Jean-François Marquet

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Jean-François Marquet
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Philosophe français

Période contemporaine

Naissance
1938
Principaux intérêts
philosophie, Histoire de la philosophie, philosophie allemande du XVIe au XXe siècle, Schelling, Hegel, Heidegger, Kierkegaard, Hölderlin, Littérature, Proust, Hugo, Traducteur de Schelling
Œuvres principales
Liberté et existence,
Singularité et événement,
Miroirs de l'identité,
Restitutions,
Philosophies du secret

Jean-François Marquet, né le 27 janvier 1938, est un philosophe, historien de la philosophie et traducteur français, spécialiste de l'œuvre de Schelling et responsable du groupe de recherche sur les Schellingiana[1].

Éléments biographiques[modifier | modifier le code]

Ancien élève de l'École normale supérieure de Saint-Cloud, il est professeur émérite à l'Université Paris IV-Sorbonne, lauréat du Grand Prix de Philosophie de l'Académie française. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages ou essais, aussi bien dans le domaine de la philosophie allemande que dans d’autres domaines de l'histoire de la pensée (Ravaisson, Dante, Kierkegaard, Maine de Biran, Pascal), de la philosophie de la religion (Jakob Böhme, Swedenborg, Louis-Claude de Saint-Martin), ou de la littérature (Proust, Mallarmé, Hölderlin, Hugo, Gracq).

Éléments philosophiques[modifier | modifier le code]

La philosophie de Jean-François Marquet refuse la séparation et le cloisonnement des différents registres de la pensée et n'établit pas de distinction entre la philosophie et l'art, car tout concourt, selon lui, à l'expression d'un élément unique, d'un Même, en qui prennent naissance les différentes impulsions de l'homme à dire l'essentiel de sa condition à travers la philosophie, l'art ou la littérature. La pensée de Marquet est sous-tendue par une philosophie de l'histoire : quand la philosophie a fait son temps, « le temps se ferme et l'espace s'ouvre » ; vient alors l'époque de la récapitulation, c'est-à-dire qui permet d'aller au fond même de l'histoire et de la singularité de chacune de ses figures pour en recueillir le sens de continuité, l'émergence de l'Un et du Seul, du Singulier[2]. Le prérationnel absolu surgit en chaque personne humaine pour lui infliger une blessure dont la guérison n'aura lieu qu'auprès de lui[3].

Principales publications[modifier | modifier le code]

Ses deux thèses[4] 
  • Liberté et existence - Étude sur la formation de la philosophie de Schelling, Paris, Gallimard, 1973 ; rééd. Éditions du Cerf, 2006.
  • Édition, traduction et annotation de F.J.W. Schelling, Contribution à l'histoire de la philosophie moderne — Leçons de Munich, suivie par un essai de Marquet, Schelling et l'histoire de la philosophie — Essai d'interprétation génétique ; coll. « Épiméthée », PUF, 1983.
Essais de la maturité 
  • Singularité et événement, Grenoble, Jérome Millon, 1995.
  • Miroirs de l'identité - La littérature hantée par la philosophie, Paris, Hermann, 1996 ; deuxième édition revue et augmentée, avec une postface de Marc Fumaroli, Éditions du Cerf, 2009.
  • Restitutions. Études d’histoire de la philosophie allemande, Paris, Vrin, 2001.
  • Leçons sur la Phénoménologie de l'esprit de Hegel, Paris, Ellipses, 2004.
  • Philosophies du secret. Études sur la gnose et la mystique chrétiennes (XVIe-XIXe siècle), Paris, Éditions du Cerf, 2007.
  • Exercices, Paris, Éditions du Cerf, 2010[5].
  • Exercices II, Paris, à paraître aux Éditions du Cerf, prévu en 2011.
  • Exercices III, Paris, prévu aux Éditions du Cerf.
  • Le vitrail & l'énigme. Dialogue avec Philippe Soual, Paris, Les petits Platons (Les dialogues des petits Platon), 2013.

Direction d'ouvrages collectifs

  • avec Jean-François Courtine, Le dernier Schelling. Raison et positivité, Paris, Vrin (Bibliothèque d’histoire de la philosophie), 1994.
  • avec Jean-François Courtine, Heidegger 1919-1929. De l'herméneutique de la facticité à la métaphysique du Dasein, Paris, Vrin (Problèmes & Controverses), 1996.
  • avec Natalie Depraz, La Gnose : Une question philosophique, Paris, Éditions du Cerf, 2000.

Hommage[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Cf. la notice d'autorité de la BNF.
  2. Cf. Singularité et événement, Éditions Jérome Millon, 1995.
  3. Cf. par exemple ibid., p. 47.
  4. Soutenues à l'université Paris X en 1971, sous la direction conjointe de Paul Ricœur et Maurice de Gandillac.
  5. cf. le site de l'éditeur

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]