Néry

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Néry
Le manoir de Huleux.
Le manoir de Huleux.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Oise
Arrondissement Senlis
Canton Crépy-en-Valois
Intercommunalité Communauté de Communes de la Basse Automne
Maire
Mandat
Claude Picart
2014-2020
Code postal 60320
Code commune 60447
Démographie
Population
municipale
697 hab. (2011)
Densité 43 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 16′ 56″ N 2° 46′ 45″ E / 49.2822, 2.7792 ()49° 16′ 56″ Nord 2° 46′ 45″ Est / 49.2822, 2.7792 ()  
Altitude Min. 37 m – Max. 154 m
Superficie 16,34 km2
Localisation

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Néry

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Néry

Néry est une commune française située dans le département de l'Oise en région Picardie.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est située dans le département de l'Oise, dans le Valois, au sud de la basse vallée de l'Automne, 5 km avant que la petite rivière ne se jette dans l'Oise à Verberie. Néry est un village à caractère rural, peu industrialisé, en dehors de toute agglomération[1]. La distance orthodromique avec la capitale, au sud-ouest, est de 56 km[2]. Le chef-lieu de d'arrondissement de Senlis est éloigné de 16 km[3], et le chef-lieu d'arrondissement de Compiègne de 15 km[4], et l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle est situé à 37 km au sud[5]. Néry comporte trois hameaux : Vérines, au sud-est ; Huleux, au sud-ouest ; et Vaucelle, au nord, dans la vallée d'Automne (rivière qui ne touche cependant pas le territoire communal). Vaucelle est partagé avec la commune voisine de Béthisy-Saint-Pierre. Par ailleurs, le hameau de Le Plessis-Châtelain à l'extrémité nord-ouest de la commune voisine de Rocquemont comportait autrefois quelques maisons situées sur le territoire de Néry.

Communes limitrophes de Néry[6]
Saint-Vaast-de-Longmont Saintines Béthisy-Saint-Pierre
Raray Néry[6] Béthisy-Saint-Martin
Rully Trumilly Rocquemont
Le fond du Rû de la Douye à son extrémité sud.

Le territoire communal est de forme irrégulière : la limite d'avec la commune de Béthisy-Saint-Martin arrivé à moins de 300 m à l'est du village et contourne même par le sud la ferme de Feu. Entre le village et la limite d'avec Béthisy-Saint-Martin, se situe le vallon de Vaucelle profond de près de 50 m, aux coteaux raids et escarpés, où prend naissance le Rû de la Douye. Le vallon est orienté dans un sens nord-sud ; son origine au sud étant marquée par la ferme de Feu. La majeure partie du territoire communal est représenté par le plateau agricole du Valois, d'un aspect dénudé et pratiquement sans arbres, exception faîte de la butte-témoin du Mont Cornon au sud. Cette butte boisée culminant à 154 m au-dessus du niveau de la mer est partagée avec Trumilly. Elle représente le point culminant des deux communes. Les chemins qui la traversent sont interdits au public, du fait notamment de la présence de sablières en exploitation. Le point le plus bas de Néry, à 37 m au-dessus du niveau de la mer, se trouve dans la plaine alluviale de l'Automne.

Sur le plan des voies de communication, Néry est desservi par la RD 98 qui traverse le village du nord au sud, venant de Saintines dans la vallée de l'Automne et continuant vers Trumilly et la RD 1324 Senlis - Crépy-en-Valois, au sud-est. Immédiatement au sud du village, la RD 554 se détache de la RD 98 et part en direction de l'ouest, vers Villeneuve-sur-Verberie et la RD 932a Senlis - Verberie - Compiègne. Par cette route, il est possible de rejoindre l'autoroute A1 et son échangeur n° 8 près de Senlis. Finalement, au sud du village également, commence la RD 113 pour Rully et la RD 1324 déjà mentionnée, qu'elle rencontre plus à l'ouest. Une voie communale relie Néry à Saintines par la ferme de Fay.

Néry ne dispose pas d'une gare, la gare la plus proche étant celle de Crépy-en-Valois au sud-est. Elle est desservie par des trains TER Picardie et des trains de la ligne K du Transilien depuis la gare de Paris-Nord. La voie ferrée traversant le territoire communal au nord près de Vaucelle est la ligne d'Ormoy-Villers à Boves, sans trafic voyageurs. Néry n'est plus directement desservi par les transports en commun, exception faite par un aller-retour pour Senlis les jours scolaires, assuré par la ligne n° 10B du réseau du Conseil général de l'Oise. Le hameau de Vaucelles est par contre desservi toute l'année, du lundi au vendredi, par un aller-retour pour Senlis assuré par la ligne n° 10C, et par trois allers et cinq retours pour Compiègne assurés par les lignes n° 10C et 11 (deux allers et trois retours le samedi)[7]. Le tarif est de 2,00 € pour un aller simple et de respectivement 3,00 € (pour Senlis) et 3,50 € (pour Compiègne) pour un aller-retour dans la journée[8].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Le 14 octobre 719, Charles Martel bat les Neustriens de Rainfroy à Néry.

Le 1er septembre 1914, une batterie du Royal Horse artillery anglaise résiste à l'avancée allemande au prix de la perte de beaucoup d'hommes.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
avant 1793   Charles René Le Brasseur    
avant 1806   Jean Claude Marcel Tardu    
avant 1816   Louis Henry Barthelemy Tardu    
avant 1823   Fidel Gambart Delignières    
avant 1852   Jacques François Alexandre Taupin    
avant 1880   Adolphe Charlemagne Sallembien    
avant 1888   Charles Vervel    
avant 1892   Charles Ange Parant    
mars 2001   Claude Picart    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 697 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
516 534 531 472 631 574 594 571 573
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
600 663 614 571 614 632 555 573 521
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
572 592 614 610 703 657 633 607 654
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
551 549 543 608 692 677 721 727 706
2011 - - - - - - - -
697 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2004.)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (15,3 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (52 % contre 48,4 % au niveau national et 49,3 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 52 % d’hommes (0 à 14 ans = 26,4 %, 15 à 29 ans = 12,8 %, 30 à 44 ans = 25,3 %, 45 à 59 ans = 21,5 %, plus de 60 ans = 13,9 %) ;
  • 48 % de femmes (0 à 14 ans = 19,2 %, 15 à 29 ans = 13,3 %, 30 à 44 ans = 27,4 %, 45 à 59 ans = 23,3 %, plus de 60 ans = 16,8 %).
Pyramide des âges à Néry en 2007 en pourcentage[10]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,8 
90  ans ou +
0,0 
3,0 
75 à 89 ans
5,0 
10,1 
60 à 74 ans
11,8 
21,5 
45 à 59 ans
23,3 
25,3 
30 à 44 ans
27,4 
12,8 
15 à 29 ans
13,3 
26,4 
0 à 14 ans
19,2 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2007 en pourcentage[11]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
4,5 
75 à 89 ans
7,1 
11,0 
60 à 74 ans
11,5 
21,1 
45 à 59 ans
20,7 
22,0 
30 à 44 ans
21,6 
20,0 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
19,9 

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Néry

Les armes de Néry se blasonnent ainsi :

D’azur semé de fleurs de lys d’argent, au chef du même chargé d’un lambel de cinq pendants du champ.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

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Néry compte quatre monuments historiques sur son territoire, dont un classé et trois inscrits.

  • Manoir de Huleux, au hameau du même nom, RD 113 vers Rully (classé monument historique par arrêté du 11 octobre 1971[12]) : Huleux était un fief détenu pendant les Bouteiller de Senlis. De style Renaissance, cet ancien relais de chasse de François Ier a été construite vers le milieu du XVIe siècle, peu avant la mort du monarque. De plan rectangulaire, le bâtiment en pierre de taille s'organise sur trois niveaux sans compter les combles. Le second étage est moins élevé que le rez-de-chaussée et le premier étage. La disposition des fenêtres, dont les plus grandes à meneaux en pierre, est irrégulière. La façade principale est cantonnée horizontalement par des bandeaux saillants surmontés chacun par un boudin et une corniche, dont seulement celle tout en haut est orné de corbeaux simples. Les bandeaux verticaux qui s'y ajoutent arborent des chapiteaux en haut de chaque étage, et évoquent ainsi des pilastres. Les chapiteaux suivent un modèle différent à chaque étage : dorique au rez-de-chaussée, ionique au premier étage, et corinthien au second étage. Sinon, les décors sculptés des trois lucarnes aux frontons circulaires sont particulièrement remarquables. Les deux fenêtres séparées d'un meneau sont encadrées par des pilastres aux chapiteaux, et les frontons ornés de moulures. En outre, chaque fronton arbore un buste sculpté, parfois accompagné de têtes sculptés. Des pots à feu simples agrémentent les quatre coins du manoir et les sommets des frontons. Le petit portail plein cintre est surmonté d'un reliquaire stylisé, fait d'un fronton triangulaire soutenu par de minces colonnettes[13].
  • Ferme de Néry et manoir de Lésigny, à droite en regardant l'église, rue des Marmousseaux (inscrite monument historique par arrêté du 6 mars 1950[14]) : Cette ferme du XVIe siècle possède deux cours successives, un au nord, un au sud, séparées par le manoir orienté dans un sens est-ouest. Le portail se situe tout au nord, sur la place de l'Église, et ouvre la vue uniquement sur la cour nord, où se situe également le colombier. Les longues façades sur la rue sont pratiquement aveugles ; l'on n'aperçoit que l'échauguette en encorbellement à l'angle sud-ouest du manoir. Ce dernier est l'élément le plus intéressant sur le plan archéologique. Il s'organise sur deux niveaux et présente encore des fenêtres à meneaux sculptés dans la pierre et des bandeaux moulurés. Les façades d'origine se sont toutefois perdues suite aux remaniements successifs. Le double portail sur la place de l'Église comporte une grande porte cochère en anse de panier et une porte piétonne en plein cintre, surmontées par des restes de mâchicoulis. L'ancienne bergerie le long de la place de l'Église a accueilli le presbytère à partir de 1836, et plus récemment de mairie. Elle sert maintenant de salle des fêtes et maison associative[14],[15],[16].
  • Ferme de Néry, à gauche en regardant l'église, rue des Turcs (portail inscrit monument historique par arrêté du 16 septembre 1949[17]) : De cette ferme seigneuriale du XVIe siècle, ne subsistent que le double portail sur la place de l'Église, seul élément inscrit, et le reste d'un hôtel seigneurial médiéval, non visible depuis la voie publique. C'est une tour carrée à un étage, flanquée de puissants contreforts à chaque angle, et percée d'une grance arcade ogivale sur chaque face, au rez-de-chaussée. La tour est attenante à une maison d'habitation moderne. Il n'y a pas de vestiges archéologiques lisibles permettant de déterminer la nature des parties disparues du bâtiment médiéval[18],[19], mais il devrait s'agir d'une dépendance de l'ancien manoir mentionnée par Louis Graves. On lui a présenté l'ancien auditoire (salle de justice) avec son impressionnante cheminée médiévale. L'appellation locale de vieux château serait erroné, le château proprement dit ayant été démoli vers le milieu du XVIIIe siècle. Un siècle auparavant, la seigneurie de Néry avait été rachetée par le seigneur de Raray, Henri de Lancy[20].
  • Église Saint-Martin, place de l'Église (inscrite monument historique par arrêté du 22 août 1949[21]) : C'est un édifice très composite avec une façade occidentale et des bas-côtés néogothiques de 1901, une nef plafonné en 1757, un clocher central roman de 1140, un chœur gothique de la fin du XIIIe siècle, avec une voûte refaite en 1534. La nef et ses bas-côtés portent sur trois travées chacun ; elle représente environ la moitié de la longueur totale de l'église. Les bas-côtés sont éclairés par des baies ogivales simples, et la nef seulement par des oculi. La reconstruction en 1901 n'est pas la première ; Louis Graves rapporte que la partie la plus ancienne du bas-côté sud aurait été une fenêtre du XVIe siècle, un pilier portant l'année 1547. - La base du clocher est voûtée en berceau brisé et s'ouvre sur la nef par une arcade de même forme ornée de deux moulures en zig-zag, de deux boudins et de colonnes à chapiteaux romans. Le seul étage du clocher carré présente, sur chaque face, deux baies géminées en arc brisé. Chacune est subdivisée en deux arcs secondaires plein cintre, reposant au milieu sur une colonne à chapiteau. La flèche octogonale haute et élancée est cantonnée de quatre pinacles ajoutés au XVIe siècle seulement. La flèche atteint à son sommet une hauteur de 37 m ; sa partie supérieure a été reconstruite en 1767 après avoir été endommagée par un ouragan. Au sud du clocher, la sacristie prend l'emplacement du croisillon sud du transept, aujourd'hui disparu ; il présentait deux pignons. Le chœur est plus élevé que la nef et comporte deux travées. La première est aveugle, et la deuxième forme le chevet pentagonal. Les deux baies latérales sont des ogives simples, alors que les trois baies du chevet sont à deux lancettes surmontés d'une rosace[21],[22].

Autres éléments du patrimoine[modifier | modifier le code]

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  • Église Saint-Rieul de Verrrines : Elle était à l'origine une chapelle dépendant de la paroisse voisine de Trumilly, puis a été érigé en paroisse dépendant du chapitre Saint-Rieul de Senlis. De plan rectangulaire, l'édifice a été reconstruit en 1541. Depuis la rue, l'on n'aperçoit que le chevet plat et le chœur gothique flamboyant de trois travées. Le chevet est percée d'une vaste baie à trois lancettes se terminant en trilobe, couronnées de deux grands et un petit trilobe. La basse nef de trois travées et le croisillon nord du transept[23] donnent sur le cimetière abandonné, qui est fermé de permanence en public. Ainsi, il n'est pas possible d'apprécier l'église récemment restaurée dans son intégralité. Le cimetière n'est plus entretenu et les rares tombes envahis par la végétation. Il en émerge une croix de cimetière qui est contemporain du chœur de l'église.
  • Un ancien hôtel seigneurial subsiste au centre du village de Verrines, impasse de Cornon.
  • Ferme de Feu, à l'extérieur du village, au sud, chemin rural de la cavée de Feu : Il s'agit d'un ancien fief de la châtellenie de Béthisy. Ses bâtiments sont organisés autour d'une cour d'exploitation rectangulaire, et le domaine comporte également un grand potager (à l'ouest) et un parc (au nord), qui existent en ces lieux depuis le Moyen Âge. L'entrée dans la cour se fait par une porte crénelée. Le colombier et les anciens bâtiments d'exploitation datent pour l'essentiel du XVIe siècle, mais le logis au fond de la cour pourrait remonter au début du XIVe siècle, voire au XIIIe siècle. La porte au rez-de-chaussée est surmonté par une bretèche ; l'on trouve la même disposition à l'arrière du bâtiment. Seulement le premier étage était résidentiel, mais ne dispose que de deux fenêtres sur la cour, sans ornements. Le rez-de-chaussée servait sans doute au stockage. Il n'y a qu'une seule vaste pièce par niveau. Ainsi, le Feu est-il l'un des exemples les plus anciens des demeures à salle simple[24],[25].
  • Stèle pour une action ménée par l'armée britannique le 1er septembre 1914 à Néry, ayant contribué à la victoire dans la bataille de la Marne, à l'entrée sud du village : Elle porte l'inscription suivante : « This plaque commemorates an action in Néry on 1st september 1914 during which the 2nd Dragoon Guards (Queen's Bays) played a conspicious part in helping to repulse the German 4th Cavalry division. "The battle of the Marne was won at Néry" ». Au cimetière, un monument sous la forme d'un obélisque commémore par ailleurs la mort de trois officiers britanniques le 1er septembre 1914 à Néry, mort vraisemblablement lié à l'événement relaté.
  • Devantures de commerces de la fin du XIXe} et du début du XIXe siècle, rue des Peupliers : Néry était jadis un bourg et sa rue principale, la rue des Peupliers, était commerçante. Les traces de quatre commerces se sont conservés jusqu'à ce jour, dont un café-tabac, un café-alimentation et une épicerie « Unico » se regroupant près de l'école[26].
  • De nombreuses croix de chemin et calvaires sont présentes sur le territoire communal. La croix du Ladre sur la RD 98 au sud de Néry est un bel exemple de fabrication industrielle en fonte, ajourée avec un décor de feuilles de vigne et appuyée par deux anges stylisés. Le Christ est entouré d'une auréole. La petite croix à l'entrée sud de Néry, la croix de cimetière de Néry et le calvaire au centre de Verrines sont en fer forgé. La première repose sur un socle marqué tellement par les intempéries qu'il pourrait remonter à une époque très lointaine. La croix de la rue du Chauffour, au nord de Néry, est une simple croix de pierre reposant sur un socle plus ancien, beaucoup de croix ayant été buchées à la Révolution. La croix de cimetière de Verrines (voir ci-dessus) est la plus ancienne ; elle est sculptée dans la pierre et montée sur un haut fût sans décor.
  • Le viaduc inachevée de la voie ferrée inachevée d'Aulnay-sous-Bois à Verberie, au nord du village, dans le vallon du Rû de la Duye : Caché dans la forêt, ce viaduc d'orientation nord-sud se trouve en fait sur la commune voisine de Béthisy-Saint-Pierre, seuls les remblais d'accès se seraient situés sur le territoire communal de Néry. L'accès se fait depuis le nord, par un chemin rural quittant la RD 98 au hameau de Vaucelles, dans sa partie appartenant à la commune de Béthisy-Saint-Pierre.
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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Région Picardie - Liste des agglomérations de la région Picardie (liste déroulante) », sur Insee (consulté le 21 octobre 2012).
  2. « Orthodromie entre Néry et Paris », sur Localisation Interactive, Orthodromie et Navigation (lion1906) (consulté le 21 octobre 2012).
  3. « Orthodromie entre Néry et Senlis », sur Localisation Interactive, Orthodromie et Navigation (lion1906) (consulté le 21 octobre 2012).
  4. « Orthodromie entre Néry et Compiègne », sur Localisation Interactive, Orthodromie et Navigation (lion1906) (consulté le 21 octobre 2012).
  5. « Orthodromie entre Néry et Tremblay-en-France », sur Interactive, Orthodromie et Navigation (lion1906) (consulté le 21 octobre 2012).
  6. Communes limitrophes de Néry sur Géoportail.
  7. [PDF] « Horaire de la ligne 10 Senlis - Verberie - Compiègne » et « Horaire de la ligne 11 Verberie - Compiègne » sur le site « Fiches horaires », sur Oise Mobilité (consulté le 20 octobre 2012).
  8. « Réseau CG 60 - tarifs voyageurs occasionnels », sur Oise Mobilité (consulté le 20 octobre 2012).
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. « Évolution et structure de la population à Néry en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er novembre 2010)
  11. « Résultats du recensement de la population de l'Oise en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er novembre 2010)
  12. « Manoir de Huleux », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  13. « Ville de Néry - Déouvrir : Histoire », sur Néry (site officiel) (consulté le 21 octobre 2012).
  14. a et b « Ferme de Néry - manoir de Lésigny », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  15. Louis Graves, Précis statistique sur le canton de Crépy-en-Valois, arrondissement de Senlis (Oise), Beauvais, Achille Desjardins,‎ 1843, 256 p. (lire en ligne), p. 145.
  16. Cf. aussi le panneau explicatif sur place.
  17. « Ferme de Néry (à gauche en regardant l'église) », base Mérimée, ministère français de la Culture. La base Mérimée donne du portail une description qui correspond au portail de la ferme d'en face : les deux portes sont en fait en plein cintre.
  18. Cf. Jean Mesqui, « Maisons, maisons fortes ou châteaux ? : Les implantations nobles dans le comté de Valois et les franges occidentales du comté de Champagne au XIIIe et XIVe siècles », La maison forte au Moyen Âge, Actes de la table ronde de Nancy - Pont-à-Mousson, 31 mai - 3 juin 1984, Paris, Éditions du CNRS,‎ 1986, p. 185-214 (lire en ligne [PDF]) ; fig. 10 p. 207 permettant la localisation.
  19. Cf. Jean Mesqui, « Notes sur l'habitat noble rural dans le nord et l'est de l'Île-de-France du XIIe au XVe siècle », Manorial domestic buildings in England and Northern France (occasional papers), Londres, Society of Antiquaries of London,‎ 1993, p. 121-140 (lire en ligne [PDF]) ; p. 139.
  20. Louis Graves, Précis statistique sur le canton de Crépy-en-Valois, op. cit., p. 145.
  21. a et b « Église Saint-Martin », base Mérimée, ministère français de la Culture. Contrairement à ce que prétend la notice, il n'y a plus de transept : ce renseignement a été recopié chez Graves (1843) p. 146, sans vérification sur place. Cf. également le panneau informatif sur le chantier de rénovation érigé par la maître d'œuvre, le Conseil général de l'Oise (photo sur Commons).
  22. Louis Graves, Précis statistique sur le canton de Crépy-en-Valois, op. cit., p. 145-146.
  23. Louis Graves, Précis statistique sur le canton de Crépy-en-Valois, op. cit., p. 147-148.
  24. Jean Mesqui, Maisons, maisons fortes ou châteaux ?, op. cit., p. 204-205 et fig. 10 p. 207.
  25. Jean Mesqui, Notes sur l'habitat noble rural, op. cit., p. 125-126.
  26. Cf. le panneau explicatif sur place, érigé par l'association Pathine.