Fort du Mont Bart

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Fort du Mont Bart
Image illustrative de l'article Fort du Mont Bart
Description
Type d'ouvrage Fort d'arrêt à enveloppe avec massif central
Dates de construction Entre 1874 et 1877
Ceinture fortifiée Môle défensif du Lomont
Utilisation De 1874 aux années 1960
Utilisation actuelle Géré par une association
Propriété actuelle Pays de Montbéliard Agglomération
Garnison 700 hommes
Armement de rempart
Armement de flanquement
Organe cuirassé
Modernisation béton spécial
Programme 1900
Dates de restructuration 1875-1878
Tourelles
Casemate de Bourges
Observatoire
Garnison 508 hommes (718 en temps de guerre)
Programme complémentaire 1908
Coordonnées 47° 29′ 11.37″ N 6° 45′ 42.23″ E / 47.4864917, 6.761730647° 29′ 11.37″ Nord 6° 45′ 42.23″ Est / 47.4864917, 6.7617306  

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Fort du Mont Bart

Le fort du Mont Bart est un fort de l'Est de la France, construit entre 1874 et 1877.

C'est un ouvrage faisant partie des fortifications de l'Est de la France du type Séré de Rivières et faisant partie intégrante du môle défensif du Lomont.

Il est situé à 483 mètres d'altitude, au sommet d'une colline appelée le Mont Bart (commune de Bavans), à proximité de Bavans, de Bart. On ne connait pas de nom à ce fort, alors qu'un décret du général Boulanger prévoyait un nom de baptême pour chaque ouvrage.

Description[modifier | modifier le code]

De construction de type fort à enveloppe de forme pentagonal, le fort est cerné de fossés défensifs. L'enveloppe, adossée à une paroi rocheuse constituant le front ouest, englobe la maison du gardien, un bâtiment pour les officiers, une petite batterie pour deux pièces (la batterie est) et un poste d'observation au nord (poste dit «du corbeau»).

Le casernement[modifier | modifier le code]

Dans l'ancienne cour intérieure du casernement, recouverte pendant la Première Guerre mondiale de rails de chemin de fer, de béton et de terre.

Dans ce fort, deux casernements se font face de part et d'autre d'une cour (appelée également « la rue »), ce qui donne en tout vingt-huit chambrées sur deux niveaux, où logent soldats et officiers.

Pendant la Première Guerre mondiale, afin de prévenir toute attaque aérienne, l'ancienne cour intérieure du casernement a été recouverte de rails de chemin de fer, d'une épaisseur de 160 cm de béton et de terre.

La boulangerie[modifier | modifier le code]

Le four à pain.

Un four à pain de type Lespinasse au bois ou au charbon est présent. Il est toujours fonctionnel.

Le magasin-caverne[modifier | modifier le code]

En 1889, suite à la crise de l'obus-torpille, un magasin-caverne a été creusé. À part cela, le fort ne sera pas modernisé.

La casemate Mougin[modifier | modifier le code]

La casemate Mougin avec une maquette échelle 1:1 d'un canon de Bange de 155 mm long.

En 1882, le commandant Mougin (1841-1916) met au point son prototype de casemate cuirassée.

Les magasins à poudre et à cartouches[modifier | modifier le code]

Un des deux magasins à poudre.
Un des deux magasins à cartouches.

Comme tous les magasins à poudre et à cartouches, ils sont éclairés par une à trois lampes à huile placées derrière une vitre de 2 cm d'épaisseur dans un créneau à lampe. Ces lampes sont accessibles via la chambre des lampes.

Dans la chambre des lampes d'un des magasins à poudre.

Les caponnières[modifier | modifier le code]

Dans la caponnière double.

Dans ce fort, une seule caponnière, sur les trois que compte le fort, est accessible au public. C'est une caponnière double défendant deux fossés (d'où son nom). Malheureusement, les fossés du fort ont été comblés en 1960. De ce fait, il est quasiment impossible de voir l'extérieur depuis l'intérieur de la caponnière.

Les postes optiques[modifier | modifier le code]

Dans le poste optique Nord.
Dans le poste optique Sud.

Ce fort pouvait communiquer avec plusieurs autres forts par signaux optiques. Pour cela, il dispose de deux postes optiques.

Le poste optique nord communique avec les forts du Mont-Vaudois, du Salbert, Lachaux, tandis que le poste optique sud communique avec la batterie des Roches, le fort du Lomont et le fort de Chailluz près de Besançon. Les signaux furent produits avec la lumière du soleil (avec un héliostat), ou en cas de mauvais temps, avec une lampe à acétylène. Les signaux optiques étaient codés en morse.

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