Friedrich Wilhelm Joseph von Schelling
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Friedrich Wilhelm Joseph von Schelling, philosophe allemand, né le 27 janvier 1775 à Leonberg près de Stuttgart, décédé le 20 août 1854 à Bad Ragaz en Suisse.
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[modifier] Biographie
Il fut un des représentants de l'idéalisme allemand à l’époque du romantisme.
Influencé par Kant et Fichte, il professa une philosophie de la nature dans son livre Système de l’idéalisme transcendantal publié en 1800. Cet idéalisme dit objectif accorde à la nature une réalité équivalente à celle du moi.
Il fut ensuite intéressé par Spinoza et Giordano Bruno et exposa une philosophie de l'identité avec son livre Bruno : Dialogue sur le principe divin et le principe naturel des choses publié en 1802. Il pensait, que de la nature ou de l’esprit, aucun n’était primitif et que l’une et l’autre dérivaient de l’absolu où se confondent l’objectif et le subjectif. En 1803 il épouse Caroline Böhmer, ex-femme de son ami August Wilhelm Schlegel.
Il a écrit Weltalter (Les Âges du Monde), l'histoire métaphysique de l’absolu ou de dieu, mais qui resta inachevée.
Il a été professeur de philosophie à Iéna, Munich et Berlin (où Kierkegaard suivra ses cours et en reviendra déçu).
Finalement Schelling remplaça l’absolu par un Dieu plus personnel dans ses livres Philosophie de la mythologie publié en 1842 et Philosophie de la Révélation publié en 1854.
Victor Cousin, un philosophe français, a cherché la caution philosophique de Schelling, notamment dans la préface de la deuxième édition (1833) de ses Fragments philosophiques: la réponse de Schelling, sous forme de préface à la traduction allemande des Fragments de Cousin, en est une critique impitoyable (préface ensuite traduite en français par Félix Ravaisson en 1835, sous le titre Jugement de Schelling sur la philosophie de M. Cousin).
[modifier] La philosophie
Pour Schelling, le non-moi existe autant que le moi et la nature doit être comprise dans sa totalité pour caractériser l'être. Ceci est un pas de plus vers l'absolu Hegelien. Ce dernier critique néanmoins l'indifférenciation de cette unité totale de la nature (qui n'est ni sujet ni objet).
[modifier] Œuvres
- Idées pour une philosophie de la nature, (1797)
- Système de l'idéalisme transcendantal, (1800)
- Bruno ou Du principe divin et naturel des choses (1802) ; Editions de l'Herne, Paris 1987
- Philosophie et religion, (1804)
- Recherches philosophiques sur l'essence de la liberté humaine et les sujets qui s'y rattachent, (1809)
- Les Âges du monde, (1811-1815) ; Editions Ousia, Bruxelles 1988
- Oeuvres métaphysiques
[modifier] Etudes
- Jean-François Marquet, Liberté et existence - Etude sur la formation de la philosophie de Schelling, Paris, Editions du Cerf, 2006.
- Jean-François Marquet, Restitutions, Paris, Vrin, 2001.
- Xavier Tilliette, Schelling - Une philosophie en devenir, 2 volumes, Paris, Vrin.
- Slavoj Zizek, Essai sur Schelling - Le reste qui n'éclôt jamais, trad. Elisabeth Doisneau, Paris, L'Harmattan, 1994.
[modifier] Voir aussi
- Le livre « Philosophie de la Révélation », et en particulier la thèse qu’il contient concernant la preuve de l’existence de Dieu, est analysé en détail par le philosophe contemporain Benny Lévy dans « Philosophie de la Révélation ? Schelling, Rosenzweig, Lévinas », in Cahiers d’Etudes Lévinassiennes n°2/2003.
- Jean-Marc Rouvière (2006), Brèves méditations sur la création du monde L'Harmattan, Paris. Ce livre évoque la trinité créatrice selon Schelling.
- Pascal David, Le vocabulaire de Schelling, Éditions Ellipses, 2001.
- F.W.J. Schelling, Introduction à la philosophie, traduction de Pascal David et Marie-Christine Challiol-Gillet, Vrin, 1996.

