Trumilly

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Trumilly
L'église Notre-Dame.
L'église Notre-Dame.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Oise
Arrondissement Senlis
Canton Crépy-en-Valois
Intercommunalité Communauté de communes du pays de Valois
Maire
Mandat
Martine Lobin
2014-2020
Code postal 60800
Code commune 60650
Démographie
Population
municipale
553 hab. (2011)
Densité 43 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 14′ 36″ N 2° 48′ 11″ E / 49.2433333333, 2.8030555555649° 14′ 36″ Nord 2° 48′ 11″ Est / 49.2433333333, 2.80305555556  
Altitude Min. 88 m – Max. 155 m
Superficie 12,94 km2
Localisation

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Trumilly

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Trumilly

Trumilly est une commune française située dans le département de l'Oise en région Picardie.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est située dans le sud du département de l'Oise, dans le Valois, entre Senlis et Crépy-en-Valois, au nord de la RD 1324 qui relie ces deux villes. Trumilly est une commune à caractère purement rural, en dehors de toute agglomération[1]. La distance orthodromique avec la capitale, au sud-ouest, est de 54 km[2]. Le chef-lieu de d'arrondissement de Senlis est éloigné de 16 km[3], le chef-lieu d'arrondissement de Compiègne de 19 km[4], et l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle est situé à 34 km au sud[5]. Trumilly comporte trois hameaux : Drucy, très proche de Trumilly au nord-est ; Le Plessis Cornefroy à l'ouest, traditionnellement aussi grand que le chef-lieu ; et la gande ferme de Beaurain, encore plus à l'ouest. Vers le milieu du XIXe siècle, subsistait un quatrième hameau de sept maisons, Chaversy, au nord de Beaurain au pied du Mont Cornon ; n'en reste plus trace. D'autres hameaux ont déjà disparu avant la Révolution : Gigny, à proximité de la ferme de Beaurain, et Balisy, à l'extrémité est du territoire communal[6]. Seuls les lieux-dits les rappellent.

Communes limitrophes de Trumilly[7]
Néry Rocquemont
Rully Trumilly[7]
Fresnoy-le-Luat Auger-Saint-Vincent Duvy
Sur le flanc sud du Mont Cornon.
Vue sur la ferme de Beaurain.

Le territoire communal s'étend sur une vaste plaine découverte inclinée vers le sud, vouée entièrement à l'agriculture, y compris la fruiticulture à l'ouest du Plessis Cornefroy. Au nord, une grande butte de sable, le Mont Cornon, domine les différentes parties habitées de la commune. Partagé avec la commune voisine de Néry, le Mont Cornon culmine à 154 m au-dessus du niveau de la mer, alors que la mairie et l'église se situent à 115 m environ. Cette butte couverte de forêt est interdite d'accès au public, du fait de la présence d'un grand domaine particulier autour du château du Mont Cornon à l'est, et de sablières en activité à l'ouest. Un chemin rural à la lisière sud de la forêt reste toutefois accessible au randonneur, entre Le Plessis Cornefroy et Beaurain. Au sud, la RD 1324 matérialise grossièrement la limite de Trumilly avec Fresnoy-le-Luat et Auger-Saint-Vincent. Aucun cours d'eau n'existe sur le territoire communal. Le point le plus bas se situe au sud-ouest de la ferme de Beaurain, dans une cuvette, à 89 m au-dessus du niveau de la mer.

Concernant les voies de communication, l'ancienne RN 324 et actuelle RD 1324 déjà mentionnée est la route la plus importante pour Trumilly. Elle donne accès à l'autoroute A1 près de Senlis. La RD 98 est un axe secondaire nord-sud perpendiculaire à l'ancienne route nationale. Elle mène vers Néry et la vallée de l'Automne au nord, avec possibilité de continuer vers Verberie ou Compiègne, et vers Auger-Saint-Vincent et Ormoy-Villers au sud. Au niveau de cette dernière localité, elle débouche sur la RD 136 Crépy-en-Valois - Nanteuil-le-Haudouin, point de liaison avec la RN 2 en direction de Paris. La gare la plus proche est celle d'Gare d'Ormoy-Villers, à une distance routière de 6,6 km au sud-est. Or, peu de trains s'arrêtent dans cette gare, et la Crépy-en-Valois desservie par l'ensemble des trains qui y passent n'est guère plus éloignée (7,6 km). C'est le terminus de la ligne K du Transilien depuis la gare de Paris-Nord, et des trains TER Picardie vont à Laon et Paris. Sur le plan des transports en commun, Trumilly, Le Plessis Cornefroy et Beaurain sont desservis par la ligne d'autocars n° 62 Crépy-en-Valois - Senlis du réseau départemental Sud-Oise, exploité par Keolis Oise à Senlis. Du lundi au vendredi, cette ligne propose environ six allers-retours par sens en période scolaire, et deux allers-retours pendant les vacances scolaires. Le service du samedi s'arrête vers midi et est limité à la période scolaire. Le tarif est de 2 € pour un aller simple et de 3 € pour un aller-retour[8].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Pour Trumilly : Tremilliivilla (1068), Tremiliacum (1182), Tremelliacum (1308), Tramillyacum, Trameilliacum, Trumiliacum, Trumilli, Tremilly, Trumeilly, Trumelly, Trimilly[9].

Pour Drucy : Drussy (1220), Druxi (1253)[10].

Pour Gigny, village abandonné : Gehenniacus[10].

Pour Chavercy, ancien hameau important au nord du Mont Cornon : Chaverciacum (1208), Chaversi, Chaversy, Chauvercy, Champversy[11].

Histoire[modifier | modifier le code]

{{…}en septembre 1914 des bataillons anglais tenaient position sur le mont cornon }http://books.google.fr/books?id=D21-AwAAQBAJ&pg=PA107&lpg=PA107&dq=mont+cornon+1914&source=bl&ots=nb75_JlxAz&sig=E4FGr8bIkX7SmNVmjtRVHbnvy5k&hl=fr&sa=X&ei=ijwCVMvmFszjavWogvAG&ved=0CB0Q6AEwAA#v=onepage&q=mont%20cornon%201914&f=false

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
avant 1884   Paul Isidore Sagny    
avant 1990 mars 2001 Jean Ferry    
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Pierre Chardon    
mars 2008 2014 Frédéric Kaluzny    
2014[12] en cours
(au 21 octobre 2014)
Martine Lobin   Employée

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 553 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
218 221 262 239 231 232 226 255 219
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
220 224 314 329 306 343 280 314 315
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
313 333 372 316 403 365 391 414 429
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
342 271 383 390 511 496 542 554 553
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2004[14].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (13,9 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (52,2 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 47,8 % d’hommes (0 à 14 ans = 20 %, 15 à 29 ans = 12,4 %, 30 à 44 ans = 28,7 %, 45 à 59 ans = 24,5 %, plus de 60 ans = 14,3 %) ;
  • 52,2 % de femmes (0 à 14 ans = 22,1 %, 15 à 29 ans = 17,3 %, 30 à 44 ans = 27,7 %, 45 à 59 ans = 19,4 %, plus de 60 ans = 13,4 %).
Pyramide des âges à Trumilly en 2007 en pourcentage[15]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90  ans ou +
0,3 
3,0 
75 à 89 ans
4,1 
11,3 
60 à 74 ans
9,0 
24,5 
45 à 59 ans
19,4 
28,7 
30 à 44 ans
27,7 
12,4 
15 à 29 ans
17,3 
20,0 
0 à 14 ans
22,1 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2007 en pourcentage[16]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
4,5 
75 à 89 ans
7,1 
11,0 
60 à 74 ans
11,5 
21,1 
45 à 59 ans
20,7 
22,0 
30 à 44 ans
21,6 
20,0 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
19,9 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le chœur.
Ancienne croix de cimetière.

Monument historique[modifier | modifier le code]

Trumilly ne compte qu'un seul monument historique sur son territoire.

Article détaillé : Église Notre-Dame de Trumilly.
  • Église Notre-Dame (classée monument historique par arrêté du 22 juin 1914[17]) : À peu près régulièrement orientée, mais avec un axe dévié légèrement vers le nord-ouest, l'église suit un plan cruciforme et presque symétrique le long de son axe. Elle se compose d'une nef de trois travées accompagnée de ses deux bas-côtés ; d'un transept largement débordant, dont le croisillon nord est plus profond que le croisillon sud ; et d'un chœur de deux travées. La seconde travée comporte une partie droite et une abside à pans coupés. Le clocher en bâtière se dresse au-dessus de la croisée du transept, et un porche précède la portail occidental. Les bas-côtés sont recouverts de toits en appentis, et l'église possède des pignons sur la façade occidentale et aux deux extrémités du transept. Six campagnes de construction peuvent être identifiées, mais l'ensemble de l'édifice paraît tout à fait harmonieux. Le portail occidental remonte à la fin du XIe siècle et provient de l'église précédente, et les parties inférieures des murs de la nef, des bas-côtés et du croisillon nord sont également d'origine romane, mais datent quant à eux de la première moitié du XIIe siècle. La partie la plus intéressant de l'église est son élégante chœur gothique rayonnant des années 1230 / 1240, construit avec grand soin. Le clocher, bien que pas très éloigné de certains clochers romans simples de la région, a été entièrement bâti à neuf peu avant la Révolution française. Globalement, l'église de Trumilly est très bien conservée et n'a jamais subie de restaurations profondes jusqu'à la fin du XXe siècle. En plus de la qualité architecturale du chœur, c'est donc surtout son authenticité qui rend l'édifice remarquable[18].

Autres éléments du patrimoine[modifier | modifier le code]

  • Ancienne croix de cimetière, devant l'église : Elle se compose d'un piedestal octogonal à deux niveaux ; d'un socle octogonal aux moulures simples ; d'un mince fût monolithique rond à la base, puis carré et enfin biseauté ; et d'un petit crucifix en pierre sculptée.
  • Ferme de la Citerne, rue Saint-Pierre : Ensemble homogène et peu retouchée du XVIIIe siècle. Le grand logis s'aligne le long de la rue et possède des pignons à redents. L'un des piliers du portail de la cour présente une niche avec une statuette de saint. Sur la cour se trouve un colombier octogonal à deux niveaux.
  • Croix à la sortie nord de Trumilly : Croix filigrane en fonte richement ornementé, bel échantillon de la production en série du XIXe siècle, arborant non pas un Christ mais un ange dans une longue robe, déployant ses ailes. Le socle en pierre sculptée mérite aussi l'attention.
  • Colombier de la propriété Saint-Rieul, route de Drucy : Exemple de petit colombier associé à une demeure bourgeoise, en dehors du contexte d'une exploitation agricole. Bâti en brique rouge, il est de forme cylindrique et se rajeunit après le rez-de-chaussée.
  • château d'eau sur la propriété Saint-Rieul, route de Drucy : Représentant précoce des châteaux d'eau en béton armé.
  • Croix du Plessis Cornefroy : Grande croix en pierre sculptée, sans élément figuré, sur un socle de dimension modeste.
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Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Trumilly

Les armes de Trumilly se blasonnent ainsi : D'or à trois trefles de sinople

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Saint Rieul imposa le silence aux grenouilles qui l'empêchaient de prêcher.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Région Picardie - Liste des agglomérations de la région Picardie (liste déroulante) », sur Insee (consulté le 21 octobre 2012).
  2. « Orthodromie entre Trumilly et Paris », sur Localisation Interactive, Orthodromie et Navigation (lion1906) (consulté le 21 octobre 2012).
  3. « Orthodromie entre Trumilly et Senlis », sur Localisation Interactive, Orthodromie et Navigation (lion1906) (consulté le 21 octobre 2012).
  4. « Orthodromie entre Trumilly et Compiègne », sur Localisation Interactive, Orthodromie et Navigation (lion1906) (consulté le 21 octobre 2012).
  5. « Orthodromie entre Trumilly et Tremblay-en-France », sur Interactive, Orthodromie et Navigation (lion1906) (consulté le 21 octobre 2012).
  6. Louis Graves, Précis statistique sur le canton de Crépy-en-Valois, arrondissement de Senlis (Oise), Beauvais, Achille Desjardins,‎ 1843, 256 p. (lire en ligne), p. 171-172.
  7. Communes limitrophes de Trumilly sur Géoportail.
  8. [PDF] « Horaire de la ligne 62 », sur Oise Mobilité (consulté le 24 octobre 2012).
  9. Louis Graves, Précis statistique sur le canton de Crépy-en-Valois, arrondissement de Senlis (Oise), Beauvais, Annuaire de l'Oise, 1836, 252 p., p. 170.
  10. a et b Louis Graves, Précis statistique sur le canton de Crépy-en-Valois, arrondissement de Senlis (Oise), Beauvais, Annuaire de l'Oise, 1836, 252 p., p. 171.
  11. Louis Graves, Précis statistique sur le canton de Crépy-en-Valois, arrondissement de Senlis (Oise), Beauvais, Annuaire de l'Oise, 1836, 252 p., p. 172.
  12. « Trumilly », Cartes de France (consulté le 21 octobre 2014)
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  15. « Évolution et structure de la population à Trumilly en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er novembre 2010)
  16. « Résultats du recensement de la population de l'Oise en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er novembre 2010)
  17. « Notice no PA00114932 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  18. Maryse Bideault et Claudine Lautier, Île-de-France Gothique 1 : Les églises de la vallée de l'Oise et du Beauvaisis, Paris, A. Picard,‎ 1987, 412 p. (ISBN 2-7084-0352-4), p. 383-388.