean Baptiste Poilleux (1861-1917) né à Glaignes, commandant français mort au combat lors de la Première Guerre mondiale, chevalier de la Légion d'honneur[17].
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- Région Picardie - Liste des agglomérations de la région Picardie (liste déroulante), sur Insee. Consulté le 22 octobre 2012.
- Orthodromie entre Glaignes et Paris, sur Localisation Interactive, Orthodromie et Navigation (lion1906). Consulté le 22 octobre 2012.
- Orthodromie entre Glaignes et Senlis, sur Localisation Interactive, Orthodromie et Navigation (lion1906). Consulté le 22 octobre 2012.
- Orthodromie entre Glaignes et Compiègne, sur Localisation Interactive, Orthodromie et Navigation (lion1906). Consulté le 22 octobre 2012.
- Orthodromie entre Glaignes et Tremblay-en-France, sur Interactive, Orthodromie et Navigation (lion1906). Consulté le 21 octobre 2012.
- Communes limitrophes de Glaignes sur Géoportail.
- [PDF] Horaire de la ligne n° 28 Crépy-en-Valois - Compiègne. Consulté le 23 octobre 2012.
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Évolution et structure de la population à Glaignes en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er novembre 2010
- Résultats du recensement de la population de l'Oise en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er novembre 2010
- Notice no PA00114704, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- Louis Graves, Précis statistique sur le canton de Crépy-en-Valois, arrondissement de Senlis (Oise), Beauvais, Achille Desjardins, 1843, 256 p. [lire en ligne (page consultée le 23 octobre 2012)], p. 128.
- Eugène Müller, Courses archéologiques autour de Compiègne, Compiègne, Progrès de l’Oise, 1904, pdf, 84 p. [lire en ligne (page consultée le 23 octobre 2012)], p. 251-253
- Louis Graves, Précis statistique sur le canton de Crépy-en-Valois, op. cit., p. 127-128.
- Cf. le panneau explicatif sur place, installé par l'association pour la sauvegarde et la valorisation du patrimoine de Glaignes (GLANA).
- Notice no LH/2185/39, base Léonore, ministère français de la Culture.
